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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

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Vieux 01/11/2006, 13h48   #1
Ciorane
ma mélancolie & mon amour
 
Avatar de Ciorane
 
Date d'inscription: mai 2005
Localisation: Lyon
Messages: 284
la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle


Bonjour à toutes et à tous,

Je ne sais trop comment mettre un titre sur ce que je voudrais exprimer.

Voilà, en gros je souffre d'une dépression endogène (statuée par mon psy), que je savais avant son diagnostic au début qu'il m'a rencontrée.

Je savais que mes souffrances n'avaient rien à voir avec les difficultés de la vie, et j'ai toujours été persuadée que tous les malheurs rencontrés au fur et à mesure de la vie, étaient à prendre en l'état, et que ceux-ci faisaient partis de la vie, elle-même.

Bref, les souffrances réactionnelles ne sont pas pour moi une raison de tomber dans la dépression. L'on doit faire son deuil, l'on doit accepter tout ce qui nous fait souffrir, la vie est une souffrance globalement, et une école de la vie. L'on doit se battre pour nous-même d'abord, en acceptant les problèmes de parcours, et en acceptant tout ce qui est inhérent à la vie elle-même.

Je me rends de plus en plus compte que ma dépression ne vient pas des difficultés de la vie.
J'ai "perdu" mon petit garçon à l'âge de 16 ans, car il a choisi de vivre avec son père.
A ce jour, soit deux ans plus tard, il me manque toujours énormément.
J'essaie, sans vouloir être intrusive, de garder un petit lien avec lui, celui des mèls. Je souffre de ne plus pouvoir le serrer dans mes bras, de m'allonger à côté de lui comme nous le faisions chaque soir qu'il était demandeur.
Et sans être demandeuse, il venait près de moi, pour me consoler lorsqu'il sentait que je n'étais pas bien.
Bref, j'ai vécu une grande histoire d'amour réciproque avec mon petit garçon, que j'ai dû interrompre du jour au lendemain, à cause du divorce demandé par mon époux.

Je voudrais seulement dire, que la souffrance que je ressens avec cet état de fait, est mille fois voire dix mille fois moins douloureuse que la souffrance engendrée par une dépression endogène, pour laquelle elle est intrinsèque, et n'a rien à voir avec des événements extérieurs.

Ma souffrance, ce n'est pas les aléas de la vie, c'est cette tristesse qui ne naît pas d'une circonstance particulière mais de l'existence elle-même.

J'ai tant de mal à faire comprendre celà à mon psy. Pour lui il doit y avoir une raison pour être ainsi.
Pour moi, c'est une sensibilité qui me rend vulnérablen, en raison du caractère impitoyable de l'existence. Précisément, c'est ce qui est inéluctable en elle qui blesse ; la souffrance partout; la souffrance des êtres sans défense et des faibles ; la souffrance des animaux, des créatures muettes.
C'est ce qui me fait si mal, parce que c'est ainsi et ça demeurera ainsi. On n'y peut rien changer. C'est inéluctable. Je suis blessée par les mesquineries de l'existence souvent si laide, si plate...

Bref quelque chose au niveau même de l'existence qui fait bcp plus mal, que sa propre vie.

Je ne sais pas si d'autres ressentent la même chose que moi





EDIT : comment vivre avec la culpabilité d'être née, en ayant tout de même donné la vie malgré soi, sachant que même si nos enfants directs sont passés à travers ce mal, pourront de nouveau engendrer d'autres enfants qui souffriront peut-être eux même de cette souffrance.

Je m'en veux d'avoir fait deux enfants, c'est la plus monumentale erreur de ma vie. J'ai peur mais vraiment pour leurs descendants

Dernière modification par Ciorane 01/11/2006 à 14h03.
Ciorane is offline   Réponse avec citation
Vieux 01/11/2006, 23h43   #2
une dysthymique
Valérie
 
Avatar de une dysthymique
 
Date d'inscription: juin 2006
Localisation: Gaspésie, Québec
Messages: 560
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle


Salut!

Merci beaucoup pour ton témoignage. Je partage beaucoup les sentiments dont tu parles.

Moi aussi j'ai du mal a faire comprendre à mon psy qu'il n'y a rien d'extérieur qui me rend comme je suis. Je crois que pour eux, c'est difficile d'imaginer qu'il soit possible d'en vouloir à la vie et de la trouver horrible. Parce que pour eux ce ne l'est pas necessairement ou bien simplement parce qu'ils arrivent a accepter ou a comprendre ou whatever qu'on est là, et qu'on doit s'y faire.
Ils ne comprennent pas non plus que c'est très profond... et que nous faire voir les bonnes chose et les bons coté des choses ne suffira pas....
__________________
Valérie
"Je pleurais quans je vins au monde et chaque jour qui passe me montre pourquoi"
une dysthymique is offline   Réponse avec citation
Vieux 02/11/2006, 05h55   #3
Clara Obscure
 
Messages: n/a
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

Bonsoir,
Je ne suis pas certaine d'avoir compris intellectuellement. Il me semble que tu parles de la différence entre une dépression ayant été suscitée par des faits et une dépression ne venant de nulle part, chimique en quelque sorte. Est-ce que c'est ça que tu veux dire ?
Pour ma part je fais la différence entre déprime et dépression.
La première se soignerait par la parole, la seconde par les médicaments.
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Vieux 02/11/2006, 18h32   #4
Ciorane
ma mélancolie & mon amour
 
Avatar de Ciorane
 
Date d'inscription: mai 2005
Localisation: Lyon
Messages: 284
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

bonsoir Clara, bonsoir Valérie,

Oui Clara en gros c'est celà;

Je parle de la dépression mélancolique (du PMD dans la phase de chute), où les perturbations organiques sont plus importantes, "endogènes" (et où l'intérêt d'une psychothérapie peut tendre à controverse du fait du caractère ineffable de la maladie mélancolique),
et de la dépression névrotique ou réactionnelle qui a une part psychique "exogène", qui paraît prédominante et qui répondra mieux à une psychothérapie.

Néanmoins ces deux types de dépression, à mon sens, nécessitent un traitement chimique, mais c'est dans sa durée qu'il différera.
La PMD nécessitera un traitement à vie, la dépression réactionnelle nécessitera un traitement pour relever la tête de l'eau après un choc ou traumatisme quelqu'il soit, et surtout d'une psychothérapie pour panser ses plaies et les accepter même si elles laisseront des traces indélébiles.
Mais en modifiant ses schémas de pensées, à l'aide d'un thérapeute, d'échanges avec des personnes, de lecture, je pense que l'on doit y arriver.

Ce qui n'est pas le cas de la dépression mélancolique qui fait partie il me semble du caractère inné de la personne.
Même si souvent cette maladie se déclenche vers la vingtième année, et que les psys vous aident à rechercher les éléments déclencheurs, je reste persuadée que la décompensation se fait vers cet âge là, car l'on se rend vraiment compte de ce qu'est l'existence.

Ce qui m'aide beaucoup, c'est de savoir maintenant que je suis malade, et que ce n'est pas un manque de volonté de rendre ma vie heureuse.
Que mon caractère difficile pour les autres (qui pensent périodiquement que je fais la gueule, alors que je souffre à ne même plus pouvoir parler), est "compris" par mon psy en tant que maladie.

Et puis, de retrouver des auteurs tels que Kierkegaard, Cioran, Rousseau, en différent Nietzche, et quelques autres, m'aident beaucoup à accepter ma douleur morale, je me retrouve tellement dans nombre de leurs écrits.

J'ai bcp apprécié de lire l'ouvrage de COMTE-SPONVILLE "De l'autre côté du désespoir",qui est une introduction à la pensée de Swâmi PRAJNÂNPAD, sage indien du 20ème siècle.

Celui-ci m'a fait comprendre qu'il fallait cesser d'espérer, et vivre avec son désespoir, c'est qu'à ce moment là que nous cessons d'attendre, et qu'enfin nous nous mettons à vivre.


Voici Clara, ce qu'il m'était important de rajouter, afin que tu comprennes mieux mes écrits.


En revanche, je ne parlais pas de déprime, ça c'est le lot de tout être vivant, un état d'âme passager, et qui ne doit pas être traité par des médicaments comme le suggèrent maintenant si facilement certains généralistes.
Je connais des personnes qui finissent par déprimer car elles souffrent de douleurs physiques, et leur MG leur filent des AD !
Le résultat, c'est qu'elles se sentent encore plus mal qu'avant, car l'AD ne peut agir sur elle, car elles ne sont absolument pas dépressives, mais en revanche elles subissent tous les effets indésirables du psychotrope, qui se rajoutent à leur réel douleur physique

Citation:
Posté par Clara Obscure
Bonsoir,
Je ne suis pas certaine d'avoir compris intellectuellement. Il me semble que tu parles de la différence entre une dépression ayant été suscitée par des faits et une dépression ne venant de nulle part, chimique en quelque sorte. Est-ce que c'est ça que tu veux dire ?
Pour ma part je fais la différence entre déprime et dépression.
La première se soignerait par la parole, la seconde par les médicaments.
Ciorane is offline   Réponse avec citation
Vieux 07/11/2006, 18h05   #5
eludis
Membre
 
Date d'inscription: juillet 2006
Messages: 211
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

Ton sujet m'intérresse mais je trouverais le moment a un autre moment promis salut courage et a+
Rebonjour j'ai lu et relus ton texte,j'ai qq difficulté dans mon stile et ...
Les phrases sont lourdes.Je les comprends et les vie moi aussi.
(j'ai 42ans) Il y a une vingtaine d'années des violants trouble d'angoisse des depressions(2 part an d'une durée 4 mois)mon plonger du coté des malades milieu qui mais famillier (mon pére et ma soeur souffre de schizo sévére).
J'ai deux enfants et je n'avais pas compris quand leur donnant la vie je leur donnés aussi un héritage lourd (aussi.)
J'ai une vie de famille des plus heureuse un travail correct des amis de longue date.( mais personne ne peut devinée que ma vie est trés proche de la tien et que demain c'est sur je rejoindrais mon pére).
Je me trompe peut etre pour moi depression endogéne est un symptome
on ma dit au debut de mes depressions qu'elles etaient andogéne.
Je pense pour ma part avoir une schizophrénie distimique dans le meilleur des cas. eludis

Dernière modification par eludis 07/11/2006 à 21h57.
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Vieux 08/11/2006, 04h09   #6
Tin
Bizarrerie multipolaire
 
Avatar de Tin
 
Date d'inscription: mars 2005
Localisation: J'étais à l'ouest. Je déménage. Je vais à l'ouest.
Messages: 1 114
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

Bonjour Ciorane,

Je suis à la fois bipolaire non psychotique à dominante dépressive et très réactifs aux événements.
Je comprend donc très bien, à ma façon, ce que tu veux dire.

Par ailleurs je suis également très réceptif aux événements.

Je vis donc différemment une problématique similaire à la tienne. La différence est que l'aspect endogène est moins fort chez moi que chez toi.

Chez moi, c'est lorsque de mauvais événements surviennent en phase dépressive que je souffre le plus, que j'atteinds ce point où l'on se demande si la vie vaut la peine d'être vécue, ce point auquel mon psychiatre me propose fortement l'hospitalisation (la totale, pas celle de jour…) car il craint alors pour ma vie, ce point où je ne suis capable d'aucun raisonnement optimiste.

Lorsque je suis en phase hypomane, je peux subir des évenements graves, et je les relativise alors de la même façon que tu le décris et que tu l'illustre par l'exemple de la perte de tes liens avec ton fils (qui n'est pas plus définitive que tes phases dépressives…) et je suis alors d'accord avec Clara Obscure : «…je fais la différence entre déprime et dépression.» J'arrive aussi à penser le moins possible, le strict nécessaire, aux souffrances et aux injustices de la vie.

Lorsque je suis en dépression non réactionnelle, je reste capable, par moments, de certains raisonnements optimistes. De me souvenir de ces moments où j'ai apporté du bonheur à des proches, à des inconnus, où j'ai travaillé pour des individus ou pour la société. C'est peu et beaucoup à la fois. Dans ces moments là, la moindre des aides est précieuses. Il faut tenter, ne serait-ce qu'en pensée, de les saisir. J'arrive à penser que mon état n'est pas définitif. Que je pourrais rendre à nouveau aux autres ce qu'ils m'ont apporté de bien.


Et dans mes pires états, je résiste en me souvenant que j'ai pris l'engagement solennel de ne pas mettre fin à mes jours de façon prématurée, de vivre et de faire de mon mieux pour survivre assez longtemps…

Tu dis,
Citation:

Comment vivre avec la culpabilité d'être née, en ayant tout de même donné la vie malgré soi, sachant que même si nos enfants directs sont passés à travers ce mal, pourront de nouveau engendrer d'autres enfants qui souffriront peut-être eux même de cette souffrance.

Je m'en veux d'avoir fait deux enfants, c'est la plus monumentale erreur de ma vie. J'ai peur mais vraiment pour leurs descendants
Ça aussi, je comprends. J'ai choisi de ne pas avoir d'enfants (en tous cas d'essayer, je n'ai pas choisi l'abstinence…). En raison des gènes que je suis susceptible de transmettre. Mais c'est un choix égoïste : j'ai la hantise de revivre avec un de mes enfants ce que j'ai vécu avec mon père et mon frère.
Alors je veux te dire que je comprends ta peur mais que je désapprouve ton sentiment de culpabilité, avec ce simple argument : malgré tout, je suis bien content d'être né


Et il ne faut pas oublier le destin habituel d'un bipolaire qui se fait soigner par un ou des professionnels : schématiquement, ça peut ressembler à une sinusoïde dont l'amplitude va en diminuant avec le temps !


Amicalement,
Tin
Tin is offline   Réponse avec citation
Vieux 08/11/2006, 06h28   #7
samuelle60
 
Messages: n/a
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

la dépression mélancolique qui est la mienne va jusqu'au vide, quelque chose de dépeuplé et de (presque) totalement silencieux.
J'ai remarqué d'ailleurs que les "bons sentiments" - ne me préoccupant pas des mauvais - venaient de la pensée et que Kant a raison de dire que la bonté bient d'une volonté bonne..
Je souffre etseule la présence de qui ne m'en veut pas d'être ainsi et supporte la souffrance et le silence m'est supportable. Car quand je suis ainsi, je ne peux plus voir personne (... !) .
(Je suis d'ailleurs sous anti dépresseurs en permanence)

Oui, je suis dans la "culpabilité d'être née", enfin ce doit être bien ça (et j'en ai toutes les raisons) puisque je fais la morte. Juste vivante d'un après que je sais être si vivant, au delà du désert noir.
Je n'ai pas d'enfant, un regret, mais je ne pouvais pas leur faire "cadeau" d'une mère potentiellement comme ça. Mais c'est la vie qui a fait aussi que je n'en ai pas eu.
Et je suis bien trop égoïste.

J'ai fait la promesse aussi de ne pas me tuer avant une certaine heure, pour ma mère, pour voir grandir certains amis plus jeunes, pour vivre encore un peu que diable!

Ailleurs je suis pleine de vie (avec médicaments).
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Vieux 05/09/2011, 21h39   #8
luc
chti ' zonaute - 53 ans
 
Avatar de luc
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: Région lilloise
Messages: 4 508
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

Bonsoir,

Mon psychiatre me parle de dépression endogène. Les symptômes s'estompent complètement en fin d'après-midi et le soir tutti va bene, mais bon ça devient de plus en plus difficile.

Avez-vous de bons liens internet pour mieux comprendre ce trouble. Le côté héréditaire de ce trouble est établi apparemment et je me dis que j'ai beau positiver toute la journée, je suis mal, rien n'y fait et j'aspire au soir pour être libéré.

Je prends déjà 2 antidépresseurs athymil et paroxétine.

J'espère que mon psychiatre que je verrai mercredi me prescrira quelque chose de nouveau.

Luc
luc is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/03/2014, 19h49   #9
Taormina
Membre
 
Date d'inscription: mars 2014
Messages: 1
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

Bonjour..

Depuis que ma femme m'a quitee suite a ma depression ,je ne vis plus ..
Les symptomes sont tres forts le matin ,c'est plus supportable le soir..
Je ne vis plus comme avant ,plus de cinema ,plus d'envies de faire du sport ,
Je m'isole beaucoup...il y a un vide en moi que je ne peux plus controler ,une impression d'être seul au monde...de plus je vis aux US et maintenant je n'ai plus beaucoup d'amis...c'est comme un cancer.....
Il faut se battre tous les jours pour être un peu en paix
Je prends du Prozac et du Xanax quand ca va trop mal.
J'aimerai savoir si l'un d'entre vous est passe par la?

Merci.


Alain.
Taormina is offline   Réponse avec citation
Vieux 22/03/2014, 00h00   #10
Piera
Membre confirmé
 
Date d'inscription: mars 2014
Messages: 338
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

Bonjour,

Un suivi psychothérapeutique d'une ou deux séances par semaine pour vous aider? Ou la participation à un groupe de dépendants affectifs anonymes?
Courage
Piera is offline   Réponse avec citation
Vieux 06/10/2014, 21h49   #11
xwoman
Membre
 
Date d'inscription: octobre 2014
Messages: 1
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

Salut tout le monde!

une petite lumière pour ceux qui pensent que la dépression endogène est une fatalité. Sachez que bien des maux peuvent être profondément enterrés dans notre subconscient et parfois pour toute notre vie et l'on apprend à vivre avec.
pour ma part j'en ai souffert des années, puis à force de questions et de thérapies, je découvre à 35 ans que j'étais une enfant maltraitée (violence et attouchements): une bombe atomique....5ans plus tard on me diagnostique un syndrôme de cushing....endogène.........Et là je vous dis non: ce n'est pas une fatalité, il faut comprendre qu'il y a une profonde blessure, qu'il va falloir la déterrer et là on peut remonter. J'ai la chance d'être dans cette dernière phase après 40 ans de souffrance psychologique alors que je me suis construite une jolie petite vie et après des mois de souffrances atroces dues à cette sale maladie à cause delaquelle j'ai failli perdre la vie..........tout ça, pour le seul et unique point de départ: la maltraitance. Mais maintenant je sais, je peux me battre et jamais je ne laisserai souffrir mon petit blondin autant que moi, oui la vie s'acharne, mais elle nous amène sur les déclics qui vous guident vers la liberté. Si vous n'avez pas craqué, c'est parce que vous êtes sur le chemin de la résiliance. Acceptez l'idée qu'une partie de votre histoire vous échappe encore et l'on ne peut pas se battre contre l'inconnu.....Très bon courage à tous et parlez: faut diluer!!!!

Dernière modification par xwoman 06/10/2014 à 22h30.
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Vieux 20/02/2015, 23h43   #12
wwwooom's
Membre
 
Date d'inscription: février 2015
Messages: 1
Re : la force de la dépression mélancolique endogène/à la souffrance réactionnelle

xwoman as-tu arrêté les médicaments ? J'ai 19 ans et ai arrêté mon médicament il y a quelques mois. Seulement depuis c'est de pire en pire, ma fatigue augmente, je rame dans mes études (pas capable de me concentrer normalement , j'ai une douleur diffuse de plus en plus intense en haut à droite du dos, pleure presque tous les jours sans vraiment savoir pourquoi, dans un état d'agitation casi-constant et le pire de tout j'ai de plus en plus d'épisodes délirants avec parfois hallucinations et qui semblent se rapprocher peu à peu dans la durée.
J'ai déjà ressenti ces symptômes auparavant (ce qui m'a fait prendre mon AD); pourtant, après 3 ans de thérapie et un traitement sur presque un an, j'avais entièrement (ou presque) retrouvé la forme. L'impression que je ne m'étais jamais senti aussi bien de ma vie au plus loin qu'ait pu remonter ma conscience; Déterminée à arrêter au bout d'un an (la durée efficiente normale étant de 6 mois), j'en ai donc parlé à mon nouveau médecin dans la ville de mes études, qui m'a dit qu'il n'y voyait pas d'inconvénients.
Et pourtant voilà, je me retrouve (encore) dans une situation où je ne m'en sors pas, tout va trop vite, je suis à la fois speed et légume, tout devient insurmontable, alors que j'y ai cru, vraiment, en mon rétablissement cette fois-ci. Et là, je commence à croire que j'ai encore besoin de médicaments, mais pour combien de temps ?? 1 ans ? 2 ans ? Pour la vie ??? Vraiment je ne sais plus quoi faire, et de toute façon je ne suis pas en phase avec mes pensées, si quelqu'un a une réponse ou une autre expérience à partager par rapport à cette question n'hésitez pas.
Sur ce, bon courage à tous !!!
wwwooom's is offline   Réponse avec citation
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