Au secours !
Après avoir parcouru cette nuit ce forum, puis de nombreuses pages traitant ce sujet, l'hyperhidrose, l’éphidrose…. leurs caractéristiques, les remèdes, leurs conséquences… je vous écris, non pas au courrier du cœur, mais à celui de la transpiration. Le sujet étant trop sérieux pour plaisanter, j’essaierais donc d’être un peu sérieux. J’essaierais…
Ne vous y trompez pas ; je ne connais que trop les souffrances, les humiliations liées à ces dérèglements, ces formes de trahisons de ce « moi » que l’on voudrait parfois plus discret ! Moins exubérant et plus t discipliné !
J’en viens à une description qui justifiera ma présence parmi vous. Depuis quelques années, je souffre d’une éphidrose – donc d’une transpiration surabondante de toutes les parties du corps (sauf le cerveau, quoique..), avec une aggravation inquiétante, devenue insupportable. En été, j’ai très vite le corps trempé, je suis aveuglé par la sueur, je vois souvent des gouttelettes tomber sur des le bureau ou même par terre… Je travaille dans un bureau de poste, à l’accueil de la clientèle. C’est très difficile à vivre.
J’ai 45 ans. A l’âge de vingt ans, j’avais eu un grave accident de moto, trois semaine de dodo (coma), hémorragie interne, paralysée faciale au réveil… Très vite « réparé », à part un manque d’odorat et quelques vertiges pendant les premières années, j’ai pourtant eu une crise d’épilepsie il y a quelques années. Ma fille avait été horrifiée, terrorisée… Pour prévenir de nouvelles crises, le docteur spécialiste en neurologie m’avait prescrit un traitement de Lamictal deux fois par jour (que je prendrais sans doute à vie).
Cet accident ou ce médicament peut-il expliquer en partie ou en totalité cette maladie ? (pour moi, cela en est une).
. J’avais bien sûr consulté mon médecin généraliste qui m’avait prescris pour les aisselles une forme de pommade (Etiaxil je crois), qui avait une certaine efficacité localement. L’été dernier, je trichais un peu en débordant largement lors des applications en principe donc sous les aisselles Je ne sais pas si c’est bien !
Au mois de décembre, un docteur en Dermatologie m’a injecté, toujours sous les aisselles, une toxine botulique qui, localement et pour quelques mois, a une efficacité totale. (il ne croit pas que mon accident de moto soit la cause de mes déboires)
Mais voilà : mon corps n’est pas fait que de deux aisselles, mais aussi d’une tête (et oui !), un ventre, un dos, un… Et si toute amélioration même locale est bienvenue, je ne suis jamais content, je voudrais aussi qu’on s’occupe du reste !
Les opérations… Si j’ai bien compris, ne sont pas sans risque et c’est un peu déshabiller Pierre pour habiller Paul – quand une partie du corps reste au sec, les autres se vengent en augmentant leur production…
Les médicaments anti transpirant ne semblent pas non plus être au point et eux aussi non sans risque… Alors….
Il reste la sauge ! Souvent les médecins haussent les épaules face aux remèdes de « bonne femme ». Mais ceux-ci n’ont-ils pas parfois prouvé leur efficacité ? Mais la Sauge ?
Sur un autre site, on conseille la médecine chinoise. Là encore, trop souvent, les médecins modernes rigolent. Ont-ils toujours raisons face à ces médecines millénaires ?
Je suis invité à me rendre au Vietnam à Ho Chi Minh au mois d’avril. la saison la plus chaude, au sud du pays. Est-ce totalement déraisonnable ? Je dois avouer que j’hésite beaucoup à réserver une place dans un avion. Mais peut-être que la médecine Vietnamienne…. Ou Chinoise, il y a des quartiers où ils sont représentés. Et puis je pourrais acheter de grands chapeaux…..
Mon médecin généraliste (Véronique) me demande d’attendre le verdict du neurologue avant toute tentative médicale mais je n’ai réussi à avoir un rendez-vous avec celui-ci que la veille de mon départ !
Bon d’accord, j’avoue ! Ma vie n’est sans doute pas un modèle du genre, je ne bois pas d’alcool mais fume un peu, quelques kilos en trop et je ne m’endors souvent qu’à trois heures du matin pour me réveiller à 7. Dame, il me faut du temps pour explorer Internet, comme cette nuit sur le sujet qui nous intéresse…
Si je n’ai pas voulu vous apitoyer en écrivant cette lettre, sans rien dramatiser, je dois reconnaître qu’en été, je ne souhaite à personnes les souffrances et le mal de vivre endurés… Je suis sûr d’être compris ici en le précisant.