Bonjour à tous !Le retour du stratus ! (nullement dans l’intention de faire de l’ombre au forum, d’autant que sa masse « ombrageuse » ne fait pas le poids face à la concurrence ensoleillée des habitués du site ; loin s’en faut (je n’ai de toutes façons pas l’intention d’embêter le monde comme une vulgaire brume de basse saison !))
VOUS M’AVEZ MANQUÉ.
Ma « retraite » à été importante pour moi, dans la mesure où elle m’a permis de faire le point avec ma personne, (s’était d’ailleurs bien le but) et de gagner du temps ; de « me » gagner du temps.
Ca a été profitable sur bien des points, d’autant que j’étais complètement obnubilé par Atoute : je lisais à longueur de journée et commençais même à en oublier les règles élémentaires à la bonne tenue d’une maison. Alors entre ça et l’alcool, vous imaginez bien dans quel état j’évoluais par chez moi. (Non, quand même pas à ce point, mais bon) Bref !
En tous cas, je me promets de ne pas renouveler l’expérience de si tôt, car c’est grâce à ce recul que j’ai constaté à quel point j’avais besoin de votre vécu, et à quel point votre expérience à vous me permettait d’avancer dans ma quête vers l’abstinence.
Aussi, dans mon coin, et bien conscient de tout cela, je me suis permis, de temps à autres, de venir entrebâiller la porte pour voir « l’actualité » : juste savoir ce qui se passait sur le forum, et ainsi « mater », comme un môme mit à l’écart, les péripéties quotidiennes de chacun.
Ainsi, j’ai pu lire respectivement pendant ce cours laps de temps :
La plume endiablée de Deizarra. (Dommage que le personnage soit si exécrable et mégalo)
; l’anniversaire « raté » de Poulou. (Bon anniversaire quand même)
; le retour de Joy, (bonjour Joy)
; le coup des « amis du train », rassemblant les « nouveaux abstinents » de l’année 2005 ; et bien des choses encore, mais bon : j’arrête d’épiloguer, vous savez bien tout ça !
Rentrons dans le cœur du sujet.
Quand j’ai pris rendez-vous avec mon alcoologue, le 20 décembre dernier, je me suis soigneusement alcoolisé, peut être plus qu’à l’accoutumé d’ailleurs, car j’avais vaguement conscience que tôt où tard j’allais prendre cette décision irrévocable qui était d’arrêter définitivement de boire de l’alcool. J’ai donc « baissé les bras » pour un mois. Je me suis laissé allé en attendant mon rendez-vous avec mon alco, demain à 17 h30 maintenant.
Je ne raterais ce rendez-vous pour rien au monde : hier, j’ai pris une cuite mémorable. Une cuite qui « brille » comme peu ont brillées pendant toutes ces années dans l’alcool. Elle fût exceptionnelle.
Aujourd’hui, au travail, j’étais complètement à l’envers, mais « j’assurais » quand même. (j’ai l’habitude de ce genre de désagrément.) Je trouvais bien pourtant qu’on me regardait de travers : j’ai compris quand j’ai vu mon visage dans le miroir de l’un des couloirs du magasin.
Jetons un voile.
Je me suis fait « lever» par tout le magasin. Cet après midi, je suis allé courir et j’ai pris ma décision : c’est fini. J’arrête. Je ne peux plus me haïr à ce point. C’est inhumain, je ne le mérite pas.
Aujourd’hui donc, premier jour d’abstinence. Je cours derrière le train, je monte en clandestin, je m’en fout. Je suis complètement mort de trouille. C’est la 1ere fois que je prends une décision de cette façon. Comment vais-je faire ?
Je ne sais pas bien à quoi je vais pouvoir m’accrocher, sinon à vous, et à mon alcoologue demain, à qui je jette désormais toutes mes billes, mon sac entier s’il le veux ; des caisses entières, merde, qu’il me sorte de cet enfer !
Voilà.
Je tiens dans tous les cas à dire bonjour à tous les nouveaux inscrits, et à féliciter tous ceux qui ont eu la force de dire non à l’alcool en ce début 2005.
De mon côté, je vais désormais évoluer en terrain totalement inconnu, sur une nouvelle terre ; je ne sais pas ou je vais, bref : on verra bien.
Pardon pour ce message un peu long : il fallait bien que je me rattrape !
LA LIBERTÉ 
Bien à vous,
Stratus.
Je suis content de vous retrouver