bonjour Cécile,il y a un livre que j'ai lu il y a quelques années et qui m'avait aidé, mais aujourd'hui, je ne suis pas sûr qu'il m'aiderait, enfin, je n'en sais rien. Ca s'appelle "Conversations avec Dieu" de Neale Donald Walsch.
Ce livre ne traite pas de religion (je vous ai bien eu, hein? Bon, d'accord, elle était nulle!). C'est un livre de spiritualité on va dire qui ne prêche aucune bonne parole du style "suivez Allah ou Mohamed" ou qui vous voudrez. Le but de ce livre n'est pas de dire aux gens qu'ils doivent adhérer à la religion ou non, qu'ils doivent choisir telle ou telle religion.
Laissez-moi juste vous raconter un peu l'histoire.
C'est l'histoire d'un pauvre type (nullement péjoratif, vous allez comprendre) qui hais sa vie et est sur le point de faire une dépression, ou en fait une, je ne suis pas son psy. Il vient une fois de plus de perdre son boulot (pour la ...ème fois), son 4ème mariage vient de finir par un divorce (il ne fait pas 4 mariages et un enterrement mais 4 divorces et un livre, lui!), sa santé est extrêmement défaillante depuis des années (problèmes de cervicales, de dos, corps très fragile en fait) et il a de gros problèmes d'argent. Bref, il est sur le point d'écrire un livre sur "comment être heureux dans la vie?" non, je plaisante. Il décide d'en finir. Mais avant, sans savoir pourquoi, il se rend dans son salon, "marinant dans son propre jus" (dixit Neale). Il aperçoit un bloc note jaune et un stylo sur la table devant lui et commence à écrire une lettre de colère à Dieu. Il ne croit même plus en lui depuis 20 ans et il a besoin de se défouler alors pourquoi ne pas le faire sur un Dieu auquel il croyait il y a plus de 20 ans? C'est une lettre de profonde colère, écrite en très gros et si fort qu'on aurait pu lire avec la lumière ce qui était écrit 4 pages en dessous avec les marques laissées par le stylo bille. "Quelles sont les règles? Est-ce qu'il y en a? Et s'il y en a, pourquoi les changer sans cesse? Qu'est-ce qu'il faut faire pour que ça marche?"
Et là, il se rend compte à la fin qu'il n'arrive plus à lâcher le stylo. Il s'en étonne et voit sa main écrire quelque chose en même temps que des pensées se formulent dans son esprit. Il ne sait pas exactement ce qu'il écrit tellement ça va vite avant que la phrase soit finie. Il lit: "es-tu en train de te défouler ou veux-tu vraiment une réponse à ces questions?"
Bien sûr, il répond: "bien sûr que je suis en train de me défouler mais s'il existe une réponse à ces questions, j'aimerais diablement les savoir!"
Et sa main écrit, en même temps que l'idée se formule dans son esprit: "il y a une foule de choses que tu voudrais diablement. Ne serait-il pas mieux de les vouloir divinement?"
Et il s'est mis à écrire un livre. Un livre de question-réponse. Il posait toutes les questions qui lui venaient à l'esprit et il écrivait les réponses qui arrivaient par l'intermédiaire de sa main, de son esprit, comme on voudra. Parfois, il en avait mal à la main tellement les idées allaient vite et qu'il devait toutes les noter.
Ce fut sa thérapie. Coucher sur le papier toutes ses questions sur la vie et noter les réponses qui lui venaient à l'esprit. Je tiens à préciser avant tout que le contenu de ce livre est extrêmement positif et ne fait nullement allusion à une non prise des médicaments pour guérir. Ce livre ne traite pas de dépression ou de maladie psychique. Il ne parle d'aucun traitement. Ce livre est l'oeuvre d'un homme de 50 ans en proie au suicide qui a décidé d'écouter sa conscience, cette petite voix qui parle en nous et de coucher toutes les réponses durant 6 années. Ce livre ne représente pas un mode de conduite à avoir. Je dirais qu'on pourrait l'intituler "méditations sur la vie". En fait, ce livre... nous renvoie à nous-mêmes. En permanence.
Et ce que je dis ici est totalement en rapport avec le titre de ce post "tu l'as bien cherché."
Dans ce livre, une théorie est avancée. Ce qui est amusant, c'est que Neale, en proie à des idées contraires, dit ce qu'il pense être la vie (une vision plutôt négative) et ce sont des idées tout à fait contradictoires, incroyablement logiques et très positives qui servent de réponse à chaque fois.
Cette théorie, c'est: "tout ce qui vous arrive, vous l'avez choisi. Pas forcément consciemment. Mais à un niveau supérieur dont vous n'avez pas conscience. Vous avez fait des choix qui ont amené plusieurs conséquences possibles à chaque fois. Comme vous n'avez pas conscience de toutes ces conséquences, vous faites certains choix et quand une de ces conséquences se produit et que ce n'est pas celle que vous espériez, et que cela se répète plusieurs fois, vous dites: "qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça?" La réponse est: rien. Ce qui vous arrive n'est pas quelque chose que vous méritez, c'est quelque chose que vous avez provoqué en faisant certains choix. Mais vous condamnez les conséquences de ces choix en portant des jugements dessus, et vous condamnez les choix qui ont amené à ces conséquences. Si la tournure des événements de vous plait pas, faites un autre choix. Même si vous avez l'impression qu'il n'y a aucun autre choix, il y en a toujours d'autres. La vie n'est pas une suite de portes fermées. Sinon, pourquoi seriez-vous là si c'était pour vous retrouver un jour bloqué dans une situation qui semble insoluble?"
Ce ne sont pas les paroles exactes, j'ai retranscrit l'esprit du livre avec mes propres mots mais ça ressemble à quelque chose de ce type.
Certaines phrases sont comiques. Surtout quand une des réponses est: "bien sûr que le type qui se tape sur le doigt avec le marteau ou la femme qui épouse sans cesse le même type d'homme qui la rend malheureuse ne font pas ces choix consciemment. Ils ne veulent pas consciemment souffrir physiquement ou moralement. Mais, n'ayant pas conscience de certains de leur actes (comme tomber sans cesse amoureux du même type de personne même si à chaque fois, ça semble différent), ils arrivent à des résultats qu'ils jugent (et ce n'est que cela, un jugement) négatif et s'enferment dans la négativité. Ils se culpabilisent, se disent que la vie n'est qu'une répétition d'erreurs du passé et qu'ils ne peuvent rien changer. Mais rien n'est jamais désespéré. Vous adopterez le même comportement encore et encore jusqu'au jour où vous aurez compris qu'un comportement particulier ne vous mène qu'à des conséquences que vous n'aimez pas. Alors vous ferez d'autres choix. Vous n'êtes pas condamnés à revivre votre passé en permanence. Et vous disposez d'aides pour vous en sortir. S'il s'agit de prendre un bloc note et d'écrire sur la vie en écoutant les réponses qu'on vous donne vous fait du bien, alors faites-le. Si c'est rester chez vous dans le noir pendant un moment, faites-le. Si c'est regarder un film triste ou joyeux, écrire une poésie ou simplement dormir, faites-le. Un jour viendra où vous vous rendrez compte que vous désirerez d'autres conséquences, où vous choisirez vraiment la vie, vraiment d'être heureux plutôt que de vous reprocher chaque acte, chaque conséquence, chaque pensée. La plupart de ceux qui vivent des événements que vous jugez malheureux ou négatifs n'ont pas réellement choisi de vivre. Ils peuvent même se complaire dans leur malheur, ayant peur du bonheur, de perdre un bonheur trouvé. Mais il est important de se rappeler que vous êtes à l'origine de ce qui arrive dans votre vie, et tout démarre avec les pensées. Puis les paroles et les actions. Il ne sert à rien d'entreprendre des actions si les pensées n'en sont pas l'origine car elles seront vides de sens. En changeant vos pensées, vous changerez vos paroles et vos actions et votre vie changera. Une des clefs du bonheur est de regarder en face les jugements que vous avez portés sur des situations et de se demander s'ils sont vraiment fondés. Enlevez le jugement et vous enlèverez la douleur."
Bon, j'ai conscience que tout ceci n'est pas toujours recevable, et après mon petit délire de ce matin, j'ai eu envie de partager ces pensées avec vous. Comme vous le voyez, aucune religion ici, juste des pensées positives pour aider à changer de regard sur la vie. Même si ce n'est qu'une étape.
Donc, dans un sens... on l'a bien cherché! (je sens que je vais me faire taper dessus à la sortie de l'école, moi!)
amitiés,
John