BONSOIRTout le monde va te dire que tu n'es pas seule,c'est du bla bla,moi
j'ai 52 ans,handicape leger,divorce,toutes sortes de galeres.
Si quand on rentre chez soi le soir,on est bien seul et la bouteille
est une compagne facile.
Il faut comptez sur soi et non sur les paroles reconfortantes des autres
aussi faciles a dire qu'a boire un coup.
Pendant quelques mois j'ai bu trop de vin le soir(en plus je travaille
a combattre la delinquance routiere ) alors ca la foutait mal.
Sur la l'alcool et la solitude,j'ai reagis a l'inverse de vous,a commencer
par tirer un trait sur tous les amis-buveurs,
J'ai essaye d'identifier les raisons qui me poussaient a boire un peu
trop(40/50 CL de vin a l'epoque)
Quand je me rasais le matin,je voyais ma gueule et j'avais deja envie
de boire un verre.
Alors j'ai modifie ma gueule et mon corps,en faisant du sport chez moi
avec un velo,un espalier,un rameur,des halteres.
L'effort physique est une excellente therapie,par le fait qu'il est
particulierement incomfortable,de plus passe un certain seuil d'effort
le cerveau se vide comme un disque dur et on ne parvient plus a penser
sauf peut etre a retrouver le comfort et l'aisance.
Ensuite rester chez moi etait nefaste,je suis parti seul en voyage
organise ou j'ai pu me faire quelques relations (des gens du pays meme)
au MAROC notemment,quand je voyais les gosses en loques,je relativisais
mes problemes,ce qui me conduisait non pas a tolerer l'alcool mais a
dedramatiser et vaincre le sentiment de culpabilite que la ste et le
corps medical entretiennent particulierement,la plupart des autres drogues
dont la pale,le tabac ne beneficie pas de cette rigueur.
Quand j'etais seul chez moi,des la tentation de boire,je telephonais
a des amis,pour parler de tout ou de rien,je lisais, je rangeai mon
appart,je partais faire des courses,je retardais au max l'echeance
du premier verre en sublimant par les amis,un bon film tv,un bon debat
ici et je me suis surpris a prendre le 1ER et le dernier tres tard.
L'appetence a diminuee,pour devenir meme un degout,grace a cette
organisation a l'Allemande,ah oui,il faut en vouloir,se lancer des defis
permanents et sans cesse sublimer!
Et se deculpabiliser lors des rechutes,mais pour mieux repartir vers
la moderation ou le sevrage,je suis alle a des reunions a l'AP,c'etait
difficile(ils voulaient me vendre un pack complet avec psy) ces reunions etaient tres
benefiques,tout ce qui eloigne ou meme donne l'illusion d'eloigner le
spectre de l'alcool est bon a prendre.
Je ne reagissais pas comme vous face a la solitude,je maitrisais bien
ma tendance en presence d'amis.
Quand ca allait mal,j'avais envie de voir du monde,mais on reagit
differement,derniere chose,un bon moyen d'en finir est d'avoir une
relation,ca incite vraiment a faire gaffe,selon un grand medecin
ca peut guerir meme(quand ca marche)mais vous etes jeune a 35ans.
BON COURAGE