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"maladie rare et suivi pshychologique"

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Forum : Recherche d'informations sur une maladie (Protected)
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pitchouli (11 messages) Envoyer message email à: pitchouli Envoyer message privé à: pitchouli Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-09-04, 10:55  (GMT)
"maladie rare et suivi pshychologique"
bonjour,

j'ai appris que je suis atteinte d'une maladie dite "orpheline" (syringomyélie, à savoir une sorte de cavité dans la moëlle épinière) en août dernier. comme toutes les maladies de ce genre, le diagnostic, souvent brutal, est difficile à digérer et on fait trés vite face à un sentiment de panique et d'angoisse concernant l'avenir. ma maladie va-t-elle évoluer, aurai-je des douleurs toutes ma vie? deviendrai-je dépendante des autres, vais-je perdre certaines fonctions motrices, etc....

et je remets par conséquent tout en question...ma vie en couple, le fait de vouloir des enfants, le travail....bien que je me fasse violence pour tout relativiser et tenter de ne pas y penser!

face à mes doutes, je suis peu suivie et l'on m'a vivement conseillé de consulter un spécialiste pour éviter de somatiser la maladie et de m'enfermer dans une sorte de paranoïa liée à mes symptômes. mais, outre le suivi neurologique normal, je ne sais pas où m'adresser ni à qui!! faut-il voir un psychologue, un psychanalyste, un pshychaitre, ou autre? existe-il des institutions médicales spécialisées pour le suivi et le réconfort moral des personnes atteintes de maladies en général?

pourriez vous m'éclairer SVP, avez vous des expériences similaires à la mienne? comment le vivez vous? connaissez vous des spécialistes en la matière en région parisienne ou en picardie? à qui dois-je m'adresser?

merci de m'aider à m'y retrouver.

Pitchouli

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: maladie rare et suivi pshychologique Cafe_Sante 29-09-04 1
 RE: maladie rare et suivi pshychologique Antlia 29-09-04 2
 RE: maladie rare et suivi pshychologique Parisfrance 29-09-04 3
   RE: maladie rare et suivi pshychologique Irleana 30-09-04 7
 RE: maladie rare et suivi pshychologique Aloes 30-09-04 4
   merci à tous! pitchouli 30-09-04 5
       Etats d'âmes pitchouli 30-09-04 6
           RE: Etats d'âmes Irleana 30-09-04 8
               Suite et fin du post du 30-09-04 à 22:35 Irleana 30-09-04 9
                   RE: Suite et fin du post du 30-09-04 à 22:35 pitchouli 01-10-04 10

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Texte des réponses

Cafe_Sante (8965 messages) Envoyer message email à: Cafe_Sante Envoyer message privé à: Cafe_Sante Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-09-04, 18:55  (GMT)
1. "RE: maladie rare et suivi pshychologique"
Bonsoir,
Ce sera à vous de trouver l'accompagnement qui vous convient en fonction de vos besoins et du contact que vous aurez auprès de ces professionnels. Si j'étais vous, je commencerais par un psychologue.
Philippe,
médecin à la campagne
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Antlia (4 messages) Envoyer message email à: Antlia Envoyer message privé à: Antlia Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-09-04, 19:08  (GMT)
2. "RE: maladie rare et suivi pshychologique"
Bonjour,
j'ai eu a faire face a un grand chamboulement de ma vie suite à la connaissance de ma maladie .
On est tout d'abord aneanti ... je dirai que c'est normal quand on ne s'attend pas a de tels diagnostics.
je n'ai eu aucun suivi prescrit, j'ai fait moi-même mon bout de chemin et ai consulte des medecins dont un psychiatre .

mais c'est a toi de trouver celui avec qui tu te sentiras le mieux, si tu veux en parler....

Beaucoup de courage à toi et aux tiens,

Laurence

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Parisfrance (0 messages) Envoyer message email à: Parisfrance Envoyer message privé à: Parisfrance Voir addresse IP de cet auteur
29-09-04, 21:17  (GMT)
3. "RE: maladie rare et suivi pshychologique"
Modifié le 01-10-04 à 22:41  (GMT)

message efface

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Irleana (1200 messages) Envoyer message email à: Irleana Envoyer message privé à: Irleana Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-09-04, 22:19  (GMT)
7. "RE: maladie rare et suivi pshychologique"
Modifié le 30-09-04 à 22:24  (GMT)

Bonsoir,
Tout d'abord:Une petite info sur les psy (source: article en ligne e-santé)
Bonne continuation


Un psy, c’est quoi ?

Le terme psy concerne le psychisme, le mental. Mais quand un mot qui désigne une personne commence par psy pour se continuer par « chologue », « chiatre » ou autre chose encore, on ne sait pas toujours très bien à qui on s’adresse ! Cela mérite quelques éclaircissements…
Le psychiatre
Il est d’abord médecin. Après ses études de médecine, il a choisi une spécialisation en psychiatrie. Il s’occupe donc de maladies mentales et il peut soigner, comme tous les médecins, en prescrivant des médicaments. Il est donc le seul psy qui a le droit de faire une ordonnance. Certains psychiatres exercent en hôpital et d’autres consultent en cabinet privé. Tous les psychiatres ne travaillent pas de la même manière : certains prescrivent surtout des médicaments, d’autres pratiquent des psychothérapies ou sont même psychanalystes.
Le psychologue
Il a fait des études de psychologie à l’université. Il faut au moins 5 ans d’études pour avoir droit de porter le titre de psychologue. Il n’est pas médecin et ne peut donc prescrire de médicaments. Il peut être spécialisé par exemple comme psychologue du travail (il s’oriente vers le monde de l’entreprise) ou préférer être spécialisé dans les tests psychologiques ou encore recevoir des patients et consulter comme psychothérapeute…
Le psychanalyste
Il a tout d’abord fait lui-même une psychanalyse qui a duré plusieurs années. C’est indispensable pour devenir psychanalyste, et c’est même essentiel. Il a aussi suivi un cursus d’études (il existe plusieurs écoles de psychanalyse). Il reçoit des patients en analyse pour un travail de longue durée. Contrairement aux psychiatres ou aux psychologues, il n’existe pas de diplôme national reconnu par l’état pour le métier de psychanalyste. Il est donc très important de se renseigner sur un psychanalyste avant de se lancer dans un travail avec lui.
Le psychothérapeute
Un psychothérapeute est une personne qui pratique des psychothérapies. Il vous propose donc de vous aider à mieux vous connaître, à dépasser vos problèmes psychiques, à les résoudre à l’aide d’une méthode qu’il a choisie pour travailler. (Il existe de nombreuses méthodes de psychothérapie.) Il peut donc être psychologue, psychiatre, psychanalyste ou … rien de tout cela. Là-encore, il n’existe pas de diplôme national reconnu de psychothérapeute. Cela signifie que n’importe qui peut s’en attribuer le titre. Résultat, il existe des psychothérapeutes extraordinaires et d’autres qui sont totalement incompétents qui s’autoproclament psychothérapeutes sans avoir la moindre compétence.
À savoir
Un diplôme, c’est bien, mais cela ne fait pas tout ! On peut être psychiatre et psychologue et psychothérapeute et n’avoir aucune empathie, voire même être très mal dans sa tête. On peut au contraire être psychothérapeute ayant suivi un cursus d’études privées (non reconnu par l’état) et avoir une écoute formidable qui aide énormément les patients !
Alors surtout fiez-vous autant à votre intuition qu’aux diplômes ! Si vous n’accrochez pas, si vous ne vous sentez pas écouté, pas respecté, si vous vous sentez jugé ou pas en sécurité ; fuyez immédiatement !

18/08/2004
Dr Catherine Solano


Cordialement
Bonne soirée!!

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-09-04, 00:22  (GMT)
4. "RE: maladie rare et suivi pshychologique"
Bonjour Pitchouli,

Je ne connais pas la maladie dont vous souffrez, mais je crois que c'est une démarche tout à fait valable que de chercher un soutien psy lorsqu'on fait face à des maladies chroniques ou dégénératives.

J'ai fait un peu comme vous il y a quelques années, j'ai consulté pour avoir un suivi psy, quelques mois après avoir été confrontée à la maladie de crohn (maladie inflammatoire des intestins). J'en avais bien besoin.

C'est normal d'avoir un choc à l'annonce d'une telle maladie et de se poser des miliers de questions, de remettre en question nos plans de vie. Par contre il faut savoir redresser la tête au bout d'un moment et ne pas anticiper le pire. Ce que je veux dire, c'est que de s'angoisser au point de ne plus vivre et de saper tous nos projets de vie, c'est comme de mourrir avant le temps. L'idéal est de conserver nos projets, nos joies, et d'apprendre à les adapter suivant les aléas de la vie et du cours de la maladie. Bref, de ne s'empêcher de rien, et d'apprendre à gérer les événements difficiles au fur et à mesure qu'ils se présentent.

Je sais que c'est facile à dire, et que la réalité est plus complexe que cela. Personnellement je me suis mise à peu près ce mode de fonctionnement dans la tête, et j'essaie de m'y tenir le plus près possible. Parfois j'y arrive bien, parfois moins bien, mais je finis toujours par raccrocher. Je suis d'accord avec philippe qui vous suggère de commencer par un psychologue. Qui pourra vous fournir un soutien psychologique important et une aide pour apprendre à gérer et composer avec votre maladie. C'est très sain comme démarche et très courageux aussi.

Bon cheminement,

Aloès

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pitchouli (11 messages) Envoyer message email à: pitchouli Envoyer message privé à: pitchouli Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-09-04, 08:43  (GMT)
5. "merci à tous!"
Modifié le 30-09-04 à 15:10  (GMT)

>Bonjour à tous,

merci pour vos messages. c'est toujours réconfortant de se sentir écoutée et conseillée. je suis consciente du fait que le chemin que j'ai à parcourir sera long et difficile, mais j'ai de plus en plus foi en moi, et en mes capacités à rebondir (du moins je veux y croire!). savoir que d'autres personnes font (ou ont fait ) des démarche similaires aux miennes me donne encore plus le courage de lutter contre la fatalité! je sais que j'ai le soutien de ma famille et de mon compagnon, même si celui ci ne comprend pas toujours mes coup de blues (car ma maladie ne se "voie" pas) et me pousse à me faire violence.
je trouverai le juste milieu, j'irai consulter (même si je suis encore assez sceptique), et si cela ne me convient pas, je ne me laisserai pas aller et je me battrai!!

encore merci! j'avais vraiment besoin de lire vos messages!

audrey (pitchouli)

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pitchouli (11 messages) Envoyer message email à: pitchouli Envoyer message privé à: pitchouli Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-09-04, 15:16  (GMT)
6. "Etats d'âmes"
re-bonjour,

j'écris encore et toujours mais je ressens ce besoin de m'exprimer et de partager mes états d'âmes, pour j'espère mieux les gérer dorénavant!

on dit souvent que c'est dans la musique ou dans l'écriture que l'on peut trouver un réconfort moral et physique aux maux qui nous rongent intérieurement, insidieux et invisibles aux yeux des autres.

moi, je me réfugie dans ma bulle d'espoir et de détresse mêlés, je me noie dans des chansons qui me déchirent mais qui me libèrent aussi. on dit souvent que l'on s'approprie certains textes qui nous parlent, que l'on s'identifie à certains personnages fictifs, qui nous aident à avancer.

mon réconfort, je l'ai trouvé..du moins en partie. je me plonge dans la musique de mon auteur préféré (Ben Harper pour ceux qui connaissent) et je trouve dans ses textes et sa musique une violence, une douceur et une force qui par moments me transcendent...et j'ai alors l'impression qu'il vit ce que je vis, qu'il écrit ses chansons en souffrant comme je souffre, et qu'il m'insuffle du courage et de la volonté pour ne pas fataliser ni somatiser....

ses textes sont mes bouffées d'oxygène, mes prises de conscience.....

alors merci, merci à tous ceux qui par leur art nous font avancer un peu plus chaque jour et nous aident à percevoir la beauté du monde qui nous entoure, même si l'on ne le voit qu'en noir et blanc pour la plupart d'entre nous!

et je finirai par ce pamphlet de mon cher Ben, qui reflète mon état actuel, et qui me met au défi de prouver à tous ces gens défaitistes que je n'ai pas dit mon dernier mot, que j'ai une rage de vivre inouïe, et que j'existe encore, malgré la maladie!


The will to live:

I met a girl whose heart
was on the right hand side
and upon the left
an angel did reside
they told her mother
that she never would survive
but she kept
the rythm
and is still alive

WE MOST ALL HAVE
THE WILL TO LIVE
YOU GOT TO HAVE
THE WILL TO LIVE

then i met a man
who had to walk with his hands
born into a world
he couldn't stand
blessed with life
but cursed as a man
still he walks taller
than most of us can

WE MOST ALL HAVE
THE WILL TO LIVE
YOU GOT TO HAVE
THE WILL TO LIVE

some are born with more
some are born with less
so don't take for granted
the life we've been blessed
it's hard to understand
that we're only a guest
and each one of us
shall be put to life's test

WE MOST ALL HAVE
THE WILL TO LIVE
YOU GOT TO HAVE
THE WILL TO LIVE


Merci à tous, audrey

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Irleana (1200 messages) Envoyer message email à: Irleana Envoyer message privé à: Irleana Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-09-04, 22:35  (GMT)
8. "RE: Etats d'âmes"
Bonsoir,

Il m’ a fallu du temps pour comprendre et savoir comment réagir à votre post.
Personnellement , je suis encore une jeune adulte qui a, elle-aussi été confrontée à une maladie devenue chronique. J’avais un peu plus de 16 ans, lorsque ma vie bascula.
A seize ans, on est jeune et insouciant de l’avenir…Escalade, amis et saxophone emplissaient mes heures et mes journées… Je rêvais d’être prof d’anglais et de français dans une ONG avec une préférence accrûe pour le continent Africain..
Et puis un beau jour le cercle s’est arrêté de tourner…il a fallu rester en surface de l’eau et non pas se laisser submerger. Le diagnostic a connu quelques ‘’achoppements’’
avant de trouver la solution dans un bureau de cardio….
J’ai connu une période de stabilité avec quelques rares incidents , qui ne sont que développés sur le chemin de l’université…En posant nombre de complications et d’obstacles…
Le ‘’terrain physique’’ s’est vite additionné d’un ‘’terrain psychologique’’ où je ne supportais plus l’image qui m’était offerte. J’ai refusé tout soutien psy et peu à peu j’ai sombré dans la spirale d’un TCA. Les médecins m’avaient accordaient bien peu de chance.
Cela avait été très loin, en effet, et finalement je me suis relevée seule. Un an après, de peur d’être de nouveau submergée, j’ai débuté un suivi…Par prudence, par confiance je ne sais encore, mais là depuis deux mois, j’ai franchi cette étape.

Apprendre un beau jour que vous êtes malade et devoir recadrer sa vie, est loin d’être simple.
Alors, on taille un peu, mais la repousse est toujours plus verte.
De mon côté, « prof d’anglais »était devenu impossible, alors en licence d’anglais j’ai débuté le fle.
(français langue étrangère)Poursuivi en maîtrise qui touche sa fin cette année..
‘’La repousse est toujours plus verte’’ Il suffit de parsemer sa vie de petits défis que l’on aimerait à essayer, à découvrir, à partager..
Famille/passions/voyages…De mon côté, ce fut le bénévolat .Avec des milieux que je j’ignorais …
Ce fut avant tout un défi pour dépasser et surpasser des limites.
‘’Ses limites’’ et ainsi se dire vas-y tu peux le faire ! Même toi si beaucoup ont douté de tes forces, de tes capacités. Avec tout d'abord tout d'abord des SDF et une correspondance en milieu carcéral poursuivie jusqu'à ce jour ; où le bonheur de recevoir aujourd’hui encore : une bonne nouvelle.
Un retour à l'expéditeur : Un « Ade-Linda Hasanah a été libérée et acquittée » qui vous fait encore frémir de bonheur…
Le FLE, ce qui m'a permis d'être prof stagiaire cette année dans des milieux "hors normes"..
(ateliers de lutte contre l'illettrisme et milieux carcéral)Là bas, j'ai rencontré tout type d'individus, d'horizons, d'exclus et de souffrances aussi parfois… En maison d’arrêt les élèves sont dans des cellules fermés, rongés par l'attente du jugement ou pour une peine courte.. Il y a en réalité bien peu d'étrangers.. et bien davantage d'illettrés ! En centre de détention, les détenus ont la clef de leurs cellules et tu les croises ici et là beaucoup plus sereins..
Là il y a beaucoup plus d'étrangers et de vrais salles de classe.
Mais c’est aussi à chaque fois le lieu d’une prison ‘’sous caméras’’ où la prison punition rime avec récidives....Pourtant c'est un monde à part qui, fait réfléchir et grandir notre humanité égoïste et insatisfaite..
En atelier j’ai rencontré le cas de Pauline, une élève qui venait d'apprendre la séropositivité de sa sœur resté au pays:La Côte d'Ivoire.
Pour elle « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ». Cette phrase j’aurais aimé la dire à tous , puisqu’elle sonne si bien la vérité. Une phrase qui rappela à mon souvenir une mamie décédée et qui à l’âge de cinq ans avait laissée au fond de moi, l’image de celle qui s’était réveillée paralysée sans prévenir… Mais qui resta déterminée et combative jusqu'à son dernier jour. Elle aimait rendre les gens heureux, on me dit souvent que mon caractère lui fait écho. Je ne sais, mais en tout cas l’espère… Si la maladie pouvait à chaque fois rimer avec générosité et espoir.


Lorsque la maladie nous amène a fréquenter l'hôpital.
On se rend vite compte que cette vie à est complètement différente de la vie sociale.
Les horaires, les gens qu'on croise, l'occupation, le soin que l'on t'apporte... ce qui fait que même si seules quelques journées sont seulement passées on se sent tout de même plus menacé par l'extérieur une fois sorti. Heureusement cela ne dure guère longtemps…
Comme le dit un poème que j’aime beaucoup : « La vie est un combat »
« La vie est la vie, défends-la.
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est un défi, fais-lui face;
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un bonheur, mérite-le.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est un combat accepte-le.
La vie est un jeu, joue-le. »
Il est vrai que la vie est tout cela à la fois, et elle est encore plus belle si on se dit que l'on fait partie des peuples les plus favorisés au monde. La vie c’est beau, c'est sûr, puisqu'il suffit de lever la tête, même lorsqu’il y a des nuages (dehors et dans l’esprit), la vie est belle, toujours belle. Les hommes de notre planète ont quand même peint, écrit, composé certains chefs d’œuvre, et guéri de terribles maladies. Voilà ce qu'il faut se dire, et qu'on ne se dit jamais. C’est pour tout cela que personnes malades et en pleine santé sont là et vivent ensemble, pour apprendre
Les problèmes, les soucis surviennent , souvent le soir. Le soir parce que l’on se
sent plus fatigué , ou alors parce que, pour certains dans un autre domaine, le soir est plus générateur d'angoisses et symbolise la fin ou le début de quelque chose ?
Enfin c'est une angoisse relative parce que cette angoisse-là, on s'angoisse à l'idée qu'elle revienne chaque soir, ce qui nous angoisse encore plus. Enfin bref… Ça sort du sujet…
Pour Raoul Follereau : Faites moi mal avec la souffrance des autres. Il faudrait ajouter pas avec sa propre souffrance. Tout est précieux dans le monde. Même soi-même.
ça, je sais pas si c'est vrai mais ce serait tellement bien que ce le soit…

Que dire d'autre, que le temps nous laisse parfois submerger par l'angoisse présente et du lendemain?De quoi sera faite cette journée...Un sentiment de vide incomblé qui noie parfois un désir inassouvi..Est-il normale ou sommes nous, nous '' trop exigeants''?
C'est effrayant de voir comme les problèmes de l’un peuvent affecter à ce point la famille entière. Et même lorsqu'on garde le silence, il y a le non-dit qui sourd, comme la mer le soir. Ou comme l'eau elle-même. On lance un caillou dans l'eau, et les ondes se propagent au-delà d'une certaine frontière. Mais ce sont toujours les mêmes ondes. Il y a quelques semaines quelques paroles avaient touché pour moi la corde sensible, même si je me disais qu'elles n'étaient que le reflet d’une souffrance trop longtemps contenue.. Et ce soir là, suite à la journée ,je suis partie au lac près de chez moi l’espace de quelques minutes, mon père m'avait rejoint et le calme de l'eau reposée sur une nuit sombre faisait scintiller le regard du promeneur. Tous comme les larmes de chagrin qui m'avaient envahies, le scintillement de la nuit ''réparatrice et apaisée'' emportait la tombée du jour vers un lit de sommeil profond, dans l'espoir d'une aube nouvelle et remplie d'espérance.
Un exemple tout simplement pour le fait de dire que parler de qqch de blessant, de sensible est en fait le meilleur remède pour se sentir entouré(e) et surtout compris(e)e. Et non pas laisser l’incompréhension, le non-dit s’installer progressivement, dans n’importe quel domaine.
Essayez quand même de prendre du temps pour vous. C’est facile à dire je sais, mais pensez-y.
Pas dormir ( je ne suis pas si sûr que dormir repose, quoi qu'en disent nos supérieurs ), mais se sentir vivre simplement. Avec ta famille, tes enfants, tes amis, ton emploi…tes passions..
Lire par exemple c'est se retrouver dans les mots de quelqu'un d'autre. Ca n'est que se chercher soi-même, ce qui serait à la limite de l'égoïsme s'il n'y avait pas la recherche des Autres aussi. Finalement il suffit de regarder les livres de chevet de quelqu'un, des objets, sa tenue pour connaître, au minimum, son état d'esprit. Ca marche pour la peinture, pour la sculpture...
Tu connais quelques personnes qui t'aident à te repérer dans la vie, de manières différentes. Tu n'en as pas forcément besoin d'autres. Et puis la vie est faite de rencontres, qui sait ce que demain nous promet ? Le charme de la vie, ce qui fait qu'on veut la vivre au bout du compte, c'est la surprise, L'aveuglement devant l'avenir, qui est je crois une chance pour nous. Par exemple, fait tout simple, tu te promènes dehors. Tu as un peu froid. Tu rentres chez toi, un peu bleu, et tu sens en entrant dans ma chambre l'air chaud et léger des radiateurs que l'on venait de rallumer. Tes enfants sont là, et ton époux t’invite à boire qqch de chaud…Tu ne t'attendais peut-être pas à ressentir ce climat si chaleureux d'une maison chaude aux premiers froids d'automne.
Ce climat-là tu l'aurais demandé des siècles sans l'obtenir, et là il m'apparaît, et prend « des airs d'événement heureux ». Il y a des exemples plus sérieux ! Mais c’est celui-ci qui fait réaliser le poids et la valeur de bonheurs tout simples.
Voilà à quoi ressemble une petite partie du bonheur. Elle est toujours présente.
Ménagez vous un peu de calme et de bonheur. Oubliez un peu tous ces problèmes! Ils n'attendent qu'une chose, que vous leur cédiez votre tranquillité.. Il y a tant de problèmes qui attendent qu'on s'inquiète pour eux Ne leur laissez pas ce privilège, pour vous et chacun de vos proches.

Du reste c'est vrai, que l’épreuve traversée (maladie et descente alarmante l’année dernière) m’ont fait un peu plus grandir, mûrir . Accepter et voir la vie autrement, quoi. Vous de même, vous êtes déjà en train de comprendre beaucoup de choses…déjà vos paroles sont signes d’encouragement en exprimant des choses très belles : vous êtes prête à vous battre.
Des paroles qui aident aussi les autres à sourire un peu à la vie. Alors je ne peux que vous proposer d'appliquer ces mêmes choses à vous-même, ne laissez pas le malheur entrer en vous, il n'attend que ça. Et puis, par quelques-unes de vos phrases, on sent déjà une femme qui avait trouvé une force, une résignation à combattre ce qui cherchait à la terrasser.
Autrement, vous faîtes déjà certainement tout votre possible avec les gens lorsque vous êtes simplement là avec eux, et aussi sûrement pleine d'amour et d'attention envers vos proches, dans vos plus diverses occupations..
Le malheur ne peut pas gagner contre celui qui ne baisse pas les bras, j'en suis plus que sûre.
Gardez cette force là, en étant fidèle à vous-même, soyez tout le temps cette femme combattive et battante, et qui est debout quand les autres sont assis.
Si vous ne voyez pas en vous cette force dont on vous parle (entourage), vous n'avez qu'à ouvrir les yeux sur tous les combats menés. Vos proches vous le diront, pensez-y.
Déjà vous avez eu un certain courage pour écrire ce que vous avez écris, pour dire ce que tu as dis, (oser en parler)et pour dépasser ce qui vous dépasse.
Soyez confiante en vos propres forces, elles existent. Et Faîtes en bon usage.
"Il n'y a qu'une chose importante dans la vie, et c'est ce lien qui fait que deux personnes même éloignées, se sentent proches l'une de l'autre". Quelques personnes se sont retrouvées à leur manière dans votre combat, toujours hésitant à ses débuts, vacillant parfois. Mais le plus souvent vainqueur.
Aloès est d’ailleurs passée par des chemins similaires au mien et a triomphé des obstacles.

C’est une bonne chose que vous soyez décidée à voir « peut-être »le psy.
Un « peu-être » n’est déjà pas un refus. Et c’est bien ça l’essentiel.
Un psychologue serait largement suffisamment pour répondre à vos attentes.
S’il le faut, laissez-le vous guider.
Dans le pire des cas, s'il est mauvais ça ne peut rien ‘’déranger en nous’’, et ça ne peut que soit ‘’nous apporter de l’aide’’ soit ’’nous soigner en profondeur’’ si besoin est et ‘’s'il est bon.’’
Et surtout, s'il vous reste des craintes vis-à-vis du médecin lui-même, n'hésitez pas à en voir plusieurs jusqu'à trouver le bon parce que c'est essentiel.
Je n’y y croyais pas trop de mon côté, mais je pense être sur la bonne voie désormais.
En tout cas, soignez-vous avec le neurologue au maximum, pour la suite de votre travail, et pour sourire à d'autres personnes que les médecins. C’est ironique, mais cela résume bien la situation .

Rester soi-même, penser positif, être confiante, ne penser à rien d'autre qu'à la vie sans toutefois juger trop vite les autres .
Une chose aussi qu'il faut se dire : « tu n'es pas la cause de tes ‘’pépins de santé ’’…
(pardonnez-moi ce « tu » mis c’est plus pratique à expliquer.. )
Tu n'es pas au meilleur de ta forme, à mi-mi déstabilisée et quelque peu perdue en ce moment. Tu es fatiguée, et ta famille est peut-être un peu angoissée, elle-aussi. Mais toi tu n'as pas à t'en vouloir de te montrer soucieuse ou d'être "pâlotte", bref de ne pas être bien. Tu ne dois pas te sentir fautive de quoi que ce soit. Tes proches reçoivent ainsi ton état peut--être parce qu'ils se sentent responsables, parce qu'ils se sentent inaptes à le guérir. En relativisant un peu, en mettant en relation les événements avec le contexte, sans les séparer tout ira mieux. Par exemple :Si je dis qu'il pleut aujourd'hui, on me répond que la journée est triste. Mais si je précise le contexte, si je dis qu'il pleut parce que les fleurs ont soif, alors on me répond que la journée est belle.
Mes parents, moi aussi, ont mal réagi, un mélange d’étonnement et de rejet….


Lorsqu’ils ont appris que c’était sérieux, c'était une sorte de défense, comme si c'était eux qui me l'avait donné, ils s'en voulaient, ce qui est une erreur totale. J'en ai souffert aussi. Au fil du temps la relation s'est améliorée parce qu'on se rendait compte que la maladie ne venait pas d'eux, et qu'ils n'y pouvaient rien, et moi non plus d'ailleurs. Personne n'a le pouvoir de donner des maladies, l'homme ne peut que les recevoir. Se disputer souvent ne peut qu'affaiblir, c'est loin de guérir.

J'espère que rien de ce que je vous ai dit ne vous a blessée. J'ai parlé sincèrement de qqch. chose qui peut-être ne me regarde pas, mais auquel je crois profondément. Tout ce que j'ai dit est pour essayer d'aider, en aucun cas je n'ai voulu blesser quelqu'un. Je l'ai fait, parce qu'il me semblait devoir le faire, et non pas pour que vous souffriez davantage de quelque chose dont vous pourriez vous croire, vous aussi la cause de ce qu’il n’est pas. Avec la sensation de devoir en dire plus, je préfère arrêter un message qui est déjà devenu bien élancé... Ne m'en voulez pas si qqch. chose vous a déplu. Il faudrait en parler plus longuement, et non pas émettre des idées éparses...
J'ai peur que cela vous paraisse ‘’réducteur’’. Chaque personne est unique. Je sais aussi que le problème est plus complexe ,mais il fallait aussi vous dire que vous n’étiez pas seule sur la route. C'est comme si j'avais eu besoin de le dire.

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Irleana (1200 messages) Envoyer message email à: Irleana Envoyer message privé à: Irleana Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-09-04, 22:39  (GMT)
9. "Suite et fin du post du 30-09-04 à 22:35 "

Tenez une citation "J'ai une santé de fil de fer" disait COCTEAU. Et il n'en est jamais mort !
Si jamais il vous arrivait de perdre espoir, gardez -confiance en vous , du moins autant que vos proches ont confiance en vous. Aie confiance en toi, et le monde reprendra ses couleurs.
Bonne continuation, bonne route avec le soleil, et s'il ne brille pas dans le ciel, il peut briller en vous.
N'hésitez pas à donner de vos nouvelles, même quand ça ne va pas…
« Que ce soit au cœur d'un désert, au bord de la mer, au pied d'une montagne,il y a toujours un oiseau pour nous annoncer l'aube nouvelle... »
ça certains connaissent déjà sur le forum
‘’Penser positif’’ et surtout ne perdre pas espoir.
Conseil d'une personne parmi d’autres qui croit peut-être naïvement en la capacité de bonheur de l’être humain.

Deux illustrations toutes simples pour signifier deux messages à la fois :
la bernache du peuple migrateur, combattive et déterminée.
L'arbre de la vie à la sève des espoirs et des saisons.
En tout cas :Etre combattive et déterminée, au gré des obstacles de la vie. C’est le meilleur des remèdes…


Un denier point : un lien que peut-être vous connaissez déjà ….
Une association pour Association Pour Aider et Informer les Syringomyéliques Européens
http://www.apaiser.asso.fr/defaut.htm


Voilà, bonne soirée "Audrey".
C'est aussi le prénom de ma meilleure Amie..



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pitchouli (11 messages) Envoyer message email à: pitchouli Envoyer message privé à: pitchouli Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
01-10-04, 10:40  (GMT)
10. "RE: Suite et fin du post du 30-09-04 à 22:35 "
bonjour Irléana,

c'est un message plein de sagesse et de sérénité que j'ai lu ce matin, et je vous (te? je préfère..je suis une "jeune" adulte moi aussi!) remercie pour m'avoir ouvert ce coeur qui semble meurtri mais aussi et surtout fort et courageux. tu as suivi un parcours merveilleux et la générosité dont tu fais preuve devrait nous faire réfléchir sur le sens même de notre quotidien. beaucoup de réalisent pas la chance qu'ils ont de vivre un quotidien qui leur semble si banal et ennuyeux, mais qui pourtant peut se révéler si riche et si heureux!

oui j'ai espoir et je crois en la vie! j'ai la chance d'avoir toujours eu un regard naif (comme tu le disais) et émerveillé sur la vie et les petits bonheurs qui nous entourent, et je me rends compte aujourd'hui que cette joie de vivre qui m'a toujours caractérisée a failli disparaître! mais je la sent toujours au fond de moi, je relativise et je sais qu'à présent je vivrai chaque seconde à 500%. bien sûr ce chemin est sinueux et éprouvant, et j'ai peur de défaillir par moments, mais ce ne sera que pour me relever encore plus fière...du moins je l'espère!!! aujourd'hui je suis de bonne humeur et joyeuse, d'où ces paroles fortes et combattives,..mais j'espère que cela se confirmera dans les moments noirs!!

car au final j'ai peur de moi, plus que je ne crains la maladie, et c'est pour cela que je communique et que j'écris, afin de cerner réellement qui je suis....j'ai si peur de m'écrouler le jour où le diagnostic sera plus grave, j'ai si peur de baisser les bras le jour où mon corps deviendra fou!!! et pourtant j'ai vécu des moments difficile sdans ma courte vie..Mais là...c'est différent...

mais j'ai espoir, j'ai toujours eu foi en la nature humaine, en la beauté de la vie, je dois y croire, comme beaucoup d'entre vous l'ont fait!! vous tous êtes des exemples, des références, des oreilles attentives qui me prouvent que la vie vaut la peine d'être vécue, j'ai le droit d'être heureuse, même si je dois souffrir.

Comme toi irléana, j'ai vécu des expériences huamines fortes, dans des pays meurtrirs et pauvres...j'ai cotoyé des enfants mendiants et abandonnés qui m'ont marquée à jamais..et c'est aussi pour eux que je me bats aujourd'hui! c'est une sorte de combat mutuel pour le droit de vivre, à des échelles et des niveaux différents!! mais ce serait les déshonorer que de baisser les bras ! si j'étais avec eux en ce moment ils me diraient de vivre au jour le jour, et de ne pas m'inquiéter, car croire en la vie c'est déjà la vivre intensément!

alors encore merci pour toutes vos paroles, à tous!
si vous saviez comme je me sens plus forte avec tous vos messages..j'ai l'impression de sentir plusieurs coeurs qui battent au même rythme et qui se stimulent chacun à leur manière!

aujourd'hui le ciel est gris, mais le soleil est dans mon coeur....grâce à vous!

merci.

audrey

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