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"Le regard des autres"

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D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 06:52  (GMT)
"Le regard des autres"
Bonjour,

J'apprends beaucoup de choses en vous lisant

Je voudrais votre réponse à une question que je me pose.

Arcenciel parlait récemment du sentiment d'être surveillée par son ami.

La seule expérience personnelle dont je dispose est l'arrêt du tabac. Si les miens m'ont aidé par leur soutien affectif, leur regard quand je fumais une cigarette me dérangeait terriblement.

J'ai l'impression que le sevrage ne peut s'envisager que seul, ou avec d'autres dépendants, mais que le regard des proches, bienveillant ou non, est délétère.
Est-ce pour cela que la cure paraît si utile à certains ?

Faut-il finalement d'emblée mettre les points sur les "i" à ses proches : "je veux arrêter, je vais peut-être réussir maintenant, ou plus tard, mais c'est un objectif fort. Je vais arrêter seul(e) ou avec d'autres anciens buveurs ; vous ne pouvez pas m'aider directement. Pendant cette période difficile, apportez moi de l'amour, mais faites en sorte, même si je craque temporairement, que je ne me sente jamais jugé(e) ni surveillé(e) dans votre regard. Les rechutes font partie du processus et la honte est un frein majeur pour réussir".

Qu'en pensez-vous ?

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Le regard des autres ritacap 15-05-04 1
 RE: Le regard des autres theocap (VNI) 15-05-04 2
 RE: Le regard des autres exit 15-05-04 3
 RE: Le regard des autres yanou51 15-05-04 4
 RE: Le regard des autres Mustang 15-05-04 5
   RE: Le regard des autres svaincra 15-05-04 6
 RE: Le regard des autres Poulou (VNI) 15-05-04 7
 utilité de la cure... hoedic 15-05-04 8
   RE: utilité de la cure... iseulta 15-05-04 9
 RE: Le regard des autres Ellebasi 15-05-04 10
 RE: Le regard des autres Edgar 15-05-04 11
 RE: Le regard des autres Jusdekiwi 15-05-04 12
 RE: Le regard des autres c_boivin@club-internet.fr (VNI) 15-05-04 13
 RE: Le regard des autres Rantanplan59 15-05-04 14
   RE: Le regard des autres arcenciel 26-06-04 15
       RE: Le regard des autres Poulou (VNI) 26-06-04 16
       RE: La confiance RVCat 27-06-04 17
           RE: La confiance hoedic 27-06-04 18
               RE: La confiance RVCat 27-06-04 19
 RE: Le regard des autres anta 05-09-04 20

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Texte des réponses

ritacap (160 messages) Envoyer message email à: ritacap Envoyer message privé à: ritacap Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 07:46  (GMT)
1. "RE: Le regard des autres"
bonjour dr,et vous tous,bien sur...le regard des autres,tellement important,pour nous..moi je pense qu il faut apprendre a s en detacher,pour ne pas a en souffrir....ne pas s attendre non plus a un tonnere d applaudissement,parce que nous avons decide d arreter de boire..pour les NA,ca n est que naturel,et ils ne pourraient comprendre le combat que nous menons..et puis,que de fois nous avons jurer,j arrete,pour recommencer de plus belle..alors,laissons le temps au temps,leur confiance nous reviendra,patience...nous pouvons juste espere d eux leur amour,et peut etre qu ils frequentent eux aussi un groupe du genre alanon...ca aiderait tout le monde...et n oublions pas,on arrete de boire pour soi...amicalement ,un bon week end a tous rita
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theocap (VNI) (205 messages) Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 08:31  (GMT)
2. "RE: Le regard des autres"
bonjour docteur, bonjour rita,

Vous avez tout à fait raison docteur quand vous dites que le sevrage ne peut s'envisager que seul. Bien sur, les proches peuvent etre un soutien mais, à part le conjoint ou la conjointe, les autres personnes ne peuvent etre que d'une aide bien mince à mon sens . Je dis cela car je pense que la plupart des non dépendants ne considère pas l'alcoolisme comme une maladie mais plutot comme une faiblesse de l'ame... comme un manque de personnalité à régler ses problèmes d'une autre manière.
Ah le regard de l'autre, le jugement qui nous fait si mal.. dans mon cas, et au stade ou j'en suis (1 mois d'abstinence), c'est cette étape que je trouve la plus difficile actuellement : comment gerer le regard des autres, comment arreter de penser que les autres sont constamment en train de me juger ? (ils ont bien d'autres choses après tout !! lol)
Amicalemnt Christine

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exit (104 messages) Envoyer message email à: exit Envoyer message privé à: exit Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 08:33  (GMT)
3. "RE: Le regard des autres"
Septième jour d'abstinence...
4 réunions AA...

Chaque cas est différent je crois et il n' y a pas de règles générales...

De mon expérience et de ce que j'ai entendu aux AA...

- Pour avoir les meilleures chances de réussites, il faut décider de devenir abstinent POUR SOI, pas pour les autres... Donc c'est une décision et un processus EGOISTE... Alors c'est vrai, le regard des autres bof !!!
- C'est un égoisme POSITF ( l'alcoolisme est un égoisme négatif): en se préoccupant de soi et de sa réussite, égoistement, on va s'ouvrir dans l'échange positif avec les autres... C'est la philosophie de base des AA en fait...Alors, c'est vrai, pour découvrir et développer cet égoisme positif, rien ne vaut la fréquentation assidue, au départ, de gens qui font ou ont fait le même chemin.

- Un jour à la fois et chacun son rythme, pas à pas: les bouleversements psychologiques seront intenses, les changements de comportements aussi, le moral fluctuera d'une minute à l'autre parfois... Alors, pas trop de pression, même bienveillante, et laisser l'abstinent choisir de lui-même son rythme... De nouveau: les gens les mieux placés pour aider et accompagner sont d'autres anciens buveurs...

- Les premiers temps de l'abstinence sont une période de retour sur soi, d'autoanalyse etc qui demande beaucoup d'énergie... C'est vrai, on n'a pas envie d'en parler ni d'être sollicité... On veut choisir avec qui et quand en parler...


PS: en plus, concernant l'entourage, on ne sait pas sur quoi on va tomber... Des couples se reforment ou se ressoudent... mais d'autres volent en éclat, parce qu'ils n'existaient plus que par le lien de l'alcool !!!!

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yanou51 (660 messages) Envoyer message email à: yanou51 Envoyer message privé à: yanou51 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 09:15  (GMT)
4. "RE: Le regard des autres"
Bonjour Docteur,

Il est certain qu'en tout début d'abstinence nos proches sont inquiets.
Le genre de question "tiens tu manges un chewing gum pourquoi?" nous démontre que la confiance est dure à regagner.
Ce n'est pas parce que l'on arrête de boire que notre entourage doit nous dérouler un tapis rouge! Et pourtant c'est bien ce que j'aurais aimé moi!
Au début j'étais tellement fière que j'aurais aimé que tous les jours mon mari me dise : c'est bien, continue.
Mais pour les gens qui ne sont pas dépendants de l'alcool, ce parcours est tellement logique.
Alors oui le sevrage est une affaire que l'on doit traiter seul.
Si on attend que notre entourage nous félicite chaque jour, il est plus que certain qu'à la première contrariété notre refuge sera l'alcool! Et on rentrera alors dans le cercle infernal des prétextes.

Bien amicalement

Yanou

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 10:10  (GMT)
5. "RE: Le regard des autres"
Une question, plusieurs réponses. Quelle est la question?

La cigarette n'est pas la même chose que l'alcool. L'alcool modifie le comportement.

Un forum ne reflète pas nécessairement la réalité.

Une cure je n'aurai jamais fait. J'était alcoolique, mais jamais de la vie "un malade", nuance.

Ma femme (actuelle) ne supportait plus mes sauts d'humeur. Elle a fait ses valises et elle est partie sans laisser d'adresse.

Quelques bouteilles de whisky plus tard je suis également parti dans un châlet en montagne. Un châlet équipé de l'eau de source, l'épicerie la plus proche - 90 minutes la déscente, 100 minutes la remonté et à pied je précise. Quelques jours pour me trouver seul à seul avec moi. J'ai bien discuté avec moi, on s'est rapproché, on s'est aimé. Le moi a fait connaissance du JE. J'ai commencé "ma transformation" pour me mettre hors alcool, une transformation qui a durée une année.

La même chose avec ma femme. Quelques semaines plus tard elle m'a communiqué son adresse. J'ai dû sortir le tapis rouge, elle est revenu. On s'est rapproché "différement" - "autrement". Durant la "transformation" on devient en quelque sorte quelqu'un d'autre.

Elle ne m'a jamais "applaudi" parce que je me suis mis hors alcool.

Elle n'a jamais oublié non plus que j'étais "dans l'alcool". (Les femmes n'oublient pas ). De temps à autre je ressens encore un petit peu de "méfiance".

Hermann

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svaincra (619 messages) Envoyer message email à: svaincra Envoyer message privé à: svaincra Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 10:59  (GMT)
6. "RE: Le regard des autres"
salut !

Ce matin même, j'ai répondu à Jack sur ce sujet : "nouveau constat, nouveau combat".
1ère question : 1ère réponse :
Je ne crois pas que la honte soit un frein majeur. Pour moi, cela a été plutôt salutaire. Cette honte m'a permis d'arrêter. J'avais honte de moi avant tout. Le fait d'être jugée par les autres (les très proches comme mes parents) sur mon (mes) comportements m'a incité à arreter.
Il ne faut pas se tromper : nous ne sommes que des humains, et donc, la sociabilité est un besoin pour tous. Cela serait se mentir que de dire :

-"non, non, les autres, leur regard, leur jugement : j'm'en contre fou !!!"

Niet, que dalle, nous avons besoin d'amour, d'amitié, et pas seulement des autres dépendants. La vie de chaque jour, n'est pas remplie que de dépendants. Nous contoyions des personnes différentes de nous.

D'ailleurs, c'est ce qui me gène beaucoup dans les cures. Tu n'es pas dans la vraie vie. Tu es dans un cocon bien chaud, on s'occupe de toi, de tes petits problèmes, de ton petit nombril, et après... Tu te retrouves à nouveau seul. Comme d'hab ! Complètement normal tout ça. ALors, tu fais quoi après ta cure ? Es-tu réellement plus fort ? chai pas...
(mais, je tiens quand même à préciser que lorsque l'on a pas d'aide à l'intérieur (de sa maison par ex), les cures peuvent être bénéfiques. Nous avons à ces moments là, besoin de soutien : pas chaque jour mais presque mon conjoint me félicite : j'en ai besoin, cela m'encourage, besoin de récompense, et de reconnaissance !)

2ème question : 2ème réponse :
Oui, sûrement il faut être direct. C'est vrai que souvent, les "autres" peuvent croire (à tord, bien sûr) que ça y est même au bout de quelques jours, quelques semaines, tout ça c'est du gagné, ça y est, t'as vaincu !!!
et ben, non, pas toujours... Mais, en même temps, le dire aux autres, c'est ce le dire à soi-même et peut-être se donner l'occasion de replonger.
C'est se mentir ? sûrement, mais tant pis ! Il faut y croire, et se dire que non, on n'y retouchera pas, et le dire aussi aux autres, parce que autrement c'est donner le baton pour se faire battre et à la moindre rechute :
-" oui, j'ai bu, mais, je te l'avais dit avant (je me l'était dit avant...)"
non ? alors pas forcément bon tout ça.

Bon, comme d'hab, je papote trop,
Sûrement tout le monde ne sera pas d'accord avec moi, et tant mieux !
Car tout ce que je viens d'écrire n'est pas réellement réfléchi, j'ai écrit comme cela me venait... c'est pas toujours très bien l'impulsivité.
Voili, voilou !
bisous,
s.


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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 11:42  (GMT)
7. "RE: Le regard des autres"
>J'ai l'impression que le sevrage ne peut s'envisager que seul, ou
>avec d'autres dépendants, mais que le regard des proches, bienveillant
>ou non, est délétère.
>Est-ce pour cela que la cure paraît si utile à certains
>?
>
>Faut-il finalement d'emblée mettre les points sur les "i" à ses
>proches
>Qu'en pensez-vous ?

Dupagne

Bonjour Docteur

En effet, la cure représente un cocon protecteur face à ce regard difficile à assumer pour de nombreux alcooliques désireux de se sortir de l'alcool; L'alcoolique est en milieu "protégé" pour un temps, le temps de trouver quelques repères en lui, autour de lui, et surtout de se rendre compte du bienfait que peuvent lui apporter d'autres alcooliques comme lui; La cure et post cure est souvent un tremplin vers des cocons-groupes d'anciens buveurs une fois à l'extérieur du cocon-cure, et vers des cocons-psys...L'alcoolique a été trés souvent isolé par l'alcool; Il a besoin de se sentir faire partie intégrante de quelque chose avec au moins une personne qui est sur la même longueur d'onde que lui et avec qui il se sente compris et non jugé. (Ce qu'il trouve chez un thérapeute ou d'autres alcooliques)

Pour ce qui est de mettre les points sur les I des proches, on peut toujours essayer de mettre les points sur les I des autres, au moins on dit ce qu'on a à dire...Mais le fait que les proches veuillent bien conserver le point sur leur I ou non ne nous apartient pas.
En ce qui me concerne, ce regard délétère de mes proches sur moi au début de mon abstinence a représenté un aiguillon :
L'aiguillon qui m'a fait comprendre que ma sobriété, je ne la devais qu'à moi et à moi seule, parce que vu ce que j'en bavais à cause de leur regard justement, de leurs réflexions, si je restais abstinente d'alcool, je ne le devais franchement qu'à moi ! (avec l'aide d'autres alcooliques et d'un médecin, mais d'abord grâce à mon aide)

Depuis, j'ai compris que quel que soit ce regard de nos proches sur nous, qu'il soit bienveillant, plein d'amour ou plein de jugement et de méfiance, nous en ferons ce que nous en voudrons, mais si nous avons encore envie de boire ou de fumer, nous fumerons et nous boirons, et ce regard deviendra un prétexte à nous disculper ou un aiguillon pour nous tenir dans notre décision d'arrêter de fumer/Boire dans le cas inverse.

Depuis que je juge beaucoup moins, je me suis aperçue que j'ai beaucoup moins peur d'être jugée, et que je me sens beaucoup moins jugée...Ma vérité, c'est moi qui me la fais...
Seul compte le résultat à mon avis : On fume/Boit toujours ou on ne fume/boit plus.

Bonne journée

Cordialement,

Poulou

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hoedic (823 messages) Envoyer message email à: hoedic Envoyer message privé à: hoedic Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 12:57  (GMT)
8. "utilité de la cure..."
Modifié le 15-05-04 à 13:13  (GMT)

Modifié le 15-05-04 à 13:11  (GMT)

Bonjour Monsieur Dupagne,
Bonjour à Tous,

Pour moi, une cure permet de mettre la vie sociale entre parenthèses pendant un temps donné, effectivement cela met à l'abris temporairement du regard des autres, cela permet d'écarter momentanément les effets délétères que cela comporte.
De cette façon, cela donne les moyens de se concentrer sur l'objectif n° 1 sans etre parasitée par les évènements extérieurs.
Ainsi se recentrer sur soi, priorité absolue, plus facile pour moi dans ces conditions car cela enlève les phénomènes répétitifs.
Vous connaissez personnellement la dépendance du tabac, la difficulté d'arreter, pas celle de l'alcool (tant mieux pour vous ), qui en plus déssocialise, alors moi, je ne voulais pas en arriver là.
Personnellement, avant la cure, j'avais déjà essayé, réussi et ça recommençait... alors un jour j'ai décidé que basta fallait frapper un grand coup et faire quelque chose d'efficace. Je ne voulais plus galérer encore pendant des années.
Au centre d'alcoologie où je vais, ils m'ont proposé différentes structures et j'ai choisi celle qui me paraissait me donner plus de chances de réussites et il s'est trouvé que c'était aussi celle qui me paraissait la plus dure, la plus exigeante.
Mais j'avais décidé qu'il n'y en aurait qu'une et qu'il fallait qu'à la sortie ce soit la victoire.
Meme si tout cela est encore frais et bien mission accomplie avec succès car je suis sortie de la cure mieux armée face à moi, face aux autres et donc face à ce fameux "regard des autres", que l'on retrouve forcément à la sortie, face à cette sensibilité sans cesse agressée, là où ça fait mal et qui risque de faire replonger.
En étant sobre et mieux armée et bien j'assume enfin et avec le et ce meme si ce n'est pas toujours facile lorsque je me retrouve face à mes facteurs déclenchants, car maintenant je les connais.

Pourquoi n'iriez-vous pas "visiter" le site du C.A.L.M.E, vous comprendriez peut-etre mieux qu'avec mes mots, car ils font le pari qui peut paraitre un peu fou d'un premier abord d'arreter toute substance psychotrope (seulement 3 soirs avec du stilnox) et comme seule béquille chimique le sulfate de magnésium à cause de la THP.

J'arrete là, car c'est déjà bien assez long comme ça.
Amicalement et bon week-end à vous et à tous.
Hoedic

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iseulta (2345 messages) Envoyer message email à: iseulta Envoyer message privé à: iseulta Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 15:01  (GMT)
9. "RE: utilité de la cure..."
Bonjour docteur


"J'ai l'impression que le sevrage ne peut s'envisager que seul, ou avec d'autres dépendants, mais que le regard des proches, bienveillant ou non, est délétère.
Est-ce pour cela que la cure paraît si utile à certains ?"


La première fois que j'ai fait une cure c'est parceque seule il m'était impossible d'arreter de boire. Je vivais dans un milieu d'alcooliques, et toute la journée j'étais en contact permanent avec eux.
Et puis çà n'a pas marché.J'en ai suivit plusieurs autres. Ces cures m'ont mit a l'aise devant ma maladie! C'est a dire que les médecins savent trouver les mots pour nous rendre ce calvaire plus facile a vivre. Et ces cures m'ont aussi appris a savoir que dans moi il n'y avait pas que le vice mais une vraie maladie et vis a vis des autres, de leur regards çà m'a beaucoup aidé.
Malgré tout j'ai arreter de boire chez moi, après 5 cures, et avec mon ami qui lui n'était pas encore pret. Donc pendant 4 mois j'ai vécu avec des alcooliques, sans toucher a un seul verre!Le regard des autres sur moi a été spécial parceque ce que je faisais relevait presque de l'impossible. Donc on m'a mit sur un piedestal, j'ai été un exemple...............autant de choses qui m'ont fait plaisir bien sûr, mais aujourd'hui, 5 ans après je dis stop!Je suis sure d'une chose si je n'avais pas fait ces cures je n'aurais pas pu arreter toute seule après.

Aujourd'hui je vis avec mon ami qui a areter 4 mois plus tard, et beaucoup de gens de ma ville nous connaisse pour notre parcours. On ne passe pas plus inaperçu maintenant qu'auparavant, mais aujourd'hui nous sommes sobres.

Cordialement


Iseulta


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Ellebasi (169 messages) Envoyer message email à: Ellebasi Envoyer message privé à: Ellebasi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 15:50  (GMT)
10. "RE: Le regard des autres"
Bonjour Dr Dupagne,

Votre question est extrêmement intéressante parce qu’elle soulève celle plus large de l’image de soi. Celle-ci est à mon avis au moins triple : l’image que nous avons de nous-mêmes, l’image que l’on voudrait projeter et l’image que les autres ont de nous. Plus les discrépances entre ces trois images sont grandes, plus le comportement sera anarchique dans sa volonté de les concilier. Il y a aussi le regard de la société, lequel est également variable en fonction notamment de facteurs géographiques, chronologiques et socioculturels : ce qui est jugé approprié dans certaines régions du monde ne l’est pas dans d’autres, ou ne l’est pas à certaines époques, ou dans certains milieux. Notre propre positionnement face au regard de la société dépend d’aspects inhérents à la personnalité individuelle, tels que l’assujettissement à l’ordre établi, volonté d’acceptation versus quête d’autonomie, approche empirique versus vision hiérarchisée, approbation versus hédonisme, etc. A son tour, ce positionnement influencera l’image que nous souhaitons projeter.

D’autre part, les interactions permanentes entre les différents regards et images génèrent de nouvelles parties constitutives de celles-ci qu’il nous appartiendra d’intégrer ou de rejeter.

Tous ces aspects liés à l’image sont particulièrement sensibles en ce qui concerne l’alcool, puisque celui-ci, en modifiant potentiellement notre comportement extérieur, modifie aussi l’image que les autres ont de nous et, selon le processus d’interpolation des images, progressivement la perception que nous avons de nous-mêmes. L’intégration que nous ferons de la nouvelle image dépend notamment de notre propension à la victimisation ou, au contraire, de la tendance à la subjectivité combative. Le choix d’impliquer l’entourage dans notre tentative de nous soustraire à un comportement addictif dépend partiellement – et parmi bien d’autres – des réponses que nous apportons à l’analyse des rapports image/regard/complétude.

En ce qui me concerne, j’ai toujours pratiqué une approche par hypothèses stratégiques lorsque j’avais une décision à prendre : petit a, petit b ; et si petit a, alors a1, a2, etc. S’agissant de l’intérêt d’impliquer l’entourage, les questions – ou l’analyse coûts/avantage – pourraient être : hypothèse a : ma tentative réussit ; hypothèse b : je rechute. Dans ce cas, b1 : je n’ai pas informé mon entourage de ma tentative – donc : je serai confrontée au regard des autres tel qu’il était auparavant ; b2 : j’ai informé mon entourage et je me trouve dans la position fort inconfortable de devoir me justifier, d’être confrontée à des regards au mieux interrogateurs au pire réprobateurs. Comme le risque de rechute est à la fois indéniable et proportionnellement élevé, j’ai jugé que les avantages d’impliquer l’entourage étaient négligeables par rapport aux inconvénients. Je ne prétends nullement avoir raison, d’autant que je suis trop consciente que toute hypothèse comporte le risque d’erreur dans son essence même. Cette stratégie est donc rigoureusement personnelle et ne peut de surcroît s’appliquer qu’à un cas similaire au mien où l’entourage n’avait pas pris conscience du problème.

Bon week-end,
Isabelle

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Edgar (0 messages) Envoyer message email à: Edgar Envoyer message privé à: Edgar Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 16:00  (GMT)
11. "RE: Le regard des autres"
Bonjour Docteur,
Votre formule est juste et recoupe le problème que beaucoup qualifient "d'égoïsme salutaire". Je n'évoquerai pas les cures, car je ne connais pas la question (en revanche, elle ramène peut-être au deuxième point ci-après).
L'ennui, c'est la durée qui s'écoule entre la mise au point telle que vous l'énoncez et la réussite (rechutes comprises).
Indépendamment du risque que cette formulation soit perçue comme le parachute prévisionnel qu'évoque Svaincra (j'ai rechuté, je te l'avais bien dit) :

1- comment être crédible vis-à-vis d'un entourage qui attend pendant des années que vous sortiez enfin du trou ?
Vous allez me trouver idiot : en s'en fichant complèment. Peu importe l'entourage (qu'il soit sensibilisé ou non aux problèmes d'alcoolisme). Leur présence est importante, mais c'est au malade de faire tout le travail.
Un jour, je me suis comparé à un mollusque. Accroché à son rocher. Rien de plus difficile que de décrocher un mollusque. L'idée m'a plu, et je suis désormais accroché au rocher de l'abstinence.
Après avoir subi le regard d'autrui pendant dix ans, voilà que ça continue. C'est clair, mon entourage est stupéfait. Et puis il y a ceux qui n'y croient pas ou qui doutent (comment leur en vouloir ?). Voire, il y a les malfaisants (curieusement, beaucoup d'entre eux sont éthyliques) qui attendent de voir combien de temps je vais "tenir". C'est compter sans le mollusque. Sûr de lui et vigilant, le zanimau, mais parfois découragé lorsqu'il voit des tas de gens bien sur ce forum qui baissent les bras.

2- que faire une fois que vous êtes convalescent pour convaincre les autres que vous êtes un repenti heureux sans, ce faisant, vous faire du mal ?
J'ai peut-être tort : rien du tout. En recourant à la force d'inertie du mollusque. Je crois qu'il ne s'agit pas uniquement de "refaire" sa vie, de changer d'habitudes (ça, c'est essentiellement notre travail). L'entourage doit également apprendre à revivre avec vous (là, ça devient intéressant). Encore un exemple, au risque de vous barber : j'ai connu ma femme dans un état d'éthylisme avancé. Bien entendu, je n'ai jamais été sobre pendant sept ans de vie commune. Lorsque j'ai décroché, elle s'est dit "à présent, il va me voir sous un œil neuf. Oui, mais dans quel sens ?" (l'inverse s'applique également : ce serait le comble qu'elle décide de me quitter maintenant que je me montre sous mon vrai jour).
Je ne sais pas si ma méthode est la bonne mais, aussi simpliste qu'elle puisse paraître, c'est la seule qui m'a permis de sauter le pas. D'ailleurs, j'envisage de la mettre en œuvre pour arrêter de fumer.
Docteur, combien de temps vous a-t-il fallu pour arrêter définitivement de fumer ?
Amitiés
Edgar

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Jusdekiwi (475 messages) Envoyer message email à: Jusdekiwi Envoyer message privé à: Jusdekiwi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 18:47  (GMT)
12. "RE: Le regard des autres"
Bonjour docteur et les autres,

Pendant des années, j'ai galéré entre périodes de sevrage et d'alcoolisation, sans jamais arriver à une vrai période d'abstinence.

Seule la cure m'a permise d'arriver au cap des 10 mois.

Je ne pense pas que le regard de mes proches me génaient, je dirais plutot que j'étais dérangée par leurs maladresses, leur désir à tous prix de bien faire. Leur comportement, leurs réponses n'étaient pas adaptées à ce que j'attendais d'eux (je ne savais pas d'ailleurs moi même ce que j'attendais d'eux).

En cure, on ne s'est pas intéressée à l'alcoolique que j'étais, mais à ma maladie alcoolique, à moi être humain unique, avec toute sa complexité et ses souffrances.

C'est avec des professionnels, et des malades ayant la même pathologie, que j'ai vécu 24 heures sur 24 pendant 4 semaines : un mois de ma vie où je n'ai parlé que d'alcool :

- identifier les problèmes
- chercher ensemble des solutions
- approfondir le pourquoi et le comment, tant en ce qui concerne le passé que le présent et l'avenir
- expérimenter l'abstinence : en comprendre le bien-fondé, mettre tous les atouts de son côté pour la mener à bien. Mais l'abstinence n'est pas le seul objectif. Pendant la durée de la cure on se donne les moyens de changer son mode de vie et trouver un meilleur équilibvre.
- apprendre à mieux communiquer
- apprendre à reconsommer des boissons (jus de fruits, etc..) d'une façon festive dans un bar où bien sur il n'y a pas d'alcool.

Dans les groupes de parole (7 personnes qui sont les mêmes pendant toute la durée du séjour) ont met en commun notre histoire pour la rendre plus claire (on fait un gros ménage). On voit à quel moment la dépression est arrivée.. et quel bonheur, même si très dur au départ, de pouvoir dire son vécu, ses souffrances...

Changer sa façon de vivre n'est pas chose facile, mais il y a une ambiance thérapeutique propice à la réflexion constructive.
Avec le groupe on cherche des solutions pour se protéger des tentations à la sortie, ainsi on peut également s'approprier celles qui sont proposées par les autres.

Et puis, on apprend surtout ce qu'est la maladie alcoolique (sur un plan médical)


J'ai un peu dérivé de votre question "le regard des autres".

Pendant ma cure, ma famille a rencontré l'alcoologue de la cure, je ne sais pas ce qui a été dit,et... je n'ai pas envie. En tout cas, leur regard a changé. Il y a peu de temps, un de mes anciens co-curiste s'est realcoolisé (pas une rechute, une bouteille d'un coup), la réaction de mon mari a été surprenante : il a attendu qu'il soit à jeun et on a pris la voiture direct saintes pour aller le voir. Je l'ai trouvé génial dans les propos qu'il lui a tenu... donc je crois qu'il a beaucoup appris...


En ce qui me concerne, je ne pense pas que l'on puisse arriver à une abstinence seul... certains y arrivent, moi j'en suis incapable, juste capable de tenir le sevrage et quelques jours, un mois tout au plus.

Amicalement;


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c_boivin@club-internet.fr (VNI) (1 messages) Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 19:08  (GMT)
13. "RE: Le regard des autres"
Bonjour à tous
Première fois que je réponds ici même si je vous lis de temps à autre.
Moi les points sur les i, je les ai mis dès le début (peut-être trop d'ailleurs) j'ai parlé d'alcoolisme, à toute ma famille, à mes amis aussi (perso et au boulot) ce que j'y ai gagné: beaucoup de compréhension, de protection aussi (au boulot on fait souvent des pots, et moi on me sert jus d'orange direct et en plus cette attention me fait plaisir).
Moi la cure m'a aidé sur le plan alcool mais aussi humain, là bas j'ai pu ouvrir des vannes et commencer à me lacher, depuis je dévide la pelote avec ma psy. La cure c'est un milieu ultra protégé, je l'accorde à certains mais là on peut faire le point, réfléchir, parler sans craindre le regard des autres (celà dit pas facile de se retrouver à 32 ans en cure d'alcoologie, j'étais quand même la petite jeune parmis les femmes). Mais c'est vrai que le plus dur c'est dehors, parce que la transition est dure, on perd son cocon et il faut apprendre à se démerder sans. Moi ça fait 4 mois et demi que je suis sortie, il y a eu des réalcoolisation, (8 si je compte bien) mais la dernière date d'il y a un mois, et je me suis remis le nez dans les papiers de la cure, ça m'a beaucoup aidé. Celà dit, il n'existe pas une solution pour arrêter, chacun doit trouver la sienne propre, c'est un chemin pas facile mais j'y crois
Chris77
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Rantanplan59 (449 messages) Envoyer message email à: Rantanplan59 Envoyer message privé à: Rantanplan59 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-05-04, 22:56  (GMT)
14. "RE: Le regard des autres"
Bonsoir Docteur,

Il y a une chose qu'il ne faut pas perdre de vue avec la maladie alcoolique, concernant le regard des autres, c'est que, contrairement au tabagisme, c'est une maladie honteuse! Même s'il est de bon ton de savoir consommer en société, en famille ou encore entre amis, et même si quelques excés passagers sont pris à la rigolade, s'avouer dépendant ou buveur excessif relève automatiquement du vice et ne pas savoir s'arrêter démontre incontestablement, pour le non dépendant, un manque de volonté. Autant le grand public a été bien informé par tout le tapage médiatique qui a été fait autour du mal occasionné par la dépendance à la nicotine, autant il n'a aucunement connaissance du fait que la dépendance alcoolique soit une maladie. D'ailleurs le malade lui-même n'en a pas conscience non plus, tout au moins avant que les professionnels ne le lui apprennent!

Ceci étant clairement établi, il apparait bien vrai qu'il est plus facile pour le malade de se sevrer avec l'aide de professionnels ou d'autres dépendants, et qu'il est illusoire de penser trouver de l'aide auprés de ses proches.
A mon sens ces derniers seraient bien plus enclins, bien involontairement le plus souvent, à entretenir le sentiment de culpabilité que le malade éprouve automatiquement lorsqu'il y a rechute!

Quant aux points sur les "i", on a beau s'évertuer à les mettre, on n'empêchera pas l'entourage de faire des faux pas en cas de rechutes.


Rantanplan

Redonnes à ta vie sa vraie valeur!

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arcenciel (634 messages) Envoyer message email à: arcenciel Envoyer message privé à: arcenciel Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-06-04, 23:40  (GMT)
15. "RE: Le regard des autres"
bonsoir,

je continue sur ce post même si il est un peu ancien mais c'est vraiment le sujet dont je voudrais vous parler ce soir.

Hier soir, mon ami a eu un geste affreusement humiliant vis à vis de moi. Il s'est penché vers mon visage pour sentir mon haleine dans le but de vérifier si je n'avais pas bu. Je me suis sentie comme "violée", même si le mot peut paraitre fort, le ressenti était de taille.
Il est vrai que depuis quelques jours, à l'approche du départ de mes enfants que je vis très mal, j'ai eu un peu tendance à exagérer sur le léxomil pour calmer mes angoisses. Ce n'est pas une solution je le sais bien mais mes crises d'angoisse étant très violentes, c'est la seule béquille que j'ai trouvée pour ne pas replonger dans l'alcool.
Ce soir, je me sens comme trahie d'une confiance qui pourtant s'était instaurée entre lui et moi et j'en suis très triste.

La meilleure façon pour moi d'éviter de passer d'un sentiment de ressenti à ressentiment (c'est à dire avec désir de vengeance) était d'écrire ce soir.

arcenciel

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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
26-06-04, 23:54  (GMT)
16. "RE: Le regard des autres"
Bonsoir Arcenciel

Avec le lexomil, surtout si tu en as abusé, tu devais avoir la langue un peu pateuse comme dans l'alcool, non ?...
Et puis, il n'y a pas trés longtemps que tu as arrêté de boire; Tu as encore tout à prouver aux yeux de tes proches.
Je sais, c'est une sensation trés désagréable, mais bon...La suspicion de ton ami est naturelle, même si elle n'est pas justifiée à tes propres yeux.

Seul le temps rétabli cette confiance.
Sois patiente, et en attendant, occupe toi bien de toi, en ne perdant pas de vue que ton abstinence, c'est la Tienne, et non celle des autres, et que si tu décides de ne pas boire, c'est seulement pour toi et rien que pour toi, quoiqu'ils en pensent.
Je sais, c'est dur, parce qu'en tant qu'alcoolique, on a toujours besoin de se sentir reconnus, mais tu dois en passer par là si tu veux ressentir cette force en toi qui te fera aller de l'avant sans l'alcool, et par dessus tout.

Courage, tu as bien fait d'en parler.

Poulou

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RVCat (1444 messages) Envoyer message email à: RVCat Envoyer message privé à: RVCat Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-06-04, 00:41  (GMT)
17. "RE: La confiance"
Bonsoir arcenciel,
tes enfants ont besoin de leur père, et je suis convaincu que malgré tes doutes, leur père a besoin d'eux aussi. As tu des raisons objectives de penser qu'il ne les aime pas ou mal, qu'il sera imprudent avec eux ?


Tu réagis, comme beaucoup de mères, de manière viscérale, et cette pression que tu te mets t'angoisse terriblement. Ton ami doit la ressentir et s'en inquiéter, c'est normal. Que sa confiance soit fragile, c'est aussi normal. Il faut du temps, je rejoins la réponse qui t'a été faite ..

Je comprends que ce ne soit pas facile, mais lâches un peu prise et fais confiance toi aussi, sinon tu risque de vivre et de faire vivre à tes petits une angoisse perpetuelle et de briser la confiance qu'eux peuvent et doivent avoir en leur père pour bien grandir

RVCat
un papa disqualifié qui parle beaucoup de confiance ce soir.

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hoedic (823 messages) Envoyer message email à: hoedic Envoyer message privé à: hoedic Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-06-04, 00:48  (GMT)
18. "RE: La confiance"
Hello Arcenciel,

Je suis d'accord avec les réponses données...

Toi RV, au passage, il me semble que tu as du travailler sur l'humilité

Amitiés

Hoedic

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RVCat (1444 messages) Envoyer message email à: RVCat Envoyer message privé à: RVCat Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-06-04, 00:53  (GMT)
19. "RE: La confiance"
Je trouve normal que la confiance ne soit pas gagnée d'avance. C'est parfois dur, mais au bout de 5 mois seulement d'abstinence, je trouve légitime que ma compagne s'inquiète encore et s'interroge parfois


Amitiés
RVCat

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anta (36 messages) Envoyer message email à: anta Envoyer message privé à: anta Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
05-09-04, 10:09  (GMT)
20. "RE: Le regard des autres"
Modifié le 19-09-04 à 10:14  (GMT)

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