En l'état de la science, aucun médicament ne peut guérir un adénome. Les trois médicaments que je connais sont ceux que vous citez dans votre message. Ils freinent la surpoduction hormonale, c'est tout.
Si je comprends bien votre situation, votre opération a été un échec et vous tolérez mal les médicaments dans un contexte où votre maladie continuerait de s'aggraver.Parfois, pour les récidives sévères, une deuxième chirurgie peut être tentée. Elle n'a pas nécessairement pour finalité de guérir complètement mais de réduire la taille de l'adénome et d'abaisser sa production de prolactine, par voie de conséquences de limiter les doses de médicaments nécessaires qui deviennent alors plus supportables.
Il existe également un traitement par radiothérapie.
Il n'appartient qu'aux médecins de vous dire si l'un de ces traitements peut s'appliquer à votre cas.
Je suppose qu'il existerait enfin une ultime voie de recours qui consisterait en une ablation totale de l'hypophyse avec pour conséquences d'avoir à combler les déficits hormonaux par des médicaments. Reconstituer des productions hormonales mises à néant plutôt que lutter pour abaisser une surproduction constante serait-il mieux toléré. Des avis seraient les bienvenus.
En tous cas, il semble un domaine où la médecine semble absente, et vous devez vous y préparer, c'est le suivi pschychologique .
le neurochirugien considère sa prestation terminée après consolidation de son intervention,
l'endocrino n'a d'yeux que pour les résultats des analyses,
le généraliste patauge dans la mélasse résiduelle.
L'intervention des psycho-quelque-chose est rarement proposée. Il semble d'ailleurs que l'efficacité de leurs solutions (c'est psychologique, dans votre tête que ça se passe - j'ai connu une jeune fille de neuf ans mourir d'une maladie pschychologique qui s'appelait cancer du cerveau . C'était bien dans la tête que ça se passait, merci docteur ) reste trop souvent inversement proportionnelle à leurs honoraires, en général hors cotation sécu (quand on tient un bon filon, on l'exploite à donf)
Comme pour vous, le fait de ne pas obtenir le résultat attendu, m'occasionne une certaine mélancolie. Pour suppléer l'absence de solution médicale j'ai recherché des alternatives :
-le sorcier du village - un psycho rustique, parfois bon marché et le piège est là (dans les campagnes on donne ce qu'on veut), résultats exceptionnels ... de rareté, pour amateurs d'illusions .
- le sorcier des villes, plus raffiné, mais plus cher, même inefficacité
- le m'a'about af'icain ou d'ailleurs - aussi inefficace que les sorciers , mais l'exotisme en plus, la facture à l'avenant.
- la religion : si je souffre , c'est que j'ai péché et il me faut expier. Sur terre je vis mon purgatoire. Au paradis, tout ira mieux. Si ce n'est une invitation au suicide, ça y ressemble bougrement. Mais si par extraordinaire j'allais en enfer, ce serait pire encore. Alors j'attends encore un peu avant de prendre ma décision.
- Une secte. Pourquoi pas, c'est à peine pire qu'une religion et aussi efficace qu'un anti-dépresseur (effet sédatif garanti). Malheureusement,les anti-dépresseurs n'empêchent pas la croissance des adénomes, bien au contraire pour certains .
- M'enfermer dans ma solitude - Ô combien de solitaires endossent un costume en sapin prématurément.
Finalement, j'ai trouvé un compromis acceptable
- les forums gratuits. Si ça ne guérit pas, au moins cela ne coûte rien. Les psycho ne s'y hasardent pas puisque ce n'est pas lucratif. Les religions et les sectes non plus, à mon avis pour le même motif. M'y exprimer librement et même avec une pointe de dérision pour tous les charlatans qui me tendent les bras, évite au moins pour un temps que la bombe qui me pourrit la vie n'explose. Finalement l'espoir me fait vivre : une solution pourrait se révéler