chrisdunord (6 messages)
|
07-07-04, 14:37 (GMT)
|
|
"Suis-je depréssif ? maniaco-dépressif ? schizo-affectif ? shizophrène ? Quells sont les différences ?" |
Bonjour, mon psy ma diagnostiqué un état de maniaco-dépressif voire autrement dit, que je souffrais de trouble bipolaire. Mais qu’est-ce que s’est au juste ? En résumé on passe d’un état de manie voire hypomanie à un état de dépression, ceci de façon presque dans l’extrême. J’ai fais des recherches là-dessus pour en savoir plus mais il y a encore un peu de flou. Il y a de cela un an, il est vrai je suis passé par une phase très difficile. Je me souviens d’être tombé dans la dépression qui s’est manifestée par un dégoût de la vie voulant même mourir, je n’avais plus de motivation, plus envie de manger, je ne dormais plus, la vie de tous les jours devenait pénible, je n’avais plus d’intérêts envers quoi que ce soit et je me sentais vide. Cette période s’est accompagnée par des hallucinations et des voies qui me parlaient, ceci essentiellement quand je regardais la télévision. Le sujet récurant tournait autour de l’homosexualité, étant moi-même homosexuel. Je me pose certaines question sur mon état et je voudrais comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe. Pour ma part, a aucun moment, j’ai eu l’impression d’être dans une phase de manie voire hypomanie. Je n’ai jamais été dans l’euphorie, dans une phase de sur estime de soi. Par ailleurs, j’ai fais le vide total d’une période de trois moi, j’en ai aucun souvenir, ce n’est que par le dire des autres que j’ai appris ce que je faisais ou disais. J’ai l’impression aussi que c’est une autre personne qui a agit. C’est un sentiment très étrange. Il est dit que le fait de tomber dans une phase de manie ou de dépression se fait sans motifs voire raisons apparentes. Or pour ma part, il s’avère que des évènements ont pu déclencher cette dépression (refus d’être gay, décès successifs dans la famille, problèmes financiers …). Ce qui me fait peur et que le trouble bipolaire est une maladie et que généralement on l’a à vie. Une personne qui est bipolaire, peut en fonction des évènements externes être contente ou triste mais de façon plus intense qu’une autre personne dite normal. Pour ma part, quand une chose de bien m’arrive, je suis content mais pas intensément, par contre, quand je vis un évènement négatif, une déception, c’est le noir total (remise en question, dévalorisation, sous-estime etc.). C’est très difficile d’être constamment dans le négatif, de se sous estimer, sous estimer ses capacités tant intellectuelles que physiques (je ne trouve pas beau, pas musclé, pas intéressant, un peu trop rond, je suis mal dans ma peau, je me sent seul…). En fait, je n’accepte pas ma vie et voudrais être quelqu’un d’autre. Actuellement, je suis un traitement voire une trithérapie, depakote (stabilisateur d’humeur), risperdal (neuroleptique antipsychotique) et zoloft (anti-dépresseur). L’inconvénient d’un tel traitement et que dans mon cas cela m’a fait prendre du poids. En un an de temps, j’ai pris 24 kg et cela va sans dire que cela me cause des soucis supplémentaires. Aujourd’hui, je ne suis pas motivé pour perdre du poids. La volonté me manque. Psychologiquement cela me cause des soucis refus de soi voire dégoût, idée de moins plaire et physiquement, je me sent plus lourd sans compter que j’ai du changer ma garde robe mais j’ai tout de même conservé mes anciens vêtements dans l’espoir de revenir dans la normalité. A cause du poids, nous avons décidé d’un commun accord avec le psychiatre de supprimer le risperdal et après une phase d’analyse, on supprimerait peut-être aussi le depakote. L’impression voire le sentiment que j’ai et de ne pas m’apercevoir des effets d’un tel traitement, j’ai l’impression qu’ils ne me procurent rien, qu’ils n’agissent pas. Par contre j’ai tendance à voir plus le effets indésirables (prise de poids, baisse du désir sexuel voire baisse de libido, concentration difficile, somnolence, fatigabilité …). J’ai du mal a me positionner face à la maladie, est la question que je me pose est est-ce que je suis réellement maniaco-dépressif ? Ou ne suis-je plutôt pas simplement dépressif ? Peut-on dire que l’on n’est pas normal (psychologiquement) ? Comment vivre en sachant que l’on est maniaco-dépressif ? Si je suis réellement maniaco-dépressif, j’aurais honte d’en parler car j’aurais l’impression d’être « un malade mental » et d’être rejeté par la société. Beaucoup de personnes ne connaissent pas cette maladie et peuvent avoir des préjugés. Je me pose de nombreuses questions car on a l’impression d’être seul, d’être anormal alors que j’en suis persuadé que certaines personnes vivent plus ou moins la même chose que moi et se posent également des questions. Je pense être mal ou peu renseigné sur la maladie et mon psy m’en dit peu, ce qu’il me dit de façon récurrente est est-ce que cela va. A aucun moment j’ai eu une explication nette et franche en détails. N’hésitez pas à dire vos impressions, votre vécu, cela me réconfortera, cela éclairera ma lanterne. Je me dis peut-être que l’on peut s’en sortir malgré un handicap. A+Christian
|
|
|
Retour |
| |