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		<title>CMU : comment faire &#233;chouer une bonne id&#233;e.</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article125.html</link>
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		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>


		<dc:subject>Professionnels de sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pol&#233;mique</dc:subject>
		<dc:subject>Ethique m&#233;dicale</dc:subject>

		<description>La couverture maladie universelle ou CMU est une mesure g&#233;n&#233;reuse qui apporte &#224; chaque fran&#231;ais priv&#233; de ressources une couverture maladie compl&#232;te. Elle s'inscrit dans une tradition sociale qui honore la France et fait quelques jaloux &#224; l'&#233;tranger. Malheureusement, sa mise en place d&#233;sastreuse g&#233;n&#232;re de nombreux conflits qui font r&#233;guli&#232;rement la une des journaux. Chaque partie campe sur ses positions, conspuant ses adversaires. Je vais tenter d'expliquer pourquoi, dans (...)

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique31.html" rel="directory"&gt;La m&#233;decine et le social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot2.html" rel="tag"&gt;Professionnels de sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot5.html" rel="tag"&gt;Pol&#233;mique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot8.html" rel="tag"&gt;Ethique m&#233;dicale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La couverture maladie universelle ou CMU est une mesure g&#233;n&#233;reuse qui apporte &#224; chaque fran&#231;ais priv&#233; de ressources une couverture maladie compl&#232;te. Elle s'inscrit dans une tradition sociale qui honore la France et fait quelques jaloux &#224; l'&#233;tranger. Malheureusement, sa mise en place d&#233;sastreuse g&#233;n&#232;re de nombreux conflits qui font r&#233;guli&#232;rement la une des journaux. Chaque partie campe sur ses positions, conspuant ses adversaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais tenter d'expliquer pourquoi, dans l'&#233;tat actuel du syst&#232;me, ce probl&#232;me est et restera insoluble. J'avais &#233;crit en 2008 un article d&#233;crivant le &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article81.html' class='spip_out'&gt;parcours du combattant d'un b&#233;n&#233;ficiaire de la CMU&lt;/a&gt;, affrontant successivement la malhonn&#234;tet&#233; d'un m&#233;decin, la l&#226;chet&#233; de sa CPAM suivie de celle du Conseil de l'Ordre des Hauts de Seine. La situation n'a pas chang&#233; et les tartuffes sont nombreux dans cette affaire.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La CMU offre une couverture maladie et un tiers payant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les patients pr&#233;sentant une carte Vitale attestant leur droit &#224; la CMU b&#233;n&#233;ficient d'un tiers payant, c'est &#224; dire que les honoraires seront directement vers&#233;s au m&#233;decin et que les m&#233;dicaments seront rembours&#233;s au pharmacien par l'assurance maladie. Ce tiers payant est tr&#232;s pr&#233;cieux pour des personnes d&#233;sargent&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Aucun probl&#232;me pour les pharmaciens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les pharmaciens, ce syst&#232;me ne pose aucun probl&#232;me et vous n'entendrez jamais parler de refus de CMU (si elle est &#224; jour) dans une pharmacie. Et pour cause : les m&#233;dicaments rembours&#233;s sont au m&#234;me prix partout, le pharmacien ne perd pas d'argent en d&#233;livrant des m&#233;dicaments &#224; un patient CMU. Au contraire, le payeur est particuli&#232;rement fiable, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre rapide, puisque c'est l'assurance maladie. Il y a bien quelques difficult&#233;s mais elles sont anecdotiques lorsque la carte et l'ordonnance sont valides.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pour les m&#233;decins, c'est diff&#233;rent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les m&#233;decins, le probl&#232;me est tr&#232;s diff&#233;rent. Les honoraires fix&#233;s par la convention m&#233;dicale sont pr&#233;vus pour l'acte de base : une consultation sans rendez-vous, apr&#232;s un s&#233;jour plus ou moins long en salle d'attente. L'acte est souvent rapide, allant &#224; l'essentiel. La dur&#233;e moyenne de consultation en France est de l'ordre de 10 mn. Le m&#233;decin doit faire beaucoup d'actes pour gagner sa vie. Pour la chirurgie ou les accouchements, c'est encore pire : les tarifs conventionnels couvrent &#224; peine les frais du chirurgien ou de l'accoucheur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'h&#244;pital, les consultations sont pay&#233;es au tarif conventionnel par le patient (ou par la CMU), mais elles reviennent en fait beaucoup plus cher &#224; l'h&#244;pital et constituent un poste fortement d&#233;ficitaire. De m&#234;me, les dispensaires cr&#233;&#233;s par les mairies qui pensaient pouvoir les financer avec les honoraires conventionnels per&#231;us, font rapidement faillite ou doivent &#234;tre lourdement subventionn&#233;s : l'activit&#233; de soin conventionn&#233;e n'est viable que dans des conditions de productivit&#233; et d'&#233;conomies de personnels incompatibles avec un service municipal.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Il existe deux secteurs conventionnels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour compenser la faible augmentation de leurs honoraires, les m&#233;decins ont obtenu pour certains d'entre-eux le droit de fixer eux-m&#234;mes leurs honoraires. L'assurance maladie ne remboursant dans ce cas que sur la base du tarif conventionnel. On parle de m&#233;decin &quot;en secteur II&quot; (secteur conventionnel &#224; honoraires libres) par opposition au secteur I de la convention, au tarif dit &quot;opposable&quot;. Les crit&#232;res permettant ce choix ne sont pas vraiment &#233;quitables, mais c'est un autre sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces m&#233;decins en secteur II peuvent donc valoriser leur r&#233;putation (r&#233;elle ou ressentie), ou tout simplement le confort qu'ils apportent &#224; leurs patients (rendez-vous &#224; heure fixe, consultations plus longues, op&#233;rations ou accouchements dans une clinique bien &#233;quip&#233;e) en demandant des honoraires plus &#233;lev&#233;s. Pour autant, ce diff&#233;rentiel d'honoraires n'est en rien synonyme de diff&#233;rence de qualit&#233;. D'excellents m&#233;decins en secteur I prennent leur temps avec leurs patients et re&#231;oivent sur rendez-vous sans surco&#251;t. Au contraire, certains m&#233;decins demandant des honoraires &#233;lev&#233;s sont au contraire d&#233;sagr&#233;ables, press&#233;s et m&#233;diocres. Il en est en m&#233;decine comme dans d'autres domaines : prix &#233;lev&#233; n'est pas synonyme de qualit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, la m&#233;diocre revalorisation des honoraires m&#233;dicaux, compar&#233;e &#224; l'augmentation des charges, a conduit de nombreux m&#233;decins &#224; faire le choix du secteur II, introduisant une distorsion dans l'acc&#232;s aux soins, banale dans d'autres pays, mais inhabituelle en France.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les opticiens et les dentistes ont &#233;t&#233; les premiers &#224; se d&#233;connecter des tarifs conventionnels.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il se passe donc avec les m&#233;decins ce qui s'est pass&#233; avec les opticiens et les dentistes : une d&#233;connexion entre le tarif r&#233;el tenant compte de certaines r&#233;alit&#233;s, et le tarif de l'assurance maladie, de plus en plus inadapt&#233;. La majorit&#233; des fran&#231;ais ont donc souscrit une assurance compl&#233;mentaire pour &#234;tre rembours&#233; de leurs lunettes ou proth&#232;ses dentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque la CMU a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e, le probl&#232;me des opticiens et des dentistes a &#233;t&#233; trait&#233; sp&#233;cifiquement : un forfait de d&#233;passement a &#233;t&#233; accord&#233; pour les lunettes et les proth&#232;ses dentaires, afin que ces deux professions acceptent de travailler pour les CMU. Il faut dire que le remboursement d'une paire de montures par l'assurance maladie est de l'ordre d'un euro...&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le syst&#232;me est obligatoire pour les m&#233;decins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les m&#233;decins, on aurait pu imaginer un syst&#232;me fond&#233; sur le volontariat. Comme les pharmaciens, les m&#233;decins en secteurs I n'ont aucun probl&#232;me important avec les patients CMU[L'assurance maladie est tout de m&#234;me parvenue &#224; cr&#233;er des situations dans lesquelles le m&#233;decin est p&#233;nalis&#233;, notamment si le patient CMU n'a pas d&#233;clar&#233; de m&#233;decin traitant]. Ils accueillent volontiers cette client&#232;le qui ne leur cause pas de perte de revenu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains m&#233;decins en secteur II auraient pu aussi s'inscrire sur des listes de m&#233;decins volontaires, par int&#233;r&#234;t ou par solidarit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Or, et c'est de l&#224; que vient tout le probl&#232;me, il a &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233; que les patients CMU pourraient consulter sans frais le m&#233;decin de leur choix, se faire op&#233;rer par n'importe quel chirurgien, dans n'importe quelle clinique. C'est cette d&#233;cision qui a cr&#233;&#233; de vives tensions.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes proportions gard&#233;es, c'est un peu comme si l'Etat avait fourni des tickets restaurant gratuits aux b&#233;n&#233;ficiaires du RMI, en pr&#233;cisant que ces tickets permettaient d'obtenir un repas gratuit dans n'importe quel restaurant. Les restaurants &#224; prix mod&#233;r&#233; auraient appr&#233;ci&#233; cette client&#232;le solvabilis&#233;e, les restaurants chers un peu moins, d'autant que le repas doit &#234;tre le m&#234;me pour le client RMI que pour les autres clients. Encore une fois, le prix n'est pas synonyme de qualit&#233;, certains restaurants jouent la carte du prix serr&#233; et sont remarquables, d'autres &#233;talent un luxe tapageur autour d'une assiette d&#233;cevante. Chacun peut choisir son mode de travail [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='En fait, c'est inexact : seuls certaines sp&#233;cialistes et m&#233;decins (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] et c'est &#224; la client&#232;le de savoir si elle en a pour son argent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;cision arbitraire est avant tout id&#233;ologique, car un syst&#232;me fond&#233; sur le volontariat aurait &#233;t&#233; bien accept&#233;. La carte Paris-Sant&#233;, qui fonctionnait sur ce principe dans la capitale, n'a jamais pos&#233; aucun probl&#232;me. On sent dans cette d&#233;cision d'acc&#232;s &#224; tous les m&#233;decins, une volont&#233; de mettre en difficult&#233; les m&#233;decins en secteur II, de la part de gestionnaires qui n'ont jamais accept&#233; ce syst&#232;me.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me, c'est que ce sont les patients CMU sont &#233;galement l&#233;s&#233;s. Plut&#244;t que de pouvoir consulter des m&#233;decins volontaires recens&#233;s sur une liste ou un site internet, ils sont en butte &#224; la mauvaise humeur de m&#233;decins &#224; qui ce syst&#232;me a &#233;t&#233; impos&#233;. Pour certains m&#233;decins, dont l'organisation est co&#251;teuse (secr&#233;tariat, locaux on&#233;reux, temps consacr&#233; &#224; chaque patient), les soins aux patients CMU repr&#233;sentent une perte. Peu de professionnels acceptent de se voir imposer de travailler &#224; perte. Les avocats par exemple apportent l'aide judiciaire dans le cadre d'un volontariat. Les pharmaciens n'accepteraient sans doute pas facilement de vendre &#224; perte des produits de parapharmacie aux patients CMU.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les m&#233;decins ont pr&#234;t&#233; le serment d'Hippocrate&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins qui perdent de l'argent avec les patients CMU sont dans un position difficile. Ils ont pour la plupart pr&#234;t&#233; le serment d'Hippocrate dont ils connaissaient la nature d&#232;s le d&#233;but de leurs &#233;tudes. Certes, contrairement &#224; une id&#233;e r&#233;pandue, ce serment ne pr&#233;voit pas de soigner gratuitement les &quot;indigents&quot;. Seule une &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_d%27Hippocrate' class='spip_out'&gt;version r&#233;cente comporte la phrase&lt;/a&gt; &quot;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Je donnerai mes soins &#224; l'indigent et &#224; quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&quot;. N&#233;anmoins, la d&#233;ontologie, l'&#233;thique m&#233;dicale fran&#231;aise, comportent la notion de ne pas laisser un malade sans soins, quels que soient ses revenus. La mise en place de la CMU participe d'ailleurs &#224; cet esprit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#233;decins en secteur II, doivent donc, ne serait-ce que par &#233;thique personnelle, se plier &#224; cette r&#233;glementation qui diminue leurs revenus. Tenus par la loi en vigueur, ils doivent accepter de soigner les patients CMU en r&#232;gle et se faire rembourser par l'assurance maladie. Ils peuvent s'ils le d&#233;sirent, augmenter encore leurs honoraires pour compenser avec les autres patients la perte repr&#233;sent&#233;e par les CMU. Les m&#233;decins du d&#233;but de si&#232;cle ne s'y prenaient pas autrement pour financer leurs soins gratuits aux pauvres et respecter l'esprit de leur profession.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ce syst&#232;me impos&#233; n'est pas sain. D'autant que comme nous l'avons vu dans l'&lt;a href='http://www.atoute.org/n/article81.html' class='spip_out'&gt;article d&#233;j&#224; cit&#233;&lt;/a&gt;, le patient CMU est bien seul face &#224; des m&#233;decins qui ne respectent pas leur devoir moral et l&#233;gal. Nous avons donc un mauvais syst&#232;me, mal organis&#233;, mal appliqu&#233;, qui frustre aussi bien les patients que certains m&#233;decins. Il serait bien pr&#233;f&#233;rable de fonder les soins aux patients CMU sur le volontariat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les zones o&#249; le volontariat ne serait pas suffisant pour assurer une offre de soins dans toutes les sp&#233;cialit&#233;s, les pouvoirs publics pourraient susciter cette offre par des aides ou exemptions de charges, comme ils le font dans d'autres domaines &#233;conomiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'obligation n'est pas tenable. La m&#233;decine ne peut &#234;tre exerc&#233;e correctement sous la contrainte. C'est &#224; tout coup le patient qui trinque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son organisation actuelle, le syst&#232;me de soin des patients CMU n'a pas fini de provoquer des tensions.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] En fait, c'est inexact : seuls certaines sp&#233;cialistes et m&#233;decins hospitaliers peuvent d&#233;sormais choisir le secteur conventionnel &#224; honoraires libres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>90% des arr&#234;ts de travail sont justifi&#233;s</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article124.html</link>
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		<dc:date>2009-06-10T07:29:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le chiffre est tomb&#233; le 9 juin 2009 : &#224; partir d'une enqu&#234;te portant sur plus d'un million de contr&#244;les, l'assurance maladie confirme que 90% des arr&#234;ts maladie r&#233;dig&#233;s par les m&#233;decins sont justifi&#233;s.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique31.html" rel="directory"&gt;La m&#233;decine et le social&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le chiffre est tomb&#233; le 9 juin 2009 : &#224; partir d'une enqu&#234;te portant sur plus d'un million de contr&#244;les, l'assurance maladie confirme que &lt;strong&gt;90% des arr&#234;ts maladie r&#233;dig&#233;s par les m&#233;decins sont justifi&#233;s&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour une notion aussi subjective que la capacit&#233; au travail d'un salari&#233;, un aussi bon r&#233;sultat a de quoi surprendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, quelle entreprise peut s'enorgueillir de tels chiffres ? Qui peut pr&#233;tendre atteindre 90% de r&#233;unions justifi&#233;es, 90% de d&#233;penses de consultants, de d&#233;marche qualit&#233;, d'achat de mat&#233;riel qui soient non contestables ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_172 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L468xH318/repos-15695.jpg' width='468' height='318' alt=&quot;&quot; style='height:318px;width:468px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que l'arr&#234;t maladie du m&#233;decin est l'un des derniers remparts contre la souffrance sociale, li&#233;e &#224; des conditions de travail de plus en plus tendues, comment expliquer un aussi bon r&#233;sultat ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re raison tient sans doute &#224; la crise et &#224; l'angoisse qu'elle g&#233;n&#232;re chez les salari&#233;s. Il devient de plus en plus difficile de convaincre les employ&#233;s et cadres malades de s'arr&#234;ter. La crainte pour leur emploi les conduit &#224; ne pas suivre nos recommandations et prescriptions de repos. Pourtant, dans de nombreuses affections, comme la grippe, le repos au lit est l'&#233;l&#233;ment principal du traitement, et non les inutiles antibiotiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Heureusement, il reste des secteurs &#233;pargn&#233;s par ce dangereux ph&#233;nom&#232;ne. La fonction publique par exemple, g&#233;n&#232;re son lot de souffrance du fait de ses maigres salaires et de sa d&#233;sorganisation croissante, assure une s&#233;curit&#233; d'emploi. Cette s&#233;curit&#233; permet au salari&#233; malade de suivre sans crainte la dur&#233;e de repos prescrite et d'accepter sans difficult&#233;s, voire avec enthousiasme, une prolongation si elle est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'autre raison me para&#238;t li&#233;e &#224; la subjectivit&#233; du contr&#244;le effectu&#233; par les agents de l'assurance-maladie. Chacun dispose de son &#233;chelle de valeur et la dur&#233;e optimale d'un repos n'est pas appr&#233;ci&#233;e par tous de la m&#234;me fa&#231;on.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Or, le personnel de l'assurance maladie tient depuis toujours une place de choix au palmar&#232;s de l'absent&#233;isme&lt;/strong&gt;. Le document que La Tribune s'est procur&#233; comporte peut &#234;tre des analyses sectorielles r&#233;centes, mais pour l'instant, les &lt;a href='http://www.lexpress.fr/informations/les-oscars-de-la-gabegie_599446.html' class='spip_out'&gt;sources&lt;/a&gt; disponibles confirment une &lt;a href='http://www.ucanss.fr/corpsdemission/Rapports/07_rapport...htm/07_01_rapport_Presenteisme_personnels_organismes_RAPPORT.pdf' class='spip_out'&gt;premi&#232;re place incontest&#233;e&lt;/a&gt;. L'absent&#233;isme du personnel des CPAM corse d&#233;passe 11%. A titre de comparaison, il &#233;tait de 3% au Cr&#233;dit Lyonnais &#224; la m&#234;me &#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce dernier &#233;l&#233;ment est sans doute le principal biais qui explique ce trop bon r&#233;sultat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le vrai chiffre est probablement plus bas. Entre le patient qui trompe son m&#233;decin (il est facile de simuler une gastro-ent&#233;rite), le m&#233;decin trop compassionnel, et bien s&#251;r le pourcentage tr&#232;s faible mais incompressible de m&#233;decins malhonn&#234;tes, il n'y a mon avis pas plus de 80% d'arr&#234;ts maladies parfaitement justifi&#233;s sur des crit&#232;res stricts (qui d'ailleurs n'existent pas).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est dommage qu'un tel biais vienne fausser une statistique aussi importante. Seul &#233;l&#233;ment positif, ces 90% devraient permettre &#224; la profession de discuter la t&#234;te haute avec une tutelle capable de br&#251;ler des centaines de millions d'euros dans des projets insens&#233;s comme le dossier m&#233;dical personnel. Rappelons &#233;galement que l'absent&#233;isme pour maladie des m&#233;decins est quasi nul, comme celui des ind&#233;pendants non indemnis&#233;s en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fiabilit&#233; des sources d'informations m&#233;dicales</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article123.html</link>
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		<dc:date>2009-05-25T07:46:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>


		<dc:subject>FMC</dc:subject>
		<dc:subject>Professionnels de sant&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cet article d&#233;crit deux enqu&#234;tes r&#233;alis&#233;es en 2009, chacune aupr&#232;s d'une centaine de m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes francophones fr&#233;quentant des listes de discussions professionnelles. Ces m&#233;decins &#233;taient interrog&#233;s sur la fiabilit&#233; de diff&#233;rentes sources d'informations m&#233;dicales professionnelles.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique4.html" rel="directory"&gt;Enseignement et formation m&#233;dicale continue (FMC)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot1.html" rel="tag"&gt;FMC&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot2.html" rel="tag"&gt;Professionnels de sant&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cet article d&#233;crit deux enqu&#234;tes r&#233;alis&#233;es en 2009, chacune aupr&#232;s d'une centaine de m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes francophones fr&#233;quentant des listes de discussions professionnelles. Ces m&#233;decins &#233;taient interrog&#233;s sur la fiabilit&#233; de diff&#233;rentes sources d'informations m&#233;dicales professionnelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelles sont les sources d'information m&#233;dicale francophones jug&#233;es fiables par les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes ? La seule source disponible et r&#233;cente pour r&#233;pondre &#224; cette question est un &lt;a href='http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000703/0000.pdf' class='spip_out'&gt;rapport de l'IGAS publi&#233; en 2007&lt;/a&gt;. Celui-ci r&#233;alise un &#233;tat des lieux assez complet sur l'information pharmacologique &#224; destination du g&#233;n&#233;raliste et cite de nombreuses sources dont certaines ne sont pas publiques. Nous avons pu obtenir de la Haute Autorit&#233; de Sant&#233; (HAS) le rapport complet de l'enqu&#234;te IPSOS qui constitue une pi&#232;ce ma&#238;tresse du rapport de l'IGAS. Les donn&#233;es de cette enqu&#234;te sont reprise dans la discussion de nos r&#233;sultats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons r&#233;alis&#233; deux enqu&#234;tes quantitatives fond&#233;es sur le m&#234;me questionnaire aupr&#232;s de 200 m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes fr&#233;quentant des listes de discussions, c'est &#224; dire des groupes o&#249; les &#233;changes se font par courriel.&lt;br&gt;
Nous avons demand&#233; &#224; nos abonn&#233;s d'&#233;valuer leur ressenti sur la fiabilit&#233; de diff&#233;rents supports d'informations professionnelles francophones.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Description&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins qui fr&#233;quentent les espaces de discussion sur internet sont peu nombreux. Personne n'a jamais quantifi&#233; exactement leur nombre en France, mais dans notre exp&#233;rience il s'agit d'une minorit&#233;. Sur les 50000 m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes fran&#231;ais, seuls quelques centaines sont abonn&#233;s une liste de discussion centr&#233;e sur leur m&#233;tier. Il est frappant de constater que l'on retrouve toujours les m&#234;mes m&#233;decins sur les espaces d&#233;di&#233;s &#224; l'exercice lui-m&#234;me, &#224; l'action syndicale ou encore &#224; l'informatique professionnelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette constatation ne pr&#233;sume en rien de l'usage plus g&#233;n&#233;ral d'internet par les m&#233;decins. Nous parlons ici de listes d'&#233;changes entre pairs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats de nos enqu&#234;tes ne pr&#233;tendent donc pas &#234;tre g&#233;n&#233;ralisables &#224; l'ensemble de la profession. Ils d&#233;crivent la fiabilit&#233; ressentie de l'information professionnelle par les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes abonn&#233;s aux listes de discussions &lt;a href='http://sympa.medicalistes.org/wws/info/mglist' class='spip_out'&gt;mglist&lt;/a&gt; et &lt;a href='http://fr.groups.yahoo.com/group/mgclinique/' class='spip_out'&gt;mgclinique&lt;/a&gt; dont les caract&#233;ristiques sont d&#233;taill&#233;es plus loin. Pour autant, ils ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme n&#233;gligeables. Les m&#233;decins qui acceptent de r&#233;pondre aux enqu&#234;tes t&#233;l&#233;phoniques des grands instituts de sondage pendant leur travail ont eux aussi un profil particulier...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question pos&#233;e &#233;tait la m&#234;me sur les deux listes : &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Parmi ces sources d'information, lesquelles vous paraissent-elles les plus fiables ?&lt;/strong&gt; (plusieurs choix &#233;taient possibles).&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Les options propos&#233;es &#233;taient les suivantes :&lt;br&gt;
1) Expert pendant une FMC financ&#233;e par un laboratoire pharmaceutique.&lt;br&gt;
2) Expert intervenant pendant un congr&#232;s.&lt;br&gt;
3) Recommandation de la Haute Autorit&#233; de Sant&#233;&lt;br&gt;
4) Expert s'exprimant dans la presse m&#233;dicale tablo&#239;d. &lt;br&gt;
5) Expert s'exprimant dans une revue avec publicit&#233;s.&lt;br&gt;
6) Article dans la Revue Prescrire &lt;br&gt;
7) Opinion majoritaire &#233;mise sur la liste de discussion&lt;br&gt;
8) Opinion pond&#233;r&#233;e sur la liste de discussion&lt;br&gt;
9) Autre&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;Pr&#233;cisions&lt;/b&gt; &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;b&gt;FMC&lt;/b&gt; : Formation M&#233;dicale Continue, s&#233;ance de mise &#224; niveau des connaissances pour m&#233;decins en exercice. La FMC est en France essentiellement financ&#233;e par l'industrie pharmaceutique et par l'assurance maladie. Notre question portait exclusivement sur la FMC financ&#233;e par l'industrie pharmaceutique, assez homog&#232;ne dans la qualit&#233; de son contenu. Apr&#232;s la publication du premier jet de ce Knol, il nous a &#233;t&#233; reproch&#233; de ne pas avoir inclus comme item la FMC financ&#233;e par l'assurance maladie ou par les m&#233;decins eux-m&#234;mes.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;b&gt;Presse m&#233;dicale tablo&#239;d&lt;/b&gt; : journaux d'informations g&#233;n&#233;rales, denses en publicit&#233;s pharmaceutiques et le plus souvent imprim&#233;s en grand format. Les exemples donn&#233;s aux sond&#233;s &#233;taient : &lt;i&gt;Le Quotidien du M&#233;decin, Impact M&#233;decin &lt;/i&gt;et&lt;i&gt; Le G&#233;n&#233;raliste.&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;b&gt;Revue avec publicit&#233;&lt;/b&gt; : revue de formation professionnelle comportant des pages publicitaires. Les exemples cit&#233;s &#233;taient : &lt;i&gt;La Revue du Praticien &lt;/i&gt;et&lt;i&gt; Le Concours M&#233;dical&lt;/i&gt;.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;b&gt;Revue &lt;i&gt;Prescrire&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; : revue m&#233;dicale d&#233;pourvue de publicit&#233;, financ&#233;e par ses seuls abonn&#233;s.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; &lt;b&gt;Opinion pond&#233;r&#233;e sur la liste&lt;/b&gt; : il &#233;tait pr&#233;cis&#233; &quot;Pond&#233;r&#233;e par votre opinion sur les auteurs de l'information&quot;.
&lt;br&gt;
L'id&#233;e de ce sondage est n&#233;e lors d'une discussion et d'un premier sondage &#233;voquant ce probl&#232;me de fiabilit&#233; sur une autre liste (de gyn&#233;cologues). Parmi les items propos&#233;s et choisis majoritairement figurait &lt;i&gt;&quot;Opinion majoritaire sur la liste&quot;&lt;/i&gt;, mais la dizaine de m&#233;decins qui avaient r&#233;pondu ont spontan&#233;ment &#233;mis la notion de pond&#233;ration : il ne s'agissait pas d'un majorit&#233; simple, mais d'une prise en compte globale du nombre d'avis et du &quot;poids&quot; de chaque intervenant, en fonction de son &quot;image&quot; personnelle.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
La source d'information Internet a &#233;t&#233; exclue. Du fait de la nature de l'&#233;chantillon, le vote aurait &#233;t&#233; ininterpr&#233;table car tr&#232;s biais&#233;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;sultats&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La participation &#224; l'enqu&#234;te a &#233;t&#233; respectivement de :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 57 votants sur 190 inscrits pour la liste mglist (30% de participation)
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 52 votants sur 125 incrits pour la liste mgclinique (41% de participation)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;sultats sont assez concordants bien que ces enqu&#234;tes aient &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es ind&#233;pendamment &#224; un mois d'intervalle. Ils sont exprim&#233;s en pourcentage par rapport au total des r&#233;pondants. Rappelons que chaque sond&#233; pouvait choisir autant d'items qu'il le souhaitait.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;img src=&quot;http://knol.google.com/k/-/-/3cicv6vyqos68/3yilg5/sondageresultatpourcent.jpg&quot; border=&quot;0&quot; width='500' height='554' style='height:554px;width:500px;' &gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La liste &lt;b&gt;Mglist&lt;/b&gt; est une pionni&#232;re du genre et totalise 190 inscrits depuis sa cr&#233;ation en 2000. Elle ne repr&#233;sente aucune &lt;i&gt;chapelle&lt;/i&gt; particuli&#232;re. Elle est francophone et internationale avec une pr&#233;sence significative de m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes exer&#231;ant en Afrique du nord francophone. Les sujets abord&#233;s sont vari&#233;s et peuvent d&#233;border le domaine m&#233;dical, g&#233;n&#233;rant un flux de messages important : entre 500 et 1000 contributions par mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La liste &lt;b&gt;Mgclinique&lt;/b&gt; est plus r&#233;cente. Cr&#233;&#233;e en 2006, son objet est centr&#233; sur les pathologies et leur prise en charge. Ses 125 inscrits postent entre 100 et 300 contributions par mois. Elle est essentiellement fran&#231;aise et s'est constitu&#233;e par essaimage d'autres listes puis par adh&#233;sions spontan&#233;es. Il est &#233;galement impossible de lui attribuer une orientation syndicale ou un courant de pens&#233;e particulier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces deux listes ont quelques abonn&#233;s communs mais sont clairement distinctes par leur ton, l'aire g&#233;ographique de leurs membres et le sujet de leurs &#233;changes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Discussion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre enqu&#234;te&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces r&#233;sultats permettent d'obtenir un estimation sommaire, mais concordante, de la fiabilit&#233; ressentie des principaux supports d'information m&#233;dicale professionnelle par les m&#233;decins abonn&#233;es &#224; des listes de discussions, hors internet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seule divergence notable concerne la cr&#233;dibilit&#233; des experts s'exprimant en congr&#232;s. Une explication possible pourrait &#234;tre la plus grande rigueur des congr&#232;s internationaux, peut-&#234;tre plus fr&#233;quent&#233;s par les membres de mglist.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La presse tablo&#239;d paye sans doute ses liens &#233;troits et souvent peu transparents avec l'industrie pharmaceutique. Aucun des membres de mgclinique ne l'a retenue comme source d'information m&#233;dicale fiable. La presse professionnelle traditionnelle n'est gu&#232;re mieux lotie, alors que la &lt;a href='http://www.prescrire.org/' class='spip_out'&gt;Revue Prescrire&lt;/a&gt;, financ&#233;e par ses seuls abonnements, obtient un score remarquable mais finalement peu surprenant.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le score de la &lt;a href=&quot;http://www.has-sante.fr/&quot;&gt;HAS&lt;/a&gt; est modeste : &#224; peine plus de la moiti&#233; des abonn&#233;s consid&#232;rent que ses publications constituent une information fiable. Ce score surprenant est peut-&#234;tre &#224; rapprocher des &lt;a href='http://www.formindep.org/Des-recommandations' class='spip_out'&gt;conflits d'int&#233;r&#234;ts de certains de ses membres et experts&lt;/a&gt;, conflits de plus en plus m&#233;diatis&#233;s.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La confiance accord&#233;e aux pairs est &#233;lev&#233;e, avec cette r&#233;serve de la pond&#233;ration qui rev&#234;t manifestement une grande importance. Il s'agit l&#224; d'une reconnaissance de l'intelligence collective du groupe, ph&#233;nom&#232;ne nouveau par son ampleur et v&#233;ritable pilier de ce que nous appelons la &lt;a href='http://knol.google.com/k/dominique-dupagne/mdecine-20/3cicv6vyqos68/15#' class='spip_out'&gt;m&#233;decine 2.0&lt;/a&gt;. Il ne s'agit clairement pas de l'avis du plus grand nombre, mais d'une agr&#233;gation dynamique de l'expertise du groupe.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Les experts dominant la pyramide du savoir sont d&#233;tr&#244;n&#233;s par des r&#233;seaux &quot;pairs &#224; pairs&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH448/hierarchique7e72-209a7.jpg&quot; border=&quot;0&quot; width='500' height='448' style='height:448px;width:500px;' /&gt;
&lt;br&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH447/pair-a-pair6b9b4-ae22a.jpg&quot; border=&quot;0&quot; width='500' height='447' style='height:447px;width:500px;' /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La rubrique &quot;Autre&quot; a essentiellement &#233;t&#233; document&#233;e par des commentaires cit&#233;s dans les annexes. Les m&#233;decins interrog&#233;s ont voulu signifier que des sources d'informations fiables n'avaient pas &#233;t&#233; propos&#233;es au choix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le sondage IPSOS IGAS-HAS de 2007&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sondage comportait deux importants volets &lt;b&gt;qualitatifs&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;quantitatifs&lt;/b&gt; centr&#233;s sur l'information sur le m&#233;dicament. Or il s'agit justement du domaine o&#249; la fiabilit&#233; ressentie peut &#234;tre fauss&#233;e par des influences commerciales visibles ou suspect&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; notre connaissance le travail de qualit&#233; le plus r&#233;cent sur le sujet. Il s'int&#233;resse aux seuls g&#233;n&#233;ralistes et dresse un panorama assez large des principales sources d'information ; Nous remercions la HAS d'avoir accept&#233; de nous le communiquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme c'est souvent le cas dans ce genre d'&#233;tude, les volets qualitatifs et quantitatifs se sont succ&#233;d&#233;s &#224; quelques jours d'intervalle et ont donc probablement &#233;t&#233; con&#231;us en m&#234;me temps. &lt;b&gt;Cela permet de confirmer un donn&#233;e fondamentale de notre enqu&#234;te : la place des pairs en tant que vecteurs d'information&lt;/b&gt;. En effet, ceux-ci sont absents des choix propos&#233;s dans l'&#233;tude quantitative mais ressortent spontan&#233;ment dans l'&#233;tude qualitative :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://knol.google.com/k/-/-/3cicv6vyqos68/3yilg5/image-8.png&quot; border=&quot;0&quot; width='500' height='379' style='height:379px;width:500px;' &gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce &lt;b&gt;&lt;i&gt;Bouche &#224; oreille&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, facilit&#233; par les &#233;changes &#233;lectroniques et par les rencontres physiques lors des s&#233;ances de FMC, est plac&#233; dans la partie haute de l'&#233;chelle de confiance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet &#233;chantillon repr&#233;sentatif des m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes fran&#231;ais, nous trouvons &#233;galement un indice de confiance important pour les &lt;b&gt;institutions&lt;/b&gt; (HAS et AFSSAPS) et pour la revue Prescrire. La pr&#233;sence de la presse m&#233;dicale est tr&#232;s &#233;tal&#233;e sur l'&#233;chelle de confiance, traduction de son h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La place de la &lt;b&gt;FMC&lt;/b&gt;, ici &#233;lev&#233;e en terme de confiance contrairement &#224; notre enqu&#234;te, peut s'expliquer par l'absence de diff&#233;renciation dans l'enqu&#234;te IPSOS, entre la FMC industrielle et la FMC conventionnelle ou confraternelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'enqu&#234;te qualitative, la totalit&#233; des 46 m&#233;decins connaissaient la &lt;b&gt;revue Prescrire&lt;/b&gt; et une part importante des discussions lui a &#233;t&#233; consacr&#233;e. On retrouve le m&#233;lange habituel de confiance li&#233;e &#224; son ind&#233;pendance et d'irritation face &#224; ses prises de position tr&#232;s tranch&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Le volet quantitatif de l'enqu&#234;te IPSOS est plus difficile &#224; interpr&#233;ter et &#224; comparer &#224; nos r&#233;sultats&lt;/b&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, les 600 m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes interrog&#233;s ont surtout &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; se prononcer sur l'&lt;b&gt;importance&lt;/b&gt; des sources d'informations. Ce mot nous para&#238;t mal choisi car il est ambigu. Une source peut &#234;tre importante et peu cr&#233;dible comme les sond&#233;s le confirment pour la visite m&#233;dicale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seule question concernant la &lt;b&gt;fiabilit&#233;&lt;/b&gt; est celle qui interroge les sond&#233;s dans la &lt;b&gt;confiance&lt;/b&gt; port&#233;e &#224; divers canaux (dont le &lt;i&gt;bouche &#224; oreille&lt;/i&gt; est exclu puisque sans doute sous-estim&#233; par les initiateurs de l'&#233;tude). Malheureusement, une seule r&#233;ponse &#233;tait possible, ce qui amplifie sans doute les diff&#233;rences. Il est tout de m&#234;me frappant de voir que les scores cumul&#233;s de la HAS et de l'AFSSAPS ne repr&#233;sentent que 61% des choix exprim&#233;s. Ce chiffre est peu diff&#233;rent du n&#244;tre. L'autre aspect int&#233;ressant est la derni&#232;re place des deux structures ayant le plus de conflits d'int&#233;r&#234;ts avec l'information sur le m&#233;dicament : l'industrie pharmaceutique et l'assurance maladie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://knol.google.com/k/-/-/3cicv6vyqos68/3yilg5/image-11.png&quot; border=&quot;0&quot; width='500' height='378' style='height:378px;width:500px;' &gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notez que dans cette &#233;tude quantitative, la &lt;b&gt;FMC&lt;/b&gt; est propos&#233;e en tant qu'institution &#233;mettrice d'information, et non en tant que module (soir&#233;e, week-end) de formation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;sum&#233; : cette vaste &#233;tude, dans sa phase qualitative, confirme l'importance des pairs et du bouche &#224; oreille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Ces r&#233;sultats m&#233;riteraient d'&#234;tre affin&#233;s par des &#233;tudes compl&#233;mentaires au sein d'autres &#233;chantillons de praticiens, prenant plus sp&#233;cifiquement en compte l'approche pairjective (pair-&#224;-pair).&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Annexe et verbatim&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nos enqu&#234;tes ont &#233;t&#233; conduites de deux fa&#231;ons diff&#233;rentes :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sur mglist, elles ont utilis&#233; un outil g&#233;n&#233;rant un email d'invitation personnelle au vote, ayant suscit&#233; en r&#233;ponse des commentaires annex&#233;s ci-dessous (explications sur le choix &quot;Autres&quot; essentiellement).&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sur mgclinique, il s'agissait d'un outil en ligne plus fruste, v&#233;rifiant qu'une adresse ip donn&#233;e ne pouvait voter qu'une fois. Ce syst&#232;me a g&#233;n&#233;r&#233; peu de commentaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Verbatim mglist&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;Plusieurs sources citant des r&#233;f&#233;rences d'&#233;tudes de grade A ou B et s'accordant entre elles&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; Expert dans une FMC ou s&#233;minaire financ&#233;e par les organismes ind&#233;pendants de m&#233;decins ( ex MGForm etc... ) Expert dans les EPU locales&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; recherche personnelle tout azimut.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; M&#234;me si l'HAS donne parfois des recos discutables, cele reste quand m&#234;me une r&#233;f&#233;rence. Par ailleurs les avis pond&#233;r&#233;s sur Mglist restent une source non n&#233;gligeable d'infos pr&#233;&quot;tri&#233;es&quot;&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; LECTURE directe &#224; la source des articles du BMJ et NEJM&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; Et bien sur Articles d'Esculape toujours &quot;sourc&#233;s&quot;&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; fmc action ou autre fmc independante&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; une formation assur&#233;e par les g&#233;n&#233;ralistes eux m&#234;me serait souhaitable(genre groupe de pairs)&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; je pense que les propositions du sondage (revue avec pub.. ;etc) sont trop &quot;t&#233;l&#233;phon&#233;es&quot; pour &#234;tre significatif. J'ai mis 3 r&#233;ponses, j'aurais pu aller jusqu'&#224; 5. (comment savoir si un expert intervenant pendant un congr&#232;s est objectif par rapport &#224; &quot;la pub&quot; ?)&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; le seul regret que j'ai : certains confr&#232;res expriment des commentaires et ont des opinions qui n'ont rien &#224; voir avec la la m&#233;decine , qu'il faut subir&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; article dans revue internationale avec haut impact factor &#224; condition que l'article ne soit pas &quot;subventionn&#233;&quot; par un labo&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; Chacun puise ses informations l&#224; o&#249; il veut, mais, le fait de les confronter sur Mglist (ou autres listes de discussions :))est tr&#232;s enrichissant puisque cela permet de se remettre en question.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; &#233;changes entre confr&#232;res dans le cadre de groupes de pairs ou groupes interaction. Recherche sur internet dans sites valid&#233;s, universitaires, medline...&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; toute source d'information doit &#234;tre regard&#233;e attentivement ; toutefois, il y a des connaissances fondamentales indiscutables / rappelons que la m&#233;decine est un art ...&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; Dans le domaine m&#233;dical, pour juger de la fiabilit&#233; d'une source d'information il n'existe que des r&#233;flexes, des comp&#233;tences, une culture sp&#233;cifique dans le questionnement de la source : la conna&#238;tre et la v&#233;rifier, savoir la recouper, v&#233;rifier les hypoth&#232;ses &#233;nonc&#233;es. Ainsi tous les choix propos&#233;s ci-dessus ont leur talon d'Achille notamment par le fait que l'information est &#171; impos&#233;e &#187; (des experts en toutes situations &#224; un article de la Revue Prescrire en passant par les recommandations de la HAS) alors que la m&#234;me information peut souvent &#234;tre d&#233;battue, avec plus ou moins d'argumentation, sur la liste MgList. Si je n'ai pas coch&#233; directement les 2 propositions MgList c'est parce que justement il n'y a pas assez de questionnement sur l'information m&#233;dicale qui nous est propos&#233;e. Ainsi j'ai fait un post qui n'a suscit&#233; aucune r&#233;action des colistiers sur l'&#233;cart d'appr&#233;ciation entre une publication laudative de Paris-Match d'une nouvelle mol&#233;cule anti-parkinsonienne avec une AMM &#224; venir pour d&#233;but 2009 et des r&#233;alit&#233;s moins enthousiastes publi&#233;es dans des revues index&#233;es. Certes le malade avec un parkinson ne fait pas l'essentiel d'une patient&#232;le de MG.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; les biais attenants au parti pris des labo et des financements des &#233;tudes doivent amener &#224; un pond&#233;r&#233; des coll&#233;ges m&#233;dicaux ind&#233;pendants. les recommandations HAS ont une connotation &#233;conomique et politique manifeste ; donc une objectivit&#233; relative (bien que fond&#233;e sur la situation &#233;conomique &quot;r&#233;elle&quot;)&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; A quoi sert ce sondage ? Merci&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; 1. Lectures diverses et multiples d'articles m&#233;dicaux et hors champ m&#233;dical, d'archives et recoupement des infos. 2. Lecture attentive des infos juridiques sur les plaintes et les jugements concernant soignants et leur pratique.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; les sources d'information les plus courantes sont le plus souvent biais&#233;es (labos...) les sources hospitalieres ne valent pas plus cher le plus souvent . la discussion entre pairs est surement passionnante , mais encore faut-il se plier uax groupes de pairs .&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; Hors de PRESCRIRE, point de salut !&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;br&gt;
Verbatim mgclinique&lt;/b&gt; (un seul commentaire)&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;Autre source le Martindale enfin en ce qui concerne les m&#233;dicaments.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; Dommage que cette source (tr&#232;s souvent cit&#233;e dans Prescrire d'ailleurs) qui est certainement la meilleure sur le m&#233;dicament soit tronqu&#233;e dans les articles de Prescrire. &lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; AMHA, il est absurde de penser qu'il n'existe qu'une source fiable, m&#234;me si je pense que le Martindale est la source la plus fiable et de loin. &lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt;
&lt;span style=&quot;font-family: georgia,serif;&quot;&gt; Parfois, j'ai appris des d&#233;tails sur l'usage des m&#233;dicaments par des experts &quot;exp&#233;rimentateurs&quot; en particulier, informations parfois fort utiles qui ne seront jamais publi&#233;es (pour des raison que j'ignore).&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Remerciements &#224; Cyril Qu&#233;meras et Hugues Raybaud, respectivement gestionnaire et cr&#233;ateur de mglist&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;pistages : alertes et fausses alertes</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article122.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.atoute.org/n/article122.html</guid>
		<dc:date>2009-05-04T10:15:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne-Marie B&#233;rard</dc:creator>


		<dc:subject>cancer</dc:subject>
		<dc:subject>Risque et d&#233;pistage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les Allemands se soumettent par millions tous les ans &#224; une coloscopie, &#224; un d&#233;pistage du cancer de la peau ou &#224; une mammographie, afin d'&#233;chapper aux tumeurs malignes. L'utilit&#233; de tels examens est pourtant contest&#233;e et de nombreux m&#233;decins n'ont que des connaissances limit&#233;es dans ce domaine.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique8.html" rel="directory"&gt;D&#233;sinformation &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot11.html" rel="tag"&gt;cancer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot14.html" rel="tag"&gt;Risque et d&#233;pistage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Allemands se soumettent par millions tous les ans &#224; une coloscopie, &#224; un d&#233;pistage du cancer de la peau ou &#224; une mammographie, afin d'&#233;chapper aux tumeurs malignes. L'utilit&#233; de tels examens est pourtant contest&#233;e et de nombreux m&#233;decins n'ont que des connaissances limit&#233;es dans ce domaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Source du r&#233;sum&#233; Der Spiegel du 20 avril 2009. Titre original &lt;a href='http://wissen.spiegel.de/wissen/dokument/51/19/dokument.html?titel=Alarm+und+Fehlalarm&amp;id=65089115&amp;top=SPIEGEL&amp;suchbegriff=markus+grill&amp;quellen=&amp;qcrubrik=artikel' class='spip_out'&gt;Alarm und Fehlalarm&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;pistages concernent des individus en bonne sant&#233; n'ayant aucun sympt&#244;me particulier ni aucune souffrance qui veulent savoir s'ils ne risquent pas de d&#233;velopper une maladie grave.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le nombre de participants aux programmes de d&#233;pistages financ&#233;s par les caisses d'assurances obligatoires (allemandes) augmente d'ann&#233;e en ann&#233;e. Il est g&#233;n&#233;ralement admis que ce genre d'examen permet de combattre la maladie avant son apparition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_171 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:369px;' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L369xH296/Image_10-50c9d.png' width='369' height='296' alt=&quot;&quot; style='height:296px;width:369px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les cabinets de radiologie re&#231;oivent les citadines, alors que des &quot;Mammobil&quot; se rendent &#224; domicile dans les campagnes. 54 de telles unit&#233;s mobiles sillonnent actuellement l'Allemagne, l'une d'elle appartient &#224; un groupement de radiologues. Co&#251;t de l'investissement : 400 000 euros, dont 200 000 pour l'appareil de radiographie. Si chaque jour ouvrable (250 jours par an) 80 femmes se font examiner au tarif de 57 euros rembours&#233; par les caisses, l'&#233;quipement sp&#233;cialis&#233; g&#233;n&#232;re un chiffre d'affaires de 1,1 millions d'euros par an. L'int&#233;r&#234;t &#233;conomique est &#233;vident &#8211; pour les radiologues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais l'int&#233;r&#234;t pour la sant&#233; publique est-il &#233;quivalent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis l'instauration des d&#233;pistages g&#233;n&#233;ralis&#233;s, 2,7 millions de femmes &#226;g&#233;es de 50 &#224; 69 ans y ont &#233;t&#233; invit&#233;es, et plus de la moiti&#233; y a particip&#233;. C'est devenu l'un des diagnostiques pr&#233;coces les plus souvent pratiqu&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Encore plus fr&#233;quents sont les d&#233;pistages du cancer colorectal par Hemoccult (3,1 millions d'hommes et de femmes &#226;g&#233;s de plus de 50 ans), le check-up g&#233;n&#233;ral (8,5 millions d'hommes et de femmes de plus de 35 ans), ainsi que le d&#233;pistage du cancer du col de l'ut&#233;rus (14 millions de femmes d&#232;s 20 ans).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;pistage g&#233;n&#233;ralis&#233; s'est mu&#233; en cause nationale : des panneaux publicitaires, des spots TV mettant en sc&#232;ne des vedettes ont appel&#233; la population &#224; passer une coloscopie au mois de mars, d&#233;clar&#233; &#171; mois du cancer des intestins &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres c&#233;l&#233;brit&#233;s et des acteurs politiques, mais aussi des lobbyistes, les repr&#233;sentants des caisses maladie s'engagent avec conviction dans la promotion de la vaccination contre le cancer du col de l'ut&#233;rus, des stars du football et de la t&#233;l&#233; font de la propagande pour les tests PSA. Rien ne semble davantage urgent dans une soci&#233;t&#233; vieillissante que de d&#233;tecter des maladies &#224; un stade pr&#233;coce. M&#234;me le corps m&#233;dical est persuad&#233; d'agir pour la bonne cause.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le minist&#232;re allemand de la Sant&#233; a ouvert un site de pr&#233;vention, &lt;a href='http://www.die-praevention.de/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.die-praevention.de&lt;/a&gt;, sur lequel des personnalit&#233;s du monde du spectacle et de la politique d&#233;clarent qu'un diagnostic pr&#233;coce peut parfois &#233;viter le d&#233;veloppement de maladies. La ministre dit &#224; la presse : &#171; Celui qui veut s'assurer une bonne sant&#233; va consulter r&#233;guli&#232;rement son m&#233;decin avant l'apparition de troubles. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Commission Europ&#233;enne n'est pas en reste pour louer les avantages immenses des programmes pr&#233;ventifs, repris en ch&#339;ur par des mutuelles, dont certaines ont compris l'int&#233;r&#234;t marketing en s'appelant d&#233;sormais &#171; Caisse pr&#233;ventive &#187;, d'autres offrent des &#171; All-inclusive-Service &#187; : vendant ainsi surtout une bonne conscience , l'assurance d'avoir tout fait pour pr&#233;server sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2005, les caisses d'assurance maladie ont d&#233;pens&#233; pour les d&#233;pistages 891 millions d'euros, en 2008, cela leur a co&#251;t&#233; 1,21 milliards d'euros. Aucun autre poste de l'ensemble des d&#233;penses maladies, ni m&#234;me celui des m&#233;dicaments, ne conna&#238;t une progression aussi spectaculaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, quantit&#233;s de questions restent ouvertes. N'y a-t-il que des avantages &#224; d&#233;tecter des cancers le plus t&#244;t possible ? Quels en sont les d'inconv&#233;nients ? Combien de personnes profitent vraiment les d&#233;tections pr&#233;coces ? Combien &#233;chappent aux cancers gr&#226;ce &#224; ces programmes ? Le d&#233;bat public n'aborde que tr&#232;s rarement ces questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, la communaut&#233; scientifique commence &#224; douter et s'interroge non pas sur la balance co&#251;t &#8211; efficacit&#233; du d&#233;pistage, mais sur son int&#233;r&#234;t pour le patient et ses &#233;ventuels effets secondaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'av&#232;re qu'apr&#232;s avoir analys&#233; les r&#233;sultats d'&#233;tudes r&#233;alis&#233;es avec des centaines de milliers de personnes dans le monde, beaucoup moins de vies qu'esp&#233;r&#233; ont &#233;t&#233; sauv&#233;es gr&#226;ce aux d&#233;pistages. Telle est &#233;galement la conclusion de Peter Sawicki, Directeur de &#171; l'Institut qualit&#233; et rentabilit&#233; du syst&#232;me de sant&#233; &#187; (IQWiG) en Allemagne, apr&#232;s analyse approfondie des meilleures publications internationales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour l'individu lambda, la probabilit&#233; d'&#233;chapper au cancer gr&#226;ce aux d&#233;pistages se situe entre 0,05 % et 0,1 %. Dit autrement, si 1000 &#224; 2000 personnes participent sur plusieurs ann&#233;es aux programmes de d&#233;pistage, seule l'une d'entre elles sera sauv&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi le flot des publications sur les d&#233;pistages, Peter Sawicki s'int&#233;resse exclusivement aux &#233;tudes &quot;s&#233;rieuses&quot;, &#224; celles qui r&#233;pondent aux crit&#232;res &#171; Evidence-Based Medicine &#187;[NDT : L'evidence based medicine est un concept anglo-saxon difficile &#224; traduire en fran&#231;ais. Il s'agit d'une pratique de la m&#233;decine qui prend en compte les &#233;l&#233;ments scientifiques probants. Le m&#233;decin s'appuie sur les donn&#233;es des grands travaux scientifiques plut&#244;t que sur sa seul exp&#233;rience.] et ne sont pas de simples &quot;avis d'experts&quot;. &#171; Evidence au lieu d'&#233;minence &#187;, ce credo qui devrait aller de soi n'est pas souvent suivi en Allemagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_170 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:337px;' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L337xH267/Image_9-6afb0.png' width='337' height='267' alt=&quot;&quot; style='height:267px;width:337px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant les mammographies, nous disposons de nombreux travaux scientifiques. Plus de 500 000 femmes en Am&#233;rique du Nord et en Europe y ont particip&#233;. Le r&#233;sultat est int&#233;ressant : si 2000 femmes se font r&#233;guli&#232;rement d&#233;pister sur une p&#233;riode de 10 ans, une seule d'entre elles &#233;vitera ainsi de mourir d'un cancer du sein. Ce chiffre est &#224; relativiser : 10 parmi 2000 femmes examin&#233;es, victimes d'un surdiagnostic, seront trait&#233;es inutilement pour un cancer. Toujours parmi ces 2000 femmes, 200 sont inqui&#233;t&#233;es inutilement (cf. entre autres les &#233;tudes des Danois Peter G&#248;tzsche et Margrethe Nielsen) qui conduisent dans la majorit&#233; des cas &#224; des biopsies, des op&#233;rations et des traitement inutiles. Ces actes ont des r&#233;percussions psychologiques graves. Les m&#233;decins ne peuvent pas toujours d&#233;terminer avec certitude si les tissus suspects sont canc&#233;reux ou non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les auteurs de ces &#233;tudes restent par cons&#233;quent tr&#232;s r&#233;serv&#233;s et ne peuvent affirmer que les mammographies sont plus utiles que dangereuses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'incertitude sur l'interpr&#233;tation des examens radiologiques provient parfois d'un manque d'exp&#233;rience des m&#233;decins, mais &#233;galement d'appareils mal adapt&#233;s et de la difficult&#233; de reconna&#238;tre des stades pr&#233;coces des cancers. On obtient souvent de faux r&#233;sultats positifs et de faux r&#233;sultats n&#233;gatifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;tection n'est utile qu'avant l'apparition de m&#233;tastases, qui elles, peuvent se r&#233;pandre avant m&#234;me la manifestation de tumeurs (cf. le m&#233;decin Klaus Koch).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;tecter une tumeur sans pouvoir la gu&#233;rir fait plus de mal que de bien : ce n'est pas la dur&#233;e de vie qui sera prolong&#233;e, mais la dur&#233;e de souffrance.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certaines tumeurs mettront longtemps &#224; produire des m&#233;tastases et attendre les sympt&#244;mes de la tumeur primitive pour op&#233;rer ne constituera pas une perte de chance. D'autres encore ont une &#233;volution si lente qu'elles ne provoqueront jamais de maladie du vivant du patient. &lt;strong&gt;Les polypes dans le colon d'un homme de 70 ans ne provoqueront pas son d&#233;c&#232;s, il mourra probablement d'une autre maladie bien avant l'apparition d'un cancer du colon.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;tection pr&#233;coce des cancers du sein, de la prostate et du col de l'ut&#233;rus n'est pas une garantie de pr&#233;server la vie, encore moins la qualit&#233; de la vie. Pourtant, la population croit encore &#224; ses bienfaits : selon un sondage, pour la moiti&#233; des personnes interrog&#233;es, 60 femmes sur 1000 seraient sauv&#233;es par le d&#233;pistage du cancer du sein ; un tiers des personnes interrog&#233;s avance m&#234;me un taux encore plus &#233;lev&#233; : 100 &#224; 200 femmes sur 1000 ! &lt;strong&gt;Tous les sond&#233;s ignoraient les chiffres r&#233;els : 1 &#224; 2 personnes sur 2000 profiteraient v&#233;ritablement du d&#233;pistage&lt;/strong&gt;. Les m&#233;decins ne sont pas mieux instruits que la population. Une enqu&#234;te men&#233;e aupr&#232;s de 160 gyn&#233;cologues est parlante. &#192; la question &#171; Quelle est la probabilit&#233; qu'un r&#233;sultat positif de la mammographie indique la pr&#233;sence effective d'un cancer du sein ? &#187;, ils auraient d&#251; r&#233;pondre &#171; 10 % &#187; - le reste ce sont de fausses alertes. Mais la moiti&#233; des sp&#233;cialistes questionn&#233;s a r&#233;pondu : &#171; 90 % &#187; ! Un gyn&#233;cologue sur 5 connaissait la bonne r&#233;ponse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La brochure de 12 pages invitant au d&#233;pistage g&#233;n&#233;ralis&#233; du cancer du sein est caract&#233;ristique de la diffusion d'informations tronqu&#233;es. Elle indique notamment qu'au cours de la vie 10 % des femmes d&#233;velopperont ce cancer, sans indiquer que ces statistiques concernent les femmes qui vivront jusqu'&#224; l'&#226;ge de 85 ans.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les faits, sur 100 femmes, 50 mourront de probl&#232;mes cardio-vasculaires, 23 d'autres cancers et 4 d'un cancer du sein.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine du d&#233;pistage du cancer du col de l'ut&#233;rus, la situation est similaire. En Allemagne, on pratique cinq fois plus de frottis que dans le reste de l'Europe en moyenne. Pourtant, beaucoup plus de femmes allemandes meurent de ce cancer que dans d'autres pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une impressionnante campagne de d&#233;pistage du cancer colorectal est orchestr&#233;e par les m&#233;dias sous l'&#233;gide de la Fondation Felix Burda cette ann&#233;e &#224; Munich&lt;/strong&gt;. Felix Burda (fils de l'&#233;diteur) est mort &#224; l'&#226;ge de 33 ans d'un cancer du colon. Parmi les sponsors : Michael Schumacher&#8230; Affiches, articles dans les magazines, spots &#224; la t&#233;l&#233;vision, soir&#233;es galas &#8211; aucun autre lobby n'a utilis&#233; autant de moyens de communication. Les efforts furent r&#233;compens&#233;s : aussit&#244;t la fondation n&#233;e, &lt;strong&gt;le comit&#233; gouvernemental (G-BA) d&#233;cida de faire prendre en charge les coloscopies par les caisses maladie obligatoires pour tous les hommes et les femmes &#224; partir de 55 ans &#8211; en l'absence de toute &#233;tude randomis&#233;e. Co&#251;t par examen : 193 euros&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les risques li&#233;s aux coloscopies sont cependant sup&#233;rieurs aux avantages (cf. Ingrid M&#252;hlhauser). Pour 10 000 coloscopies, on enregistre 30 h&#233;morragies graves, 10 perforations des intestins, 2 d&#233;c&#232;s lors de l'intervention. Des complications pr&#233;- et postop&#233;ratoires peuvent surgir. La pr&#233;paration des interventions peut &#234;tre contre-indiqu&#233;e pour des patients pr&#233;sentant des probl&#232;mes cardio-vasculaires. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Fondation Felix Burda n'en tient pas compte : &#171; A l'horizon 2015 nous pensons r&#233;duire les d&#233;c&#232;s par cancer du colon d'actuellement 26000 &#224; 15000, cela implique l'augmentation des coloscopies &#187;. L'influence de la fondation est efficace sur les d&#233;cideurs politiques. Hambourg vient d'&#233;diter un questionnaire permettant &#224; chacun de tester ses risques. Si l'on coche les cases &#171; J'ai 55 ans et plus &#187; et &#171; Je n'ai pas eu de coloscopie au cours des 5 derni&#232;res ann&#233;es &#187;, on atteint le score de 20 points, ce qui signifie &#171; Vous pr&#233;sentez un risque &#233;lev&#233; de d&#233;velopper le cancer du colon, consultez votre g&#233;n&#233;raliste &#187;. &lt;strong&gt;Pour les sp&#233;cialistes du dossier, ce test contredit la recommandation de ne faire pratiquer la coloscopie que tous les dix ans au plus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ministre de la sant&#233;, Ulla Schmidt, se montre encore plus z&#233;l&#233;e en mati&#232;re de d&#233;pistage. Malgr&#233; les protestations, elle a inclus dans la loi de sant&#233; publique le paragraphe 62 p&#233;nalisant financi&#232;rement tous les malades d'un cancer qui ne se sont pas soumis aux d&#233;pistages recommand&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_169 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:450px;' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L450xH261/Image_8-c2e9f.png' width='450' height='261' alt=&quot;&quot; style='height:261px;width:450px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les lobbyistes pro-d&#233;pistages sont tr&#232;s actifs en Allemagne. Ils viennent de r&#233;aliser une prouesse : le minist&#232;re allemand de la sant&#233; offrira &#224; partir du 1er juillet 2009 tous les deux ans le d&#233;pistage g&#233;n&#233;ralis&#233; du cancer de la peau aux personnes &#226;g&#233;es de plus de 35 ans. L'Allemagne est seul pays au monde &#224; le pr&#233;coniser, alors que dans des pays ensoleill&#233;s comme aux USA ou en Australie, la mortalit&#233; due aux m&#233;lanomes est beaucoup plus importante. Aucune &#233;tude randomis&#233;e n'existe &#224; ce jour pour justifier cette strat&#233;gie. Seuls les chiffres sur la mortalit&#233; sont connus : sur 10 000 personnes &#226;g&#233;es de 60 ans, 5 &#224; 10 sont d&#233;c&#233;d&#233;es dans les 10 ans suivants d'un cancer de la peau. Il est &#224; souligner que m&#234;me des dermatologues ont du mal &#224; reconna&#238;tre ces cancers lors d'un examen de la peau. Ils livrent des surdiagnostics pour 340 personnes sur 1000.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour les m&#233;decins, le d&#233;pistage repr&#233;sente des avantages et des inconv&#233;nients. On estime que chaque m&#233;decin devra examiner en moyenne par trimestre 225 individus en bonne sant&#233; et gagnera 21 euros pour les 20 minutes pass&#233;s (75 minutes par jour). Pour le suivi classique d'un patient, le m&#233;decin re&#231;oit 13 euros par mois, pour un examen approfondi 30 euros. Les d&#233;pistages sont par cons&#233;quent motiv&#233;s surtout par l'int&#233;r&#234;t financier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'industrie pharmaceutique profite &#233;galement du business de la peur en vendant les vaccins, dont celui contre le virus du cancer du col de l'ut&#233;rus (HPV). Les caisses allemandes ont pay&#233;s rien qu'en 2007 pour la vaccination des filles de 12 &#224; 17 ans 38 millions d'euros (Gardasil). Les trois injections co&#251;tent pour chaque fille 477 euros en Allemagne, 287 euros en Australie et 255 euros aux USA : le fabricant fixe les prix comme il l'entend. Mais est-ce raisonnable de vacciner ? Sur 100 000 femmes de 44 ans, une seule meurt d'un cancer du col de l'ut&#233;rus. Sur 100 000 femmes de 60 &#224; 74 ans, ce sont 7 femmes qui en meurent. 1 % &#224; 2 % des femmes vaccin&#233;es pr&#233;sentaient des cellules suspectes. Dans le groupe t&#233;moin non vaccin&#233;, elles &#233;taient 2 % &#224; 3 %, mais les anomalies cellulaires n'impliquent pas automatiquement l'&#233;volution vers un cancer. Le &lt;i&gt;New England Journal of Medicine&lt;/i&gt; d&#233;clara : &#171; Nous ne savons rien sur l'efficacit&#233; du vaccin contre le cancer du col de l'ut&#233;rus. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sanofi Pasteur MSD amplifie sa campagne publicitaire pour la vaccination en culpabilisant chaque parent qui ne pousserait pas sa fille &#224; se faire vacciner. Or on manque de recul sur l'efficacit&#233; &#224; long terme et les &#233;ventuels effets secondaires, et les vaccin&#233;es risquent de se sentir si bien prot&#233;g&#233;es qu'elles renonceront &#224; utiliser les pr&#233;servatifs. Des chercheurs commencent &#224; s'&#233;lever contre le matraquage publicitaire, 13 d'entre eux ont interpell&#233; les Hautes autorit&#233;s &#224; propos des promesses douteuses fournies par Sanofi Pasteur MSD sur son vaccin. Le pr&#233;sident du G-BA (Commission f&#233;d&#233;rale de la sant&#233;) n'y est pas rest&#233; insensible, il dit : &#171; M&#234;me le laur&#233;at du prix Nobel qui l'a invent&#233; avoue que la vaccination ne repose pas sur des preuves solides. &#187;. Il promet de faire r&#233;examiner les dossiers et de revenir sur les d&#233;cisions initiales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres voix s'&#233;l&#232;vent contre les pr&#233;ventions, contre les d&#233;pistages qui n'auraient de sens &#224; leurs yeux que lorsqu'il existe une th&#233;rapie &#8211; mais ce n'est pas le cas, la plupart du temps. Aussi, les lobbies se font plus forts : les radiologues vantent les mammographies, les urologues les tests PSA, l'industrie veut d&#233;tecter les diab&#233;tiques et les taux de cholest&#233;rol aux valeurs-limites de plus en plus bas. La soci&#233;t&#233; n'est compos&#233;e plus que de malades et de futurs malades.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est imp&#233;ratif de laisser choisir librement chacun s'il souhaite se faire d&#233;pister ou non, mais en l'informant sur tous les avantages et inconv&#233;nients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est un fait que l'homme &#233;prouve un d&#233;sir irr&#233;sistible de conna&#238;tre son destin. La soci&#233;t&#233; lui offre des outils modernes. Pour Peter Sawicki &#171; dans le pass&#233;, il questionnait des diseuses de bonne aventure, interpr&#233;tait le vol des oiseaux, regardait dans une boule de cristal ou le marc de caf&#233;. Aujourd'hui, il consulte son m&#233;decin et se fait faire une prise de sang &#187;. &#171; Le m&#233;decin doit confirmer que tout va bien, que la mort est mise en &#233;chec. Or donner de l'espoir aux hommes en bonne sant&#233;, ce n'est pas le r&#244;le de la m&#233;decine mais &#224; la rigueur celui de la religion. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Traduction d'apr&#232;s l'article de MARKUS GRILL&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un autre article, Markus Grill interroge le Professeur Ingrid M&#252;hlhauser sur l'utilit&#233; des d&#233;pistages. Il ressort de cet interview que la coloscopie et plus n&#233;faste qu'utile et que les m&#233;decins alimentent de faux espoirs :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/0,1518,620118,00.html' class='spip_out'&gt;http://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/0,1518,620118,00.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un autre journaliste s'est pench&#233; sur le poids des statistiques dans les d&#233;cisions m&#233;dicales et l'aptitude d'interpr&#233;ter des donn&#233;es chiffr&#233;es :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; La maladie des statistiques &#187;, de Marcus Anh&#228;user&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/0,1518,620551,00.html' class='spip_out'&gt;http://www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/0,1518,620551,00.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici en r&#233;sum&#233;, les grandes lignes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'article commence par une image. Un m&#233;decin apprend &#224; une patiente que selon la derni&#232;re &#233;tude, le m&#233;dicament qu'il lui a prescrit augmente le risque de phl&#233;bite et d'embolie pulmonaire de 100 %, &#171; Voulez-vous continuer &#224; le prendre ? &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela c'est pass&#233; ainsi avec la pilule de 3e g&#233;n&#233;ration au Royaume-Uni. R&#233;sultat, les femmes ont renonc&#233; &#224; prendre le contraceptif, le nombre de grossesses ind&#233;sirables augmenta et entraina 13000 IVG suppl&#233;mentaires, 800 mineurs sont tomb&#233;es enceintes. Co&#251;ts suppl&#233;mentaires pour le syst&#232;me de sant&#233; entre 4 millions et 6 millions de Livres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le public et les m&#233;decins ne sont pas suffisamment form&#233;s pour interpr&#233;ter correctement les statistiques. Le risque &#171; 100 % &#187; d&#233;crit au d&#233;but de l'article aurait d&#251; &#234;tre pris dans son contexte et relativis&#233;. Exprim&#233; en chiffres r&#233;els, il fallait dire &#171; sur 7000 femmes qui prenaient la pilule, 1 femme suppl&#233;mentaire &#233;tait concern&#233;e &#187; ; pas de quoi effrayer toute une population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2007, des statistiques font &#233;tat d'une augmentation des cancers par contacts sexuels buccaux ; leur interpr&#233;tation est aussi exag&#233;r&#233;e que dans l'exemple pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tony Blair vante son syst&#232;me de sant&#233;, parce qu'il ne comprend visiblement pas les donn&#233;es sur la mortalit&#233; &#8211; morbidit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En se basant sur quelques chiffres, l'opinion publique est persuad&#233;e que des tests HIV ou ADN sont infaillibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant aux m&#233;decins, ils n'ont pas de formation suffisante pour distinguer entre les risques, les probabilit&#233;s et les incertitudes. Ni les &#233;coles, ni les universit&#233;s ne dispensent de cours sur l'utilisation et l'analyse, puis l'extrapolation des statistiques. Il serait n&#233;cessaire d'enseigner les cl&#233;s et surtout quelles sont les bonnes questions pour aborder les donn&#233;es statistiques qui peuvent aussi bien &#234;tre transparentes qu'opaques. Le probl&#232;me se situe surtout au niveau de la communication de pourcentages qui peuvent para&#238;tre spectaculaires. Ils sont utiles uniquement lorsqu'on conna&#238;t les r&#233;f&#233;rents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un test qui tire la sonnette d'alarme est aussi peu infaillible que le d&#233;tecteur de m&#233;taux dans un a&#233;roport : il ne sonne pas exclusivement au passage du terroriste, il r&#233;agit au moindre trousseau de cl&#233;s. Cette consid&#233;ration s'applique aux r&#233;sultats de mammographies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#244;le d'un expert n'est pas de faire peur, ni de rassurer. Les hommes et les femmes doivent accepter les al&#233;as de la vie, tout comme ils admettent que l'issue d'un match de foot est impr&#233;visible. Il faut accepter de vivre dans un monde sans certitudes dans lequel une &#171; progression de 100 % &#187; peut &#234;tre infime, insignifiante par rapport au grand nombre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(R&#233;sum&#233; des articles du SPIEGEL par Anne-Marie B&#233;rard)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'OPEPS et le d&#233;pistage du cancer de la prostate : le rapport Debr&#233;</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article118.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.atoute.org/n/article118.html</guid>
		<dc:date>2009-04-06T07:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>


		<dc:subject>cancer</dc:subject>
		<dc:subject>Risque et d&#233;pistage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Rapport complet de l'OPEPS (Office parlementaire d'&#233;valuation des politiques de sant&#233;) sur le d&#233;pistage du cancer de la prostate et analyse d&#233;taill&#233;e. Ce rapport a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; la presse le 1er avril 2009 par le Pr Bernard Debr&#233;, d&#233;put&#233; et urologue.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique6.html" rel="directory"&gt;Communiqu&#233;s&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot11.html" rel="tag"&gt;cancer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot14.html" rel="tag"&gt;Risque et d&#233;pistage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le rapport de l'OPEPS (Office parlementaire d'&#233;valuation des politiques de sant&#233;) sur le d&#233;pistage du cancer de la prostate a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; &#224; la presse le 1er avril 2009 par le Pr Bernard Debr&#233;, d&#233;put&#233; et urologue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si vous ne savez pas ce qu'est un conflit d'int&#233;r&#234;t, ce rapport est un cas d'&#233;cole. Explication de texte en trois actes&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Acte I : La Mission, l'urod&#233;put&#233; et les doutes du s&#233;nateur Barbier&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Revenons 18 mois en arri&#232;re : le d&#233;pistage du cancer de la prostate est une strat&#233;gie m&#233;dicale tr&#232;s controvers&#233;e. Elle permet certes de faire de nombreux diagnostics de cancers mais ne sauve aucune vie et induit de nombreuses interventions mutilantes grev&#233;es de lourdes s&#233;quelles. Face &#224; ce bilan m&#233;diocre, l'Organisation Mondiale de la Sant&#233;, la Haute Autorit&#233; de Sant&#233; et l'Institut National du Cancer ne recommandent pas ce d&#233;pistage en routine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; cette prudence, les urologues n'ont pas ces &#233;tats d'&#226;me. L'Association Fran&#231;aise d'Urologie (AFU) lance annuellement de grandes campagnes de sensibilisation au d&#233;pistage de ce cancer dans les m&#233;dias grand-public. L'immense majorit&#233; des urologues pratiquent activement ce d&#233;pistage par le dosage des PSA et le toucher rectal. Ces campagnes publicitaires organis&#233;es par l'AFU sont financ&#233;es indirectement par l'industrie pharmaceutique, qui subventionne l'AFU &#224; hauteur de plusieurs millions d'euros. Cette soci&#233;t&#233; savante se d&#233;finit &lt;a href='http://www.atoute.org/images/2008/rapport%20afu.png' class='spip_out'&gt;elle-m&#234;me comme une entreprise&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce contexte pol&#233;mique, l'OPEPS d&#233;cide donc en d&#233;cembre 2007 de &lt;a href='http://www.assembleenationale.fr/13/cr-oeps/07-08/c0708007.asp' class='spip_out'&gt;lancer une mission d'&#233;tude&lt;/a&gt; sur le d&#233;pistage et le traitement du cancer de la prostate&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un choix surprenant pour le rapporteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La premi&#232;re surprise venant d'une institution r&#233;publicaine est le choix du rapporteur pour cette mission.
Il s'agira du d&#233;put&#233; et urologue Bernard Debr&#233;. Ce chirurgien encourage vigoureusement et publiquement le d&#233;pistage du cancer de la prostate depuis plusieurs ann&#233;es. Dans un d&#233;bat r&#233;publicain, il n'est pas habituel de choisir comme rapporteur un acteur fortement engag&#233; dans la controverse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La deuxi&#232;me surprise provient du prestataire choisi pour dresser un &#233;tat des lieux du d&#233;pistage et du traitement du cancer de la prostate en France : l'AFU. De fa&#231;on &#233;tonnante, une entreprise engag&#233;e dans la promotion de sa propre activit&#233; va servir de r&#233;f&#233;rent scientifique pour la r&#233;flexion des parlementaires. Nous sommes, en France, habitu&#233;s aux conflits d'int&#233;r&#234;ts, mais la ficelle est tellement grosse qu'un parlementaire s'en &#233;meut : Le S&#233;nateur Gilbert Barbier, lors de la &lt;a href='http://www.assembleenationale.fr/13/cr-oeps/07-08/c0708007.asp' class='spip_out'&gt;s&#233;ance d&#233;j&#224; cit&#233;e&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;M. Gilbert Barbier&lt;/strong&gt;, s&#233;nateur, vice-pr&#233;sident, s'est inqui&#233;t&#233; de savoir si les prises de position de l'Association fran&#231;aise d'urologie en faveur du d&#233;pistage du cancer de la prostate ne pourraient pas influencer les conclusions de l'&#233;tude remise &#224; l'Opeps sur le d&#233;pistage et sur les strat&#233;gies de traitement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;M. Bernard Debr&#233;&lt;/strong&gt;, d&#233;put&#233;, rapporteur a expliqu&#233; que l'&#233;tude vise &#224; &#233;tablir un &#233;tat des lieux des pratiques de d&#233;pistage ainsi que des parcours de soins et de leurs co&#251;ts, et n'a pas pour objet de trancher la question de l'int&#233;r&#234;t th&#233;rapeutique &#224; organiser un d&#233;pistage syst&#233;matique du cancer de la prostate, ceci &#233;tant du ressort de deux enqu&#234;tes actuellement en cours en Europe et aux Etats-Unis. Il a pr&#233;cis&#233; que si l'AFU pr&#233;conise un d&#233;pistage annuel et individuel du cancer de la prostate, fond&#233; sur une information &#233;clair&#233;e du patient et un examen biologique et clinique d&#232;s l'&#226;ge de cinquante ans, elle ne recommande pas, en l'absence de donn&#233;es &#233;pid&#233;miologiques suffisantes et valid&#233;es, de d&#233;pistage syst&#233;matique de masse.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Gilbert Barbier est chirurgien, il sait de quoi il parle. L'avenir montrera que ses craintes &#233;taient fond&#233;es. Le rapporteur n'a pas tenu ses engagements.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Acte II La publication des &#233;tudes internationales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 19 mars 2009, une prestigieuse revue m&#233;dicale internationale publie deux &#233;tudes scientifiques visant &#224; appr&#233;cier l'int&#233;r&#234;t du d&#233;pistage du cancer de la prostate. Ces publications &#233;taient attendues depuis de nombreuses ann&#233;es. Pas moins de 70000 hommes pour l'une et 180000 hommes pour l'autre ont &#233;t&#233; suivis pendant 10 ans pour appr&#233;cier l'int&#233;r&#234;t de ce d&#233;pistage. &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article117.html' class='spip_out'&gt;Les principaux r&#233;sultats &#224; retenir&lt;/a&gt; sont les suivants :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L'&#233;tude am&#233;ricaine (70000 hommes) montre un augmentation paradoxale de la mortalit&#233; par cancer de la prostate de 10% chez les hommes incit&#233;s au d&#233;pistage, mais le r&#233;sultat n'est pas significatif, c'est &#224; dire que la probabilit&#233; pour qu'il soit li&#233; au hasard est sup&#233;rieure &#224; 5%. Le d&#233;pistage impliquait un dosage annuel des PSA.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; L'&#233;tude europ&#233;enne (180000 hommes) montre une diminution de la mortalit&#233; par cancer de la prostate de 20% chez les hommes incit&#233;s au d&#233;pistage. Cette diff&#233;rence est significative si l'on r&#233;duit l'&#233;chantillon aux hommes &#226;g&#233;s de 55 &#224; 69 ans. En effet, le d&#233;pistage s'est r&#233;v&#233;l&#233; d&#233;l&#233;t&#232;re chez les hommes plus jeunes ou plus &#226;g&#233;s. Le d&#233;pistage reposait sur un &lt;strong&gt;dosage des PSA tous les 4 ans&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les deux &#233;tudes,&lt;strong&gt; la survie globale des hommes d&#233;pist&#233;s ou non est inchang&#233;e&lt;/strong&gt;. Si une diff&#233;rence existe, elle est trop faible pour &#234;tre d&#233;tectable malgr&#233; la taille des &#233;chantillons suivis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'on d&#233;cide de ne prendre en compte que l'&#233;tude europ&#233;enne, l'incitation au d&#233;pistage par PSA chez un homme &#226;g&#233; de 55 &#224; 69 ans permet de voir la probabilit&#233; qu'il meure dans les 10 ans d'un cancer de la prostate passer de 4/1000 &#224; 3/1000. En revanche, il a 150 &quot;chances&quot; sur 1000 de subir des biopsies, 30 &quot;chances&quot; sur 1000 d'&#234;tre op&#233;r&#233; sans b&#233;n&#233;fice, 20 &quot;chances&quot; sur 1000 de devenir impuissant et 15 &quot;chances&quot; sur 1000 d'&#234;tre plus ou moins incontinent du fait de l'op&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces r&#233;sultats modestes ont conduit &lt;a href='http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMe0901166' class='spip_out'&gt;l'&#233;ditorialiste de la revue ayant publi&#233; les &#233;tudes &#224; conclure que la controverse sur l'int&#233;r&#234;t du d&#233;pistage &#233;tait loin d'&#234;tre tranch&#233;e&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons que pour des raisons qui m&#233;riteraient d'&#234;tre d&#233;taill&#233;es, le bras fran&#231;ais de l'&#233;tude europ&#233;enne (80000 hommes) n'a pas &#233;t&#233; retenu pour l'analyse finale.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Acte III La pr&#233;sentation du rapport Debr&#233;/AFU&lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_165 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://www.atoute.org/n/IMG/pdf/opeps_prostate_rapport_debre.pdf&quot; title='PDF - 419.1 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 419.1 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Rapport Debr&#233; (seul)&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le 1er avril 2009, soit 11 jours apr&#232;s la publication des &#233;tudes, le Pr Bernard Debr&#233; pr&#233;sente son rapport &#224; la presse. La pr&#233;sentation du rapport a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;e par celle d'une &#233;tude de l'AFU par son pr&#233;sident, le Dr Rischmann. Cette &#233;tude a servi de support scientifique au rapport parlementaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fin de rapport sont retranscrits les &#233;changes ayant fait suite &#224; cette pr&#233;sentation. Vous pouvez aussi t&#233;l&#233;charger charger l'&#233;tude de l'AFU jointe au rapport, le document fait &lt;a href='http://www.senat.fr/rap/r08-318/r08-3181.pdf' class='spip_out'&gt;460 pages et 28 Mo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce document d&#233;montre que les craintes du s&#233;nateur Barbier &#233;tait fond&#233;es : ce rapport n'est pas un &#233;tude objective, un &#233;tat des lieux, mais un vibrant plaidoyer pour un d&#233;pistage de masse du cancer de la prostate.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pr&#233;sentation partiale des donn&#233;es y avoisine les omissions ou les lapsus r&#233;v&#233;lateurs. Extraits :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant les effets du traitement du cancer et notamment de la chirurgie (Page 12), un passage est r&#233;v&#233;lateur de l'&#233;tat d'esprit de son rapporteur&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;Ces techniques visent &#224; &#233;radiquer d&#233;finitivement toutes les cellules
porteuses du cancer ; elles conduisent &#224; intervenir de mani&#232;re agressive dans une r&#233;gion du corps humain innerv&#233; o&#249; passent notamment les nerfs &#233;recteurs. Elles conduisent alors &#224; des &lt;strong&gt;s&#233;quences&lt;/strong&gt; postop&#233;ratoires fr&#233;quentes, se traduisant par des troubles urinaires et de l'&#233;rection. C'est pourquoi la prostatectomie est parfois per&#231;ue comme une op&#233;ration mutilante. L'am&#233;lioration des techniques chirurgicales minimisent les effets secondaires.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notez que la prostatectomie radicale n'est pas mutilante, mais &quot;per&#231;ue comme telle&quot;, les incontinents appr&#233;cieront. Mais surtout, le mot &quot;s&#233;quelles&quot; est impronon&#231;able par un chirurgien... Il a donc &#233;t&#233; remplac&#233; par &quot;s&#233;quences&quot; ce qui ne veut rien dire. Inconscient quand tu nous tiens !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A propos de la controverse scientifique (Page 15) le rapporteur l'&#233;lude rapidement : il s'agit avant tout d'un &#233;l&#233;ment qui retarde l'action publique. &quot;Agissons d'abord, il sera temps de r&#233;fl&#233;chir ensuite&quot; semble &#234;tre depuis toujours la devise des urologues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;La particularit&#233; du d&#233;pistage du cancer de la prostate est qu'il se d&#233;roule
actuellement sous la forme d'un d&#233;pistage volontaire, en dehors de tout cadre
organisationnel mis en oeuvre par les pouvoirs publics. Cette situation est la cons&#233;quence des r&#233;serves &#233;mises par les &#233;pid&#233;miologistes et les sp&#233;cialistes de sant&#233; publique sur l'int&#233;r&#234;t d'un d&#233;pistage syst&#233;matique du cancer de la prostate en terme de sant&#233; publique. &lt;strong&gt;Or la controverse scientifique a pour cons&#233;quence de retarder les d&#233;cisions des pouvoirs publics en faveur du d&#233;pistage du cancer de la prostate&lt;/strong&gt;.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notons que la derni&#232;re fois que cette attitude volontariste a &#233;t&#233; adopt&#233;e, il s'agissait de coucher les nouveaux-n&#233;s sur le ventre. Cette mesure, &lt;i&gt;pleine de bon sens&lt;/i&gt;, a provoqu&#233; en France le d&#233;c&#232;s d'environ 20000 nourrissons en 30 ans. &lt;i&gt;On&lt;/i&gt; avait oubli&#233; de valider la strat&#233;gie avant de la mettre en oeuvre. Une fois la r&#233;alit&#233; connue, il &#233;tait trop tard pour &#233;viter ces 20000 d&#233;c&#232;s...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette remarque du Pr Debr&#233; est centrale dans la pol&#233;mique autour de ce rapport : le travail du s&#233;nateur Debr&#233; n'a pas consist&#233; &#224; &#233;valuer l'&#233;tat de l'art et l'int&#233;r&#234;t du d&#233;pistage, mais &#224; r&#233;unir des arguments pour le promouvoir et forcer la main des &#233;pid&#233;miologistes, par nature prudents d&#232;s qu'une strat&#233;gie impacte la vie de millions de patients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un passage pr&#233;sente honn&#234;tement la r&#233;alit&#233; (Page 17)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;C'est pourquoi, au niveau international, le Conseil europ&#233;en et
l'Organisation mondiale de la sant&#233; ont exclu le cancer de la prostate de la liste des cancers pour lesquels un d&#233;pistage est recommand&#233; (2). De leur c&#244;t&#233;, les autorit&#233;s sanitaires am&#233;ricaine et canadienne s'interrogent &#233;galement la pertinence d'un d&#233;pistage syst&#233;matique.
&lt;br /&gt;La crainte des autorit&#233;s publiques est que le d&#233;pistage n'induise une forte
augmentation du nombre de traitements co&#251;teux, sans r&#233;duction significative de la mortalit&#233; globale du fait de l'incidence des autres causes de mortalit&#233; aux &#226;ges avanc&#233;s o&#249; sont d&#233;tect&#233;s ce type de cancer.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est simplement dommage que le rapporteur n'en tienne aucun compte dans ses recommandations. Ces &#233;l&#233;ments importants ont &#233;t&#233; &#233;galement omis dans le r&#233;sum&#233; remis &#224; la presse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des inconnues pr&#233;occupantes (Page 44)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;Approfondir l'analyse du rapport b&#233;n&#233;fice/risque des traitements
ainsi que la connaissance des donn&#233;es m&#233;dico-&#233;conomiques
relatives au d&#233;pistage et au traitement du cancer de la prostate
(...)
&#8211; &#233;valuer le taux de survenue des effets secondaires pour en conna&#238;tre la
fr&#233;quence et d&#233;velopper une prise en charge adapt&#233;e :&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est regrettable que l'&#233;tude pivot de ce rapport ne se soit pas int&#233;ress&#233;e &#224; la fr&#233;quence des effets ind&#233;sirables des traitements du cancer de la prostate(cfs supra le lapsus du rapporteur). Cette suggestion d'&#233;valuation ne sera d'ailleurs pas reprise dans les 13 recommandations finales du rapport. On ne sait donc toujours pas en 2009 quel est le pourcentage d'incontinence, d'impuissance, de complications graves des biopsies ou de d&#233;c&#232;s qui accompagnent ce d&#233;pistage et ses suites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une contrev&#233;rit&#233; (Page 20)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;Pour ces raisons, on peut aujourd'hui consid&#233;rer que
l'&#233;tude europ&#233;enne fait r&#233;f&#233;rence, et que jusqu'&#224; preuve du contraire le d&#233;pistage du cancer prostatique apporte un r&#233;el b&#233;n&#233;fice en terme de survie.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est faux. Aucune &#233;tude ne montre de b&#233;n&#233;fice sur la survie. La baisse de la mortalit&#233; par cancer de la prostate n'a pas d'impact sur la survie globale. Un explication pourrait r&#233;sider dans la perte compr&#233;hensible de l'&#233;lan vital chez les 30 hommes op&#233;r&#233;s ou irradi&#233;s pour celui qui est prot&#233;g&#233; d'un d&#233;c&#232;s d'origine prostatique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interpr&#233;tation abusive de r&#233;sultats scientifiques (Page 23)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;L'&#233;tat actuel des recommandations m&#233;dicales professionnelles concernant le d&#233;pistage volontaire du cancer de la prostate repose sur la mise en oeuvre combin&#233;e de deux tests : le dosage sanguin du taux d'antig&#232;ne prostatique sp&#233;cifique (PSA) et le toucher rectal.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non. l'&#233;tude europ&#233;enne sur laquelle se fonde le rapporteur ne comportait pas de toucher rectal syst&#233;matique. Si l'on veut d&#233;duire une strat&#233;gie de l'&#233;tude europ&#233;enne, il faut suivre son protocole, &#224; savoir un dosage des PSA tous les 4 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un curieux aveu (Page 25)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les performances du test du PSA dans son
utilisation actuelle ne sont pas suffisamment satisfaisantes pour le consacrer
comme test de r&#233;f&#233;rence.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le rapporteur n'est pas &#224; une incoh&#233;rence pr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un impact fort sur l'activit&#233; des urologues (Page 29)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;En France, le nombre
de cancers de la prostate op&#233;r&#233;s par voie chirurgicale a ainsi plus que quadrupl&#233; en neuf ans, passant de 6 881 prostatectomies en 1998 &#224; 27 733 en 2007.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'information se passe de commentaires. Rappelons que la mortalit&#233; de ce cancer n'a pas &#233;volu&#233; significativement depuis 20 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'efficacit&#233; modeste de la chirurgie est &#233;lud&#233;e (Page 37)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;Un bilan positif sur le plan quantitatif&#8230;
&lt;br /&gt;Le bilan dress&#233; comporte trois constats principaux :
&#8211; bien qu'effectu&#233; sur un mode individuel, le d&#233;pistage du cancer de la
prostate a atteint aujourd'hui le stade d'un d&#233;pistage de masse, concernant
plusieurs millions d'hommes de plus de cinquante ans ;
&#8211; le d&#233;pistage a permis une meilleure d&#233;tection des cancers, &#224; un stade
plus pr&#233;coce ;
&#8211; l'augmentation des cancers d&#233;cel&#233;s au stade localis&#233; a permis le
d&#233;veloppement des traitements &#224; vis&#233;e curative.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les mots ont un sens : un traitement &quot;&#224; vis&#233;e&quot; curative n'est pas un traitement qui gu&#233;rit forc&#233;ment. Dans les &#233;tudes ayant compar&#233; la chirurgie &#224; l'abstention en cas de cancer diagnostiqu&#233; par biopsie, la &lt;a href='http://www.ebm-journal.presse.fr/numeros/numero.2006-01-11.8766598666/revue_de_presse.2006-01-12.php' class='spip_out'&gt;survie &#224; 10 ans diff&#232;re peu&lt;/a&gt; entre les op&#233;r&#233;s et les non-op&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des avis ne reposant sur rien de concret (Page 38)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;S'agissant du recours au d&#233;pistage chez les patients les plus &#226;g&#233;s, les
strat&#233;gies apparaissent trop h&#233;t&#233;rog&#232;nes, certains pr&#233;conisant l'arr&#234;t du d&#233;pistage pour les personnes de plus de soixante-quinze ans, conform&#233;ment aux recommandations professionnelles, tandis que d'autres praticiens souhaitent ne pas priver leurs patients d'un instrument de connaissance de leur &#233;tat de sant&#233;.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne s'agit pas de souhait mais de faits scientifiques : m&#234;me dans la seule &#233;tude favorable au d&#233;pistage, son impact chez les hommes de plus de 69 ans est d&#233;l&#233;t&#232;re. Quant &#224; la &quot;connaissance de son &#233;tat&quot;, l'int&#233;r&#234;t de se voir r&#233;v&#233;ler l'existence d'un cancer sur lequel aucune action n'est utile n'aide pas vraiment les patients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Information ou d&#233;sinformation (Page 38)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt;Les modalit&#233;s actuelles du d&#233;pistage de la prostate reposent actuellement
sur l'initiative individuelle, qui a pour origine, selon l'enqu&#234;te r&#233;alis&#233;e pour le
compte de l'OPEPS, dans plus de 70 % des cas le m&#233;decin et dans moins de 20 % des cas, le patient.
&lt;br /&gt;Ces donn&#233;es soulignent le r&#244;le primordial de l'information et de sa
diffusion pour la mise en oeuvre du d&#233;pistage. D'une information h&#233;t&#233;rog&#232;ne,
touchant de mani&#232;re tr&#232;s diverse les hommes de plus de cinquante ans et leurs m&#233;decins traitants, naissent des in&#233;galit&#233;s de traitement qui ne doivent pas subsister.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces donn&#233;es montrent que les urologues ont obtenu, par leurs campagnes m&#233;diatis&#233;es, la mise en place d'un d&#233;pistage massif et &quot;sauvage&quot;. Ce d&#233;pistage est r&#233;alis&#233; &#224; la demande d'un patient d&#233;sinform&#233; et donc manipul&#233;, ce qui est anormal. De nombreux m&#233;decins prescrivent des PSA sous la pression de ces campagnes publicitaires. Les arguments sont &#233;motionnels et non scientifiques ce qui est dangereux en terme de sant&#233; publique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En r&#233;sum&#233;, ce rapport fournit une pr&#233;sentation tendancieuse de l'information disponible sur le cancer de la prostate, son d&#233;pistage et son traitement. Il ne tient pas compte des mises en garde &#233;mises par les membres de la commission lors de la mission confi&#233;e au rapporteur. Il rec&#232;le des conflits d'int&#233;r&#234;ts majeurs qui le privent de tout valeur objective. Les parlementaires s'honoreraient en ne lui accordant pas plus de cr&#233;dit qu'il n'en m&#233;rite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Post scriptum&lt;/strong&gt; : &lt;i&gt;mes r&#233;ticences au d&#233;pistage du cancer de la prostate proviennent d'une rencontre avec un urologue : le Pr Jacob Cukier. Mon premier stage d'&#233;tudiant hospitalier, en 1980, m'a conduit dans le &quot;Palais du rein&quot; de l'h&#244;pital Necker o&#249; officiait ce grand urologue. Il m'a appris la rigueur, mais surtout le respect absolu du patient. Rien ne l'irritait plus que la prescription d'un examen sans int&#233;r&#234;t &#233;vident pour le malade. Dix sept ans apr&#232;s ce contact marquant, j'ai lu un article o&#249; il d&#233;fendait la mod&#233;ration dans le d&#233;pistage du cancer de la prostate. Cet &lt;a href='http://www.atoute.org/divers/cukier1997-concoursmedical.pdf' class='spip_out'&gt;article n'a pas pris une ride&lt;/a&gt; et r&#233;sume tr&#232;s bien la probl&#233;matique de ce d&#233;pistage, pour peu qu'on l'aborde avec un esprit &#224; la fois humaniste et scientifique.&lt;/i&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Post scriptum 2&lt;/strong&gt; : ce post-scriptum m'a valu un contact &#233;mouvant par mail avec Jacob Cukier qui vit en Grande Bretagne. Il m'a autoris&#233; &#224; poster le commentaire suivant : &lt;i&gt;Comme vous le d&#233;montrez, les deux grandes statistiques r&#233;centes, l'une am&#233;ricaine et l'autre de l'EORTC montrent fort bien que la recherche du traitement &quot;curateur&quot; du cancer de la prostate n'apporte pour le moment rien d'autre si ce n'est de l'angoisse (d'un taux de PSA au suivant), des examens inutiles (et au demeurant on&#233;reux mais combien profitables pour certains), des traitements agressifs et de fausses esp&#233;rances, sans compter les effets secondaires. Ne serait-ce que le taux de patients incontinents apr&#232;s chirurgie, comme le d&#233;montrent les frais d'appareillage rembours&#233;s par les compagnies d'assurances am&#233;ricaines. Ce fait n'est jamais soulign&#233;. Et ne parlons pas de l'impuissance.&lt;br /&gt;
Le d&#233;pistage et surtout un d&#233;pistage stupide et acharn&#233; d&#233;pourvu de l'appr&#233;ciation des cons&#233;quences peut s'av&#233;rer le pire ennemi du patient. Certaines biopsies prostatiques ont entra&#238;n&#233; la mort par septic&#233;mie.
N'oublions pas que l'&#233;l&#233;vation du taux de PSA pr&#233;c&#232;de de 9 ans le d&#233;but cliniquement appr&#233;ciable de la maladie. C'est dire que dans l'&#233;valuation des r&#233;sultats des traitements, il faut ajouter cette dur&#233;e aux soit-disant survies &#8220;sans r&#233;cidive&#8221;. Cinq ou m&#234;me dix ans ne veulent rien dire. Pour affirmer l'absence de r&#233;cidive, la dur&#233;e de surveillance doit donc logiquement se chiffrer &#224; 15 ans au moins. Et que dire de l'hypocrisie du terme &#8220;r&#233;cidive biologique&#8221;. Comme si le PSA &#233;tait bon pour d&#233;pister un cancer &#224; traiter, mais insuffisant &#224; faire un constat d'&#233;chec.
Le d&#233;pistage du cancer de la prostate ne permet pas de prolonger la vie des patients. Il ne fait que les faire entrer plus t&#244;t dans l'histoire de leur cancer.
&lt;p&gt;Cette m&#234;me probl&#233;matique se retrouve &#224; propos du d&#233;pistage du cancer du sein par mammographie. Le Prof. Michael Baum de Londres qui a consacr&#233; sa vie &#224; promouvoir ce d&#233;pistage vient de faire l'am&#232;re constatation que ce d&#233;pistage ne sert absolument &#224; rien. Personne ne veut l'&#233;couter dans la presse m&#233;dicale. Alors, il s'adresse &#224; la grande presse.&lt;br /&gt;
Dans les deux cas, trop d'int&#233;r&#234;ts sont en jeu.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le m&#233;decin, le malade et l'&#233;ducation th&#233;rapeutique</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article121.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.atoute.org/n/article121.html</guid>
		<dc:date>2009-04-01T13:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>


		<dc:subject>humanisme m&#233;dical</dc:subject>
		<dc:subject>Internet m&#233;dical</dc:subject>
		<dc:subject>Relation m&#233;decin patient</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La m&#233;decine actuelle fait face &#224; de grands bouleversements dans l'abord des malades chroniques qui repr&#233;sentent aujourd'hui, et de loin, la majorit&#233; des consultations. Des nouvelles pratiques se mettent en place, notamment parce que ces maladies sugg&#232;rent nombre de changements de comportements. L'&#233;ducation th&#233;rapeutique propose des pistes pour l'accompagnement du soin.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique28.html" rel="directory"&gt;M&#233;decine 2.0&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot13.html" rel="tag"&gt;humanisme m&#233;dical&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot16.html" rel="tag"&gt;Internet m&#233;dical&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot17.html" rel="tag"&gt;Relation m&#233;decin patient&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; : La m&#233;decine actuelle fait face &#224; de grands bouleversements dans l'abord des malades chroniques qui repr&#233;sentent aujourd'hui, et de loin, la majorit&#233; des consultations. Des nouvelles pratiques se mettent en place, notamment parce que ces maladies sugg&#232;rent nombre de changements de comportements. L'&#233;ducation th&#233;rapeutique propose des pistes pour l'accompagnement du soin. Avec un patient impliqu&#233;, il devient possible de s'allier contre la maladie. L'&#233;ducation th&#233;rapeutique d&#233;veloppe des comp&#233;tences psycho-p&#233;dagogiques et un vrai partenariat dans une relation qui se veut respectueuse de la personne : une m&#233;decine humaniste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une formation adapt&#233;e &#224; la maladie chronique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, nombre d'affections aigu&#235;s peuvent &#234;tre remarquablement et efficacement diagnostiqu&#233;es et trait&#233;es. Mais cette m&#233;decine de l'aigu peut se r&#233;v&#233;ler impuissante face &#224; la maladie chronique, condition demandant un vrai partenariat avec le patient. En effet, le malade est malheureusement encore trop souvent exclu des d&#233;cisions et du processus de soin. Le vocabulaire de la m&#233;decine refl&#232;te toujours une situation soignant-actif avec un soign&#233;-passif : on parle de m&#233;decin qui &#171; intervient &#187;, &#171; prescrit &#187; une &#171; ordonnance &#187; au &#171; patient &#187; &#171; b&#233;n&#233;ficiant &#187; du soin, &#171; trait&#233; &#187;, passif et &#171; observant &#187;. Le soignant, form&#233; pour les situations d'urgence, peut garder toute l'information m&#233;dicale, ne pas la partager (ou de mani&#232;re inad&#233;quate) avec la personne en soins, pour des raisons d'&#233;conomie de temps ou pour conserver un pouvoir [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Albano MG, D'Ivernois JF, Haaran G. Quand les m&#233;decins se font (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Principes de l'&#233;ducation th&#233;rapeutique par le patient&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'apparition d'internet a eu deux cons&#233;quences majeures sur la relation soignant-soign&#233;. Dans un premier temps, le web a constitu&#233; une gigantesque biblioth&#232;que accessible &#224; tous. Le patient, piochant dans cette masse d'information, s'est trouv&#233; en porte-&#224;-faux vis-&#224;-vis du m&#233;decin : il acc&#233;dait certes &#224; de l'information, mais ne poss&#233;dait pas les connaissances n&#233;cessaires pour la traiter, comme l'a montr&#233; Sournies [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Sournies G. L'information de l'usager de sant&#233; au regard de la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a d&#233;j&#224; 10 ans, Jadad publiait dans le &lt;i&gt;BMJ&lt;/i&gt; [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Jadad AR. Promoting partnerships : Challenges for the Internet age. British (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] un article titr&#233; &lt;i&gt;Promoting partnerships : Challenges for the Internet age&lt;/i&gt; (Promouvoir le partenariat, d&#233;fi pour l'&#232;re internet). Un dessin dans cet article, devenu c&#233;l&#232;bre depuis, illustrait toute la difficult&#233; de l'asym&#233;trie d'information.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_157 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH403/sorry_doctor-e4da0.jpg' width='500' height='403' alt='JPEG - 69.3 ko' style='height:403px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;&quot;D&#233;sol&#233; docteur, mais je dois encore vous contredire&quot;. Sur le dossier &quot;T&#233;l&#233;chargements internet&quot;
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup de soignants, la place d'internet dans leur relation avec le patient est rest&#233;e fig&#233;e sur la symbolique de cette image : internet est essentiellement v&#233;cu comme une source de perturbation de la relation m&#233;decin-malade. La r&#233;action acad&#233;mique est alors unanime : il faut contr&#244;ler internet, l'encadrer, valider son contenu. C'est une pr&#233;occupation compr&#233;hensible mais malheureusement obsol&#232;te [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Dupagne D. Internet et m&#233;decine - D'in&#233;vitables rapports de proximit&#233; (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]. La fondation suisse HON, suivie par la Haute Autorit&#233; de Sant&#233; fran&#231;aise, a compris que cette validation sur le fond &#233;tait illusoire, face &#224; un media aussi gigantesque et surtout aussi mouvant qu'internet [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='La HAS a introduit une validation fond&#233;e sur les r&#232;gles &#233;ditoriales (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Internet a connu une &#233;volution notable avec la g&#233;n&#233;ralisation de l'ADSL et des sites communautaires (forums, listes de discussions, r&#233;seaux sociaux). Nous avons vu que dans un premier temps, les patients avaient consult&#233; l'information m&#233;dicale disponible sans trop savoir quoi en faire. Mais en &#233;changeant intens&#233;ment entre eux, les malades chroniques &#233;laborent d&#233;sormais leur propre base de connaissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette base de connaissance s'appuie sur leur exp&#233;rience v&#233;cue de la maladie, de l'addiction, des examens compl&#233;mentaires, des m&#233;dicaments, des interventions chirurgicales et enfin de leur relation avec leur soignants. Les m&#233;decins, en tant que lien obligatoire et unique entre les malades, assuraient jusqu'alors la mission de collection-diffusion de cette information. En informatique, on parle d'architecture client-serveur : un point de passage obligatoire (le serveur) relie tous les clients.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_163 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH404/connaissance-medicale-centr-acd57.jpg' width='500' height='404' alt=&quot;&quot; style='height:404px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis que les patients peuvent facilement &#233;changer entre eux en dehors du m&#233;decin, leur connaissance s'enrichit de fa&#231;on exponentielle. Certes, elle ne subit plus le filtre du professionnel qui extrait ce qui para&#238;t pertinent du &quot;bruit&quot; apport&#233; par le n&#233;ophyte ; mais c'est volontairement que j'ai choisi le verbe &lt;i&gt;subir&lt;/i&gt; : cette centralisation/s&#233;lection/reformulation appauvrit consid&#233;rablement la connaissance globale contenue dans le v&#233;cu des patients qui en est d&#233;poss&#233;d&#233;. De plus, la connaissance li&#233;e &#224; l'aspect purement humain de la relation entre le soignant et le soign&#233; souffre du biais majeur de sa gestion exclusive par une des parties.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour avoir un id&#233;e de l'effet r&#233;ducteur sur la connaissance m&#233;dicale de la centralisation de l'information par le soignant, imaginons deux exemples :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Une r&#233;union de travail dans laquelle le mod&#233;rateur serait seul &#224; entendre les interventions, qu'il r&#233;sumerait ensuite aux autres participants avant de redistribuer la parole.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Un congr&#232;s dans lequel les discussions informelles (et notamment &quot;de couloir&quot;) entres participants seraient impossibles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Inutile de les commenter : chacun comprend l'effet scl&#233;rosant de l'exclusion du dialogue circulaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'architecture de la communication autour de la maladie a donc &#233;volu&#233;, comme en informatique, en passant du mod&#232;le client-serveur (patient-m&#233;decin) au pair-&#224;-pair (patient-patient). Au sein de ces patients, certains occupent une place plus importante que d'autres par l'&#233;tendue de leur r&#233;seau et leur implication dans la gestion de la connaissance du groupe : les patients-experts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_162 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH409/connaissance-medicale-pair--18a52.jpg' width='500' height='409' alt=&quot;&quot; style='height:409px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les patients atteints de maladies chroniques ou d'addictions &#233;laborent donc une nouvelle base de connaissance orient&#233;e patient. Base de connaissance informelle, mal syst&#233;matis&#233;e, non hi&#233;rarchis&#233;e, mais d'une grande valeur par son volume. Une des meilleures d&#233;monstration de la richesse de cette connaissance est mat&#233;rialis&#233;e par la r&#233;action du soignant-malade qui int&#232;gre un groupe de patients atteints de son mal. Dans un premier temps, il est souvent d&#233;stabilis&#233; par la disparition de son statut de soignant au milieu de ses compagnons d'infortune ; mais le malaise laisse rapidement la place &#224; l'enthousiasme, &#224; l'&#233;merveillement devant la dynamique du groupe, l'intelligence collective qui s'en d&#233;gage, et la qualit&#233; de l'expertise, elle aussi collective, qui en &#233;merge. J'ai propos&#233; d'appeler cette &#233;volution &lt;i&gt;&lt;a href='http://www.atoute.org/n/rubrique28.html' class='spip_out'&gt;m&#233;decine 2.0&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; faisant ainsi r&#233;f&#233;rence au concept de &lt;i&gt;&lt;a href='http://knol.google.com/k/dominique-dupagne/le-web-20/3cicv6vyqos68/13#' class='spip_out'&gt;web 2.0&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; qui le sous-tend.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Ce n'est pas le patient qu'il faut &#233;duquer, mais le m&#233;decin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme vous l'avez compris, cet article publi&#233; un premier avril inflige une &quot;queue de poisson&quot; &#224; un concept en miroir,&lt;strong&gt; l'&#233;ducation th&#233;rapeutique du patient qui consiste &#224; former le patient &#224; sa propre maladie&lt;/strong&gt;. Cela peut para&#238;tre absurde apr&#232;s ce que vous venez de lire, mais c'est pourtant dans ce sens que l'expression &#233;ducation th&#233;rapeutique est g&#233;n&#233;ralement employ&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes, le diab&#233;tique ou l'asthmatique d&#233;couvrant sa maladie est souvent heureux de recevoir des explications d&#233;taill&#233;es sur le traitement, ses modalit&#233;s et ses risques. Mais &#224; l'heure d'internet, cet enseignement par le soignant n'a plus beaucoup de sens. C'est au contraire le patient-expert, par son exp&#233;rience personnelle et ses &#233;changes avec d'autres patients, qui est le mieux &#224; m&#234;me de former les patients-d&#233;butants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce qui est nouveau, et r&#233;volutionnaire, c'est que ces patient-experts, seuls ou surtout en groupe, peuvent contribuer &#224; former les soignants et surtout les m&#233;decins. Ce retour d'exp&#233;rience est indispensable &#224; la progression de la connaissance acad&#233;mique et &#224; des soins de qualit&#233; optimale. Ceux, assez rares, qui animaient des groupes de patients bien avant qu'internet n'existe en ont d&#233;j&#224; t&#233;moign&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;ducation th&#233;rapeutique &lt;a href='http://unairneuf.blogs.psychologies.com/billets/arret-tabac-service.html' class='spip_out'&gt;ne peut avoir lieu &#224; sens unique&lt;/a&gt;. Elle doit aussi et peut-&#234;tre surtout assurer un compl&#233;ment de formation des m&#233;decins par les patients. Sans aller jusqu'&#224; faire retourner le m&#233;decin sur les bancs de l'&#233;cole des patients-experts, il est possible de mettre en oeuvre des sessions de partage d'informations bilat&#233;rales. Ces sessions peuvent consister en des tables rondes et pourquoi pas des forums internet d&#233;di&#233;s &#224; cette relation. Il semble d'ailleurs que l'anonymat permis par les forums puisse jouer un r&#244;le lib&#233;rateur vis-&#224;-vis des r&#233;ticences de certains soignants ou de la timidit&#233; de certains patients. Ce qui est tr&#232;s important, dans mon exp&#233;rience [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='L'auteur participe depuis une douzaine d'ann&#233;es &#224; ce type (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;], est l'acceptation de l'abolition de toute &#233;chelle de valeur de la connaissance dans ces &#233;changes. Le patient peut contester la vision optimiste de l'effet th&#233;rapeutique d'un traitement, ou la r&#233;putation de b&#233;nignit&#233; d'une exploration, sans que son v&#233;cu soit ni&#233; comme c'est trop souvent le cas dans la relation singuli&#232;re soignant-soign&#233;. Lorsque qu'un tel v&#233;cu est confirm&#233; par le groupe, face au m&#233;decin en situation d'apprenant, une nouvelle &#233;coute s'installe et les deux bases de connaissances (m&#233;dicale et patiente) fusionnent pour le plus grand b&#233;n&#233;fice des deux parties.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il serait injuste d'affirmer que personne ne per&#231;oit l'int&#233;r&#234;t d'une &#233;ducation r&#233;ciproque, elle commence &#224; &lt;a href='http://www.carnetsdesante.fr/+Education-therapeutique-une+' class='spip_out'&gt;poindre timidement &#231;a et l&#224;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Une finalit&#233; accessoire non n&#233;gligeable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sous le couvert d'&#233;ducation th&#233;rapeutique du patient telle qu'elle est promue actuellement, c'est surtout l'industrie du m&#233;dicament qui cherche &#224; p&#233;n&#233;trer au domicile du patient afin de le fid&#233;liser &#224; ses produits. Il est clair que le financement de cette &quot;&#233;ducation&quot; ne pourra &#234;tre assur&#233; par des pouvoirs publics exsangues. Malgr&#233; les garde-fous, il surviendra ce qui est arriv&#233; &#224; &quot;l'&#233;ducation&quot; des m&#233;decins : les firmes pharmaceutiques financeront volontiers ce qu'elles souhaitent contr&#244;ler. Dans leur logique commerciale, elles auraient tort de s'en priver. Or c'est le r&#244;le des derniers garants de la d&#233;ontologie, qu'ils soit &lt;a href='http://bulletin.conseil-national.medecin.fr/article.php3?id_article=96' class='spip_out'&gt;institutionnels&lt;/a&gt;, individuels ou &lt;a href='http://www.formindep.org/' class='spip_out'&gt;associatifs&lt;/a&gt;, de constituer le dernier rempart entre le patient et le marketing pharmaceutique. Depuis que le monde existe, aucune charte ni r&#233;glementation n'a jamais pu emp&#234;cher celui qui paye de dicter sa loi (sauf &#224; faire un don dans un pot commun, solution g&#233;n&#233;ralement refus&#233;e par les industriels qui souhaitent un retour sur investissement).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le m&#234;me registre, une finalit&#233; non n&#233;gligeable de l'&#233;ducation th&#233;rapeutique du m&#233;decin par le patient r&#233;side dans la remise en cause du lien privil&#233;gi&#233; et d&#233;l&#233;t&#232;re entre les soignants et les firmes pharmaceutiques. Ne voyez pas l&#224; une obsession parano&#239;aque dirig&#233;e contre une industrie fondamentale dans notre soci&#233;t&#233;. Mais de congr&#232;s en symposiums, de formations m&#233;dicales continues en s&#233;minaires exotiques, de consensus mous en recommandations &lt;a href='http://www.formindep.org/Des-recommandations' class='spip_out'&gt;sous influences&lt;/a&gt;, la relation fondamentale entre le soignant et le soign&#233; se distend au profit d'autres int&#233;r&#234;ts dont le patient devient l'alibi, &quot;l'ordonn&#233;&quot;, voire le &quot;mat&#233;riel&quot; de recherche. En occupant une position p&#233;dagogique, le patient sera &#224; m&#234;me de rivaliser avec ces concurrents richement dot&#233;s, et de faire r&#233;aliser au soignant ses &#233;carts &#233;ventuels par rapport &#224; sa mission premi&#232;re : aider autrui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais terminer en m'excusant aupr&#232;s de Gr&#233;goire Lagger, Monique Chambouleyron, Aline Lasserre-Moutet et Andr&#233; Giordan dont j'ai honteusement vol&#233; les premiers paragraphes du remarquable article d&#233;di&#233; &#224; l'&#233;ducation th&#233;rapeutique [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='&#201;ducation th&#233;rapeutique 1re partie : origines et mod&#232;le M&#233;decine. Volume (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;], paru dans la revue Medecine en 2008, et dont je conseille la lecture compar&#233;e &#224; ce document pour mesurer l'&#233;volution du concept.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Derni&#232;re minute&lt;/strong&gt; : Ce m&#234;me 1er avril, un poisson tr&#232;s proche a &#233;t&#233; post&#233;, &lt;a href='http://www.ciane.info/article-29752540.html' class='spip_out'&gt;semble-t-il par une association de patients&lt;/a&gt;. Ce document pr&#233;tendait &#233;maner de l'INPES (Institut National d'Education pour la Sant&#233;), le c&#233;l&#232;bre marchand de primeurs :&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;L'INPES &#233;dite des documents destin&#233;s aux patients qui, dans leur vie, ont souvent affaire aux professionnels de sant&#233;. Comment leur parler ? Comment tenir compte de ce qu'il sont pour arriver &#224; se faire soigner ? L'enjeu est de taille pour les patients qui, dans le contexte actuel, devront de toute fa&#231;on consulter moins pour consulter mieux.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;D&#233;cryptage. &lt;br /&gt;
Patients, les 7 commandements &#224; retenir pour contribuer &#224; l'&#233;ducation de votre professionnel de sant&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;1. Dites bonjour &#224; votre professionnel de sant&#233; et pr&#233;sentez-vous&lt;/strong&gt;, lors d'une consultation aussi bien que lors d'une hospitalisation. Les soignants peuvent ressentir de la g&#234;ne, voire des traumatismes de degr&#233;s vari&#233;s, lorsqu'ils se rendent compte qu'ils se trompent de personne dans des situations d'examen, de suivi ou d'intervention.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;2. En contrepartie, exigez toujours du professionnel de sant&#233; qu'il se pr&#233;sente et dise bonjour&lt;/strong&gt;, m&#234;me dans le cadre d'une hospitalisation. Certains soignants le prennent mal. Soyez poli, mais ferme. Le maintien d'une courtoisie &#233;l&#233;mentaire est de votre responsabilit&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;3. Informez toujours votre professionnel de sant&#233; des raisons de votre visite&lt;/strong&gt;, des questions et demandes que vous souhaitez partager avec lui. Cela doit se faire dans une id&#233;e de dialogue : incitez-le, par des questions simples et bienveillantes, &#224; reformuler ce qu'il comprend de la situation et &#224; exprimer son ressenti. Il est essentiel que le professionnel de sant&#233; se sente &#233;cout&#233;, inform&#233; et respect&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;4. Tout en pr&#233;servant la libert&#233; de pens&#233;e de votre m&#233;decin et en veillant &#224; le faire participer &#224; la d&#233;cision&lt;/strong&gt;, vous devez mettre une grande conviction &#224; le convaincre que vous &#234;tes la personne concern&#233;e en premier lieu par le choix du traitement, que vous avez la capacit&#233; de r&#233;fl&#233;chir et de prendre les d&#233;cisions qui vous concernent &#224; partir des informations qu'il partage avec vous. Il est recommand&#233; d'obtenir une compr&#233;hension et l'adh&#233;sion du m&#233;decin par une information adapt&#233;e et transmise avec tact et humanit&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;5. Votre professionnel de sant&#233; n'est pas tenu de rester au courant des derni&#232;res avanc&#233;es en mati&#232;re de diagnostic et de traitement&lt;/strong&gt;. Il ne conna&#238;t pas forc&#233;ment les recommandations des organismes nationaux tels que l'INPES, l'HAS, l'AFSSAPS, et a tr&#232;s rarement acc&#232;s aux publications non francophones. Lorsqu'il vous propose une conduite th&#233;rapeutique ou des examens compl&#233;mentaires, demandez-lui toujours s'il dispose de recommandations nationales ou internationales &#224; ce sujet, et de quelle ann&#233;e elles datent. S'il ne conna&#238;t pas l'existence d'organismes susceptibles d'&#233;mettre des recommandations, changez de sujet. S'il vous r&#233;pond que les experts qui r&#233;digent les recommandations sont tous des vendus, approuvez par des grognements.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;6. Pr&#233;cipitez-vous sur Internet pour v&#233;rifier si la conduite que votre professionnel de sant&#233; vous propose est coh&#233;rente avec les recommandations des organismes nationaux et internationaux&lt;/strong&gt;. Si elle ne l'est pas, dites-vous que les experts de ces organismes sont tous des vendus. Imprimez n&#233;anmoins les r&#233;sum&#233;s des recommandations et allez nuitamment les glisser sous les essuie-glaces du v&#233;hicule de fonction de votre professionnel de sant&#233;. Ne les envoyez surtout pas &#224; son cabinet : il ne les lirait jamais.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;7. Vous devez pr&#234;ter attention aux signes de conduites addictives ou aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC) de votre professionnel de sant&#233;&lt;/strong&gt;. Un signe d'appel &#224; conna&#238;tre est la r&#233;daction effr&#233;n&#233;e d'ordonnances, parfois sans rapport avec les attentes d'&#233;coute et de compr&#233;hension que vous, patient, tentez d'exprimer.&lt;br /&gt;
Patients, l'accompagnement de vos professionnels de sant&#233; est une mission de sant&#233; publique qui fait partie de vos responsabilit&#233;s. Prenez-la au s&#233;rieux !&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Albano MG, D'Ivernois JF, Haaran G. Quand les m&#233;decins se font p&#233;dagogues. La m&#233;decine &#224; l'&#233;cole. &lt;i&gt;CRAP Cahiers p&#233;dagogiques&lt;/i&gt;. 2001:399-402.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Sournies G. L'information de l'usager de sant&#233; au regard de la loi du 4 mars 2002 &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article79.html' class='spip_out'&gt;acc&#232;s&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Jadad AR. Promoting partnerships : Challenges for the Internet age. &lt;i&gt;British Medical Journal&lt;/i&gt; (1999) 319:761&#8211;764.&lt;a href='http://www.bmj.com/cgi/content/full/319/7212/761' class='spip_out'&gt;acc&#232;s&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Dupagne D. Internet et m&#233;decine - D'in&#233;vitables rapports de proximit&#233; ? &lt;i&gt;M&#233;decine&lt;/i&gt;. Volume 3, Num&#233;ro 8, 374-7, Octobre 2007. [&lt;a href='http://www.jle.com/fr/revues/medecine/med/e-docs/00/04/35/D9/article.phtml' class='spip_out'&gt;acc&#232;s&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] La HAS a introduit une &lt;a href='http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_334538/la-certification-des-sites-internet-sante' class='spip_out'&gt;validation fond&#233;e sur les r&#232;gles &#233;ditoriales simples de la fondation HON&lt;/a&gt;. Faute de pouvoir valider le contenu, ce qui est impossible, elle valide la d&#233;ontologie du site.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] L'auteur participe depuis une douzaine d'ann&#233;es &#224; ce type d'&#233;changes sur internet, notamment sur le site &lt;a href='http://www.atoute.org/' class='spip_out'&gt;www.atoute.org&lt;/a&gt;. Les &#233;changes les plus passionnants concernent les th&#232;mes : schizophr&#233;nie, arr&#234;t de l'alcool, rapports soignants/soign&#233;s ou des discussions d&#233;di&#233;es &#224; une maladie donn&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] &#201;ducation th&#233;rapeutique 1re partie : origines et mod&#232;le &lt;i&gt;M&#233;decine&lt;/i&gt;. Volume 4, Num&#233;ro 5, 223-6, Mai 2008. &lt;a href='http://www.jle.com/fr/revues/medecine/med/e-docs/00/04/3D/8D/telecharger.phtml?code_langue=fr&amp;format=application/pdf&amp;titre=Version%20PDF' class='spip_out'&gt;acc&#232;s&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Honoraires des g&#233;n&#233;ralistes (Allemands)</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article120.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.atoute.org/n/article120.html</guid>
		<dc:date>2009-03-27T17:07:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anne-Marie B&#233;rard</dc:creator>


		<dc:subject>Professionnels de sant&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Politique de sant&#233;</dc:subject>

		<description>Dirk Wetzel est m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste. Ses revenus sont dans la moyenne des m&#233;decins ayant leur cabinet priv&#233; : 10.000 euros brut par mois. Demander plus dans le contexte actuel lui paraitrait impudent. Traduction r&#233;sum&#233;e d'un article de Markus Grill publi&#233; dans la revue Allemande Der Spiegel [1] Lorsqu'il est de garde un samedi dans son cabinet o&#249; l'assistante m&#233;dicale &#233;coute une &#233;mission musicale, Dirk Wetzel porte une tenue d&#233;contract&#233;e, pantalon de velours, pull noir. (...)

-
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique7.html" rel="directory"&gt;Documents&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot2.html" rel="tag"&gt;Professionnels de sant&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot18.html" rel="tag"&gt;Politique de sant&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dirk Wetzel est m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste. Ses revenus sont dans la moyenne des m&#233;decins ayant leur cabinet priv&#233; : 10.000 euros brut par mois. Demander plus dans le contexte actuel lui paraitrait impudent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Traduction r&#233;sum&#233;e d'un article de Markus Grill publi&#233; dans la revue Allemande &lt;i&gt;Der Spiegel&lt;/i&gt; [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb1-1' class='spip_note' rel='footnote' title='http://www.spiegel.de/spiegel/0,1518,614699,00.html' id='nh1-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'il est de garde un samedi dans son cabinet o&#249; l'assistante m&#233;dicale &#233;coute une &#233;mission musicale, Dirk Wetzel porte une tenue d&#233;contract&#233;e, pantalon de velours, pull noir. Il peut se consacrer alors autant qu'il le faut aux rares patients qui viennent le consulter [Note : l'Allemand pr&#233;f&#232;re attendre le retour de son m&#233;decin habituel et rechigne d'aller voir un rempla&#231;ant].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce g&#233;n&#233;raliste de 39 ans exerce dans une commune de 7000 habitants, au Nord de la Hesse. Il gagne environ 10.000 euros brut par mois, desquels il faudra pr&#233;lever 3250 euros d'imp&#244;ts mensuels, 1037 &#8364; pour l'assurance vieillesse, 619 &#8364; pour l'assurance maladie et d&#233;pendance, ainsi que 210 &#8364; pour la police d'assurance professionnelle. Il lui reste finalement quelques 4.900 &#8364; net, ce qui le conduit &#224; s'estimer parmi le 0,1 % d'hommes les plus heureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_156 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH387/mgallemand-7a353.jpg' width='500' height='387' alt=&quot;&quot; style='height:387px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce MG est cependant une exception en Germanie : les m&#233;decins allemands et leurs repr&#233;sentants professionnels brandissent le spectre de faillites, &#224; la suite des r&#233;formes d'honoraires r&#233;centes et ont d&#233;cid&#233; de faire gr&#232;ve. Le Docteur Wetzel ne soutient pas les contestataires roulant carrosse, alors que des millions de salari&#233;s sont en train de perdre leur travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant la r&#233;forme des honoraires, un MG notait en d&#233;tails tous les actes pratiqu&#233;s lors d'une consultation [ex. : auscultation approfondie + vaccin + pansement + ordonnance&#8230;dont l'organisme professionnel des m&#233;decins tenait la comptabilit&#233; pour la remettre directement aux caisses qui, elles, proc&#233;daient aux payements des actes m&#233;dicaux sur les comptes des m&#233;decins conventionn&#233;s, en retenant parfois des pourcentages importants pour surprescription etc.].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis le 1er janvier 2009, un m&#233;decin du Land Hesse re&#231;oit un forfait de 38,11 euros par les caisses pour chaque consultation, le patient n'avance rien. La r&#233;forme a pour but d'&#233;viter d'inutiles examens, mais pourrait avoir pour cons&#233;quence d'abr&#233;ger le temps des consultations allou&#233; &#224; chaque malade afin d'augmenter le revenu du m&#233;decin. Une solution pour les praticiens augmenter leur productivit&#233; : ils encaissent le prix de la consultation et dirigent le patient vers un sp&#233;cialiste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le m&#233;decin cit&#233; en exemple s'est associ&#233; avec deux autres g&#233;n&#233;ralistes, ce qui leur permet de faire des &#233;conomies sur les co&#251;ts d'exploitation du cabinet et de se relayer pour les gardes de week-end. Ainsi, les prix d'acquisition d'&#233;quipements (appareils ultrasons etc.) et les salaires des assistantes sont divis&#233;s par trois. Et bonus suppl&#233;mentaire : l'union des caisses obligatoires (KV) leur verse 10 % de plus sur les honoraires pour favoriser ce genre d'union.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour r&#233;gler les honoraires trimestriels aux praticiens avant r&#233;ception des facturations d&#233;taill&#233;es de l'organisme gestionnaire, les caisses obligatoires (KV) se basent sur les chiffres r&#233;alis&#233;s l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente &#224; la m&#234;me &#233;poque. En 2008, ce furent 862 patients par g&#233;n&#233;raliste par trimestre. Donc pour notre g&#233;n&#233;raliste et ses deux coll&#232;gues dans le cabinet commun, la multiplication du nombre de malades par le prix forfaitaire de 38,11 euros plus 10% de bonus conduit &#224; une r&#233;mun&#233;ration pour le premier trimestre 2009 de 107.527 &#8364; au total (soit dans notre cas concret environ 12 000 euros brut par m&#233;decin et par mois). Ceci correspond &#224; la moyenne enregistr&#233;e pour les g&#233;n&#233;ralistes lib&#233;raux exer&#231;ant en Hesse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit cependant de deux tiers des revenus effectivement per&#231;us. Au revenu de base, il faut ajouter des honoraires suppl&#233;mentaires pour les programmes de pr&#233;ventions, les op&#233;rations pratiqu&#233;es au cabinet, et pour les patients participant &#224; des programmes pour maladies chroniques. Des visites &#224; domicile rapportent 18 euros, en cas d'urgence 65 euros, et le samedi 46 euros.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; ces majorations s'ajoutent les prestations r&#233;gl&#233;es par les caisses priv&#233;es (acceptant de payer parfois jusqu'&#224; 3 fois le tarif de base). Les &#171; Privatpatienten &#187; repr&#233;sentent environ 10 % de la client&#232;le du MG de la petite commune, ils r&#232;glent &#224; l'avance sur facture (la facturation se fait &#224; la fin des soins, au plus t&#244;t apr&#232;s un trimestre). Certains m&#233;decins proposent aux malades des prestations compl&#233;mentaires, &#224; r&#233;gler directement de leur poche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Docteur Wetzel avait &#233;t&#233; chercheur &#224; l'universit&#233; de G&#246;ttingen avec un salaire brut mensuel de 4000 euros. De cette exp&#233;rience et de ses parents enseignants, il a gard&#233; des ambitions si modestes que les revenus de son cabinet lui suffisent pour nourrir femme, trois enfants et un chien qu'il prom&#232;ne en Ford S-Max. Il travaille environ 40 heures par semaine, un peu plus pour quelques urgences, mais r&#233;ussit &#224; se lib&#233;rer deux apr&#232;s-midis par semaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au total, les caisses maladie ont d&#233;pens&#233; en honoraires lib&#233;raux 27,4 milliards d'euros pour l'ann&#233;e 2007, ce seront 30,4 milliards en 2009 pour environ 150.000 m&#233;decins et psychoth&#233;rapeutes. Ces milliards sont repartis de mani&#232;re in&#233;gale dans les diff&#233;rents L&#228;nder : au Bade-Wurtemberg l'augmentation par m&#233;decin est de 2,5 %, alors que dans trois L&#228;nder de l'ex-RDA elle se situe entre 19 % et 25 % par m&#233;decin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'office des statistiques allemand calcule tous les cinq ans les revenus exacts pour les m&#233;decins. Pour 2006, il indique qu'un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste, apr&#232;s payement des salaires, &#233;quipements, &#233;nergie, voiture, loyer etc. gagnait 8666 euros brut par mois, desquels il devra d&#233;duire les imp&#244;ts, assurances, cotisations etc. Les meilleurs lotis sont les radiologues et les sp&#233;cialistes en orthop&#233;die.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 2007, les faillites de cabinets m&#233;dicaux ont l&#233;g&#232;rement r&#233;gress&#233;, l'Allemagne en a enregistr&#233; 223.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Docteur Wetzel d&#233;plore qu'il soit confront&#233; &#224; la quatri&#232;me r&#233;forme tarifaire en cinq ans : &#171; J'aimerais bien suivre une formation m&#233;dicale, mais c'est impossible avant d'avoir assimil&#233; tous les d&#233;tails de la nouvelle r&#233;forme des honoraires &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh1-1' id='nb1-1' class='spip_note' title='Notes 1-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;a href='http://www.spiegel.de/spiegel/0,1518,614699,00.html' class='spip_out'&gt;http://www.spiegel.de/spiegel/0,1518,614699,00.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En route vers la Santestro&#239;ka ?</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article119.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.atoute.org/n/article119.html</guid>
		<dc:date>2009-03-26T15:25:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>


		<dc:subject>Humour</dc:subject>
		<dc:subject>Politique de sant&#233;</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Alors que les am&#233;ricains mangent leur chapeau de chantres du
lib&#233;ralisme dans un path&#233;tique sauve-qui-peut financier, notre ministre UMP affine une proposition de gestion du syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais directement
inspir&#233;e du Gosplan sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique31.html" rel="directory"&gt;La m&#233;decine et le social&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot10.html" rel="tag"&gt;Humour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot18.html" rel="tag"&gt;Politique de sant&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;forme de Mme Roselyne Bachelot, dite HPST (h&#244;pital, patients,sant&#233; et territoires) va sans doute &#234;tre vot&#233;e au terme des allers-retours parlementaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais vous faire r&#233;aliser que nous appliquons de plus en plus &#224;
notre syst&#232;me de sant&#233; un mod&#232;le de gestion sovi&#233;tique planifi&#233;e de
triste m&#233;moire. Ce n'est pas un poisson d'avril.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L225xH142/vitalefaucilfa1c-57133.jpg&quot; alt=&quot;vitale ussr&quot; width='225' height='142' style='height:142px;width:225px;' /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que les am&#233;ricains mangent leur chapeau de chantres du
lib&#233;ralisme dans un path&#233;tique sauve-qui-peut financier, notre ministre UMP affine une proposition de gestion du syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais directement
inspir&#233;e du &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Gosplan' class='spip_out'&gt;Gosplan&lt;/a&gt; sovi&#233;tique. Elle n'a pas initi&#233; ce processus enclench&#233; depuis une vingtaine d'ann&#233;es. Elle met juste une derni&#232;re touche &#224; l'oeuvre de ses pr&#233;d&#233;cesseurs. Je pense plus particuli&#232;rement &#224; Philippe Douste-Blazy et &#224; Xavier Bertrand.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; l'origine de ces deux reniements du lib&#233;ralisme, une m&#234;me cause : une panique
devant des gouffres financiers abyssaux, eux-m&#234;me provoqu&#233;s par vingt
ans de gestion &#224; courte vue insensible aux signaux d'alerte &#233;mis de
toutes parts. &lt;a href='http://tropicalbear.over-blog.com/article-29335244.html' class='spip_out'&gt;Certains&lt;/a&gt; consid&#232;rent d'ailleurs que c'est l'abandon du lib&#233;ralisme pourtant affich&#233;, et l'&#233;tatisation progressive de l'&#233;conomie qui a provoqu&#233; la crise financi&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les similitudes entre l'&#233;conomie sovi&#233;tique stalinienne et l'organisation du syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais sont saisissantes. Dans les deux cas, les d&#233;buts ont &#233;t&#233; prometteurs : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; croissance &#233;conomique robuste et ch&#244;mage nul d'un c&#244;t&#233;,
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; structure solidaire et efficace de
l'autre, aboutissant &#224; un des meilleurs syst&#232;me de sant&#233; au monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la similitude touche aussi la chute du syst&#232;me, effective en URSS, programm&#233;e chez nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revue de d&#233;tail&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;finition des besoins et de la qualit&#233; par des experts&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; l'&#233;conomie de march&#233;, dont se r&#233;clament les
lib&#233;raux, ce ne sont pas les utilisateurs qui d&#233;finissent et &#233;valuent
leurs besoins, mais des experts. Ces experts sont pr&#233;sents &#224; tous les
niveaux : choix de l'offre, r&#233;partition, contr&#244;le qualit&#233;,
validation... C'est exactement le principe de la planification
sovi&#233;tique, cens&#233;e &#339;uvrer pour le bonheur des masses populaires en d&#233;finissant les meilleurs produits. Le r&#233;sultat est connu.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Production uniformis&#233;e, laissant peu de place aux variantes n&#233;es de besoins particuliers r&#233;els.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Hors du plan, point de salut : il faut suivre les recommandations, les protocoles, les r&#233;f&#233;rentiels. Il n'y qu'une seule bonne fa&#231;on de traiter le diab&#232;te,
l'hypertension, le cancer. Gare au soignant ou au patient qui sort des
&quot;clous&quot;. La vari&#233;t&#233; de l'offre de soins et des approches th&#233;rapeutiques sera bient&#244;t aussi mis&#233;rable
que celle des produits de consommation sovi&#233;tiques.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Contr&#244;les tatillons, envahissants et paralysants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Patients et m&#233;decins sont pr&#233;venus : l'&#232;re de la &lt;i&gt;gouvernance&lt;/i&gt; est en marche. Et les contr&#244;les vont se g&#233;n&#233;raliser ! Non pas tant sur les
malversations et abus, mais sur les &#233;carts au plan et aux &lt;i&gt;r&#233;f&#233;rentiels
m&#233;dico-&#233;conomiques&lt;/i&gt; que la Haute Autorit&#233; de Sant&#233; est pri&#233;e de produire au plus vite.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Convocation des agents hors-norme pour les remettre dans le &quot;droit chemin&quot;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'individualisme &#233;tait mal vu chez les soviets, il en est de
m&#234;me dans la r&#233;forme Bachelot : &#224; tous les &#233;chelons, des &lt;a href='http://www.espacegeneraliste.info/Nord-PasdeCalais/temoignages/article/ca-se-passe-comme-ca-a-la-cpam' class='spip_out'&gt;contr&#244;leurs
v&#233;rifient que les pratiques sont en accord&lt;/a&gt; avec les normes qui sont
pass&#233;es du statut de statistiques &#224; celui de &lt;i&gt;recommandations&lt;/i&gt; puis de &lt;i&gt;r&#233;f&#233;rentiels&lt;/i&gt;. Les
mots ont du sens. La sant&#233; devient norm&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Inflation de l'administration du service, au d&#233;triment de ses acteurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La mise en place du contr&#244;le des d&#233;penses &#224; l'h&#244;pital a
induit une bureaucratie dont la masse salariale approche celle des
soignants. Personne n'a tent&#233; de faire le bilan financier de cette d&#233;rive. Cette bureaucratie aussi st&#233;rile qu'envahissante est un des
&#233;l&#233;ments qui ont provoqu&#233; la chute du syst&#232;me sovi&#233;tique. Elle g&#233;n&#232;re
actuellement une d&#233;gradation de la qualit&#233; des soins &#233;vidente &#224;
l'h&#244;pital. On en est &#224; vouloir mettre des &lt;a href='http://www.syndicat-infirmier.com/article.php3?id_article=483' class='spip_out'&gt;bracelets d'identification&lt;/a&gt; aux patients car les int&#233;rimaires qui bouchent les trous des plannings ne les connaissent pas et le risque d'erreurs augmente.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Produits et services d&#233;pass&#233;s, &#233;voluant peu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Traquer et interdire l'initiative individuelle pour imposer
le respect de la norme a une cons&#233;quence grave qui est peut &#234;tre la
principale cause de la chute de l'URSS : l'innovation dispara&#238;t, car
l'innovation r&#233;sulte justement de la diversit&#233; spontan&#233;e et de l'initiative individuelle. L'appareil industriel sovi&#233;tique est devenu progressivement obsol&#232;te apr&#232;s des succ&#232;s initiaux trompeurs, car il n'a pas su d&#233;velopper initiative et diversit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;tat des h&#244;pitaux fran&#231;ais se d&#233;grade, les
mat&#233;riels ne sont plus remplac&#233;s et l'espace de recherche foisonnant qu'il a &#233;t&#233; se meurt sous le carcan administrativo-r&#233;glementaire cens&#233; am&#233;liorer son fonctionnement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Survalorisation des proc&#233;dures et des produits &quot;bien con&#231;us&quot; &#224; d&#233;faut d'&#234;tre utiles ou efficaces&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ah, la d&#233;marche qualit&#233; en sant&#233; ; quelle merveilleuse machine &#224; d&#233;truire... la qualit&#233; ! Il suffit de &lt;a href='http://ritaline.neufblog.com/' class='spip_out'&gt;l'avoir v&#233;cue&lt;/a&gt; pour
le comprendre. La &lt;i&gt;d&#233;marche qualit&#233;&lt;/i&gt; (ou pire la &lt;i&gt;qualit&#233; totale&lt;/i&gt;) est
sans doute la pire verrue id&#233;ologique que nous ayons appliqu&#233;e &#224; la
sant&#233;. L'Homme, sa sant&#233; et le soin sont bien trop complexes pour
supporter cette &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article104.html' class='spip_out'&gt;approche industrielle r&#233;ductionniste et st&#233;rilisante&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les russes aussi n'en pouvaient plus de leurs produits ternes, mal
fichus, uniformes et sans g&#233;nie, mais conformes au cahier des charges
issus du Gosplan.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;connexion du client et de ses besoins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;conomie sovi&#233;tique, le client n'existe pas, il n'y a
que des camarades.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais, il n'y a pas de
clients non plus, il n'y a que des patients, et on ne leur demande pas
leur avis : ce sont avant tout des usagers.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Files d'attente, d&#233;lais, produits ou services chroniquement indisponibles ou mal r&#233;partis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de diff&#233;rence fondamentale entre des magasins
sovi&#233;tiques en rupture d'approvisionnement et les attentes
interminables &#224; l'h&#244;pital ou les d&#233;lais de rendez-vous &#224; 8 mois de
certains sp&#233;cialistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes disparaissent des
campagnes, ils ne seront pas remplac&#233;s et il est illusoire de penser
que l'on pourra forcer des jeunes m&#233;decins &#224; aller l&#224; o&#249; la Poste ne
reste pas. Tel un trou noir, la planification absorbe les &#233;nergies et
scl&#233;rose l'activit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;motivation des agents les plus brillant&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs les plus performants d'un domaine ne sont pas ceux qui respectent les proc&#233;dures, &lt;a href='http://www.revue-interrogations.org/article.php?article=17' class='spip_out'&gt;mais ceux qui savent faire mieux&lt;/a&gt;. Un travailleur efficace est quelqu'un qui sait s'adapter &#224; l'impr&#233;vu, &#224;
l'accident, au hors-norme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, comme l'ouvrier sovi&#233;tique enferm&#233; dans une
proc&#233;dure de production st&#233;rilisante, le soignant 2008 est pri&#233; de ne
pas s'&#233;carter du chemin trac&#233; par le r&#233;f&#233;rentiel. Les simples s'y
&#233;panouissent, les bons s'y morfondent. &quot;La m&#233;diocrit&#233; ch&#233;rit la r&#232;gle&quot; &#233;crivait Flaubert.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Institutionnalisation de la corruption&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans un syst&#232;me contr&#244;l&#233; par des experts, et dans lequel les prescripteurs concentrent l'ordonnance des d&#233;penses, la &lt;a href='http://www.formindep.org/spip.php?article138' class='spip_out'&gt;corruption&lt;/a&gt;
s'installe tr&#232;s vite. Dans le projet de loi actuel,
il n'est mention nulle part de garde-fous contre l'&#233;norme influence de
l'industrie pharmaceutique sur les d&#233;penses de sant&#233; : &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article63.html' class='spip_out'&gt;la loi anticadeaux&lt;/a&gt; officialise en fait les cadeaux ; chaque m&#233;decin fran&#231;ais est l'objet de 25000 euros de d&#233;penses
promotionnelles par an de la part de l'industrie pharmaceutique. Cette
industrie finance notamment massivement la formation des m&#233;decins. Elle
risque bient&#244;t de financer l'&#233;ducation des patients, nouveaut&#233; du
projet de loi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;conomie sovi&#233;tique, du fait de la centralisation des organes d&#233;cisionnels, est tomb&#233;e elle aussi dans ce travers de la corruption.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Apparition d'une &#233;conomie parall&#232;le inaccessible aux plus d&#233;munis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avec la paralysie progressive du syst&#232;me de production sovi&#233;tique par le
plan, une offre &quot;priv&#233;e&quot; a permis aux plus riches et aux apparatchiks
d'acc&#233;der &#224; des biens inaccessibles m&#234;me &#224; la classe moyenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le syst&#232;me de sant&#233; fran&#231;ais, c'est le secteur II (honoraires libres) qui joue ce r&#244;le. Lorsque la p&#233;nurie s'installe, il existe toujours un
march&#233; noir, c'est juste une question de s&#233;mantique. Le secteur II
n'est pas le probl&#232;me, c'est la cons&#233;quence d'un syst&#232;me qui n'arrive
plus &#224; r&#233;mun&#233;rer ses acteurs.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Grands chantiers &#224; la gloire du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral/Leader Maximo/ Pr&#233;sident (rayer la mention inutile)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Est-il besoin de d&#233;tailler les similitudes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous nous trouvons dans une situation d'inversion de valeur tourn&#233;e vers l'administration du service : dans tous les groupes constitu&#233;s d'au moins 100 personnes, la gestion et l'administration du service prennent progressivement le contr&#244;le total de l'activit&#233;, mais surtout se persuadent de leur caract&#232;re indispensable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'h&#244;pital meurt de son administration, mais ses gestionnaires sont persuad&#233;s qu'ils sont indispensables. Or seuls les soignants, les patients et les fournitures sont indispensables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'assurance maladie s'enfonce dans le d&#233;ficit. Ses gestionnaires sont persuad&#233;s d'&#234;tre indispensables. Ils pensent notamment que les soignants ne pourraient survivre sans eux car ils solvabilisent leur client&#232;le. C'est faux, seuls les soignants, les patients et les fabricants de produits de sant&#233; sont indispensables. Les gestionnaires ne font que pr&#233;lever l'argent des patients pour le distribuer. Sans ces pr&#233;l&#232;vements, la solvabilit&#233; augment&#233;e des patients leur permettrait de financer les m&#234;mes services (&#224; eux de mettre en place les m&#233;canismes de solidarit&#233; permettant de faire face aux coups durs sans reconstituer l'usine &#224; gaz actuelle).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les banquiers sont persuad&#233;s d'&#234;tre indispensable &#224; l'industrie. C'est faux, il peut exister une production de biens sans banque, mais jamais de banque sans production de biens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les exemples peuvent &#234;tre d&#233;roul&#233;s &#224; l'infini. Il ne s'agit pas de dire que la gestion est inutile, mais qu'elle doit &#234;tre au service de la production de biens et services et non &#224; sa t&#234;te.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, vous aurez compris que ce ne sont pas des amendements qu'il
faut &#224; ce texte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons besoin d'une v&#233;ritable refonte de nos
syst&#232;mes de valeurs. En modifiant les structures de &quot;gouvernance&quot; du
monde de la sant&#233;, la Ministre va de plus &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article102.html' class='spip_out'&gt;paralyser le syst&#232;me de sant&#233;&lt;/a&gt; pendant plusieurs ann&#233;es : les luttes de baronnies vont g&#233;n&#233;rer une d&#233;sorganisation durable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre le moment de lire Edgar Morin, au moins son introduction &#224; la &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Morin#La_pens.C3.A9e_complexe' class='spip_out'&gt;pens&#233;e complexe&lt;/a&gt; : un probl&#232;me aussi riche et multifactoriel qu'un syst&#232;me de soins ne
peut se g&#233;rer avec une d&#233;marche aussi simpliste que celle perp&#233;tu&#233;e
dans ce projet de loi. Nous ne savons toujours pas, en 2009, &#233;valuer la
qualit&#233; en sant&#233;. Nous faisons semblant de le faire, mais nos outils ne
le permettent pas. On n'est pas un bon m&#233;decin parce que l'on prescrit
tel examen tous les trois mois chez le diab&#233;tique ou que l'on prescrit
syst&#233;matiquement des mammographies &#224; toutes ses patientes. La sant&#233;, la
maladie, la vie, sont plus compliqu&#233;es que cela et ne peuvent entrer dans les cases d'un syst&#232;me norm&#233;. Il faudra un jour que nous r&#233;fl&#233;chissions &#224; des outils permettant d'&#233;valuer vraiment la
qualit&#233;, car quand on ne sait pas dire qui travaille bien ou mal, on ne
peut pas progresser (ni faire d'&#233;conomies). Ce sera alors le d&#233;but
d'une vraie r&#233;forme, d'une v&#233;ritable r&#233;volution sanitaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant, nous allons droit vers le d&#233;sastre, la
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sant&#233;stro&#239;ka&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, et le d&#233;pe&#231;age des restes de la s&#233;cu par des
pr&#233;dateurs, comme cela s'est pass&#233; pour l'&#233;conomie de feu l'URSS. Si
l'on veut arr&#234;ter le massacre, il va falloir agir vite, tr&#232;s vite, et
imaginer des &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article104.html' class='spip_out'&gt;approches vraiment nouvelles&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;pistage du cancer de la prostate : nouveaut&#233;s 2009</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article117.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.atoute.org/n/article117.html</guid>
		<dc:date>2009-03-22T17:52:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>


		<dc:subject>cancer</dc:subject>
		<dc:subject>Risque et d&#233;pistage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Deux travaux scientifiques de grande ampleur r&#233;cemment publi&#233;s apportent des donn&#233;es nouvelles sur l'int&#233;r&#234;t du d&#233;pistage du cancer de la prostate. Leurs conclusions sont divergentes, mais c'est l'occasion de faire le point sur cette strat&#233;gie controvers&#233;e.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique7.html" rel="directory"&gt;Documents&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot11.html" rel="tag"&gt;cancer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot14.html" rel="tag"&gt;Risque et d&#233;pistage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; : Deux &#233;tudes de grande envergure viennent d'&#234;tre publi&#233;es concernant le d&#233;pistage du cancer de la prostate par dosage des PSA. Celle r&#233;alis&#233;e en Europe montre une diminution de la mortalit&#233; par cancer de la prostate chez les hommes soumis au d&#233;pistage. Un dosage des PSA tous les 4 ans permet de diminuer de 20% la mortalit&#233; par cancer de la prostate, sur une dur&#233;e moyenne de suivi de 9 ans. En pratique la probabilit&#233; de mourir de ce cancer passe de 4 &#224; 3 pour 1000. La survie globale n'est pas modifi&#233;e. Les effets secondaires fr&#233;quents et parfois invalidants des traitements destin&#233;s &#224; enrayer la propagation de ce cancer apr&#232;s un d&#233;pistage doivent &#234;tre mis en balance avec ce r&#233;sultat modeste.
L'&#233;tude &#233;tatsunienne montre un effet d&#233;l&#233;t&#232;re du d&#233;pistage sur la mortalit&#233; par cancer de la prostate, mais la diff&#233;rence (10%) n'est pas statistiquement significative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_153 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:300px;' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L300xH348/prostate_normal-237b5.jpg' width='300' height='348' alt=&quot;&quot; style='height:348px;width:300px;' /&gt;&lt;/span&gt;Le d&#233;pistage du cancer de la prostate par dosage sanguin des PSA est un sujet controvers&#233;. Je fais partie de ceux qui se sont oppos&#233;s &#224;
la promotion de ce d&#233;pistage du fait des incertitudes qui l'entourent, notamment dans un &lt;a href='http://www.atoute.org/n/article108.html' class='spip_out'&gt;manifeste&lt;/a&gt; sign&#233; par une centaine d'autres confr&#232;res. En suivant ce lien, vous trouverez les arguments justifiant cette position, et notamment une vid&#233;o qui explique un paradoxe apparent : tous les cancers ne sont pas &lt;i&gt;bons &#224; d&#233;pister&lt;/i&gt;. Ces m&#234;mes arguments avaient conduit jusqu'ici la Haute Autorit&#233; de Sant&#233; fran&#231;aise et
l'Organisation Mondiale de la Sant&#233; &#224; ne pas recommander ce d&#233;pistage
en routine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jusqu'au 19 mars 2009, les choses &#233;taient assez simples : un
travail scientifique unique et assez m&#233;diocre avait &#233;valu&#233; l'int&#233;r&#234;t de ce d&#233;pistage. Pratiqu&#233; au Canada, il a concern&#233; 46000 hommes r&#233;partis en deux
groupes par tirage au sort. Le premier groupe &#233;tait incit&#233; &#224; pratiquer
le d&#233;pistage par PSA, l'autre non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s 8 ans de suivi, le nombre de d&#233;c&#232;s par cancer de la prostate &#233;tait &lt;a href='http://www.mmt-fr.org/IMG/gif/depistage_mortaliteprostatique-2.gif' class='spip_out'&gt;tr&#232;s l&#233;g&#232;rement sup&#233;rieur&lt;/a&gt; dans le groupe incit&#233; au d&#233;pistage par rapport au groupe t&#233;moin. Cette diff&#233;rence de mortalit&#233; &#233;tait infime : 1% et ne permettait aucune
conclusion. En revanche, les hommes du groupe d&#233;pistage avait &#233;t&#233;
souvent inqui&#233;t&#233;s, op&#233;r&#233;s ou irradi&#233;s, avec le cort&#232;ge d'effets
ind&#233;sirables graves en rapport avec ces interventions. Malgr&#233; ce
r&#233;sultat d&#233;cevant justifiant les recommandations de prudence des les
autorit&#233;s sanitaires, le d&#233;pistage syst&#233;matique du cancer de la
prostate a &#233;t&#233; largement promu et pratiqu&#233; par les urologues et la majorit&#233; des g&#233;n&#233;ralistes, notamment aux USA et en France.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Deux &#233;tudes publi&#233;es le 19 mars 2009 feront date dans le d&#233;bat&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 19 mars, le &lt;i&gt;New England Journal of Medicine&lt;/i&gt; publie deux articles qui apportent un &#233;clairage
important sur l'int&#233;r&#234;t de ce d&#233;pistage controvers&#233;. Malheureusement, les travaux
d&#233;crits dans ces deux articles aboutissent &#224; des r&#233;sultats
contradictoires et n'&#233;teignent pas la controverse, &lt;a href='http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMe0901166' class='spip_out'&gt;comme le souligne l'&#233;ditorial de Michael J Barry&lt;/a&gt; dans le m&#234;me num&#233;ro de la revue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une &lt;a href='http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMoa0810696' class='spip_out'&gt;premi&#232;re &#233;tude r&#233;alis&#233;e aux USA&lt;/a&gt; a &#233;valu&#233; le d&#233;pistage du cancer de la prostate par dosage sanguin des PSA chez 76000 hommes, soit 30000 de plus que l'&#233;tude
canadienne. La moiti&#233; de ces hommes a &#233;t&#233; incit&#233; au d&#233;pistage, l'autre &lt;a href='http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMoa0810696' class='spip_out'&gt;non&lt;/a&gt;. Apr&#232;s 10
ans de suivi, les hommes incit&#233;s au d&#233;pistage sont 10% plus nombreux &#224;
mourir d'un cancer de la prostate que ceux qui n'y ont pas &#233;t&#233; incit&#233;.
Voila qui est aussi d&#233;cevant que surprenant. Pour autant, ce r&#233;sultat paradoxal n'est pas
statistiquement significatif [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb2-1' class='spip_note' rel='footnote' title='Pour les lecteurs non familiaris&#233;s avec les statistiques m&#233;dicales, (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'autre &lt;a href='&lt;a href='http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMoa0810084' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://content.nejm.org/cgi/content...&lt;/a&gt;' class='spip_out'&gt;&#233;tude est europ&#233;enne&lt;/a&gt; et concerne cette fois 162000 hommes, toujours tir&#233;s au sort pour &#234;tre incit&#233;s ou &lt;a href='http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMoa0810084' class='spip_out'&gt;non&lt;/a&gt; au d&#233;pistage du cancer de la prostate par dosage sanguin des PSA. Cette fois, l'incitation au d&#233;pistage a un effet positif et apr&#232;s un suivi moyen de 9 ans, la mortalit&#233; par cancer de la prostate dans le groupe d&#233;pistage est inf&#233;rieure &#224; celle du groupe
t&#233;moin. La diff&#233;rence atteint 20%, elle est significative (p &lt; 0,04).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce genre de situation, il est d'usage que chaque &quot;camp&quot;
d&#233;fende sa position en valorisant l'&#233;tude qui conforte son point de vue
et en d&#233;nigrant celle qui le fragilise. Je ne tomberai pas dans ce
travers. Les r&#233;sultats publi&#233;s sont encore pr&#233;liminaires ; du fait des
implications sanitaires colossales de ce d&#233;pistage qui concerne tous
les hommes d'&#226;ge m&#251;r, je fais confiance aux sp&#233;cialistes pour &quot;d&#233;cortiquer&quot;
ces travaux et y relever d'&#233;ventuels biais qui expliqueraient leurs
r&#233;sultats oppos&#233;s. Je vais partir ici du principe que leur publication
dans une grande revue m&#233;dicale (&lt;i&gt;NEJM&lt;/i&gt;) leur apporte un
cr&#233;dit suffisant et m'int&#233;resser &#224; celle qui est la plus &quot;puissante&quot; sur le plan statistique.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;tude europ&#233;enne, la plus &quot;puissante&quot; sur le plan
statistique, met en &#233;vidence une diminution de mortalit&#233; par cancer de
la prostate chez les patients incit&#233;s au d&#233;pistage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voyons donc quels sont les implications pratiques de l'&#233;tude
europ&#233;enne. Cet billet se destine autant au confr&#232;re qui souhaite
&#233;clairer le choix de ses patients qu'au lecteur capable suivre
l'argumentation scientifique qui va suivre (je rappelle que comme
toujours sur internet, aucune d&#233;cision importante concernant votre
sant&#233; ne doit &#234;tre prise sans la soumettre &#224; votre m&#233;decin. C'est lui
qui peut vous &#233;clairer, sur votre propre cas qui est unique, et dans la
relation singuli&#232;re qui fait de lui votre r&#233;f&#233;rent sant&#233;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le suivi concerne un effectif total de 162387 hommes, assign&#233;s par tirage au sort &#224; deux groupes :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 72952 seront incit&#233;s &#224; pratiquer un d&#233;pistage par dosage des PSA tous les 4 ans.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 89435 n'y seront pas incit&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dur&#233;e moyenne de ce suivi est de 9 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'&#233;tude a concern&#233; de nombreux pays et il existe quelques variantes d'un pays &#224; l'autre
dans la strat&#233;gie de d&#233;pistage : les biopsies &#233;taient pratiqu&#233;es &#224; partir d'un taux
sanguin de PSA de 4 ng/ml, mais parfois seulement 3. Le toucher rectal n'&#233;tait
pas syst&#233;matique. A mon sens, ces variantes de protocole n'ont pas
d'influence sur les r&#233;sultats et leur cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel a &#233;t&#233; le devenir de ces hommes en fonction de la strat&#233;gie qui leur a &#233;t&#233; propos&#233;e ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier r&#233;sultat important est que le nombre de cancers de la prostate mortels a &#233;t&#233; abaiss&#233; de 20% par l'incitation au d&#233;pistage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a eu 261 d&#233;c&#232;s par cancer de la prostate chez les 72952 hommes incit&#233;s au d&#233;pistage par PSA, soit un taux de mortalit&#233; sur 9 ans de 0,3%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a eu 363 d&#233;c&#232;s par cancer de la prostate chez les 89435 hommes non incit&#233;s au d&#233;pistage par PSA, soit un taux de mortalit&#233; sur 9 ans de 0,4%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette baisse du risque relatif de 20% correspond &#224; une baisse de risque absolu d'environ 0,1% [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb2-2' class='spip_note' rel='footnote' title='Les calculs exacts donnent 0,29% dans le groupe d&#233;pistage et 0,36% dans le (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous disposons de chiffres d&#233;taill&#233;s par tranche d'&#226;ge :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_152 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH265/mort-cancer-depistage-nejm-fbdd0.jpg' width='500' height='265' alt=&quot;&quot; style='height:265px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pour les hommes chez qui le d&#233;pistage a d&#233;but&#233; entre 50 et 54 ans, l'effet
du d&#233;pistage aboutit &#224; augmenter de 50% la mortalit&#233; par cancer de la
prostate, mais il y a tr&#232;s peu de morts et le hasard peut facilement expliquer cet effet d&#233;l&#233;t&#232;re apparent du d&#233;pistage. Cela concerne tout de m&#234;me 55000
ann&#233;es-hommes incit&#233;s au d&#233;pistage (par exemple 5500
hommes suivis pendant 10 ans ou 10000 hommes suivis pendant 5,5 ans).
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Pour les hommes ayant d&#233;but&#233; le d&#233;pistage entre 55 et 59 ans, c'est cette fois une diminution de la mortalit&#233; par cancer de la prostate qui est
observ&#233;e, de 27%, sur 316000 ann&#233;es-hommes incit&#233;s au d&#233;pistage
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Entre 60 et 64 ans, la diminution de la mortalit&#233; par cancer de la prostate
diminue seulement de 6%, pour 191000 ann&#233;es-hommes incit&#233;s au d&#233;pistage.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Entre 65 et 69 ans, la diminution de la mortalit&#233; est de nouveau de 26% pour 135000 ann&#233;es-hommes.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Enfin, pour ceux qui d&#233;butent le d&#233;pistage entre 70 et 74 ans, la mortalit&#233;
par cancer de la prostate s'inverse de nouveau en faveur du non-d&#233;pistage et augmente de 26% pour 38000 ann&#233;es-hommes incit&#233;s au d&#233;pistage, comme pour les hommes de moins de 55 ans.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'efficacit&#233; du d&#233;pistage est modeste et ne concerne que les hommes dont l'&#226;ge est compris entre 55 et 69 ans&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;coupant ainsi l'effectif par tranche d'&#226;ge, on constate que
l'essentiel du b&#233;n&#233;fice est obtenu entre 55 et 69 ans. Les variations
observ&#233;es pour les trois tranches d'&#226;ge comprises entre ces bornes (par exemple entre 60 et 64 ans o&#249; le b&#233;n&#233;fice est curieusement faible &#224; 6%), ne sont pas significatives et sont donc tr&#232;s probablement li&#233;es au hasard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'analyse statistique, qui montre que la diff&#233;rence observ&#233;e de
20% est significative a exclu les
deux tranches d'&#226;ge extr&#234;mes (moins de 55 et plus de 69 ans) dans lesquelles le d&#233;pistage s'est r&#233;v&#233;l&#233; d&#233;l&#233;t&#232;re (il a augment&#233; la mortalit&#233; par cancer de la prostate). Cette
exclusion lors du calcul n'est pas critiquable car elle &#233;tait
pr&#233;vue avant la fin de l'&#233;tude si l'on en croit le r&#233;sum&#233;. Notons n&#233;anmoins que l'inclusion dans l'analyse statistique de ces
hommes couramment d&#233;pist&#233;s en France actuellement, conduit &#224; une baisse de mortalit&#233; de 15%, non significative (non cit&#233;e dans le texte de l'article, mais visible dans le Tableau 2) [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb2-3' class='spip_note' rel='footnote' title='Un article de 2003 cite les deux l'analyses statistiques pr&#233;vues (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En r&#233;sum&#233;, sur une dur&#233;e de suivi moyenne de 9 ans, un homme &#226;g&#233; de 55 &#224; 69 ans qui ne pratique pas de d&#233;pistage
&#224; environ 4 &quot;chances&quot; sur mille de mourir d'un cancer de la prostate et celui
qui pratique un d&#233;pistage par PSA +/- toucher rectal voit cette
probabilit&#233; baisser &#224; 3 pour mille.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La survie est inchang&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une autre question int&#233;ressante est celle de la mortalit&#233; totale : toutes
causes de d&#233;c&#232;s confondues. Vit-on plus vieux en pratiquant ce
d&#233;pistage ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La r&#233;ponse est n&#233;gative : la mortalit&#233; totale n'est pas modifi&#233;e par le
d&#233;pistage du cancer de la prostate, dans l'&#233;tude europ&#233;enne comme dans les autres &#233;tudes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux &#233;l&#233;ments sont susceptibles expliquer cet absence d'effet sur la survie globale :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Le d&#233;pistage, le diagnostic et les effets secondaires du traitement
peuvent provoquer indirectement des d&#233;c&#232;s de causes diverses qui pourraient
&quot;annuler&quot; les quelques patients sauv&#233;s par le d&#233;pistage. Vivre avec un
cancer, une impuissance ou une incontinence peut diminuer l'&#233;lan vital.
Nous y reviendrons.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; La diminution (faible) de la mortalit&#233; par cancer de la prostate
(faible elle aussi) aboutit &#224; un impact tellement modeste sur
l'esp&#233;rance de vie qu'il n'est pas mesurable, m&#234;me dans une &#233;tude concernant 160000 hommes suivis pendant une dur&#233;e moyenne de 9 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'objectif de cette &#233;tude &#233;tait de mesurer l'impact du d&#233;pistage
sur la mortalit&#233; prostatique sp&#233;cifique et non sur la mortalit&#233; globale, et
cette mortalit&#233; d'origine prostatique est le principal r&#233;sultat &#224;
retenir. Il est n&#233;anmoins difficile de ne pas tenir compte du fait que
la survie est inchang&#233;e par le d&#233;pistage, car le but ultime du
d&#233;pistage des cancers est d'augmenter son esp&#233;rance de vie et non de choisir la cause
de sa mort. Une am&#233;lioration de la survie qui, si elle existe, est trop faible pour &#234;tre mesurable sur un &#233;chantillon de 160000 hommes suivis pendant 9 ans a-t-elle une pertinence ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Questions non r&#233;solues&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La question qui se pose au vu de ces r&#233;sultats est celle de l'impact &#233;ventuel d'une dur&#233;e de suivi plus longue. Un suivi moyen de 9 ans est-il suffisant pour mettre en &#233;vidence l'int&#233;r&#234;t du d&#233;pistage ? Du fait des progr&#232;s th&#233;rapeutiques et notamment des traitements hormonaux, la survie apr&#232;s diagnostic peut &#234;tre tr&#232;s longue. Tout le monde conna&#238;t un &lt;a href='http://www.lexpress.fr/informations/express-societe-mitterrand-le-grand-secret_611886.html' class='spip_out'&gt;exemple c&#233;l&#232;bre&lt;/a&gt; o&#249; le d&#233;lai entre la d&#233;couverte des m&#233;tastases osseuses et le d&#233;c&#232;s a &#233;t&#233; de 13 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'examen de la courbe de mortalit&#233; cumul&#233;e de l'&#233;tude europ&#233;enne laisse penser que l'effet du d&#233;pistage s'accro&#238;t avec le temps. J'ai extrait la courbe ci-dessous de la publication originale, mais en ne gardant pas la dur&#233;e totale de 14 ans. En effet, l'effectif suivi diminue drastiquement avec la dur&#233;e du suivi. La partie de la courbe au del&#224; de 12 ans n'a aucune signification car elle ne concerne qu'une poign&#233;e de sujets. La conservation de ces donn&#233;es pourrait apporter de la confusion &#224; la r&#233;flexion pour ceux qui ne sont pas familiers des courbes de mortalit&#233; cumul&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_155 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:452px;' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L452xH319/prostate_2009_etude_europe-bf782.png' width='452' height='319' alt=&quot;&quot; style='height:319px;width:452px;' /&gt;&lt;/span&gt;On note que la divergence entre le groupe d&#233;pistage et le groupe contr&#244;le progresse apr&#232;s la neuvi&#232;me ann&#233;e de suivi. Que faut-il en penser ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, on doit d&#233;plorer que l'&#233;tude ait &#233;t&#233; interrompue par ses promoteurs en 2006. La r&#233;ponse &#224; cette question aurait &#233;t&#233; plus simple avec la prolongation du suivi. Ensuite, nous n'avons pas l'effectif suivi pour des dur&#233;es longues. Nous ne savons donc pas si ce que nous lisons sur cette courbe est significatif ou non.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est tentant de faire le pari d'une augmentation de l'effet du d&#233;pistage sur la mortalit&#233; avec le temps, au del&#224; de la moyenne de 9 ans. Ce n'est qu'un pari, et pour un probl&#232;me aussi grave, il est ennuyeux de ne pas avoir de donn&#233;es plus solides sur le long terme. D'autant que si l'on sort du coeur de l'&#233;tude, il faut comparer ces donn&#233;es avec celles de l'&#233;tude am&#233;ricaine qui ne montre aucune tendance &#224; l'am&#233;lioration du sort du groupe d&#233;pistage avec le temps, bien au contraire. Attention donc &#224; ne pas faire dire &#224; l'&#233;tude europ&#233;enne ce qu'elle ne dit pas. Les auteurs s'en gardent bien.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Quel est le &quot;co&#251;t&quot; du d&#233;pistage en termes d'effets ind&#233;sirables du traitement destin&#233; &#224; &#233;viter le d&#233;veloppement du cancer ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons comme un acquis cette diminution du risque de mourir d'un cancer de la
prostate chez les patients se soumettant &#224; un d&#233;pistage et
int&#233;ressons-nous maitenant aux inconv&#233;nients de ce d&#233;pistage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la majorit&#233; de ceux qui remettent en cause l'int&#233;r&#234;t de ce
d&#233;pistage, ou au moins de sa promotion m&#233;diatique, le principal probl&#232;me n'est pas tant dans sa modeste
efficacit&#233; que dans &lt;i&gt;le prix &#224; payer&lt;/i&gt; pour lutter contre la mortalit&#233;
li&#233;e &#224; ce cancer. C'est le cas notamment de l'&#233;ditorialiste du &lt;i&gt;NJEM&lt;/i&gt;
d&#233;j&#224; cit&#233; et du Dr Mary McNaughton-Collins qui intervient dans la &lt;a href='http://www.nejm.org/perspective-roundtable/screening-for-prostate-cancer/' class='spip_out'&gt;remarquable vid&#233;o-d&#233;bat&lt;/a&gt; publi&#233;e sur le site de la revue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'&#233;tude europ&#233;enne, nous avons donc gr&#226;ce au d&#233;pistage, &lt;strong&gt;&#233;vit&#233; environ un d&#233;c&#232;s par cancer de la prostate pour 1000 patients de 55 &#224; 69 ans suivis pendant 9 ans.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-il
arriv&#233; globalement &#224; ces 1000 patients pour permettre d'&#233;viter le d&#233;c&#232;s par cancer
de la prostate chez l'un d'entre-eux ? Nous avons une partie des
r&#233;ponses dans l'article publi&#233; :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Chacun de ces 1000 hommes a pratiqu&#233; tous les 4 ans un test sanguin pour les PSA. En moyenne, chaque homme a pratiqu&#233; 2 tests. Sur le total de tous les tests, 16% ont &#233;t&#233; positifs. Nous ne disposons pas du pourcentage d'hommes ayant eu au moins un
test positif, mais il doit &#234;tre de l'ordre de 15% (certains hommes ont
pu avoir plusieurs tests positifs). Donc, 150 hommes ont &#233;t&#233; inform&#233;s
d'un risque potentiel de cancer de la prostate.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Chez ces 150 hommes ayant eu des PSA anormales, 85% ont accept&#233; la
r&#233;alisation de biopsies de la prostate. Il s'agit de pr&#233;l&#232;vements
multiples de cellules prostatiques &#224; l'aide d'aiguilles introduites
par le rectum. Il n'y a eu aucun d&#233;c&#232;s li&#233; &#224; ces biopsies pendant toute l'&#233;tude europ&#233;enne (les biopsies sont
connues pour pouvoir provoquer des h&#233;morragies et des septic&#233;mies
graves). Parmi nos 1000 hommes suivis, 125 ont donc accept&#233; de subir
des biopsies au cours des 9 ans de suivi.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Chez ces 125 hommes biopsi&#233;s, le diagnostic de cancer a &#233;t&#233; confirm&#233; une fois sur quatre soit 30 cas diagnostiqu&#233;s et trait&#233;s. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Parmi ces 30 hommes (encore une fois, ces chiffres sont approximatifs,
c'est l'ordre de grandeur qui compte), nous ne connaissons pas le
pourcentage d'impuissance et d'incontinence cons&#233;cutives &#224; la chirurgie
ou d'autres ennuis li&#233;s &#224; la radioth&#233;rapie. Les auteurs ont annonc&#233; une
publication future sur la qualit&#233; de vie dans le cadre de ce d&#233;pistage.
Par &lt;a href='http://www.prostatecancer.ca/french/prostate_owners_manual/living/treatment/localized/surgery/' class='spip_out'&gt;d'autres sources&lt;/a&gt;, nous savons que ces traitements provoquent
g&#233;n&#233;ralement une impuissance quasi totale chez plus de la moiti&#233; des
op&#233;r&#233;s, et une incontinence grave chez environ 5 % d'entre-eux. Il s'agit de
chiffres datant de l'&#233;poque o&#249; cette &#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e. La chirurgie
prostatique a fait des progr&#232;s importants depuis quelques ann&#233;es. Pour
autant, nous ne savons pas si ces nouvelles techniques, moins
mutilantes, prot&#232;gent autant des r&#233;cidives canc&#233;reuses que la chirurgie radicale pratiqu&#233;e lors de l'&#233;tude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En r&#233;sum&#233;, pour 1000 hommes &#226;g&#233;s de 55 &#224; 69 ans participant &#224; un d&#233;pistage du cancer de la prostate sur une p&#233;riode moyenne de 9 ans :
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; 150 auront des PSA anormalement &#233;lev&#233;es.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sur les 125 qui accepteront des biopsies, 30 d&#233;couvriront qu'ils sont atteints d'un cancer de la prostate.
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sur les 30 canc&#233;reux trait&#233;s, 20 seront d&#233;finitivement impuissants, 15 souffriront de troubles urinaires et 2 seront totalement
incontinents (n&#233;cessit&#233; de porter une poche &#224; urine en permanence).
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Sur les 30 canc&#233;reux trait&#233;s, 1 homme ne mourra pas de son cancer de la
prostate alors qu'il serait mort en l'absence de d&#233;pistage.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne pouvons avoir la certitude que dans notre groupe de
1000 hommes, l'ensemble des inconv&#233;nients li&#233;s au d&#233;pistage n'a pas &#233;t&#233;
indirectement responsable de la mort d'au moins un autre homme, ce qui annulerait le b&#233;n&#233;fice global du d&#233;pistage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette pr&#233;sentation est plus parlante que des statistiques brutes,
et surtout plus honn&#234;te que des titres que j'ai pu lire dans la presse,
laissant entendre que le d&#233;pistage du cancer de la prostate permettait
une diminution de 20% de la mortalit&#233; (oubliant de pr&#233;ciser qu'il s'agissait uniquement de la mortalit&#233; par cancer de la prostate).
C'est celle que je ferai &#224; mes patients, lorsque je les informerai
sur ce d&#233;pistage. Ils d&#233;cideront s'il choisissent la voie du d&#233;pistage
ou celle de l'abstention. Personnellement, je continuerai &#224; leur
sugg&#233;rer l'abstention, sans leur imposer bien s&#251;r.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf &#224; disposer d'un test vraiment fiable pour &#233;viter biopsies et traitements
inutiles, je ne pense pas changer d'avis &#224; court terme. Il me para&#238;t
ind&#233;niable en revanche, que l'&#233;tude Europ&#233;enne modifie les explications
&#224; fournir aux patients et constitue un progr&#232;s dans la connaissance de l'effet du d&#233;pistage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le vrai d&#233;bat sur le d&#233;pistage, la d&#233;cision que chacun doit prendre, se situe avant le
dosage des PSA, et non apr&#232;s. Certains urologues recommandent de
pratiquer le d&#233;pistage, de diagnostiquer les cancers par biopsie, et de ne traiter
que ceux qui paraissent vraiment dangereux, en pratiquant des biopsies de contr&#244;le tous les ans. Voila une recommandation
qui tient peu compte de l'impact d'une telle r&#233;v&#233;lation sur la sant&#233;
mentale de nos patients. On vit mal avec une annonce de cancer, m&#234;me assortie de paroles rassurantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ceux tent&#233;s par le d&#233;pistage, ce que je peux tout &#224; fait comprendre, il est pr&#233;f&#233;rable de suivre le protocole qui a obtenu pour la premi&#232;re fois un r&#233;sultat significatif, soit un dosage des PSA tous les 4 ans. Dans l'&#233;tude &#233;tatsunienne, le dosage a lieu tous les ans et aboutit au contraire &#224; une surmortalit&#233; par cancer de la prostate dans le groupe d&#233;pist&#233;. Cet effet d&#233;l&#233;t&#232;re d'un d&#233;pistage trop fr&#233;quent a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; constat&#233; pour d'autres d&#233;pistages car il augmente le risque de faux positifs et d'exc&#232;s de traitement [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb2-4' class='spip_note' rel='footnote' title='C'est le cas pour le cancer du col de l'ut&#233;rus. Le d&#233;lai (...)' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En conclusion et pour paraphraser une boutade c&#233;l&#232;bre, voici un dialogue qui r&#233;sume bien la situation pour ce d&#233;pistage toujours controvers&#233; : &lt;i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Docteur, est-ce que je vivrai plus vieux si je pratique le d&#233;pistage du cancer de la prostate par les PSA ?
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-8130d.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Non, non, vous ne vivrez pas plus vieux, mais la vie pourrait vous para&#238;tre plus longue...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A chacun de d&#233;cider de ce qu'il souhaite, assist&#233; dans son choix par le m&#233;decin en qui il a confiance.&lt;/p&gt; &lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_even'&gt;
&lt;td&gt;Je voudrais apporter une pr&#233;cision importante car je sais par exp&#233;rience que beaucoup d'hommes ne s'int&#233;ressent vraiment &#224; ce d&#233;bat
que le jour o&#249; on leur d&#233;couvre les PSA &#233;lev&#233;es, sans les avoir avertis
avant ce dosage de la probl&#233;matique de ce d&#233;pistage. Tombant sur un de
mes articles sur internet, ils cherchent &#224; m'interroger sur la strat&#233;gie &#224; suivre,
par mail, sur mes forums, voire en tentant de prendre RV avec moi (je
ne prends aucun nouveau patient, merci de ne pas essayer de le faire). Or cette &#233;tude, comme l'&#233;tude canadienne ou &#233;tatsunienne, ne nous
renseigne que sur l'int&#233;r&#234;t du d&#233;pistage par les PSA, et non sur
l'int&#233;r&#234;t de poursuivre les investigations ou d'op&#233;rer apr&#232;s des PSA &#233;lev&#233;es ou des biopsies positives. C'est un tout autre d&#233;bat. Les
&#233;tudes dont nous disposons montrent un effet modeste mais r&#233;el des
diff&#233;rents traitements sur la mortalit&#233; par cancer ou l'apparition de m&#233;tastases [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb2-5' class='spip_note' rel='footnote' title='Un travail scandinave a compar&#233; la mortalit&#233; des hommes op&#233;r&#233;s d'un (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]. Mais surtout,
chaque cas est absolument unique et ne peut &#234;tre d&#233;battu qu'en t&#234;te-&#224;-t&#234;te, avec le m&#233;decin en qui on a confiance et qui dispose de la connaissance globale de son patient. Un article &#224; ce stade n'est d'aucune
aide. Ce qui est g&#233;n&#233;ral et statistique (le d&#233;pistage chez un sujet qui
ne souffre de rien), devient personnalis&#233; et singulier chez celui qui
pr&#233;sente une anomalie r&#233;v&#233;l&#233;e par le d&#233;pistage.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Bonus : j'ai ajout&#233; le 26 mai 2009 cette vid&#233;o, r&#233;alis&#233;e &#224; partir de l'extraordinaire site &lt;a href='http://www.gapminder.org/' class='spip_out'&gt;www.gapminder.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://www.atoute.org/video/gapmindercancer.swf&quot; width=&quot;730&quot; height=&quot;520&quot;&gt;
&lt;embed src=&quot;http://www.atoute.org/video/gapmindercancer.swf&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;730&quot; height=&quot;520&quot;&gt;&lt;/object&gt;
&lt;p&gt;L'auteur n'a aucun conflit d'int&#233;r&#234;t avec les acteurs &#233;conomiques du d&#233;pistage ou du traitement du cancer de la prostate.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh2-1' id='nb2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Pour les lecteurs non familiaris&#233;s avec les statistiques m&#233;dicales, quelques explications sur la notion de &quot;significativit&#233;&quot; sont n&#233;cessaires. Lorsque l'on constate un &#233;cart entre deux r&#233;sultats, &#233;cart cens&#233; mat&#233;rialiser l'impact une action m&#233;dicale, il est fondamental d'appr&#233;cier la probabilit&#233; pour que cette diff&#233;rence soit due au seul hasard. Par exemple, si vous jetez une pi&#232;ce 10 fois et obtenez 7 fois face et 3 fois pile, le hasard peut tr&#232;s bien expliquer cette diff&#233;rence. En revanche, si vous jetez 1000 fois la pi&#232;ce et obtenez 700 fois face et 300 fois pile, la probabilit&#233; pour que cette diff&#233;rence soit due au hasard est infinit&#233;simale. La pi&#232;ce ou le lancer sont sans doute asym&#233;triques. Dans le cas d'un test m&#233;dical, cela veut dire que la diff&#233;rence observ&#233;e est tr&#232;s certainement due &#224; l'intervention m&#233;dicale &#233;tudi&#233;e, ou &#224; autre chose, et non au hasard ou &#224; la chance. Par convention, on retient la probabilit&#233; de 5% comme seuil pour dire qu'une diff&#233;rence observ&#233;e est significative. Au dessus de 5%, la diff&#233;rence observ&#233;e n'est pas jug&#233; convaincante car pouvant &#234;tre due au hasard. On exprime cette probabilit&#233; par la lettre p. Lorsque vous voyez &#224; c&#244;t&#233; d'un r&#233;sultat &lt;i&gt;&quot;p&lt;0,01&quot;&lt;/i&gt;, cela signifie que la probabilit&#233; d'observer un r&#233;sultat
identique par le seul fait du hasard est inf&#233;rieure &#224; 1%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh2-2' id='nb2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Les calculs exacts donnent 0,29% dans le groupe d&#233;pistage et 0,36% dans le groupe t&#233;moin, soit une diminution de 0,071% mais j'ai arrondi (en faveur de l'effet positif du d&#233;pistage) pour simplifier l'explication. D'ailleurs, cet arrondi traduit une r&#233;alit&#233; : le fait que dans le groupe t&#233;moin, des sujets non incit&#233;s au d&#233;pistage l'on pratiqu&#233; quand m&#234;me. On parle de &quot;contamination&quot; du groupe t&#233;moin. Cet effet att&#233;nuateur de la diff&#233;rence observ&#233;e s'ajoute au fait que des sujet incit&#233;s au d&#233;pistage ne l'ont pas r&#233;alis&#233;. Or l'analyse statistique concerne le groupe d'attribution, ce que l'on appelle &quot;l'intention de traiter&quot; et non l'attitude effectivement suivie par les sujets. Cette approche &#233;vite des biais mais diminue la puissance de l'&#233;tude. L'&#233;tude canadienne, cit&#233;e plus haut, avait commis l'erreur d'analyser des groupes reconstitu&#233;s en fonction de leur choix final et non de leur groupe d'attribution par tirage au sort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh2-3' id='nb2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Un article de 2003 cite les deux l'analyses statistiques pr&#233;vues (mais 2003 est une date tardive, il faudrait savoir ce qui &#233;tait pr&#233;vu &lt;strong&gt;avant&lt;/strong&gt; de commencer l'&#233;tude). Il y est &lt;a href='http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/fulltext/118854000/HTMLSTART' class='spip_out'&gt;clairement exprim&#233;&lt;/a&gt; que l'analyse portera sur le coeur (55-69 ans) mais aussi sur la totalit&#233; de l'effectif. Or la publication dans le NEJM ne met en valeur que l'analyse sur les hommes de 55 &#224; 69 ans, groupe dans lequel le d&#233;pistage a un r&#233;sultat favorable contrairement aux deux extr&#234;mes. Cette pr&#233;sentation partisane et partielle des r&#233;sultats est tout de m&#234;me bien g&#234;nante et s&#232;me le doute &#224; la fois sur la significativit&#233; du r&#233;sultat publi&#233; et sur la rigueur des auteurs. Certains ne manqueront pas de relever que si l'&#233;tude US montre une surmortalit&#233; sp&#233;cifique non significative par le d&#233;pistage, la sous-mortalit&#233; sp&#233;cifique de l'&#233;tude europ&#233;enne, consid&#233;r&#233;e sur la totalit&#233; de l'effectif, est elle aussi non significative.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh2-4' id='nb2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] C'est le cas pour le cancer du col de l'ut&#233;rus. Le d&#233;lai recommand&#233; entre deux frottis de d&#233;pistage est de trois ans. Un d&#233;lai plus court augmente le nombre de faux positifs (cancers trait&#233;s &#224; tort) sans am&#233;liorer l'effet positif du d&#233;pistage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh2-5' id='nb2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Un &lt;a href='http://jnci.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/100/16/1144' class='spip_out'&gt;travail scandinave&lt;/a&gt; a compar&#233; la mortalit&#233; des hommes op&#233;r&#233;s d'un cancer de la prostate avec celle des non-op&#233;r&#233;s et seulement surveill&#233;s. Apr&#232;s 12 ans de suivi, 80% des hommes non op&#233;r&#233;s et 88% des hommes op&#233;r&#233;s sont encore vivants. Encore une fois, cette &#233;tude n'&#233;value pas l'effet du d&#233;pistage, mais de l'op&#233;ration chez des hommes d&#233;pist&#233;s, ce qui est diff&#233;rent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Traiter l'insomnie par les plantes</title>
		<link>http://www.atoute.org/n/article116.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.atoute.org/n/article116.html</guid>
		<dc:date>2009-02-07T09:08:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Dupagne</dc:creator>


		<dc:subject>Humour</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un nouveau traitement naturel des troubles du sommeil pr&#233;sent&#233; par un sp&#233;cialiste dans Paris-Match&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.atoute.org/n/rubrique3.html" rel="directory"&gt;M&#233;dicaments&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.atoute.org/n/mot10.html" rel="tag"&gt;Humour&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le num&#233;ro de Paris Match du 22 janvier nous apporte une nouvelle r&#233;confortante : &lt;strong&gt;un traitement naturel de l'insomnie&lt;/strong&gt; va enfin conna&#238;tre ses lettres de noblesse apr&#232;s avoir pass&#233; victorieusement les tests scientifiques les plus rigoureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un sp&#233;cialiste du sommeil, le Dr Yves Dauvilliers, y est longuement interview&#233; par la c&#233;l&#232;bre journaliste Sabine de la Brosse Arel Huir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Dr Dauvilliers devant sa superbe plantation :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_149 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;img src='http://www.atoute.org/n/local/cache-vignettes/L500xH621/insomnie-paris-match-2-b0735.jpg' width='500' height='621' alt=&quot;&quot; style='height:621px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Mais je ne veux pas d&#233;florer le sujet et je vous invite &#224; lire cet article aussi passionnant que d&#233;taill&#233;. Qui eut cru qu'un rem&#232;de aussi ancien et massivement utilis&#233; dans le monde trouverait enfin gr&#226;ce aupr&#232;s des scientifiques ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, comme une plante naturelle n'est pas un m&#233;dicament, notre confr&#232;re a pu se dispenser de d&#233;clarer ses liens d'int&#233;r&#234;t avec l'industriel qui va commercialiser ce produit [&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nb3-1' class='spip_note' rel='footnote' title='N'oublions pas que depuis 2 ans, tout m&#233;decin qui communique sur un (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons interview&#233; de jeunes insomniaques qui ont particip&#233; aux essais cliniques et leur r&#233;ponse est unanime : &quot;&lt;i&gt;On l'kiffe trop ce m&#233;doc&lt;/i&gt;&quot;. Ils ont d'ailleurs spontan&#233;ment propos&#233; d'en assurer la diffusion aupr&#232;s de leurs amis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voila qui va peut-&#234;tre r&#233;concilier nos ados avec le corps m&#233;dical. La science avance enfin dans le bon sens. Saluons encore une fois notre confr&#232;re pour avoir eu le courage de ses opinions et de bousculer l'establishment m&#233;dical.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='http://www.atoute.org/n/#nh3-1' id='nb3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] N'oublions pas que depuis 2 ans, tout m&#233;decin qui communique sur un m&#233;dicament &lt;a href='http://www.formindep.org/La-loi-sur-la-transparence-de-l' class='spip_out'&gt;doit informer les lecteurs sur ses &#233;ventuels conflits d'int&#233;r&#234;ts&lt;/a&gt; avec l'industrie pharmaceutique sous peine de sanctions. Tout est tellement plus simple est avec les plantes ;-).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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