Salut Jo,Puisque le débat est lancé, j'ai repris mon petit carnet de postcure pour me remémorer les points négatifs dus à l'alcool,je les avais en tete,mais je ne voulais pas en oublier un, et je n'en avais pas oublié un seul,c'était:
-Marre de vomir tous les matins
-Marre de trembler
-Marre d'avoir des sueurs et des maux de ventre à se tordre
-Marre d'avoir des pertes de mémoires (trous noirs)
-Marre d'etre déprimé
-Marre d'etre obligé de boire meme sans envie
-Marre de chialer devant un verre que tu ne veux pas boire,et que tu bois.
-Marre d'avoir des accidents de voitures et domestiques
-Marre d'avoir la diarrhé continuellement (à chaque scelle)
-Marre de ne rien manger ou presque
-Marre d'etre renfermé sur moi meme
-Marre des absences au travail
-Marre de m'énerver pour rien et de me prendre la tete
-Marre d'etre soit timide, soit obséne
-Marre de raconter n'importe quoi en étant saoul
-Marre de ne plus tenir l'équilibre meme sans boire
et le jour où j'ai réalisé que je ne pourrais pas m'arreter de boire et qu'à terme j'allais me retrouver malade, sous un pont avec mon litron de gros rouge, ce jour là, j'ai commencé à chercher les solutions pour arreter. J'en ai eu marre d'en avoir marre, comme dit Hermann avec Maisondieu, le jour ou j'ai compris "réellement" que j'étais dépendant,à ce moment là,j'aurais fais n'importe quoi,pourvu que j'aille mieux.
Il est difficile de prendre vraiment conscience de l'enfer dans lequel on se met volontairement, mais quand j'ai commencé à sentir les flammes qui allaient me carbonniser,je me suis pris en main pour m'en sortir,et l'abstinence m'apparaissait "enfin" comme la seule solution viable,au début juste pour récupérer,pour aller mieux,aujourd'hui au bout d'un an,pour vivre réellement et etre moi meme.
Quand l'envie me vient de prendre un verre (inexistante depuis le début d'année) et que je vois que tous ces "en avoir marre" ne sont plus d'actualité,je repense à tout ça et pour l'instant ma voie intérieure me dis,non,tu ne vas pas te remettre là dedans,ce n'est plus pour toi,rien ne peux me donner envie de retourner en arriere,surtout pas les pseudos joies ou libertés liées à la prise d'alcool.
ERIC