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Vieux 02/03/2012, 14h49   #2
Bill1
 
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Re: J'ai tiré ma dernière cartouche ou chronique d'une défume verbeuse

Citation:
Posté par Balzy
Déjà le titre est trompeur (ça commence bien ! ) : je suis plutôt une citoyenne honnête et respectueuse des lois, donc, je l'ai achetée, et même pas en contrebande - alors que je suis sure que, là, en bas de chez moi, y'aurait moyen

Donc, je suis en pré-défume.
Ce qui signifie pour moi que je fume autant aujourd'hui qu'hier (soit environ un paquet/jour) mais que dans une semaine, j'ai décidé que ce serait fini.
Je ne suis pas vraiment néophyte : j'ai arrêté "sérieusement" à deux reprises. Sérieusement, ça veut dire pour moi plus que quelques jours voire quelques semaines sans y croire vraiment, avec l'idée déjà présente que je recommencerai, parce que c'est trop dur, parce qu'à quoi bon, et toutes les mauvaises raisons que l'on se donne à l'avance pour échouer.

La première fois, c'était il y a très longtemps, parce que c'était ça ou ne plus pouvoir payer mon loyer et donner à manger à mes filles, alors qu'à l'époque, c'était beaucoup moins cher de fumer ; mais bon, on s'était mis dans la m... et les économies étaient à faire sur tous les fronts. Ça a duré un an, et le compte en banque n'étant plus au rouge vif...

La deuxième, c'était ici déjà - enfin sur la version précédente de ce forum il y a 8 ans de cela - et j'ai vraiment apprécié le soutien et l'aide que j'y ai trouvés, même si j'ai, au bout de deux ans, délibérément décidé de refumer.

Depuis, ça m'a effleuré l'esprit mais juste effleuré.

Il faut dire que c'était violent, ce jour de décembre 2005 où je suis allée voir mon frère en lui demandant une clope. Que dis-je ? En lui ordonnant "donne-moi une clope". Violent et morbide. Comme la décision d'un suicide à petit feu de la part de quelqu'un qui n'aurait pas eu le courage d'un acte définitif et rapide pour mettre fin à ses jours.

Depuis, beaucoup d'eau a passé sous les ponts... J'ai retrouvé un rapport plus serein à la finitude programmée de mon existence, et surtout bien davantage d'optimisme et de désir de vivre.

Mais cela n'a pas grand-chose à voir avec ma détermination à rompre pour de bon avec une si vieille compagne. J'ai encore entendu récemment que c'est complètement illusoire de s'arrêter de fumer en espérant un bénéfice futur en termes d'espérance de vie, que ça ne "tient" pas sur le long terme, et qu'il faut au contraire apprécier les fruits de cette décision ici et maintenant. Je crois que c'était là.

Les étapes par lesquelles je suis passée ces derniers temps furent les suivantes :
  • défi claironné haut et fort à mon entourage disant que si j'obtenais ce que je désirais depuis si longtemps au plan professionnel, je m'arrêtais de fumer. On s'est gentiment moqué de moi en me disant qu'il ne suffisait pas de le dire...
  • grande solitude, justement dans le cadre professionnel : presque tous mes collègues-copains avec lesquels je partageais ces moments privilégiés de pause-clope sont partis ou ont arrêté de fumer. Et par -12° ou quand il pleut, qu'est-ce qu'on se sent seul !!!
  • quasi-certitude que cette bonne nouvelle professionnelle devrait effectivement se confirmer dans une semaine. D'où le souvenir de ce défi public que certains sauront me rappeler.
  • trouille monumentale de tout ce que je suis quasi-sure de devoir traverser lors des premiers temps d'un sevrage : manque, insomnie, sautes d'humeur... parce que c'est ce que j'ai rencontré à chaque fois que j'ai eu la velléité d'un nouveau sevrage.
Mais je me suis dit que le meilleur moment, s'il en est un, pour traverser tout cela, serait celui où je pourrais surfer sur une vague composée d'un subtil mélange d'euphorie et de réorganisation complète de ma vie : les mois qui viennent s'annoncent remplis d'une foultitude de détails pratiques à régler, qui devraient m'occuper suffisamment l'esprit pour m'occuper. Je n'ai pas oublié la question qu'un psy m'avait posée alors que j'étais en pleine déprime post-sevrage : "par quoi avez-vous remplacé la cigarette ?"
A l'époque, j'avais un peu remplacé par une certaine net-addiction, mais avez-vous remarqué à quel point il n'est pas difficile de fumer assis devant son écran ? Juste, ça ajoute un peu de cendres aux miettes et à la confiture qui maculent mon clavier


Ce n'est donc pas suffisant.


J'ai eu l'idée de me faire aider par un professionnel. Exit mon adorable MG, qui m'a fait plus ou moins comprendre que ce n'était pas franchement son domaine de prédilection. Et puis je crois qu'il préfère me voir fumeuse que dépressive - d'abord, il me voit beaucoup moins souvent dans le premier cas que dans le second...


Ayant beaucoup apprécié les écrits du professeur Molimard, j'ai cherché une consultation de tabacologie dans mon coin. Pas très à jour, le site de l'OFT : celle à laquelle j'aurais pu me rendre n'existe plus depuis plus d'un an !


Alors, je me suis inscrite sur tabac info service mais je me connais : un mail par jour, ça ne me suffira pas, j'ai donc décidé de recommencer à encombrer atoute et à casser les pieds aux plus courageux d'entre vous qui auront la patience de lire mes états d'âme


Bonjour Blazy et rebienvenue sur le Forum

Je te souhaite une defume definitive aussi sereine que possible.

Je voulais egalement te dire qu a "Tabac Info Service" tu peux etre appelee par un tabacologue de facon reguliere ; c est ce que je fais et c est une aide precieuse.

Courage
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