de Fernand Méry"C’est une histoire très sincère et très personnelle qui, à plus de 20 ans de distance, me laisse encore stupéfait.
Un jour, un de mes clients m’offrit un chat, un jeune chat de quelques semaines qu’il avait vu naître chez lui et dont il se séparait, contraint et forcé pour cause de surnombre. Minou grandit chez nous, apparemment heureux pendant un an, puis succomba en quelques jours à une brutale méningite.
Et c’est ici que se place la coïncidence effarante que l’on ne peut que rapporter; le lendemain, je reçus dans la journée ce billet de son ancien maître:
“Mon cher docteur, après un long silence, je vais passer à vos yeux pour un “père” indigne, mais je voudrais savoir si vous avez toujours Minou, le chat que je vous ai donné jadis. Cette nuit même, un long cauchemar a bouleversé ma femme. Elle le voyait blessé à la tête et s’efforçant en vain de grimper jusqu’à nous le long de la façade de l’immeuble. Pour la rassurer et m’être agréable, voulez-vous nous donner des nouvelles et croire... etc.”
Or, le chat était mort cette nuit-là, la tête enveloppée de linges glacés, dans une agitation extrême que nous n’avions pas pu calmer.
C’est une histoire toute simple mais personne ne l’a expliquée. Est-ce le fait du hasard ? Ou la manifestation du facteur psi ?"
Questionnant !