Bonjour PoulouMerci pour ce message (auquel je ne répond que maintenant, tu m’en vois navré : depuis le 19 au matin, à savoir depuis que j’ai décidé d’arrêter de m’embouteiller, j’agrafe, je scotch dans tous les sens, et je passe de moins en moins de temps sur le forum.)
Mais je te réponds maintenant pour tenter d’écarter toutes les fausses pistes : j’ai précédemment parlé trop vite
(une sorte de pseudo humour à la "mord-moi-l’n’œil" qui a été malheureusement mal interprété.)
Voilà en réalité ce que j’ai tenté de dire : l’alcool attire et se cache partout. Il fait usage de fins subterfuges dans le but de nous faire tomber : c’est croches-pieds sur croches-pates, tout le monde connaît ça.
En fait, c’est précisément avec ce genre de pièges que, l’espace d’un instant très furtif, je me suis fait avoir "virtuellement" l’autre jour : ma petite voie m’a dit (celle de la bouteille) : si tes résultats sont bons, pourquoi t’arrêterais-tu de boire ?
Et c’est tout.
Là, c’est l’alcool qui parle, pas moi.
Moi je dis : « Que tes résultats soient mauvais ou bons (ce dont je doute malgré tout) tu dois t’arrêter absolument de boire d’une manière définitive, car tu as de gros problèmes socialement, ta consommation est destructrice, et tu es en train de foutre en l’air ta vie et tes projets. »
Là, c’est moi qui parle, pas l’alcool.
Mon problème avec l’alcool, je l’aurai jusqu’à la fin de mon existence et je suis parfaitement conscient de ça, je te l’assure.
Vous m’avez parfaitement briefé !
Voilà c’est tout.
(J’en profite pour te dire qu’en ce 7ème jour d’abstinence, je suis étonnement serein, de nouveaux pleins de projets : reprendre la plume et la peinture, et surtout ; surtout : redresser la tête petit à petit, et partir sur de nouvelles bases plus solides.
J’ai repris le sport, de manière calme et détendue, régulière mais cool : je tente de me remettre à respirer l’air pur d’un bon vieil hiver comme on les aime. Ca faisait longtemps. Je n’ai pas encore trouvé de places assises dans notre train, il faut dire que nous sommes nombreux à vouloir partir ! En attendant, je m'accoude à la fenêtre de notre étroit couloir, me roule une cigarette virtuelle, et regarde passer les vaches.
C'est bon d'être libre.
Bref : je crois que je ne suis pas en danger pour l’instant, dans la mesure où ma décision est prise. Mais il faudra que je fasse très attention dans les jours qui viennent ; mais 24 heures à la fois bien sûr)
Bise à toi Poulou 
Stratus