"Ils m’ont tout ôté les plumes
les crayons
l’encre
parce qu’ils ne veulent pas
que j’écrive
et ils m’ont précipité
dans ce cachot disciplinaire
mais ils n’étoufferont pas ma révolte.
Ils m’ont tout ôté
ou plutôt presque tout
car il me reste le sourire
la fierté de sentir en moi un homme libre
et dans l’âme un jardin
qui fleurit éternellement.
Il m’ont tout ôté
les plumes
les crayons
mais il me reste l’encre de la vie
- mon propre sang -
et c’est avec elle que j’écris encore ces vers."
Armando Valladares