Salut Socoa,
Quand j'ai entrepris de me soigner, le premier généraliste que j'ai vu m'a prescrit de l'atarax (anxiolitique) qui ne me faisait rien à mon goût. Aprés, l'alcoologue m'a prescrit du prozac (anti dépresseur) parce que j'étais vraiment dans une grosse dépréssion,de l'aotal un anti apétence, et souhaitais que je continue l'atarax. Au bout d'un mois et demi, je n'arrivais pas à contrôler ou stopper ma consomation, et le prozac me rendait beaucoup trop euphorique, le matin on aurait dit que j'avais tiré quelques traits de coke. Alors, elle m'a prescrit du déroxat (antidépresseur), et du valium 10 mg (anxiolitique). Je continuais à boire malgrés tout, et je prenais des cartouches vraiment méchantes, au bout de trois semaines j'ai dis au médecin de ne plus me prescrire de valium, trois semaines aprés je rentrais en cure hospitaliére une semaine. Là, c'était tranxéne (anxiolitique puissant),somnifére le soir si nécessaire, continuité du traitement anti dépresseur, plus l'hydratation en perf pendant trois jours. Au bout de trois jours, baisse du tranxéne en valium 5mg, et à la sortie, un quart de lexomil au besoin. Le traitement en cure palie le manque, mais il est vite stoppé pour éviter l'accoutumence. Mon traitement anti dépresseur je l'ai stoppé en postcure quasi un mois et demi aprés, je sentais que cela ne m'allait plus, et effectivement, je n'en avais plus besoin. Donc en postcure, je ne prenais plus de traitement médicamenteux, sauf un somnifére à la demande, mais comme je n'aime pas ça, j'ai évité d'en prendre un maximum.J'ai stoppé l'aotal en postcure aussi, je le prenais sans en ressentir d'effets depuis le départ, ça c'est un autre débat. Donc au sortir de la postcure en prescription je n'avais qu'un quart de lexomil à la demande et un somnifère à la demande, que je n'ai pratiquement jamais pris. J'explique quand même que je consomme du cannabis depuis 15 ans, j'ai eu une période de trois mois au début ou j'ai fumé comme jamais dans ma vie, mais aprés c'est rentré dans l'ordre. Aujourd'hui ma conso ne me pose qu'un problème de conscience, plutôt que de réel problèmes de vie, je m'en sers d'automédication en quelques sortes, mais je sais qu'à termes il faudra bien que je m'attelle à arrêter. Aujourd'hui, cela fait un peu plus d'un an que je suis abstinent, et j'avoue que je vais de mieux en mieux au fil des jours qui passent et des découvertes et remises en questions que je fais dans ma vie.
Je pense que j'aurais pu éviter de prendre tous les anxiolitiques du début si j'avais accepté d'entrer en cure, mais comme personne ne force personne, il a fallu que je me rende moi même à l'évidence que j'en avais besoin. L'alcoologue pour cela à été trés patiente, elle savait que je ne pourrait pas arrêter en ambulatoire, mais elle m'a laissé m'obstiner jusqu'à ce que je capitule complètement, et que j'accepte enfin la cure. C'était le seize janvier deux mille quatre, et depuis je n'ai pas retouché une goutte d'alcool. Mais l'arrêt total n'est que le début de l'aventure, aprés il faut remettre de l'ordre dans ses idées, ça c'est un peu plus long. Je suis encore une analyse, qui me fait un bien fou, et qui me fait appréhender ma vie telle que je veux qu'elle soit.
Voilà pour mon témoignage.
ERIC