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Arrêter l'alcool Ce forum est destiné aux personnes ayant un problème avec l'alcool. Son objet est l'entraide et les échanges.

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Vieux 27/02/2008, 10h59   #51
d_dupagne
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Re : Selection temoignages.

Bonjour,

Je suis ce projet, bien que j'en suive beaucoup d'autres en même temps en effet.

Je résume : pour avoir un audience, il faut avoir "à montrer". La demande de vidéos tournées par les membres du forum n'a pas abouti. Les approches directes, convergentes et répétées de journalistes ont prouvé que ceux-ci ne s'intéressent pas à ce sujet, ou en ont peur. Et nous ne souhaitons pas faire du Delarue.

J'ai donc proposé la chose suivante :
- Les plus beaux témoignages sont sélectionnés, mis en forme pour être lisibles facilement dans un document unique.
- De jeunes acteurs lisent ces textes et sont filmés
- Ces films sont médiatisés.

Pour l'instant, j'attends le document final dont je suis l'avancement par l'intermédiaire de Triple A. Nous ne sommes pas pressés.
d_dupagne is online now   Réponse avec citation
Vieux 28/02/2008, 22h14   #52
crokine
 
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Re : Selection temoignages.

Citation:
Posté par MOMIE
Bonjour Iseulta .
est-ce que ce témoignage peut en faire parti ?
il est tellement puissant !
bon dimanche à toi
amicalement Mom


http://www.dailymotion.com/video/x27...-lalcool2_blog

bonjour mom,
je suis alcoolique abstinente depuis un an et demi, je trouve que cette vidéo est très JUSTE.
merci
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Vieux 02/03/2008, 10h25   #53
Thelaafman
cowboy Tranquille
 
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Re : Selection temoignages.

Mon témoignage est dans ma signature ....y'a pas de problèmes pour l'uliliser ....
__________________
Philippe

Mon parcours

Ma boutique
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Vieux 04/03/2008, 17h37   #54
Loqipic
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Re : Selection temoignages.

Je livre aussi le miens a la postérité

http://www.atoute.org/n/forum/showpo...69&postcount=1

Si un producteur s'interesse a mon histoire pour en faire un film, je prends 1% des recettes, non négociable même pas en bouteilles de ricard....
__________________
Martine et l'alcool....
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Vieux 06/04/2008, 16h02   #55
arcenciel
Fiat Lux
 
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Re : Selection temoignages.

Citation:
Posté par d_dupagne
Bonjour,

Je suis ce projet, bien que j'en suive beaucoup d'autres en même temps en effet.

(....)

Pour l'instant, j'attends le document final dont je suis l'avancement par l'intermédiaire de Triple A. Nous ne sommes pas pressés.

bonjour,

j'ai transmis par mail à Triple AAA les témoignagnes que j'avais mis en page.

A suivre...

arcenciel
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Vieux 21/04/2008, 15h05   #56
ashes_prod
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Messages: 6
Re : Selection temoignages.

bonjour, je me présente. je suis un jeune homme de 23 ans, étudiant dans une école de cinéma à Paris.

Après avoir lu plusieurs témoignage sur l'alcool,j'ai été très touché, alors j'ai décidé de faire un court-métrage sur l'alcool... et justement je suis en pleine écriture de scénario et j'aimerais avoir des conseilles sur plusieurs chose car j'aimerais que mon film soit vraiment réaliste... alors est-ce que vous serez d'accord de répondre à quelques questions ?

je vous remercie d'avance, j'attends vos réponse

cordialement
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Vieux 21/04/2008, 15h45   #57
svaincra
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Messages: 12 895
Re : Selection temoignages.

yo !

okey !

au plaisir donc,
s.
__________________
Annuaire des structures de soins en alcoologie :
Sevrage physique
svaincra is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/04/2008, 16h59   #58
sinequanone
 
Messages: n/a
Re : Selection temoignages.

Avec la plus grande joie

Si ce projet pouvait enfin aboutir.

Je suis à ta disposition.

Au plaisir

Siné
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Vieux 21/04/2008, 17h54   #59
smiles
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Date d'inscription: mars 2008
Messages: 1 312
Re : Selection temoignages.

Hello !

Ben c'est une sacré bonne idée tout ça.

En plus, je vois que le Doc et certains membres du forum lachent pas l'affaire malgrè les difficultés.

Chapeau !!

Au plaisir de suivre l'avancement des choses, et si je peux servir à qq chose, faites moi signe.

Voili, voilou.

Smile
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Vieux 21/04/2008, 19h21   #60
crokine
 
Messages: n/a
Re : Selection temoignages.

Citation:
Posté par ashes_prod
bonjour, je me présente. je suis un jeune homme de 23 ans, étudiant dans une école de cinéma à Paris.

Après avoir lu plusieurs témoignage sur l'alcool,j'ai été très touché, alors j'ai décidé de faire un court-métrage sur l'alcool... et justement je suis en pleine écriture de scénario et j'aimerais avoir des conseilles sur plusieurs chose car j'aimerais que mon film soit vraiment réaliste... alors est-ce que vous serez d'accord de répondre à quelques questions ?

je vous remercie d'avance, j'attends vos réponse

cordialement

je me tiens à ta disposition à l'adresse crochkine49@hotmail.fr
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Vieux 25/04/2008, 13h40   #61
jared
Banni(e) pour comportement inadapté
 
Avatar de jared
 
Date d'inscription: juin 2007
Localisation: var
Messages: 710
Re : Selection temoignages.

Citation:
Posté par ashes_prod
bonjour, je me présente. je suis un jeune homme de 23 ans, étudiant dans une école de cinéma à Paris.

Après avoir lu plusieurs témoignage sur l'alcool,j'ai été très touché, alors j'ai décidé de faire un court-métrage sur l'alcool... et justement je suis en pleine écriture de scénario et j'aimerais avoir des conseilles sur plusieurs chose car j'aimerais que mon film soit vraiment réaliste... alors est-ce que vous serez d'accord de répondre à quelques questions ?

je vous remercie d'avance, j'attends vos réponse

cordialement
salut,

c'est une très bonne idée, mais ça sera dûr (voire très dûr) de faire aussi bien que l'excellent "Leaving las vegas"...

(j'espère que t'as pas loupé ce chef d'oeuvre)
jared is offline   Réponse avec citation
Vieux 25/04/2008, 14h17   #62
quentin_
 
Messages: n/a
Re : Selection temoignages.

moi j'ai commencé un témoignage ici http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=80438 , mais je vais faire un truc plus propre et plus compréhensible... je vous tiendrais au courant
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Vieux 12/05/2008, 19h53   #63
toutatix
 
Messages: n/a
Re : Selection temoignages.

Bonjour à toutes et à tous

Depuis un moment je traîne sur ce forum et je lis vos messages. Les appels de détresse ne manquent pas, malheureusement, et je me pose la question : répondre ? et si oui répondre quoi ?
J’ai donc décidé en accord avec moi-même de vous exposer ma situation et ma manière de penser. Ce qui suit est complètement personnel et n’engage que moi. Si l’un ou l’une d’entre vous trouve matière pour en sortir tant mieux.
Je profite de ce moment d’intimité pour vous faire une révélation, mon nom n’est pas toutatix et à l’état civil je suis né en 1949
Ras le bol des pseudonymes qui sont une façon de se planquer et de ne pas assumer. Il va se soi que je ne suis pas fier d’être alcoolo mais fier d’avoir retrouvé ma dignité et d’être aujourd’hui un homme debout. On peut bien sur épiloguer sur cette fierté qui est née d’une situation de catastrophe crée par ma conduite antérieure.
Il a fallut que je perde tout pour commencer à me poser les vraies questions et examiner ma situation, bref mettre sur la table toutes mes certitudes. Plantons le décor : la cinquantaine, marié, une maison entièrement rénovée de la cave au grenier, deux filles qui ont une bonne situation(comme on dit)bref le bonheur enfin presque.

Décembre 1999 début du tsunami. Divorce, vente de la maison, et plongée sans fin dans l’alcool.(pour être honnête j’étais un buveur excessif depuis déjà un certain temps, pour pas dire très longtemps)du jour au lendemain un isolement effroyable et aucune issue en vue. L’homme que j’étais avait complètement disparut pour faire place à une épave tapie dans le fond du canapé et inapte a une quelconque action. La déchéance physique et mentale, avance à grands pas jusqu'à ce matin d’avril 2001 ou j’attrape le téléphone et appelle mon toubib(il n’attendait que ça)direction l’hôpital pour ce qui sera ma première cure. (Le mot cure est impropre car en principe une cure c’est prendre quelque chose : de l’air de l’eau)
Les premiers jours seront terribles, pas de souffrance non, mais par la prise de conscience de mon état. Secoué du bout des pieds aux bouts des cheveux par un énorme tremblement, pour la première foi de ma vie je connaissais l’état de manque ! En même temps les premières questions arrivaient, pour qui ? pour quoi ? l’utilité ? Et l’envie de partir. Irréel ce moment ou une partie(petite)du cerveau vous dit c’est bien et l’autre qui vous embrouille sur l’utilité de votre action. Je pense que tout compte fait, c’est là que tout ce joue et si vous ne trouvez pas la réponse immédiatement l’affaire est très mal engagée, mais pas perdue. A ma sortie le psy qui m’avait suivit disait que j’étai sa réussite thérapeutique ! Suivra une période d’abstinence de 6 mois puis ce que tout le monde appelle une rechute et que moi j’appelle une envie de boire de l’alcool c’est tout ! ces périodes vont se succéder jusqu au 12 décembre 2005 date a laquelle je décide d’arrêter ce combat beaucoup trop inégal. Je venais enfin de comprendre que j’avais affaire a quelque chose de largement plus fort que moi. Fuir ne sert à rien je suis cerné par les bistrots, les rayons alcool, et les faire disparaître est une utopie. Pas de sortie donc ? si une et une seule l’armistice qui est comme chacun le sait un pacte de non agression. J’ai constaté depuis cette date que tout allait mieux. J’ai par la même occasion accepté et voulu une autre vie, sans faire de comparaison entre l’avant et l’après. Je peux simplement vous dire que sans écouter les idioties du genre (il peut, il manque de volonté, il se fiche de nous, etc)mais par contre si vous avez le DESIR, un désir aussi fort que l’on peut ressentir envers quelqu'un alors là vous y arriverez. Un dernier conseil n’hésitez pas a fuir tout ce qui vous dérange c’est de votre vie qu’il est question, vous aurez le temps plus tard de penser aux autres. Un constat l’entourage proche n’est sans doute pas le mieux placé pour être aidé.

Voilà un petit résumé de ma vie. Maintenant je suis dans une assos caritative au contact tous les jours avec des gens qui ont ce problème, tous les jours je constate mon impuissance, tous les jours je recommence car ainsi va la vie. Un alcoolique est avant tout un être humain et à ce titre il a droit au respect. Je veille toujours (et pour cause)à préserver le petit bout de dignité qui lui reste. Je vais aussi a l’hôpital en service alcoologie pour témoigner que notre avenir nous appartient et pour rappeler que la liberté de chacun s’arrête ou commence celle des autres .je vous souhaite une abstinence heureuse(si si ça existe)

A Bientot
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Vieux 19/05/2008, 04h42   #64
pathos
 
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Re : Selection temoignages.

Toutatix, je viens de lire ton message, (oui je sais, je tutoie rapidement) et m'aperçois que, à quelques détails près, j'aurais pu l'écrire.
Mon abstinence date aujourd'hui de 7 ans et quelques mois (A titre indicatif, je n'ai pas changé d'optique depuis les premiers mois et ai horreur du vieux système de comptage en jours mois années qui induit une hiérarchisation des abstinents.) J'avais tout perdu. Famille, travail, logement, amis, moi même je m'était perdu en route. Etais ce nécessaire ? je n'en sais rien, peut être. L'important est ce que j'ai réussi à retrouver : Tout, ou à peu près, car bien entendu le temps perdu ne se retrouve guère...
Je pense que la solution que j'ai cherchée durant mes années d'enfer était trop proche pour que je la voie : L'important, c'était moi.
J'ai bien dit moi. Pas ma fille, 12 ans aujourd'hui, près de moi et en pleine forme, pas ma maman, pas mes frères et soeurs, encore moins mes amis et voisins, moi seulement.
Du moins dans un premier temps.
Car évidemment, après m'être reconstruit, je n'ai rien eu de plus pressé que de retrouver tous ces braves gens qui avaient essayé de m'aider, mais avec une maladresse parfois touchante...
Me reconstruire, donc, et assumer mon passé sans honte ni regrets.
Ne pas fuir l'alcool, vaine utopie, mais coexister. Acccepter ceux qui boivent toujours sans les en blâmer, sans non plus les plaindre, et surtout sans me vanter.
L'humilité, nécessaire à l'abstinence passe par la quête de soi.
Tout au plus me suis je permis à quelques reprises de glisser dans une conversation à laquelle participait une personne que je devinais en danger, voire en détresse, une phrase d'apparence anodine que tous ignoraient sauf lui.
Je sais ne pas pouvoir changer le cours des choses, mais peut être l'infléchir légèrement. Et celà me suffit.
Je vis donc aujourd'hui, heureux contre toute attente, et portant sur les gens et les choses ce regard distancié mais toujours bienveillant qui n'appartient qu' à ceux qui savent qu'ils auraient du être morts, qu'ils vivent encore et en sont bien.
un regard amical, un sourire, voilà tout ce que je m'autorise envers ceux qui souffrent de l'alcool. tout ce qui m'a cruellement manqué quand j'étais dans la détresse.
Et je confirme que l'abstinence heureuse ( Ou plutot indolore) existe.
c'est l'abstinence malheureuse qui n'existe pas.
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Vieux 26/05/2008, 23h11   #65
toutatix
 
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Re : Selection temoignages.

bonjour

je lis,je lis encore,je relis(même mon post)et je suis pas mégalo,non juste un alcoolo.Et si jm'a trompé?et si tout compte fait l'abstinence heureuse est une aussi grosse connerie que la bombe atomique.T'énerve pas Ginette j'explique!En réfléchissant (çà m'arrive)je me moque comme d'une guigne d'être abstinent car ce n'est pas ça qui importe.Il se trouve que j'ai choisi de vivre une autre vie,la vraie,avec tous ses môments de bonheur,et tous ses emmerdes,le soleil ,la pluie,etc.Bien sur pour profiter de tout ça on peut pas continuer comme avant quand le cul se levait plus du canapé ,quand la seule et unique angoisse était:merde la bouteille est vide!!!et en plus il est vingt et une heures!scandaleux de laisser mourir de soif un homme? comme moi.Alors quand tout est perdu même l'honneur,q'une larve à remplacée l'homme,ce fût ambulant,térré au plus profond de ses angoisses,et quand la mort devient la seule issue probable,si ce n'est certaine,quand le désert c'est installé, NEANT,adieu l'ami nous boirons ta part.
Et et zorro non je me trompe,excusez moi,au fait c'est qui? c'est quoi?qui est arrivé?Le déclic?ou la grande claque? va savoir mon bon Charles pas le moindre souvenir.Seulement là et d'un seul coup un raz le bol d'ètre pris pour un con depuis trop longtemps,et une formidable envie de démontrer a tous les donneurs de leçons,vous savez ceux qui connaissent tout,les mêmes qui disent trop con et pourtant si il veut!et bien ça tombe bien je veux et comment que je veux!!rien que pour te la fermer imbécile,sans oublier de te dire ce que je pense de toi,de vous.
ET en ce 12/12/2005 à commancée ma nouvelle vie,avec tout son lot de bonnes choses,jje suis un homme a nouveau, la preuve on me salut avec du Monsieur,je suis libre,libre de conduire même tard le soir,de signer un chéque, de dire a Tartempion que c'est un con,ce qui le fâche car l'excuse du mec bourré qui dit des conneries c'est fini aussi!bref j'ai retrouvé ma place toute ma place et j'ai pas envie d'en faire cadeau a une bouteille ni a personne.Que ceux qui luttent,que ceux qui pensent que c'est mission impossible,que ceux qui demandent pour qui?pour quoi?je répond tres simplement, pour vous ,car vous le valez bien!
salut amical
et la citation:
Dans la vie il faut savoir ce que l'on veut
Quand on le sait il faut le dire
Quand on l'a dit il faut le faire
Mr Georges Clémenceau
pour les dames seulement
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Vieux 08/07/2008, 19h14   #66
Narbuc
 
Messages: n/a
Re : Selection temoignages.

Bonjour à tous.

Je viens ici pas entant qu'alcoolique, mais en tant que fille d'un père dont l'alcool était vital.

J'ai appris que mon grand-père paternel l'était. Mon père dès son plus jeune âge allait le rejoindre après-l'école dans les bars ou il était servi du même breuvage mélangeé à un peu d'eau. Comme on dit, les chiens ne font pas des chats.
Toujours est-il qu'étant souvent en voyage pour son travail, il se sentait seul, il a trouvé une consolation, une consomation. Petite (5-7ans) je le trouvais parfois bizarre au téléphone. L'enfer a commencé le jour ou, de retour à la maison, il n'a pas arrêté ces verrées quotidiennes. C'était son moyen de fuire tout problème.
Ma mère partait en dépression, elle voulait nous protéger à tout prix, elle s'est épuisée, a perdu énormément de poid et d'envie de vivre. Un jour elle a décidé qu'il était dangereux pour nous de rester avec lui, elle a demandé le divorce. Lui ne voulant pas, ils ont du attendre séparés 2ans avant que le divorce soit prononcé. Au début on allait un week-end sur 2 chez lui, en vancances aussi. Un soir j'ai appelé ma mère en pleur, il recommençait, et je n'en pouvais plus. On a acheté un répondeur car ses appels devenaient de la torture et de l'arcellement. C'était un supplice de l'entendre complètement pété à l'autre bout du fil et nous dire "pourquoi vous faites ça? je vous aime moi. Il vous aime très fort votre papa... " et se mettre à pleurer. La honte d'être dans le bus et de le voir à un bar tenant à peine sur sa chaise.
Il a voulu se soigner, il a fait au moins 5 ou 6 cures. Mais en vain. Il avait même rencontré une femme là-bas. Ils se sont tirés vers le bas en s'accusant l'un l'autre d'être la cause de leur rechute.
Une fois, je me souviendrais toujours, un week-end à la montagne avec lui, juste après une cure qui devait être "la dernière". Un amis à lui arrive avec ses enfants pour qu'on joue tous ensemble. Ma soeur et moi avont découvert qu'il amenait une bouteille comme cadeau alors qu'il savait mieux que quiconque sa situation. Nous nous sommes battues pour l'en empêcher, mais il nous a rétorqué : - Mais votre père est malade, il est comme ça, vous ne pouvez rien y faire. Laissez-le tranquile.
Je le déteste encore.
J'ai perdu confience en lui, lui qui était tout pour moi. J'ai perdu confience en moi.

Le divorce prononcé, on lui a dit qu'on ne le verrait qu'à jeun. Il a mis du temps à l'accepter. Un soir l'hôpital nous a appelé, il était dans le coma. Il avait touché le fond. C'est là qu'il y a eu le déclique. Il s'est soigné, a retrouvé du travail et a recommencer à vivre. Je l'ai cru guéri pour de bon, bien que ma méfiance me menne toujours à vérifier les verres sur les tables lorsqu'il nous envoie des photos de lui. Une habitude. Un jour sa nouvelle femme m'a dit qu'il avait rechuté. J'ai sombré, je perdais tout ce qu'il me restait de confience et d'amour, je ne voulais plus entendre parler de lui. Ma soeur m'a raisonnée, et je sais que même si ses paroles sont dur à entendre, elles sont vraies. "Mais tu sais il ne sera jamais guéri. Tout ce qu'on peut espérer c'est qu'il tienne le plus longtemps possible et ne retombe jamais aussi bas". Aujourd'hui je ne peux m'empècher de me poser la question lorsque je l'ai au téléphone. Mais il respecte une chose, il est toujours à jeun lorsqu'il nous voit. Je sais qu'il fait son maximum, et j'espère ne pas me tromper en disant que depuis quelques années il n'y touche plus.

Aujourd'hui j'ai ma vie. Certe j'ai une petite larme en vous racontant tout ça, mais je suis plus forte grace à cette malheureuse expérience. J'ai grandi plus vite, et je l'aime pour ce qu'il est et je ne me fais plus d'illusion. Mon "papa parfait" s'est envolé plus rapidement que les autres enfants.

Je remercie ma mère pour une chose. Elle a toujours été franche avec nous, malgré notre jeunesse. Elle ne l'a jamais enffoncé. Peu importe ce qu'elle pensait, elle n'a jamais dit qu'il était méchant, qu'il ne nous aimait pas. C'était fort de sa part, et bon pour nous.
Merci d'avoir lu mon témoignage. Chaque fois que je le communique, je me sens plus légère. Je dois avouer qu'il me pèse parfois un peu, dans mes moments de faiblesse. Avec cette peur récurente de devenir un jour comme mon père, comme mon grand-père.

A tous les entourages moeurtris, à tous les alcooliques en détresse, je vous dis COURAGE, la porte de sortie existe, même si parfois elle parrait si lointaine.

parce que vous le méritez tous!
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Vieux 05/08/2008, 00h56   #67
iseulta
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Re : Selection temoignages.

De la rue a la colline


Bien avant d’être à la rue, l’alcool avait déjà fait pas mal de dégâts dans ma vie, que ce soit sentimentalement, familialement ou avec ma santé bien évidemment. Et longtemps j’ai pensé que c’était la faute à Brice si je me suis retrouvée sur un banc public, mais a ce jour je sais que l’alcool est responsable a 100% ;

J’avais envie de parler de cet épisode de la rue et du rôle qu’a joué l’alcool dans ma vie a cette époque parce que c’est assez particulier.

Un matin je me retrouve sur le pallier de mon « chez lui » un sac poubelle avec mes fringues,je n'avais que ça, et pas de clés!
Je me rends de suite compte que je suis dehors, d’autant plus que j’étais prévenue. ’tu arrêtes ou je te fous dehors » !! J’avais essayé de gérer l'alcool, de tricher aussi mais j’y suis pas arriver.

Je range mon sac dans un grenier et je file chez l’épicier du bas acheter une bouteille de rosé avec des étoiles. Et puis presque machinalement , comme si cette place m’attendait, je me dirige dans un parc ou se retrouvent les sdf. Je « m’installe ’C’est le début de 3 années pendant lesquelles je vais errer, squatter, faire du bénévolat dans des centres, même deux cures ! J’ai une adresse au CCAS, je suis « reconnue » an tant qu’sdf.

L’alcool a beaucoup d’importance dans ce monde. C’est la clé ! Si tu peux payer tu peux picoler, t’es bien vue, t’es chouette, et tu fais partie de la bande.
J’avais le rmi, donc pas trop dur au début, mais 1800 balles dans la rue ça dure 72h ? Pas beaucoup plus.
Alors je tape la manche, a la sortie des postes ou des églises. Au feux rouges aussi.
Mais toujours (enfin presque)je suis arrivée a avoir la clé pour ne pas a subir les affronts, « t’as pas de thunes, tu bois pas » Je ne pouvais d’ailleurs pas me le permettre, les crises d’épilepsies me guettaient, le DT aussi.

On triche et on ment quand on est alcoolique, c’est encore plus vicieux dans cette situation, on vole et on cache . C’est chacun pour soi et sans empathie ni même sympathie, juste de l’hypocrisie. Pourtant tout le monde est dans la même galère mais ce n’est pas possible de tout partager, au risque de se faire bouffer.

Les jours et les mois passent, je vais mal. Je n’ai plus de regard, plus de sourire, plus d’estime de moi, je me contente de boire. Et je bois vraiment beaucoup !!
Ma vie n’avait de sens que si j’avais une bouteille dans mon sac, et 10 francs (un soleil comme on disait) . Sinon c’était comme si j’étais a découvert sans pouvoir aller remplir mon frigo. Pathétique non ?
M’en sortir ? Je n’en avais pas envie, parce que pas de raisons. J’en trouvais pas. Je ne cherchais pas. Les minutes se suivaient, les gorgées aussi, les cadavres de bouteilles s’accumulaient, les nuits froides tombaient, et les matins pluvieux nous donnaient une raison de plus pour boire. Les matins ensoleillés aussi d’ailleurs.
Tout est prétexte a boire.

J’ai bougé a différents endroits de la France, équipée d’un sac a dos, je suis allée dans un centre qui accueille les sdf et j’ai cru a un moment que ça allait enfin se terminer.
1 mois par ci sans boire, un autre par là, sans conviction aucune, sans envie, sans détermination. L’appel des étoiles sur la bouteille était plus fort.

A la suite de cette longue période de vie de patachon, un ras le bol s’est installé. Une saturation de la vie au jour le jour. Ça a été ma chance ce ras le bol !


Si je n’avais pas bu dans la rue, je n’aurais pas pu supporter cette vie, je n’aurais sans doute pas survécu, l’alcool m’a permit de toujours être dans un autre monde, celui qui existe aujourd’hui, celui dont je rêvais.

Il faut se donner les moyens de s’en sortir quand on croit que tout est devenu impossible.
J’ai mit beaucoup de temps sans doute parce que la vie que je menais m’avait ôté tout espoir. J’ai longtemps cru que je terminerais ma vie seule, dans un coin, sans me réveiller.

Le passage de la rue a une sédentarisation n’a pas été simple, j’étouffais dans les apparts, je ne dormais plus la nuit, et la journée je continuais a fréquenter les sdf.

Ca a été long a se décider dans ma tête, possible que le fait que je sois revenue dans ma région natale m’ait servit.

Aujourd’hui sur la colline, je suis super heureuse de voir que j’ai réussit a me relever, je suis entourée de vignes pour mon grand plaisir, ces paysages changeants , les couleurs hors saison, et le calme tellement réparateur.

C’est juste un vrai bonheur

Dernière modification par iseulta 13/10/2010 à 11h05.
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Vieux 05/08/2008, 02h37   #68
Autresoir
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Re : Selection temoignages.

Citation:
Posté par iseulta
C’est juste un vrai bonheur
..
Autresoir is offline   Réponse avec citation
Vieux 06/08/2008, 00h33   #69
Gwenlan
 
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Re : Selection temoignages.

Citation:
Posté par iseulta
Aujourd’hui sur la colline, j’ai juste été super heureuse de voir que j’ai réussit a me relever
C'est vrai que tu es grande, Nadine.
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Vieux 06/08/2008, 12h55   #70
PHIE
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Re : Selection temoignages.

Aujourd’hui sur la colline, j’ai juste été super heureuse de voir que j’ai réussit a me relever, je suis entourée de vignes pour mon grand plaisir, ces paysages changeants , les couleurs hors saison, et le calme tellement réparateur.

C’est juste un vrai bonheur [/quote]

Bonjour Nadine, je suis émue aux larmes par ton témoingnage. Mais c'est la preuve que l'on peut s'en sortir un jour ou l'autre, il suffit de le vouloir vraiment. Ma route est longue encore je pense, mais tout ce que je lis me donne de l'espoir.
Alors merci.
PHIE
J'oubliais j'ai visionné hier un film que je trouve super. Le sujet n'était pas au début l'alcoolisme mais il en est question et fortement. C'est "la face cachée" de et avec Bernard Campan, Karine Viard, Jean luc Anglade.
Ce qui m'a touché c'est que lui ne voit rien, comme beaucoup de ceux qui nous entoure, il ne voit pas ou ne veut pas voir.... et elle se perd doucement dans son mensonge, dans sa maladie, dans sa sollitude. Jusqu'au jour ou elle rencontre un groupe de AA. Happy end, peut être, à nous de décider. Mais le cheminement est beau et très vrai.
Voilà pour la petite histoire.
PHIE;
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Vieux 06/08/2008, 20h36   #71
iseulta
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Re : Selection temoignages.

Merci a tous

Toutatix a eu l'idée d'ouvrir une discu pour justement en parler, c'est ici

http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=87333
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Vieux 14/08/2008, 14h07   #72
toutatix
 
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Re : Selection temoignages.

bonjour a tous

je vous livre ici un bout de mon parcours je ne sais pas si c'est utile pour vous mais pour moi c'est oui.Désolé pour la longueur mais il est difficile(pour moi) de résumer 40 ans de consommation d'alcool.Bonne journée, et abstinence heureuse


Regardes cette odeur !!

Ou
Tribulations d’un alcoolique
Non : d’une personne qui à eu une consommation nocive d’alcool
(Ouf ! c’est ça)






Errements, égarements, manipulations, mensonges, et autres joyeusetées d’un buveur invétéré d’après d’éminents spécialistes qui se sont mis le microscope dans l’œil.
Pas facile entre les y’a ka et les faut qu’ont (y’en à même des vrais, si si ! )pas facile donc de se faire entendre surtout, comme disait feu mon grand père, qu’il n’y a pas pire sourd que celui qui veut pas entendre. J’oubliai de mentionner les je sais tout, les moralistes, les puritains, les cons, et tous ceux qui savent mieux que vous ce que vous pensez, ce que vous ressentez, et même ce que vous auriez pu dire ou faire, trop forts ils me laissent bouche bée.

Pas facile d’établir ou rétablir une situation ou plus simplement une vérité vraie quand on à passé une partie de sa vie a transformer et maquiller la réalité des choses. Encore moins de se regarder dans la glace et admettre ce que l’on sais depuis le début : je bois trop beaucoup trop !!

Pas facile car immédiatement arrivent des centaines d’excuses, toutes aussi vaseuses les unes que les autres mais qui sont notre vérité du moment !Généralement ça commence par des mauvaises ou bonnes nouvelles style (je prend un verre car
J’ai passé une mauvaise journée j’ai bien mérité un petit remontant !
J’ai passé une bonne journée ça s’arrose
J’ai failli avoir un accident j’ai bien mérité un petit remontant
J’ai eu un accident il me faut un apéro pour me remonter
J’ai perdu ma grand mère vite un remontant
J’ai gardé ma belle mère vite un remontant(bien mérité)
Ma femme m’a quittée
Ma femme est restée
Etc………bref des occasions a la pelle
(je vous avais prévenu c’est vaseux)
Rigolez pas vous savez que c’est vrai sachant que toutes les variantes sont possible. Et il y a pire quand on dit :oui mais moi ça va par rapport a untel ou unetelle moi je gère c’est pas comme eux !!

Tout se passe comme si la misère du monde tombait sur nous, que sur nous !il n’y a que nous a recevoir des factures, des faire part de décès, des rappels des impôts, il n’y a que nous a avoir des contraventions, une chasse d’eau qui fuit, une voiture en panne, un chat malade, une bouteille vide (mortelle la bouteille vide a vingt deux heures) une lettre recommandée, on nous poursuit, et ces voisins(les salauds)qui râlent sans arrêt quand on écoute de la musique a fond a deux heures du matin, ils veulent notre peau c’est sur !Moi ! parano ?sûrement pas, de toute façon j’ai jamais eu de chance alors !

Pas facile non plus quand tout compte fait on ne fait rien pour changer tout ça, on attend je ne sais quel miracle qui viendra nous sortir de ce merdier d’une profondeur hallucinante et qui sans une intervention divine ne peut que nous noyer. Il y a bien des mains secourables qui se tendent mais le bras est trop court, et puis c’est jamais au bon moment ils sont prêt pas moi et vice et versa. Je vous dit qu’il n’y a pas de solution, enfin si peut être, je sais pas, oui mais non, vous êtes pas a ma place, vous pouvez pas savoir, c’est trop con.

Vous savez, au départ c’était juste pour faire la fête avec les potes, aller au bal, draguer la minette, prendre un râteau ça faisait partie du jeu, il y avait aussi au taf le matin un café arrosé, le midi une mousse, le soir re mousse ou apéro si un événement le justifiait(il n’en a pas manqué)Je vous parle d’un temps que vous ne pouvez pas connaître c’était il y a quarante ans, c’était le bon temps, normal a dix huit ans.

Il y avait aussi les repas de famille, ah ! quel repas et quelle famille !!impossible de me souvenir d’un seul repas sans engueulade tonitruante(l’alcool aidant bien sur)j’ai toujours connu cette ambiance de merde dans cette famille ce qui explique mon attitude présente(rien a foutre)

Cette période coïncide avec toute une série d’enterrements, les quatre grands parents, oncle, tante, le tout en quatre cinq ans maxi. Dur très dur a digérer surtout que j’étai très proche d’eux, que j’avais encore le divorce des parents et ma mise en pension a digérer

Je ne parle pas de tout ça pour me trouver une ou des excuses c’est juste pour situer les circonstances. Je ne porte pas de jugement sur les personnes ni sur les faits c’est un constat c’est tout.

Puis il y aura mon mariage, deux naissances, et puis encore des enterrements, ceci étant la suite logique d’une grande famille ou les gents meurent tôt. Et l’alcool ? Je gère du moins j’essaie, la routine quoi, une cuite de temps ont autres sans plus mais une consommation quotidienne qui ne faiblit pas. Mon taf dans le bâtiment et les travaux publics fait que les occasions de boire (pourquoi de l’alcool ? c’est la vraie question)sont multiples entre les réunions de chantiers les réceptions de chantiers, les fins de journée, les fins de semaine, les fins de quoi ? les anniversaires, les naissances, les mariages, les examens des enfants, les promotions, les départs en retraite, les embauches, les vacances, les restaurants, les décès(dommage c’était un bon gars) a ce propos les cimetières sont pleins de bons gars, des meilleurs, des indispensables etc et a ce petit jeu je serai centenaire. Si vous voulez une autre série d’occasions demandez il m’en reste une bonne brouette. Avec tout ça vous vous demandez si je travaille ? la réponse est oui et plus-tôt beaucoup. Mon alcoolisme (je ne le sais pas encore)est un alcoolisme rituel au sens étymologique du terme. C’était l’époque un peu con ou quand on rentrait dans un bistrot pour boire un café (le matin)le serveur demandait : rhum ou calva ?(années 60/70/début80)mais c’était aussi l’époque ou ceux qui buvaient pour se défoncer vite étaient rares. Autres temps autres mœurs ou celui qui n’acceptait pas un verre (d’alcool)n’était pas admis dans l’équipe et définitivement pris pour un con. J’ai ainsi traité de nombreux chantiers dans les bistrots, ceux avec les nappes a carreaux et des patronnes a barbe. J’y ai laissé de nombreux souvenirs et ma santé, je dis ça sans regrets sauf celui de ne pas avoir su.

Jamais je n’ai imaginé que j’allai me faire bouffer par cette saloperie, j’étais trop fort, trop intelligent, pour qu’il m’arrive la moindre chose. La suite allait me démontrer que la vanité est un vilain défaut, et je pensai que ne pouvait souffrire d’alcoolisme que les clochards qui gisaient dans le caniveau. Etant bien au-dessus de tout ça je ne craignais pas grand chose. Funeste erreur et au passage quelle claque au réveil ! Quarante ans de consommation abusive, quarante ans de beuveries, pour voir la vie en face, réelle, celle ou vous avez trois secondes pour apprendre à voler, celle ou tout le monde vous quitte, celle ou vous puez tellement l’alcool que même vous ça vous dérange, celle enfin ou le choix qui vous reste est de stopper net ou de prendre votre place au cimetière.

Et puis quand ça été la guerre avec toutes ses destructions, il ne reste qu’a faire la paix d’abord avec soi ensuite avec les autres, reconstruire et jouir enfin du fruit du travail accomplit, avec cette certitude : PLUS JAMAIS CA !!!

Il n’est jamais trop tard, il y a toujours une raison pour se sauver, J’ai trouvé un sens a ma vie, (il était temps) je l’ai cherché cinquante ans et c’est un véritable trésor que je possède j’espère simplement en profiter le plus longtemps possible avec ma compagne et avec mes petits enfants a qui je raconterai cette histoire mon histoire juste pour leur éviter ce piège mortel.

A vous qui êtes encore dedans, a vous qui voulez en sortir je vous dis n’ayez pas peur, il existe réellement une autre vie sans l’alcool et je vous confirme quelle est belle, joyeuse, et tellement intéressante que vous n’avez pas le droit de la rater !

Gérard
Dans la vie il faut savoir ce que l’on veut, quand on le sait il faut le dire, quand on l’a dit il faut le faire.
Georges Clémenceau
PS abstinent depuis le 12/12/2005 et depuis que je me suis levé ce matin
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Vieux 14/08/2008, 20h43   #73
PHIE
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Re : Selection temoignages.

Bonsoir,
J'ai lu vers 1h le témoignage de TOUTATIX et je l'ai trouvé très beau, très humble.
En ce moment fatiguée moralement j'ai moi aussi envie de me raconter.
Je suis désolée si c'est long, mais comme il l'a été dit a moi peut être que ça va me faire du bien.
Je ne suis pas encore sortie de l'alcool. Je me dis que en ce moment je maitrise et peut être que je me mens mais je n'arrive à stopper définitivement, trouvant encore dans le verre de rosé la fausse paix que je ne trouve pas ailleurs.
Je ne viens pas d'une famille à problème, du moins pas de gros problèmes. Un père travailleur mais hyper anxieux, faisant des crises de panique tout le temps et dont j'ai malheureusement héritées. Une mère présente, inquiète, un peu envahissante tant qu'elle a été là, mais elle est partie j'avais 25 ans d'un cancer généralisé.
Avant c'était pas la joie tout le temps, j'ai pas toujours eu des moments roses, surtout avec mes petits copains, et mon père qui préférait me faire avancer avec les coups plutot qu'avec la discussion.
Mais bon je tenais le coup.
Avant le décès de ma mère nous avons essuyé une série d'emmerde, accident de moto de mon frère avec décès de 2 personnes, embollie pulmonaire de mon pere suite à une opération, infractus de mon grand père maternelle, décès de mon arrière grand mère paternel et puis bing, cancer de maman. Bon je crois que tout cela à fait beaucoup pour elle, sa vie n'était pas extra avec mon père, plus tout les emmerdes, je suis certaine qu'elle a décidé de se créer sa maladie et de nous quitter.
Pendant sa maladie qui a duré 1 an j'ai eu encore plein d'ennui, je m'étais acoquinée avec un "marlou" sans le savoir vraimment, bref il a holdopé sa banque et comme j'étais la copine, j'ai eu droit à fouille en règle de mon appart, garde à vue de 48h, interrogatoire etc. Tout cela le jour de la première op de ma mère et de ses 72h en réanimation car op trop lourde.
Bref. J'ai survécu, fait le dos rond. Après j'ai tout assuré mon père, ma soeur et sa déroute, mon frère, et tout le monde.
Puis j'ai trouvé un homme avec qui j'ai eu mon garçon, mais c'était pas le bon. Il était très immature, une enfance difficile, sans ambition, et incapable de m'aider. C'est là que j'ai commencé l'alcool. Mais seulement des soirs de ras le bol, ou je buvais à me rendre malade et je regrettais le lendemain. Puis je me suis calmée un peu, enfin l'alcool est devenu mondain. Un verre par ci par là, pas le manque de boire, mais un verre de temps en temps en récompense, comme tout le monde le dis.
Puis un autre homme, qui buvait plus que cela lui. Et avec qui j'ai bu plus que cela aussi. Mais lui avait le vin mauvais plus une maladie il était mythomane, mais un vrai, pas de ceux qui vous raconte des mensonges comme cela, non lui toute sa vie était fausse. Je l'ai quitté du jour au lendemain après des coups de trop et qu'il m'ai craché à la figure. Je suis partie avec mon fils sous le bras. J'ai fuit. Mais les gens à qui j'ai demandé de l'aide, mon père pour tout dire, n'a pas supporté et n'a rien trouvé de mieux que de me taper dessus aussi comme pour bien me faire sentir que je ne valais rien. Mais j'ai tenu, mis mon fils à l'abri auprès de son père, et j'ai tenté de me remonter. Retrouver du travail, me refaire un vie. Bon entre temps le père de mon fils ayant su que tout le monde m'avait frappé à trouvé bon lui aussi un jour ou nous avions une discussion qui ne lui plaisait pas sur la garde de notre fils à trouvé bon de me frapper et bousculer aussi. Là j'ai dit stop et j'ai porté plainte pour le calmer. D'ailleurs cela la calmé, depuis nos relations sont beaucoup plus cool, je crois que les gendarmes lui ont fait peur, et lui ont expliqué que cela n'était pas un bon moyen de communiquer.
Je rencontre un nouvel homme que je croyais bien lui. Seulement il a pas terminé son histoire avec son ex. Je le croyais propriétaire de chez lui et non il doit partagé, procès, l'ex jalouse ne nous laisse pas tranquille pour les gardes en alternance, toujours des ennuis, des problèmes, et nous nous disputons. De plus son fils est un saint pour lui, un dieu, donc impossible d'avoir un lien direct avec le fils. Impossible de plus rien faire, de plus rien dire. Ne pas se sentir chez soi, ne pas avoir de place, perdre son identité jusqu'à finir en dépression et dans une clinique psy pour 1 mois. La le doc me trouve pas trop mal, pas de traitement, juste des discussion, pour m'aider. Lorsque je sors tout semble rentrer dans l'ordre, puis de nouveau c'est la débacle , je tombe malade, op de la vésicule, seule à l'hopital car mon homme s'occupe de son fils qui a 15 ans tout de même. Bref, je sors il part 3 jours à paris voir un pote me laisse seule. Je craque de plus en plus et me réfugie dans le rosé ou la bière et voilà, l'escalade, de ras le bol en ras le bol comment on arrive un jour sur un site atoute en se disant qu'il faut en parler un jour parce que j'ai le sentiment de m'enfoncer. Non plus en ce moment vraimment. Je déprime fort c'est sur, mais j'ai en plus de tout une maladie de la thyroide, Hyperthyroidie, maladie de basedow, depuis décembre et pas strabilisée. C'est pas facile, fatiguant pour le coeur et le moral. Mais je viens de changer de job et j'espère que cela va marcher. Et ce job est sur valence, là ou est mon fils, et je vais bientot déménager, quitter l'homme avec lequel je vie et me refaire une nouvelle vie ailleurs. Et je sais que c'est là mon salut. Maintenant que je sais ce que la vie ma apprise, je dois tirrer des leçons et me refaire une vie en faisant attention, en me préservant, en évitant les pièges et surtout en m'éloignant aussi de l'alcool. Mais je me sens sur la bonne voie. C'est dur c'est sur de tout quitter, de tout changer. Mais même si j'ai mal, et j'ai peut être plus mal de m'être encore une fois trompée, donc même si j'ai mal et que c'est pas gagné j'ai l'impression d'être sur la bonne voie. Et comme toi Iseulta, j'aimerai la gagner ma sérénité là haut sur la colline car j'adore la campagne et cela me ressource et c'est là que je rève de vivre un jour.
Alors si certain m'ont lu, merci de votre courage.
Merci pour ce forum qui m'aide.
Merci pour tout
PHIE
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Vieux 18/08/2008, 00h04   #74
toutatix
 
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Re : Selection temoignages.

voila quelques info

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Le centre Louis Sevestre

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Contacts 02 47 42 46 46
Nom contact
Coordonnées37390 La Membrolle-sur-Choisille
contact
tél. 02 47 42 46 46 Fax 02 47 42 46 56

Le patient référent
Centre Louis Sevestre
Depuis près de 30 ans, le centre d’addictologie Louis Sevestre (alcoologie, toxicomanie), propose à ses nouveaux patients d’être accueillis par un autre patient, l'idée étant basée sur l'entraide et le constat d’un certain mal être des nouveaux venus à leur arrivée.
Dès son passage au bureau des admissions, chaque nouveau patient est accueilli par un « pair » en cure depuis au moins 3 semaines et encadré par le personnel soignant. Cet accueil consiste à faire visiter les infrastructures du centre et à expliquer le déroulement d’une journée. Dans les premiers jours, le référent accompagne le nouveau patient tout au long de la journée (va le chercher dans sa chambre, mange avec lui, ..).
Cette pratique présente un double intérêt : pour le patient, elle permet d’être informé sur l’organisation de son séjour dans l’établissement. La relation directe avec un autre patient qui progresse dans sa cure permet d’aborder son séjour de manière positive et de diminuer les angoisses. Pour le référent, c’est une tâche valorisante qui renforce une estime de soi parfois amoindrie. Cette pratique vise également à redonner goût au contact humain chez des personnes pouvant être en mal de sociabilité.
Après la première semaine consacrée au sevrage, le patient s’inscrit à un atelier (menuiserie, peinture et arts plastiques, blanchisserie, espaces verts…) qu’il suivra le reste de son séjour. Ces activités visent à redonner un rythme normal de travail et le goût de l’effort.
Seul centre public de ce type et à vocation nationale (accueil de patients originaires de la France entière), le centre Louis Sevestre a souhaité promouvoir un esprit particulier à sa cure, basé notamment sur la valorisation des patients.

voila quelques info sur le centre Louis Sevestre a La Menbrolle sur Choisille (37) tout à côté de Tours. C'est là que j'ai fait deux cures,ce centre a la particularité d'accueillir les couples et les mamans avec leur bébé je crois que c'est le seul en France.Pour plus de détail les contacter directement ou si je peux vous aider ne vous genez pas
amicalement
gérard


Dernière modification par toutatix 18/08/2008 à 10h03.
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Vieux 10/09/2008, 10h39   #75
daildail
 
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Re : Selection temoignages.

bonjour à tous et à toute,
J'ai 28 ans et ma première ivresse date d'il y a 13 années.
J'ai perdu un frère lorsque j'avait 5 ans,ma mère en 2001,mon oncle en 2002,ma grand mère en 2003,une des 2 tata en 2005,j'ai vécu une histoire douloureuse avec une fille dont nous étions ensemble depuis 2001.
Il me reste un père qui boit pas mal et une dernière tante luttant contre la scirrose.
Ma première ivresse date de mes 15 ans,une demi bouteille de mousseux me suffisait pour décoller..et par la suite il en a fallu 1,2,3 et je suis passé au rhum.
A cause de l'alcool,j'ai complètement mis à terre mes études,comme ma concubine buvait avec moi,cela fut le carnage.
On a tout de même reussi à louer un studio,puis un appartement,même à acheter une maison en 2004,sauf qu'elle et moi ,nous nous aimions pour la boisson,nous étions des compagnons d'infortunes.
Cela ne pouvait pas durer,J'avais perdu mon identité,j'en voulais au monde entier d'être seul.
J'ai continué à boire et mon corps en réclamé de plus en plus,pour me sentir fort!!Pour me faire croire que j'avais tout de bien,tout reussi dans ma vie;en fait je la détruisait.
J'avais fais plusieurs démarches,d'abord une association qui s'est révélé significatif (2 mois sans alcool)j'y participais beaucoup,et on m'a dis de partir...j'ai replongeais.
Je suis allé consulter un alcoologue ,il m'a recu mais visiblement n'avait pas le temps pour quelqu'un qui ne venait pas d'un tribunal...
-j'avais 25 ans-

Car,c'est quoi la volonté? et c'est quoi la motivation que l'on peut avoir?
Volonté et motivation sont 2 choses différentes...
J'ai décidé de guérir,J'ai décidé d'arrêter de mentir à ma femme que j'aime(ce n'est pas l'autre.........)
Mon foie a 40 ans et moi 28.
Il y a quelque jours,J'ai quand même reconsulté un autre alcoologue,car depuis j'ai déménagé,je me suis mis en ménage avec une femme qui ne boit pas du tout,ne fume pas,et dont je lui ai caché l'importance de mon alcoolisme.
Je bois en cachette.
Cet alcoologue du centre hospitalier de saint omer (62) est vraiment à l'écoute,on prépare une cure à domicile de 5 jours.
Mais avant tout,mon généraliste sera en courant de la cure car il est déja au courant de mon problème de boisson.
dans environ 1 mois ,je vais commencer une cure de 5 jours,où je ne peut pas travailler,et 6 jours -on ne sait pas trop-
Tant pis si je perd mon travail d'intérim ,car si c'est pour allé mieux aprés...
Lorsque l'on a embrassé nos chers êtres,amis cinsères...
Lorsque l'on a viré les cons.
On peut y arriver.
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