ça m'a fait
>de la peine que Stratus craque, ça m'a fait de
>la peine.
>Et avoir de la peine evidemment ça peut poser problème
>Mais on ne se refait pas Bonjour
Non, bien sûr, on ne peut pas échapper à la tristesse lorsqu'on est témoin de la chute -dans l'alcool ou autre- de quelqu'un qu'on aime bien; Ca s'appelle "la compassion"; Compatir est légitime et humain.
Lorsque j'apprends que des gens que j'aime beaucoup ont rechuté dans l'alcool ou ne vont pas bien, je me sens toute désolée, parfois triste, moi aussi...Il m'est arrivé de pleurer aussi, à plusieurs reprises, notemment lorsqu'un homme qui m'avait accueilli à ma première réunion A.A., qui avait plus de 10 ans d'abstinence, est retourné à l'alcool et à sa folie...Lorsqu'un peintre que j'aimais beaucoup, que j'avais rencontré aussi chez les A.A., est décédé au cours d'un délirium tremens...Lorsque cette "amie" plus ancienne que moi dans son abstinence d'alcool est morte d'un cancer alors que nous avions cheminé côte à côte pendant tant d'années pour soigner notre alcoolisme...
Mais ce que je veux dire, c'est "qu'à la base", avant de m'accrocher à l'abstinence des autres pour assoieoir la mienne, pour assurer ma propre abstinence d'alcool, je dois choisir d'arrêter de boire pour moi et pour moi seule, quoique les gens que j'aime bien à côté fassent ou ne fassent pas.
Que je sois triste ou non, qu'ils veuillent rester abstinents ou qu'ils rechutent, MOI, je DECIDE de ne plus boire, advienne que pourra à côté, et même si ça génère des sentiments désagréables,
JE dois être la personne la plus importante pour moi même, si je veux que mon abstinence d'alcool perdure, qu'une certaine sobriété émotive s'installe dans ma vie (ce qui ne signifie pas ne plus avoir d'émotions, mais ne plus s'y perdre), et que ma dignité fasse place au mépris, à la honte et à la culpabilité.
Tout passe par soi avec l'aide des autres, mais par soi d'abord et avant tout.
Poulou