Accueil Coups de coeur, coups de gueule Jaddo l’ex future dresseuse d’ours
Publié le
30 octobre 2011

Imprimer ou lire sur grand cran

Auteur :
Dr Dominique Dupagne

Google







Entrez votre email pour tre averti des nouveaux articles
sur Atoute




Dans la mme rubrique :

Libéralisation du transport des malades : typique de la fausse bonne idée
Médecine : "Vous reprendrez bien un peu de technocratie ?"
Lutter contre les déserts médicaux
Tonton chez les soviets
Le discours d’un président
PSA et dépistage du cancer de la prostate, les USA jettent l’éponge
L’affaire Médiator en 6 minutes
Les crapules et les ayatollahs
Non à la disparition des gynécopédiatres !
Réjouissances en vidéo
Et la diversité, bordel !
La VIE sinon RIEN
Le CAPI : la conjuration des grenouilles
Je ne suis pas un médecin de proximité
Génie de groupe et intelligence collective
Télémédecine, grrr !
Rumeur et réputation : l’ophtalmologiste d’Aix et les médias
Lulu La Nantaise, à Biarritz




Jaddo l’ex future dresseuse d’ours
Le livre de Jaddo est sorti : à lire, relire et offrir

Jaddo est le nom de code d’un jeune médecin généraliste, qui est aussi une femme (c’est drôle, mais il n’y a aucun moyen simple pour dire "Une jeune médecin").

Jaddo tient un blog et vient de publier un livre qui regroupe ses meilleurs billets.

Jaddo prend un nom de code car elle parle de sa vie, de son métier, de ses patients. Elle a beau prendre soin de transposer ses histoires en changeant les lieux, les noms, le contexte quand il n’est pas important, il ne faudrait pas que ceux dont elle parle se reconnaissent.

Tout Jaddo tient déjà dans ce surnom "Juste Après Dresseuse D’Ours". C’est le dernier métier qu’elle voulait faire avant de choisir d’être médecin.

Dresseuse d’ours : même pas peur ! Il y a chez elle une grande force qui contraste avec l’image de fragilité que se donne la blogueuse à couettes. J’ai regretté que la première couverture dessinée par Boulet ne soit pas retenue car elle traduisait bien ce contraste :

Je la connais un peu pour l’avoir côtoyée sur le web social depuis quelques années et avoir eu le privilège de la rencontrer. C’est quelqu’un d’étonnant, qui associe paradoxalement les certitudes et les doutes, mélange assez peu répandu.

Jaddo est certaine de ce qu’elle accepte ou non de faire. Non, elle ne va pas envoyer à une dame qui vient d’accoucher d’un bébé mort-né un compte-rendu d’hospitalisation qui parle d’allaitement, parce que le programme qui permet de le faire n’a pas prévu de supprimer cet item. Non, elle ne va pas défiler avec d’autres étudiants pour palper la belle tumeur qu’une dame a dans le ventre.

Jaddo est ferme sur les choses qui ont de l’importance. Elle n’accepte pas l’argument d’autorité sans discuter ; elle ne se soumet que si la contrainte ne viole pas ses valeurs fondamentales. Elle analyse en permanence les choses et les gens pour les confronter à ce qu’elle a dans son coeur. Et elle fait le tri, sans pitié.

Pour autant Jaddo n’est pas une héroïne. Elle a ses faiblesses, ses doutes, ses incapacités. Elle n’essaye pas de les masquer. Elle les revendique presque, et c’est bien. Jaddo est une belle personne.

Son livre est important, car il donne la parole à ceux que l’on n’entend pas habituellement, mais qui ont tant de choses à dire. L’humanité de ses billets réchauffe le coeur. Jaddo fait du bien à ceux qui souffrent en silence de l’aliénation sociale, cette aliénation inversée qui fait voir la réalité telle qu’elle est au milieu d’un monde aveugle.

On en dit du bien partout, même chez son "ami" Cymès, c’est tout dire.


La dresseuse d’ours chez l’ours par dailyglub

Achetez le livre de Jaddo, offrez-le. Vous aurez contribué à faire changer le monde.



Tweet Suivez-moi sur Twitter








Réagir à cet article