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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

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Vieux 23/11/2017, 23h35   #1
Portion congrue
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Date d'inscription: janvier 2012
Messages: 11
Chambre d'isolement

Hello,

Je viens de voir la rediffusion d'un reportage sur un HP et je dois dire que j'ai été absolument choqué voire horrifié de constater qu'une jeune femme de 29 ans avait été placée en chambre d'isolement pendant des jours et en plus, enfermée à double tour !!! Elle n'avait le droit d'en sortir que 3 heures par jour, je crois. Autrement, c'est 21 heures entre quatre murs sans parler à personne, sans rien faire ... je trouve cela parfaitement barbare.
Pour quel motif me demanderez-vous ? Elle avait fait une TS.

Lors de sa "pause" elle semblait parfaitement calme, s'intégrait bien aux autres patients lors des repas et se permettait même de plaisanter devant l'équipe de télé tout en évoquant sa forte angoisse de retourner à l'isolement mais rien à faire, le psy a demandé à ce qu'elle pourrisse à nouveau dans la salle de torture psychologique pour une durée de 21 heures.
Incroyable. J'en suis sur le cul. Ma question est la suivante : à partir du moment où une personne n'est pas totalement agitée, agressive ou gravement délirante, qu'est-ce qui justifie qu'elle soit traitée d'une telle manière ? En quoi cela peut-il représenter une forme de "thérapie" pour une personne anxieuse/angoissée et dépressive ?
Si vous avez des études/documentation sur le sujet, je suis preneur, merci.

Autre question : savez-vous si lors d'une HDT on est obligatoirement envoyé en chambre d'isolement (au moins au début de l'hospitalisation) ?
Portion congrue is offline   Réponse avec citation
Vieux 24/11/2017, 12h42   #2
bise
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Date d'inscription: janvier 2017
Messages: 125
Re : Chambre d'isolement

Alors c'est plutôt courant.

Certains personnels psychiatriques sont des saints. D'autres, ..., ..., moins dirons-nous

J'ai fait une TS.
Pompiers venus me chercher pour m'amener à l'hôpital le plus proche, où l'infirmière me connaissait, ambiance familiale.
De là transportée à un hôpital dans lequel il y a des "urgences psy". Arrivée en pleine nuit, un psychiatre brun barbu m'interroge je lui raconte tout puis enfin j'ai le droit de dormir, dans une chambre normale mis à part les barreaux aux fenêtres
Le lendemain le personnel entame ce que j'appelle les procédures habituelles : je dois donner mon sac à main, y compris mes papiers et mon téléphone. Puis je suis convoquée dans un bureau ; là un psychiatre blond pas barbu, s'installe en face de moi à son bureau les jambes en l'air les pieds sur le bureau, me repose les mêmes questions que l'autre. Interprétant ses pieds sur le bureau comme un manque de respect je ne suis pas d'humeur coopérative, et lui dis que j'ai déjà répondu à tout cela.
Il insiste, mais je reste sur ma position.
Il s'énerve et me menace de ne pas me laisser quitter les lieux tant que je n'aurai pas répondu.
Je ne réponds toujours pas.
Il quitte le bureau pour je ne sais quelle raison, je prends un dossier sur le bureau et commence à en faire des confettis
Il revient, m'arrache le dossier des mains, et demande à une infirmière de m'enfermer dans ma chambre.

A partir de là je dois appuyer sur une sonnette pour aller aux toilettes. Le trajet me fait passer devant une pièce ouverte où l'on voit une couchette équipée de liens. Ca me fait penser à Vol au-dessus d'un nid de coucous. On m'explique que les forcenés y sont attachés et qu'il se peut que j'en entende crier.

Je suis complètement affolée et je pleure sans discontinuer. Je sais que je suis seule, coupée du monde, et que mon salut (!) ne peut venir que de moi.

Je surmonte mon horreur de la vision de la "salle de torture" et demande plusieurs fois à aller aux toilettes en affichant un sourire et un bien-être que je suis loin de ressentir. Le personnel se détend et me laisse déambuler dans le couloir... Je saisis l'occasion, m'aventure plus loin que les toilettes, découvre un bureau où trois infirmiers/ères sont assis à des bureaux, et je demande gentiment si'l me serait possible de téléphoner à mon mari. On me prête un téléphone, je réussis à le joindre et en trois phrases lui explique que je suis enfermée, sans espoir de sortie, qu'il faut qu'il vienne me sauver
On m'arrache le téléphone des mains et on me ré-enferme dans ma chambre.

Quelque heures plus tard mon mari arrive entouré d'une infirmière et du psychiatre blond. Il m'explique que je vais devoir rester là deux ou trois jours le temps qu'une place se libère dans un HP, que je ne serai plus embêtée jusqu'à mon départ...

En effet je n'ai plus revu le psychiatre blond ; l'infirmière a été très correcte. J'ai quitté les lieux pour aller dans une clinique au bout de deux jours. Mon mari était allé visiter l'HP de notre secteur, y avait découvert des patients-zombies, et s'était décarcassé pour trouver un établissement plus sympathique. Il a réussi ! Parfois quand je n'ai plus le moral je rêve de retourner dans cette clinique... J'y ai amené une amie deux ans après, et une infirmière m'a dit que ça lui faisait plaisir de me revoir en aussi bonne forme
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Vieux 24/11/2017, 16h42   #3
tierset
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Date d'inscription: mai 2005
Localisation: tourcoing
Messages: 7 655
Re : Chambre d'isolement

"C'est L.......'elle est à l'isolement depuis trois jours"Elle criait et insultait si fort que ça traversait les murs de l'hospital ,du vieil hospital.Traumatisant ,même pas révoltant tellement j'ai eu peur de m'y retrouver un jour
tierset is online now   Réponse avec citation
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