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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

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Vieux 27/05/2007, 19h58   #51
Ondine
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Re : Dysthymie

Ba tu sais si toutes les "grosses têtes" étaient d'accord entre eux, ce serait le paradis

Le point de vue des sociologues diffèrent beaucoup de celui des psychologues ; l'environnement joue un rôle parfois important dans certaines pathologies, comme la dépression exogène, mais je pense que dans la majorité des maladies psy, l'environnement proche et non social est davantage primordial.
Je pense que le travail des sociologues et des psychologues ainsi que leur approche de l'individu est totalement différent et en santé psy l'approche psychologique est plus appropriée.
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"Science sans conscience n'est que ruine de l' âme."
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Vieux 27/05/2007, 21h52   #52
désenchanté
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Re : Dysthymie

Et moi je pense le contraire

Non, ce que je veux dire, c'est que c'est bien plus intéressant, d'une part de dire ce qui objectivement nous fait opter pour telle ou telle opinion, et d'autre part de chercher à savoir pourquoi les sociologues pensent d'une façon et les psychologues d'une autre... Et puis dire "les sociologues" et "les psychologues", c'est faire comme si c'était des groupes unis... Bourdieu est bien plus proche de Piaget ou de Freud que pas mal de neuropsychiatres, et si je connaissais la psycho je trouverais sans doute un exemple dans l'autre sens.

Par contre, dans les médias et chez les praticiens, la sociologie est infiniment moins reconnue que la psycho (eh oui je fais un peu de prosélytisme, il faut bien...)

non ?
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Vieux 27/05/2007, 22h00   #53
Ondine
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par désenchanté
Par contre, dans les médias et chez les praticiens, la sociologie est infiniment moins reconnue que la psycho (eh oui je fais un peu de prosélytisme, il faut bien...)

non ?

ça dépend de quoi on parle ; sur un forum de santé psy et sur une discussion sur la dysthimie l'approche psychologique me paraît plus logique.
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Vieux 27/05/2007, 22h17   #54
désenchanté
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Re : Dysthymie

évidemment... mais essaie de trouver une radio, un magazine, une émission télé qui prend en compte des facteurs d'ordre social pour expliquer des troubles traditionnellement considérés comme d'ordre purement psychologique... tu auras du mal. En tout cas beaucoup plus de mal que pour trouver des approches psychologiques. Et en plus de ça on trouvera facilement des discours qui dénient les causes sociales de certains maux (l'exemple le plus facile est Sarkosy qui relie génétique et délinquance, mais des gens plus crédibles (à tort) et assez médiatiques comme A. Finkielkraut ne s'en privent pas).

Bon, j'ai l'impression de détourner la conversation sur des thèmes qui n'intéressent que moi, là...

Je me posais aussi une question: à partir de quand on considère qu'un phénomène est une "maladie" ? Dès que le patient affirme qu'il souffre comme le propose Canguilhem ? Dès que le phénomène entre dans les catégories qu'une partie des médecins considère comme "pathologiques", comme c'est le cas en pratique? ou autre ?
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Vieux 27/05/2007, 23h01   #55
Ondine
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Re : Dysthymie

Questions difficiles, j'suis pas psy hein ; je dirais que lorsque il y a très grande souffrance ou comportement "étrange" sur une "longue" durée, il convient de consulter et là d'après les symptômes, le psy peut faire un disgnoctic ; mais attention, un diagnostic ne se fait pas du jour au lendemain.

Après tes questions concernant le rôle de la sociologie dans la maladie psy ne concernent pas la discussion, ça fait un ptit moment que l'on est hors charte d'ailleurs, donc ce serait bien de rester concentrer sur la dysthymie
Puis rien ne t'empêche d'ouvrir des discussions
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Vieux 28/05/2007, 00h41   #56
désenchanté
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Re : Dysthymie

Hors charte... non, je crois que ces questions ont un lien direct avec les maladies mentales comme la dysthymie... C'est sûr que je m'exprime sur un ton un peu général, (c'est symptomatique chez moi, c'est mon côté prétentieux) mais en fait c'est de la dysthymie que je parle !

C'est sûr que si on met pas en question les typologies scientifiques (comme celle de "dysthymie") on peut pas faire avancer la connaissance et donc la guérison. Je me demande donc dans quelle mesure on peut parler de "la" dysthymie, dans quelle mesure on peut être certain qu'un ensemble si flou de symptômes, si ambigus à mesurer, définisse une maladie unique et clairement identifiable. Par exemple la plupart de celles et ceux qui ont posté ici ont l'air d'accord sur l'utilité des médicaments pour soigner "la" dysthymie; et pourtant on sait qu'il y a pas mal de pathologies, des dépressions en particulier, pour lesquelles les médicaments ne font que calmer la douleur, sans favoriser la guérison. Quand un médicament guérit, en général, c'est qu'on sait comment, concrètement, il guérit (c'est le cas pour les atèles qui soignent les membres cassés comme pour certaines molécules qui guérissent certains symptômes précis); mais pour les maladies mentales, une partie au moins, on ne connaît pas les mécanismes qui font que les médicaments guérissent, notamment parce qu'on ne sait pas diagnostiquer la maladie sur des critères univoques. Je suis pas en train de dénigrer la médecine, simplement en train de souligner que comme toute technique, elle est en construction.
Je sais je suis un peu lourd, mais je suis persuadé que pour certains dysthymiques, les médecins ne sont pas d'une plus grande utilité que les médecins du 16ème siècle l'étaient à ceux qui avaient la peste.

Ahh ça fait du bien de parler ! Vous croyez que je peux breveter la parole comme médicament contre les poussées dépressives ?
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Vieux 28/05/2007, 12h01   #57
Ondine
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Re : Dysthymie

Cou²,

Comparé les médocs psy avec ceux d'une maladie "ordinaire" est plus qu'hasardeux ; on n'a jamais dit que les benzo, AD ou autres étaient le remède miracle ; bien évidemment que la parole est primordiale dans les pathologies psy, c'est pour cela qu'une thérapie est toujours (ou presque) associé à un traitement médical.
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"Science sans conscience n'est que ruine de l' âme."
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Vieux 28/05/2007, 12h37   #58
désenchanté
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par Ondine
Cou²,

bien évidemment que la parole est primordiale dans les pathologies psy, c'est pour cela qu'une thérapie est toujours (ou presque) associé à un traitement médical.

Ok, j'avais pas compris qu'il y avait une différence entre "thérapie" et "traitement"... Si j'ai bien compris, un traitement, c'est prendre des médicaments, et une thérapie, c'est parler ?
Mais dans ce cas-là est-on sûr que le médecin est le plus apte pour suivre une thérapie ? Est-ce que son efficacité n'est pas surtout dûe à deux choses, d'abord qu'il soit celui vers lequel on se tourne naturellement quand on a un problème, comme le prêtre en d'autres temps, ou l'astrologue (et au passage le seul à avoir le droit de délivrer des traitements), et ensuite parce que du fait qu'il écoute beaucoup de patients, il soit habitué, par la pratique, à connaître les mots ou la posture qui réconfortent ?
On pourrait pas imaginer (et ça doit d'ailleurs se pratiquer) un confident étranger à l'institution médicale, n'ayant aucun diplôme à faire valoir, et aussi apte qu'un médecin à suivre un dysthymique ? (je pense à un-e ami-e ou un membre de la famille - les psychanalystes y sont opposés à cause des liens affectifs et des problèmes de transfert -, à un prêtre, un confident sur internet, ou toute personne à l'écoute, disponible, qui garantit une certaine confidentialité et qui a une expérience de difficultés du type de celles dont on souffre).

Enfin, je dis ça sans trop de conviction, peut-être que je sous-estime infiniment les connaissances du corps médical sur les souffrances psychiques... mais dans tous les cas ce n'est pas des arguments d'autorité du type "c'est des gens qui ont fait des études" qui atténueront mes doutes...

Voilù... si je suis chiant, dites-le surtout

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Dernière modification par désenchanté 28/05/2007 à 16h57.
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Vieux 28/05/2007, 17h37   #59
une dysthymique
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par désenchanté
Par exemple la plupart de celles et ceux qui ont posté ici ont l'air d'accord sur l'utilité des médicaments pour soigner "la" dysthymie; et pourtant on sait qu'il y a pas mal de pathologies, des dépressions en particulier, pour lesquelles les médicaments ne font que calmer la douleur, sans favoriser la guérison.

Pour moi j'ai de gros doute sur l'utilité de ma médication. Il y a des hypothèses qui disent que les anti-dépresseur auraient peu d'effet sur les dysthymiques parce que les symptômes sont trop léger...

Pour la majorité des dysthymique aussi, les anti-dépresseurs n'ont comme effet que de soulager les symptôme dépressifs. Quand j'ai vu un psychiatre pour le diagnostic, il m'a dit que je pouvais prendre des anti-dépresseur pour soulager les symptômes, mais que ce qui m'aiderait vraiment a aller mieux, c'est vraiment la thérapie. Les anti-dépresseurs, à mon avis, n'ont pas le pouvoir de "soigner" la dysthymie comme c'est le cas pour les dépressions majeures.
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Vieux 28/05/2007, 18h59   #60
Ondine
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par désenchanté
Ok, j'avais pas compris qu'il y avait une différence entre "thérapie" et "traitement"... Si j'ai bien compris, un traitement, c'est prendre des médicaments, et une thérapie, c'est parler ?
Mais dans ce cas-là est-on sûr que le médecin est le plus apte pour suivre une thérapie ? Est-ce que son efficacité n'est pas surtout dûe à deux choses, d'abord qu'il soit celui vers lequel on se tourne naturellement quand on a un problème, comme le prêtre en d'autres temps, ou l'astrologue (et au passage le seul à avoir le droit de délivrer des traitements), et ensuite parce que du fait qu'il écoute beaucoup de patients, il soit habitué, par la pratique, à connaître les mots ou la posture qui réconfortent ?
On pourrait pas imaginer (et ça doit d'ailleurs se pratiquer) un confident étranger à l'institution médicale, n'ayant aucun diplôme à faire valoir, et aussi apte qu'un médecin à suivre un dysthymique ? (je pense à un-e ami-e ou un membre de la famille - les psychanalystes y sont opposés à cause des liens affectifs et des problèmes de transfert -, à un prêtre, un confident sur internet, ou toute personne à l'écoute, disponible, qui garantit une certaine confidentialité et qui a une expérience de difficultés du type de celles dont on souffre).

Enfin, je dis ça sans trop de conviction, peut-être que je sous-estime infiniment les connaissances du corps médical sur les souffrances psychiques... mais dans tous les cas ce n'est pas des arguments d'autorité du type "c'est des gens qui ont fait des études" qui atténueront mes doutes...

Voilù... si je suis chiant, dites-le surtout


Pour une thérapie vaut mieux faire appel à un professionnel de la santé psychique et non un proche ou un prêtre..
Parmi ces "gens qui ont fait des études", certains sont incompétents comme dans tout métier mais beaucoup sont compétents.
Je pense en effet que tu sous-estimes le corps médical de la santé mentale par méconnaissance apparemment ; il ne faut pas juger sans connaître

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Vieux 28/05/2007, 19h41   #61
désenchanté
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par Ondine
Pour une thérapie vaut mieux faire appel à un professionnel de la santé psychique et non un proche ou un prêtre..
Parmi ces "gens qui ont fait des études", certains sont incompétents comme dans tout métier mais beaucoup sont compétents.
Je pense en effet que tu sous-estimes le corps médical de la santé mentale par méconnaissance apparemment ; il ne faut pas juger sans connaître

J'ai mis en gras ce que j'appelle des arguments d'autorité: déléguer la compétence à une personne, un corps de métier ou toute institution considérés a priori comme compétents, sans argument directement relié à la question à laquelle on répond. Je ne dis pas qu'ils ne le sont pas, il le sont dans une certaine mesure. Le tout est de savoir dans quelle mesure.

Si on tape "dysthymie dans Google Scholar, on remarque vite que les références des chercheurs se font strictement dans le champ traditionnel de la santé (exemple typique, http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=4877051, j'avais des codes pour Inist mais je sais plus où ils sont, difficile donc de consulter l'article), malgré quelques tentatives intéressantes, comme une timide tentative de recours à l'histoire encore très marquée par la forte tradition médicale (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=4678226), ou des aveux à demi-mots de difficultés à traiter le problème (http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=4678237).

Dans tous les cas, ce sont des spécialistes cloisonnés dans leur discipline qui parlent (et la médecine est une discipline très hermétique à d'autres disciplines : les psys qui touchent à la psychanalyse ou à la psychologie cognitive sont les plus avancés de ce point de vue). Ce n'est pas parce que des psys sont compétents en général que l'état de leurs connaissance est au point sur certains points particuliers.
Mais c'est vrai, il faudrait que je me penche plus sur le problème pour être plus crédible et ne pas utiliser moi aussi d'arguments d'autorité. Manque de temps... Et puis un autre problème: pour être considéré comme compétent en médecine en France, il faut passer par toutes ces épreuves de bourrage de crâne bête et méchant qui prennent des années. Pourtant on pourrait très bien aborder le problème de la dysthymie (comme tout problème) de front, en apprenant au fur et à mesure et de proche en proche tout ce dont on a besoin sans s'encombrer de tout un ensemble de connaissances longues à enregistrer, ce qui favoriserait un croisement disciplinaire toujours très utile.

J'y suis peut-être allé un peut fort, là... Mais tout ça pour dire que la peste était aussi véhiculée par les rats, et qu'un médecin qui ne regardait que son patient ne pouvait pas le comprendre. Les clivages disciplinaires sont des obstacles, et le plus compétent des médecins risque de trouver là ses limites.

non ?


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Vieux 28/05/2007, 20h14   #62
Ondine
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Re : Dysthymie

Tu me sembles encore une fois très dogmatique ; d'autres les médecins psychiatres ne sont pas les seuls habilités à faire une thérapie, les psychologues et psychanalistes également qui ne sont pas médecins pour beaucoup.
Tu sembles remettre en cause des "techniques" avérées dont tu n'as pas l'expérience et la connaissance suffisante.

Bises !
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Vieux 28/05/2007, 20h24   #63
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Re : Dysthymie

Je ne remets pas en cause, je pose des questions, j'essaie de me demander quelles limites peuvent avoir les clivages disciplinaires... Je suis persuadé que les médecins ou autres psys savent soigner certains troubles dysthymiques... mais leur formation même et les cercles de spécialistes dans lesquelles ils éviluent peuvent rendre très difficiles certaines prises de distance... Je me fie en disant ça à quelques passages de La Distinction de Bourdieu que je ne saurais pas retrouver, et puis je pense aux travaux de B. Lahire ou de V. De Gauléjac...

Voili voilo...

Donc ça:
Citation:
Posté par Ondine
Bises !
ça veut dire que je ne suis plus trop bienvenu dans la discussion ?
ok... merci de m'avoir écouté quand même...

bises...
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Vieux 28/05/2007, 20h28   #64
Ondine
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par désenchanté
Je ne remets pas en cause, je pose des questions, j'essaie de me demander quelles limites peuvent avoir les clivages disciplinaires... Je suis persuadé que les médecins ou autres psys savent soigner certains troubles dysthymiques... mais leur formation même et les cercles de spécialistes dans lesquelles ils éviluent peuvent rendre très difficiles certaines prises de distance... Je me fie en disant ça à quelques passages de La Distinction de Bourdieu que je ne saurais pas retrouver, et puis je pense aux travaux de B. Lahire ou de V. De Gauléjac...

Voili voilo...

Donc ça:

ça veut dire que je ne suis plus trop bienvenu dans la discussion ?
ok... merci de m'avoir écouté quand même...

bises...

Cou² et Bises ! sont mes marques de reconnaissance
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Vieux 28/05/2007, 20h53   #65
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par désenchanté
Je ne remets pas en cause, je pose des questions, j'essaie de me demander quelles limites peuvent avoir les clivages disciplinaires... Je suis persuadé que les médecins ou autres psys savent soigner certains troubles dysthymiques... mais leur formation même et les cercles de spécialistes dans lesquelles ils éviluent peuvent rendre très difficiles certaines prises de distance... Je me fie en disant ça à quelques passages de La Distinction de Bourdieu que je ne saurais pas retrouver, et puis je pense aux travaux de B. Lahire ou de V. De Gauléjac...
Bonjour,

Nous sommes ici sur un forum consacré aux troubles psychiques. C'est un forum médical pour échanger autour du traitement. Concernant la théorie il existe d'autres forums, par exemple :

http://groups.google.fr/group/fr.sci...analyse/topics

http://groups.google.fr/group/fr.sci.psychologie/topics

Merci de rester dans le cadre des buts de ce forum Santé Psy.

Cordialement.
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Paul Valéry



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Vieux 28/05/2007, 23h19   #66
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par Pandore
Bonjour,

Nous sommes ici sur un forum consacré aux troubles psychiques. C'est un forum médical pour échanger autour du traitement. Concernant la théorie il existe d'autres forums, par exemple :

http://groups.google.fr/group/fr.sci...analyse/topics

http://groups.google.fr/group/fr.sci.psychologie/topics

Merci de rester dans le cadre des buts de ce forum Santé Psy.

Cordialement.

J'essaie justement de dire que le simple fait de dissocier le psychique du social, par exemple, ou encore le théorique du thérapeutique, de ne pas remettre en question les limites du "cadre", peut être un obstacle à la guérison ou l'amélioration de certains troubles, en particulier ceux dont il est question ici... et on me renvoie vers des forums de psychanalyse, de psychologie, où on me renverra sans doute, à terme, à d'autres forums parce que je resterai pas dans le "cadre"... En socio on appelle ça se heurter à l'arbitraire des structures sociales.
Je fais de mon mieux pour être rigoureux, clair, honnête, ouvert à la discussion, et on me dit gentiment et avec les formes d'aller voir ailleurs. De fait, je dérange. Ce ne sont que des idées, en plein dans le sujet... pourquoi ne pas les discuter au lieu de les éviter ?

Enfin, pour être crédible, il faudrait que je me consacre vraiment au problème... ou que je sorte une bibliographie sur le sujet... pas le temps.

J'aimerais juste qu'on me dise ce qui pose problème dans ce que j'écris...

cordialement aussi
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Vieux 28/05/2007, 23h33   #67
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par désenchanté
J'aimerais juste qu'on me dise ce qui pose problème dans ce que j'écris...

Ce que tu écris ne pose pas de problème en soi.

Mais tu es ici sur un forum qui se veut très pragmatique.

En gros, nous souhaitons rester dans le cadre de "comment faire pour aller mieux ?".

Qu'est-ce que tu fais, toi, pour aller mieux ?
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Vieux 28/05/2007, 23h54   #68
désenchanté
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Re : Dysthymie

Ah ! En voilà une question qu'elle est bonne !

Pour aller mieux:

- j'essaie de prendre mes souffrances comme objet d'étude

- je parle de mes souffrances et cherche des gens qui les ressentent

- je vote pour des gens qui prônent une recherche indépendante (eh oui, qu'on le veuille ou non il y aussi du politique dans le médical)

- j'essaie de convaincre quelques personnes a priori peu au fait des problèmes de clivage disciplinaire pour tenter de participer très modestement à une amélioration des connaissances sur les sujet qui me tiennent à coeur

- je dors, je rêve

- dernièrement, j'ai essayé d'inventer un stratagème pour aborder une fille qui me plaît et que je croise souvent à la bibliothèque; ma vie sentimentale a pris un tel retard que j'en suis toujours à ces trucs d'ado... mais c'est toujours mieux que se morfondre et ne rien faire

Mais bon... je reste quand même quelqu'un d'assez solitaire et mélancolique... c'est pas gagné...

C'est mieux là, je suis plus dans le cadre ?
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Vieux 30/05/2007, 12h49   #69
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Re : Dysthymie

Bonjour a tous...

Une petite nouvelle sur le forum... J'ai 28 ans, je suis (selon le diagnostique) dystymique depuis 16 ans déjà. C'est a dire, je suis chroniquement dépressive. Cependant, depuis environ un an et demi je prends de l'effexor... Je vois un changement, on dirait que j'ai passé du polaire au bipolaire... Je veux dire que j'avais que des bas et maintenant, il me semble que j'ai parfois des hauts... mais des hauts qui ne font que rendre mes bas plus pénibles ...

Je vis au québec, il semblerait qu'ici, on ne peut etre suivi par un psychiatre lorsque l'on est dysthymique car ce n'est pas assez "grave" (manque de spécialistes). Voilà pourquoi, ce sera mon médecin generaliste (medecin de famille) qui réajustera la dose de mon médicament qui doit etre augmenter selon le psychiatre..."on doit y aller de façon plus agressive avec le traitement" pour reprendre ses mots.

Savez vous comment je me sens ? (et dites moi si vous comprenez ce que je veux dire et si vous pouvez me témoigner vos expériences) Je me sens comme si la prise d'effexor (je suis présentement à la dose minimal, 75 milligrammes) m'a sortie de ma tristesse, m'a donnée envie de bouger, m'a donné envie d'etre en vie mais pour l'instant, ça ne fait qu'etre agaçant car le reste ne suit pas... Oui! j'ai envie de bouger ! mais mon corps lui, a encore envie de rester coucher toute la journée!! Selon le psychiatre, étant donné que je répond à ce médicament, l'augmentation de la dose d'effexor pourrait aider aussi au niveau de la fatigue, de la lourdeur physique. Je dois avouer que si c'était vrais... je hurlerais ALLÉLUIA !! Cependant, j'en doute... ça fait 17 ans que je me traine alors, je crois qu'on peut me permettre de douter.

Je me demande si certain d'entre vous se reconnaissent dans ce que je vous raconte et j'aimerais savoir vos expériences... Est-ce que pour vous, la difficulté physique a se "botter le derriere" a pu etre enrayé par la médication ? Car moi, de mon coté, la médication est venue a bout de ma mélancolie, de ma tristesse chronique, de mon envie constante de mourir... j'ai a présent envie d'etre en vie.. mais comme j'ai dis plus haut déjà, mon corps ne suit pas... alors c'est d'autant plus frustrant !!!

Enfin, j'aimerais aussi savoir vos expérience sur quelle part "médication" vous à aidé et quelle part "thérapie".

Car, je dois aussi commencer bientot une thérapie de groupe encore là, proposé par le psychiatre, et je dois dire que je suis vachement sceptique... mais je suis tellement prete a tout pour me sortir de mon cercle vicieux de fatigue éternelle... J'arrive a la trentaine, il me semble que j'aurais envie que ça aille mieux...

Qu'est-ce que je dois réalistement esperer de tous cela selon vous ?
J'avoue que je suis reelement sceptique... mais l'espoir... le putain d'espoir d'aller mieux... il me ferait essayer n'importe quoi !!

Dernière modification par Ondine 30/05/2007 à 14h24.
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Vieux 30/05/2007, 18h55   #70
désenchanté
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Re : Dysthymie

Salut Maya

Si "ça fait 17 ans que tu te traînes", c'est pas du jour au lendemain que tu vas changer de mode de vie: la "vie normale", ça s'apprend !

Une chose qu ime paraîtrait utile pour toi (mais je peux me tromper éidemment) serait que tu explicites clairement, concrètement, ce que tu veux dire par "bouger", "vivre", "se botter le derrière", bref, "aller mieux". Ca peut permettre d'envisager des solutions concrètes à des problèmes concrets, et éventuellement de localiser des difficultés précises...

Bon, je sais pas ce que ça vaut ces conseils... c'est peut-être des évidences...

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Vieux 30/05/2007, 19h20   #71
Jazzy
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Re : Dysthymie

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Posté par maevavahine
http://http://tbn0.google.com/images?q=tbn:u-WrMPj_F2v8QM:http://images-eu.amazon.com/images/P/2842784413.08.LZZZZZZZ.jpghttp://tbn0.google.com/images?q=tbn:...8.LZZZZZZZ.jpg

Contente d'avoir enfin trouvé un site , où je reconnais plein de gens qui souffrent des mêmes troubles dont je connais enfin le nom!!!
J'ai 39 ans, j'en soufffre depuis l'adolescence et seul mon psy a mis un nom sur ma pathologie il y a 2 semaines!
Imaginez donc ce que j'ai pu culpabiliser, trainer de honte et saccager autour de moi à ne pas comprendre ce qui m'arrivait.


J'ai 47 ans et j'ai traîné chez le même psychiatre près de 10 ans avant qu'il mette un nom sur ma souffrance ou mon état et le diagnostique que l'on m'a donné est schizo affective à tendance dépressive. Je ne sais pas depuis quand je présente tous ces symptômes. Je me sents le moral dans les chaussettes la plupart du temps. N'ai aucune phase maniaque et recommence seulement depuis peu à avoir un peu de volonté et trouver du plaisir à faire des choses simples.

La vie m'a donné de belles choses : j'ai deux enfants, j'avais un métier que j'aimais.
Aujourd'hui je ne travaille plus, je ne sais pas si je pourrais un jour ( est ce que certains d'entre vous arrive à bosser ?). Je vis seule depuis 5 ans que j'ai quitté le père de mes enfants.
Et j'ai bien peur de finir ma vie seule... tous les hommes que je rencontre fuient dès qu'ils comprennent que "tout n'est pas bien normal".
Je précise bien que je suis dysthymique et pas cyclo du tout : pas de phase maniaque.

Ma vie ne m'a malheureusement pas donné d'enfants. J'ai tiré un trait sur de plus nombreuses relations amoureuses après des années de célibat et deux grandes déceptions. Mais ai encore peur du vide et de vivre seule. Je suis retournée auprès des miens et de ma mère en particulier.

Je voudrais savoir qui il y a une vie possible après la dysthymie et même AVEC: j'ai tellement le sentiment qu'elle ne m'a jamais quitté et comment en parler autour de soi, sans faire peur?

Je n'en parle qu'en famille et en particulier avec ma mère qui m'aide à me retrouver. J'ai encore été très bouleversée ces dernières années et repris un travail que depuis environ 9 mois et mets beaucoup de temps à refaire surface.

Qu'est-ce qui vous pèse le plus ? Qu'arrivez-vous à faire ? Comment occuppez-vous vos journées ?

Le ménage me pèse beaucoup mais j'arrive à en faire un peu. J'arrive à travailler à me lever le matin sans être écoeuré avant de commencer ma journée. J'aurai même presque du plaisir à me lever, toujours à la dernière minute. Lorsque je ne travaille pas je me lève tard. Depuis 15 jours nous avons décidé ma mère et moi de changer notre alimentation et de faire un régime, cela nous occupe.

Comment ça se passe avec vos relations sociales, amicales, amoureuses ?
Certaines d'entre vous ont-elles des enfants ? Comment le vivent-ils?

J'ai très peu de relations sociales, amicales, amoureuses. Mes relations sociales sont le travail, le psy et quelques échanges avec des commerçants. Mes relations amicales se font en famille. C'est fou la distance que l'on a pour ne parler que de relations amicales mais chacun et chacune a fait sa vie et j'ai l'impression que cela nous sépare un peu.
Je n'ai malheureusement pas d'enfants. J'aurai tant voulu en avoir mais les cotoie dans mon travail et dans ma famille (j'ai cinq neveux).

Le pire , c'est qu'en ce moment je suis en phase plutôt basse, alors un peu assomée par la batterie habituelle ( Effexor, dépakote,noctamide et tranxène), mais que depuis plus d'un an, j'ai vraiment pas d'idées suicidaires, mais plutôt des désirs d'avoir un dernier enfant. Je n'ose même pas l'aborder avec mon psy...Et puis le vouloir, ça ne suffit pas.

Je n'ai plus l'âge et cela m'aide. Si je peux m'occuper d'enfants de temps à autre je le fais mais c'est surtout mon petit neveu de 5 ans. Et puis je n'ai plus la même patience et la même joie peut-être trop de regrets. Je ne parle pas à mon psy, je me demande encore à quoi cela sert. C'est un contact, ce sont des médicaments pour le moment et quelques conseils. Cela a été un soutien quand je me sentais très seule avec moi même mais quoi d'autres, je n'ai pas l'impression d'avancer beaucoup. Je prend plus de médicaments et j'ai l'impression de devoir refaire encore ou de reconsidérer encore une fois ma vie... peut-être qu'un jour je trouverai le bon chemin.

Espérant pouvoir continuer à communiquer avec vous tous.


A bientôt
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Vieux 30/05/2007, 19h25   #72
Ondine
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Re : Dysthymie

Citation:
Posté par HZLZNZ
J'ai 47 ans et j'ai traîné chez le même psychiatre près de 10 ans avant qu'il mette un nom sur ma souffrance ou mon état et le diagnostique que l'on m'a donné est schizo affective à tendance dépressive. Je ne sais pas depuis quand je présente tous ces symptômes. Je me sents le moral dans les chaussettes la plupart du temps. N'ai aucune phase maniaque et recommence seulement depuis peu à avoir un peu de volonté et trouver du plaisir à faire des choses simples.

La vie m'a donné de belles choses : j'ai deux enfants, j'avais un métier que j'aimais.
Aujourd'hui je ne travaille plus, je ne sais pas si je pourrais un jour ( est ce que certains d'entre vous arrive à bosser ?). Je vis seule depuis 5 ans que j'ai quitté le père de mes enfants.
Et j'ai bien peur de finir ma vie seule... tous les hommes que je rencontre fuient dès qu'ils comprennent que "tout n'est pas bien normal".
Je précise bien que je suis dysthymique et pas cyclo du tout : pas de phase maniaque.

Ma vie ne m'a malheureusement pas donné d'enfants. J'ai tiré un trait sur de plus nombreuses relations amoureuses après des années de célibat et deux grandes déceptions. Mais ai encore peur du vide et de vivre seule. Je suis retournée auprès des miens et de ma mère en particulier.

Je voudrais savoir qui il y a une vie possible après la dysthymie et même AVEC: j'ai tellement le sentiment qu'elle ne m'a jamais quitté et comment en parler autour de soi, sans faire peur?

Je n'en parle qu'en famille et en particulier avec ma mère qui m'aide à me retrouver. J'ai encore été très bouleversée ces dernières années et repris un travail que depuis environ 9 mois et mets beaucoup de temps à refaire surface.

Qu'est-ce qui vous pèse le plus ? Qu'arrivez-vous à faire ? Comment occuppez-vous vos journées ?

Le ménage me pèse beaucoup mais j'arrive à en faire un peu. J'arrive à travailler à me lever le matin sans être écoeuré avant de commencer ma journée. J'aurai même presque du plaisir à me lever, toujours à la dernière minute. Lorsque je ne travaille pas je me lève tard. Depuis 15 jours nous avons décidé ma mère et moi de changer notre alimentation et de faire un régime, cela nous occupe.

Comment ça se passe avec vos relations sociales, amicales, amoureuses ?
Certaines d'entre vous ont-elles des enfants ? Comment le vivent-ils?

J'ai très peu de relations sociales, amicales, amoureuses. Mes relations sociales sont le travail, le psy et quelques échanges avec des commerçants. Mes relations amicales se font en famille. C'est fou la distance que l'on a pour ne parler que de relations amicales mais chacun et chacune a fait sa vie et j'ai l'impression que cela nous sépare un peu.
Je n'ai malheureusement pas d'enfants. J'aurai tant voulu en avoir mais les cotoie dans mon travail et dans ma famille (j'ai cinq neveux).

Le pire , c'est qu'en ce moment je suis en phase plutôt basse, alors un peu assomée par la batterie habituelle ( Effexor, dépakote,noctamide et tranxène), mais que depuis plus d'un an, j'ai vraiment pas d'idées suicidaires, mais plutôt des désirs d'avoir un dernier enfant. Je n'ose même pas l'aborder avec mon psy...Et puis le vouloir, ça ne suffit pas.

Je n'ai plus l'âge et cela m'aide. Si je peux m'occuper d'enfants de temps à autre je le fais mais c'est surtout mon petit neveu de 5 ans. Et puis je n'ai plus la même patience et la même joie peut-être trop de regrets. Je ne parle pas à mon psy, je me demande encore à quoi cela sert. C'est un contact, ce sont des médicaments pour le moment et quelques conseils. Cela a été un soutien quand je me sentais très seule avec moi même mais quoi d'autres, je n'ai pas l'impression d'avancer beaucoup. Je prend plus de médicaments et j'ai l'impression de devoir refaire encore ou de reconsidérer encore une fois ma vie... peut-être qu'un jour je trouverai le bon chemin.

Espérant pouvoir continuer à communiquer avec vous tous.[/size][/font]

A bientôt

Cou²,

Je ne comprends pas, es-tu dysthymique ou schyzo-affective ?
__________________
Ondine,
Modératrice "très patiente" de Santé-Psy.

"Science sans conscience n'est que ruine de l' âme."
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Vieux 30/05/2007, 22h38   #73
une dysthymique
Valérie
 
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Localisation: Gaspésie, Québec
Messages: 560
Re : Dysthymie

Salut Maya,

Moi aussi je suis du Québec. N'hésite pas à me contacter si tu veux échanger avec moi par email, MP ou MSN.

Je me demande si c'est réellement possible dfe passer de dysthymique a bipolaire. Est-ce possible que certain crois à ça parce qu'ayant l'habitude de toujours être mal, nous ne savons plus simplement reconnaitre où se situe la "normalité" dans le niveau de "bonheur"? Moi aussi chaque moments de plaisir ne fait que rendre le tout encore plus difficile.

En effet ici les psychiatre c'est pas pour les dysthymqiues. Quoi que celle que j'ai vu pour le diagnostic m'avait demandé si je voulais continuer à être suivi par elle ou si je préférait continuer avec mon duo médecin traitant et psychologue. J'ai préféré continuer avec le psychologue (de toute facon je devais fire 40min de route pour voir le psychiatre et je suis a pied)

Je prend du Wellbutrin, ce que le psychiatre a trouvé étrange parce qu'apparemment c'est un médicament qu'on ne prescrit pas bcp aux dépressifs parce qu'il a comme effet seconde de causer pas mal d'anxiété. C'est un m,médicament qui a d'ailleur été rayé de la liste dans plusieurs pays... le psychiatre avait dit que si wellbutrin me donnait trop danxiété, d'aller vers l'effexor (qui est l'antidépresseur à la mode ces temps-ci)

Je n'ai pas, pour ma part, ce problème physique de ne pas pouvoir bouger... même si je suis tout le temps fatigué et que j'ai souvent mal à la tête...

Pour ce qui est de la part médication et phychothérapie, je dirais que dans mon cas, c'est à peu près 10% médication (et encore.. il fauit pas mal juste disparaitre les idées suicidaires et il y a des exceptions), 70% psychothérapie et 20% hygiene de vie (Entre autre changement de programme scolaire, changement de philosophie de vie (de la base rationnel a l'intuition), etc...) Dans le cas de la dysthymie, on dit en général que c'est la thérapie qui apporte une amélioration durable de notre état.

Thérapie de groupe moi je serait pas capable dans l'immédiat... mais j'ai 19 ans donc je ^peux éventuellement en venir a admettre l'idée. Pour tout suite j'ai tout le mal du monde juste avec une personne en avant de moi (le psychologue)

Aurevoir.
__________________
Valérie
"Je pleurais quans je vins au monde et chaque jour qui passe me montre pourquoi"
une dysthymique is offline   Réponse avec citation
Vieux 31/05/2007, 06h58   #74
maya____
 
Messages: n/a
Re : Dysthymie

Citation:
Posté par désenchanté
Salut Maya

Si "ça fait 17 ans que tu te traînes", c'est pas du jour au lendemain que tu vas changer de mode de vie: la "vie normale", ça s'apprend !

Une chose qu ime paraîtrait utile pour toi (mais je peux me tromper éidemment) serait que tu explicites clairement, concrètement, ce que tu veux dire par "bouger", "vivre", "se botter le derrière", bref, "aller mieux". Ca peut permettre d'envisager des solutions concrètes à des problèmes concrets, et éventuellement de localiser des difficultés précises...

Aye aye aye... Il me semble que j'ai tellement de chose a dire !!

Comment on apprends la "vie normale" ? J'ai eue mes périodes ou je ne voulais rien savoir d'apprendre la vie normale... Mais là, ça fait presque 3 ans que je mets toute ma volonté à réussir à me lever le matin, me coucher le soir, manger trois fois par jour, garder un peu d'ordre dans mon appartement pour pouvoir éventuellement travailler...

Ce que je veux dire par "vivre" "bouger" et "se botter le derriere", c'est réussir à faire cela. C'est en fait, réussir a atteindre les petits buts que l'on se fixe. Je n'y arrive toujours pas... Et oui, je culpabilise souvent car, ça me donne l'impression de n'etre qu'une grosse lâche. Pourquoi tout le monde réussis a faire les petites choses de la vie et pas moi ?? (vous devez sans doute tres bien savoir de quoi je parle)

Valérie: quand je parle de misere à "bouger", je me suis peut etre mal exprimé, je suis physiquement en parfaite santé, ce que je veux dire c'est de trainer toujours une fatigue, comme tu dis, une lourde fatigue, de fréquents maux de tête, pas d'appétit, très peu d'énergie etc...

Me tirer du lit le matin... juste ça, j'ai du mal a y arrivé... Pourtant, depuis que je prends de l'effexor comme je disais, je suis beaucoup moins triste, moins morose, je ne pense plus tout le temps a mourir, j'ai au contraire envie d'etre en vie...j'ai envie de faire quelque chose de ma journée pourtant, je reste encore trop souvent clouée au lit ! Et j'en ai vraiment marre !!!

Donc, je réitere ma question... Comme j'ai dis, depuis que je prends l'effexor j'ai beaucoup plus envie d'etre en vie et d'accomplir des choses mais on dirait que mon corps ne suit pas... que mon corps veut toujours dormir (pourtant, je suis physiquement en parfaite santé) Alors... Est-ce que pour certain d'entre vous l'ajustement de la médication a aidé non seulement au niveau morale mais aussi au niveau plutot "physique", de la fatigue et du manque d'énergie ?

Je ne sais pas ce que je dois esperer au juste...
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Vieux 31/05/2007, 14h10   #75
désenchanté
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Messages: 24
Re : Dysthymie

Maya,

Il est ressorti clairement des discussions précédentes que les médicaments peuvent être très utiles (comme cela semble être le cas dans ton cas), mais qu'ils ne suffisent jamais.

Personnellement, j'ai toujours tendance à penser qu'une bonne partie des problèmes que l'on peut ressentir sont d'ordre relationnel, même si ça a forcément un lien avec ma formation (je suis étudiant en soicologie).

Je m'explique: se lever le matin, c'est une question de motivation, et la motivation ne vient jamais seule. Si les occidentaux se lèvent le matin, c'est aussi parce que la norme, dans la société, les y incite, parce que la vie sociale est organisée comme ça. Tout ça pour dire que pour se lever le matin, pour se coucher le soir, pour manger trois fois par jour, il faut aussi que cela ait un sens. Par exemple, j'avais des horaires de sommeil assez atypiques jusqu'à ce que je trouve un boulot qui me force à adopter des horaires plus traditionnels. J'ai perdu ce boulot, et mes horaires de sommeil ont changé. Et puis je me suis inscrit à la fac, et mon temps de sommeil, pendant quelques mois, a presque été divisé par deux à cause du travail que j'avais.
A mon avis, tu ne pourras pas durablement trouver un rythme de vie "normal" si tu crées artificiellement cette normalité.
Un conseil: rencontre des gens (en travaillant, dans le cadre de loisirs collectifs, par de la vie associative, en allant voir des ami-e-s, en construisant des projets, ou autre...), fais en sorte d'avoir des comptes à rendre à autrui, des obligations vis-à-vis d'autres personnes. Evidemment c'est bien mieux si tu fais ça autour de choses qui t'intéressent. Mais la "normalité", de mon point de vue est avant tout sociale (ou du moins son aspect médical est déjà traité par les médicaments), et c'est par la participation à la vie sociale, en s'imposant des contraintes (qui peuvent être agréables) sociales, qu'on parvient vraiment à la trouver, si on veut la trouver.

Je pourrais encore développer là-dessus, mais je ne sais pas si tout le monde est d'accord. J'espère simplement que ça pourra t'aider.

__________________
It serves you right to suffer
It serves you right to be alone
désenchanté is offline   Réponse avec citation
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