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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

Affichage des résultats du sondage: Pour ou contre le cannabis thérapeuthique dans le troube bipolaire I
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Vieux 20/04/2011, 23h21   #1
Joël
Membre
 
Date d'inscription: avril 2011
Messages: 2 092
Trouble bipolaire type I et cannabis

Ceci est mon premier post et j'espère qu'il sera accepté malgré le fait que j'y parle de mon addiction au cannabis.


Ce poste ne concerne que les troubles bipolaires (type I)


http://www.orpha.net/data/patho/FR/fr-recherchedepression.pdf
http://en.wikipedia.org/wiki/Bipolar_disorder
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_bipolaire



ATTENTION
La première partie est une production de mes conclusions après lecture de documentations sur internet et n’a aucunement la prétention d’être scientifique ! Les chiffres sont approximatifs et si un spécialiste à le cœur à les préciser, il est le bienvenu !

Dans la deuxième partie, j’ai essayé de mettre le plus de liens vers les articles sources pour que chacun puisse se faire sont idée et parce que la psychiatrie française ne se prononce pas de manière assez franche en général (et c’est bien le but de ce post) sur l’automédication par le cannabis médical pour les psychoses bipolaires et associées

(
Se référérer au gidelines en cas de doute sur votre cas : toxiques/stupéfiants : http://books.google.be/books?id=6PGzHFuS1xkC&pg=PA30&lpg=PA30&dq=manic+state+cannabis&source=bl&ots=Ejs9SDCxyX&sig=O19ri4YYshST9nWAWmcQcgX1wbg&hl=fr&ei=4e2sTfyTN4HLhAf9l4mhDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6&ved=0CEcQ6AEwBQ#v=onepage&q&f=false
)




1ère partie :

Sur 100 naissances de personnes fragilisées génétiquement avec troubles bipolaires qui correspond à + ou – 5 % de la population :

Ø 10 personnes ne développeront pas la maladie (supposition uniquement personnelle)
Ø 90 développeront une maladie du spectre bipolaire élargi (supposition uniquement
personnelle)
· 18 se donneront la mort
· 45 développeront une consommation abusive de l’alcool et du cannabis
§ 30 deviendront alcooliques et/ou accro au cannabis
§ 15 seront accros au cannabis et mèneront une vie comparable aux
personnes dépendantes au cannabis
· 33 seront stabilisés par thymorégulateur et mèneront une vie normale
· 30 ne seront jamais diagnostiqué et auront des problèmes de toxicomanies, ainsi
que judiciaires, médicales, sanitaires, familiales et sociales



On peut donc conclure que :


- 10% trouveront le moyen de gérer leur humeur grâce à leur éducation, à leurs relations ou à l’auto psychoéducation et ne connaitrons pas le système de soins psychiatriques (ne peut pas être prouvé)
- 90% connaitront des problèmes psychologiques ou psychiatriques qui vont les mener à devoir consulter le corps médicale ou utiliser l’automédication (les arts, la passion, les plaisirs en général et le coté sombre du cannabis, alcool, drogues, violences, sexes, jeux,…)
- 33% seront totalement satisfait de ne plus faire d’épisode thymique et s’accoutumeront facilement de leur médication.
- 15% garderont une dépendance au cannabis et l’utiliseront pour contrôler leur épisode de maladie.



Faisons le postulat que ces derniers 15% n’associent pas l’alcool à leur consommation de cannabis, sont stabilisé sous thymorégulateur (Depakote 1500mg mais diminuer à 500 mg depuis 1 mois pour moi en l’occurrence), ne prenne plus de AD, ne prenne pas de neuroleptique depuis deux ans et en ayant exclu toutes autres psychoses schizo affective ou dysthymique, aux quels cas le cannabis pourrait renforcer le cycle des épisodes.



Faisons le postulat que dans ces derniers 15%, il y ait une faible proportion (dont je ferais partie) qui s’est bien renseigné sur les tenants et les aboutissants de la maladie, qui s’est informé des dernières recherches américaines et notamment les avancées effectuées dans l’état de Californie sur la relation entre le cannabis et les cycles bipolaires et surtout qui a pu constaté par sa propre expérience combien la dose de thymorégulateur prescrite par certain praticiens est très dure à supporter et surtout pour quelqu’un qui a un problème d’addiction.



La vie d’un bipolaire n’est donc pas facile.





2ème partie :

J’en viens à mon cas personnel maintenant :

J’avais remarqué depuis longtemps les effets calmants et catalysant du cannabis lors de mes accès maniaque (que je ne comprenais pas à l’époque). Le problème, c’est qu’on ne m’avait pas encore diagnostiqué bipolaire de type I, que je buvais de temps en temps, et que ca me créait beaucoup de problèmes d’humeurs.

Depuis maintenant deux ans je suis sous depakine 1500 mg plus wellbutrin mais je ne supportais plus la dose, alors j’ai arrêté pendant deux semaines tous les médicaments, et j’ai repris actuellement à 500 mg de depakine depuis deux semaines.
J’ai arrêté l’antidépresseur, qui n’est rien d’autre qu’un dérivé d’amphétamine, depuis 1 mois. Il est prouvé que les antidépresseurs peuvent induire un virage maniaque.
J’ai eu quant même un accès hypomaniaque ensuite, mais j’ai toujours su me maitriser. Presque aucune agressivité, débit de parole accéléré, fuite des idées, mémoire renforcé sur le passé mais difficulté de rester concentrer par moment, libido augmenté, confusion mentale disparue, développement des sens.
Quand je suis dans cet état, le cannabis a tendance à me faire relativiser et à canaliser mon flot d’émotion, me permettant de réfléchir posément. Par contre, il semblerait, et c’est confirmé par certaines études (voir lien) que la variété de cannabis indica aurait par rapport à sa sœur cannabis sativa, une plus haute concentration de cannabidiol (CBD : http://en.wikipedia.org/wiki/Cannabidiol) qui agirait en tant qu’inhibiteur du principe actif principal THC (Tetrahydrocannabinol). Une étude a conclu que le CBD serait un bon anti psychotique et meilleur que certains neuroleptiques atypiques dans le cas de manie liée au trouble bipolaire. (Cannabis indica avec le plus de CBD est la Northern Lights : http://www.northernlightsseeds.com/)

Lors des phases dépressives, par contre, l’effet plus cérébral, plus high des sativas peut « rallumer » l’esprit, et aider les bipolaires à remonter vers une phase un peu plus euthymique. Ici il y a un lien vers un forum californien sur lequel un homme décrit comment il s’automédique (voir 2ème lien pros-cons).

Est-ce que quelqu’un peu à d’autres références d’études réalisées à ce sujet ?

(voir lien : http://letfreedomgrow.com/cmu/cannabinoids_antidepressant.htm
http://www.lamainverte.org/forums/viewtopic.php?t=2859)


Cependant, il faut avoir une hygiène de vie irréprochable et une forte personnalité (opposée le plus souvent à celle des bipolaires qui désirent toujours plus), pour pouvoir pratiquer le cannabis médical.
Mais la psychoéducation ne pourrait-elle pas faire office de recadrage ?
Malheureusement aucun médicament basé sur les molécules cannabinoïdes n’a eu à ce jour de résultat probant en test clinique.


Ma question est la suivante :

- Sachant que l’alcool agit sur moi comme un « masque » de ma maladie, et surtout comme un amplificateur, j’ai décidé de ne plus jamais boire d'alcool. Je n’ai jamais eu de problème avec l’alcool, c’est donc une décision assez facile à prendre pour moi. Je n'ai jamais pris d'autre drogue et n'en prendrai jamais.
- Sachant que je suis complètement dépendant du cannabis, que j’ai déjà tout fait pour essayer d’arrêter mais que le mieux que je peux faire est de diminuer.
- Sachant que mes symptômes dépressifs et hypomanes, ainsi que ma première crise maniaque (sans hospitalisation) était antérieur à ma consommation de cannabis. J'aurais tendance à croire que le triggeur des états dysthymiques et hyperthymique est l'alcool.
- Sachant que je me contrôle parfaitement avec 500mg de depakote par jour, que j’ai décidé de suivre un rythme circadien irréprochable (22h – 8), que je suis conscient et que j’ai enfin accepté ma maladie (j’ai 27 ans et je vis avec mon trouble depuis mes 18 ans).
- Sachant que je suis incéré dans la société mais que je fonctionne difficilement dans la vie de tous les jours, que j’ai très dure mais que je garde l’espoir.
- Sachant que ca va beaucoup mieux depuis que j’ai diminué la dépakote, que j’ai récupéré mes cheveux, que je n'ai plus de confusion, plus de problèmes digestifs, que j'ai retrouvé l'appétit, mes affects sont revenu, etc.
- Sachant que je vis dans un pays qui permet au citoyen de disposer d’une plante de cannabis par personne et que ca me permet d’avoir du cannabis indica pour les phases hautes et du sativa pour les dépressions.
- Sachant que je vais tout faire pour ne pas fumer pendant mes périodes euthymiques
- Sachant qu’avant d’être diagnostiqué bipolaire (à 24 ans), j’ai été diagnostiqué avec un trouble anxieux généralisé et une phobie sociale sous jacente.
- Sachant qu’il est apparemment exclu que je sois schizophrène (malgré 1 grosse phase d’hospitalisation avec des accès psychotiques provoqué sans doute, par l'arrêt brutal de l'automédication par le cannabis).

Est-ce qu’il est délirant de penser que le cannabis n’est pas mauvais pour moi (chacun est différent je rappelle)?

Est-il légitime de ma part de ne pas vouloir culpabiliser de fumer alors que ca m’apporte tellement de bonne chose et que je continue à évoluer normalement en tant que citoyen responsable ?

Y a-t’il d’autre réelle contre indication pour absorber du cannabis thérapeuthique, autre que la comorbidité lié au fait que la substance est fumée, le plus souvent avec du tabac, et provoque des cancers ? Je rappelle que les vaporisateurs (dont le Volcano®) ont été testé et approuvé pour le cannabis médical car il ne provoque pas la combustion du cannabis mais crée des vapeurs. C’est ces vapeurs d’agent actif pur qui sont inhalées et donc pas de goudron ni de nicotine cancérigène.
(Voir lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaporisateur_(phytoth%C3%A9rapie) )


Je suis ouvert à tout commentaire qui pourrait me faire changer d’opinion, car je souffre de devoir me cacher pour me soigner, et surtout, je voudrais surtout ouvrir un espace de discutions apolitique et médicale autour des dernières découvertes concernant les méthodes thérapeuthiques du trouble bipolaire.


Merci beaucoup pour votre aide.





Des droits pour le patient :
http://psychrights.org/index.htm


Le cannabis, historique, loi, information, émission Arte :
http://www.toxquebec.com/uploads/Cannabis.pdf
http://www.bipolaire-info.org/component/option,com_fireboard/Itemid,30/func,view/catid,52/id,8493/
http://s2.e-monsite.com/2009/12/13/94076230pharmacologie-du-cannabis-et-synthese-pdf.pdf
http://en.wikipedia.org/wiki/Cannabis_indica
http://en.wikipedia.org/wiki/Cannabis_sativa
http://www.arte.tv/fr/2982610.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Northern_Lights_(cannabis) (l’espèce qui contient le plus de CBD)
http://en.wikipedia.org/wiki/Cannabidiol




Pros/cons sur le cannabis :
http://medicalmarijuana.procon.org/view.answers.php?questionID=000226
http://bipolar.about.com/b/2010/04/26/marijuana-use-and-bipolar-disorder-to-be-studied.htm


Cons :
http://www.scielo.br/pdf/rbp/v32s1/en_a07v32s1.pdf
http://forum.doctissimo.fr/psychologie/Troubles-bipolaires/cannabis-attenue-bipolarite-sujet_158_1.htm
http://bipotes.leforum.eu/t3128-Troule-ipolaire-et-cannabis.htm
http://www.mentalhelp.net/poc/view_doc.php?type=doc&id=28964
http://fr.novopress.info/12279/drogue-plus-tu-y-touches-plus-tu-risques-de-devenir-schizophrene/
http://www.destinationsante.com/fr_depeche.php?id_rubrique=128&id_article=25193&cat=1
http://www.drogues.gouv.fr/drogues-illicites/cannabis


Pros :
http://www.letfreedomgrow.com/articles/poll021120.htm
http://weedtracker.com/cannabis/topic/916-psych-disorders-medical-cannibis/
http://letfreedomgrow.com/cmu/BipolarCase1.htm
https://www.greenpassion.org/index.php?/topic/23061-whats-the-best-strain-for-bipolar-disorder/
http://www.lamainverte.org/forums/viewtopic.php?t=2859
http://www.cannaweed.com/forum/sujet-97111_31-variete-forte-cbd-cannabidiol-effets.html
Video:
Fourth National Clinical Conference on Cannabis Therapeutics – Santa Barbara, California :
http://www.youtube.com/watch?v=HjuK2sBXCtk&feature=player_embedded


Des articles très intéressants sur cannabis et Schizophrénie :
http://www.erudit.org/revue/dss/2004/v2/n2/008536ar.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID20/1729.html (forum)
http://safeaccessnow.org/punbb/viewtopic.php?id=3301 (forum)


ASA's online community for activists and supporters to discuss the latest news, actions, and research around medical cannabis issues:

Mental health:
http://safeaccessnow.org/punbb/viewforum.php?id=43

Bipolar forum:
http://safeaccessnow.org/punbb/viewtopic.php?id=6084
http://safeaccessnow.org/punbb/viewtopic.php?id=2547
http://safeaccessnow.org/punbb/viewtopic.php?id=1964

Anxiété et cannabis :
http://ehealthforum.com/health/depression-bipolar-disorder-anxiety-helped-by- medical-mj-t161072.html
http://www.opposingviews.com/arguments/marijuana-treats-depression
http://smokeweed.me/cannabis-memory-ptsd-post-traumatic-stress-disorder/
http://www.onlinepot.org/medical/depression.htm



Médicaments, cannabis et effets secondaires :
http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080506031323AAoXOFL
http://bipolairemd.forumactif.fr/t5643-cannabis-medicaments-vos-experiences?highlight=cannabis
http://forum.quick-web.com/forum_lecture.php?r=149714&id=149714&login=syne&page=1


Témoignages trouble bipolaire :
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/2024.html
http://bipolairemd.forumactif.fr/t8385-bipolarite-et-cannabis?highlight=cannabis
http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=44628
http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=64669


Crise d’angoisse :
http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=133975

Dernière modification par Joël 21/04/2011 à 18h32. Motif: Mise en page - fautes d'orthographe
Joël is offline  
Vieux 21/04/2011, 02h36   #2
Joël
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Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

Le témoignage du californien bipolaire :

The strain that is used is important. Here’s some info on the differences in the strains.

The Sativa High :
The sativa high is often characterized as uplifting and energetic . The effects of a sativa marijuana are mostly cerebral. They give a feeling of optimism and well – being, as well as providing a good measure of pain relief for certain symptoms. A few pure sativas are also very high in THC content. They are known to have a quite spacey, or hallucinogenic, effect. Sativas are a good choice for daytime smoking.

The Indica High :
The indica highs are most often described as a pleasant body buzz. Indicas are great for relaxation, stress relief, and for an overall sense of calm and serenity. Marijuana indicas are also very effective for overall body pain relief, and often used in the treatment of insomnia. They are the late – evening choice of many smokers as an all – night sleep aid. A few pure indica strains are very potent in THC, and will cause the “couchlock” effect, enabling the smoker to simply sit still and enjoy the experience of the smoke.

I prefer Indica MJ because I tend to be manic more than depressed. It slows me down and allows me to focus. I have smoked Sativa while manic and it put me immediately into a manic state and I cleaned house for a full 24 hours (this was before diagnosis with BP 1). Great way to get the house cleaned but very destructive for the body and mind.

I have smoked on and off for 37 years. Now that I know Indica is better and consistently smoke only that variety, it is truly a help. It helps especially when life throws really horrible things at you. Now instead of flipping out at those horrible life events, it helps me through the everyday anxiety, and helps me to accept that some things just can’t be changed and just have to be dealt with and lived through in a mature manner. I also use a vaporizor to minimize lung irritation.

also see http://safeaccessnow.org/punbb/viewtopic.php?id=2662

Dernière modification par Joël 21/04/2011 à 20h12.
Joël is offline  
Vieux 21/04/2011, 03h20   #3
ombrevivante
Semblable à Gaara...
 
Avatar de ombrevivante
 
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Messages: 294
Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

Je suis contre. J'ai vu bon nombre de jeunes se bousiller avec le canabis... Je pense qu'il existe des médicaments aux effets similaires et qui rendent moins dépendant. Tu le dis toi même "33 seront stabilisés par thymorégulateur et mèneront une vie normale". Ce chiffre n'est pas négligeable tout de même...


Citation:
Faisons le postulat que ces derniers 15% n’associent pas l’alcool à leur consommation de cannabis, sont stabilisé sous thymorégulateur (Depakote 1500mg mais diminuer à 500 mg depuis 1 mois pour moi en l’occurrence), ne prenne plus de AD, ne prenne pas de neuroleptique depuis deux ans et en ayant exclu toutes autres psychoses schizo affective ou dysthymique, aux quels cas le cannabis pourrait renforcer le cycle des épisodes.


Faisons le postulat que dans ces derniers 15%, il y ait une faible proportion (dont je ferais partie) qui s’est bien renseigné sur les tenants et les aboutissants de la maladie, qui s’est informé des dernières recherches américaines et notamment les avancées effectuées dans l’état de Californie sur la relation entre le cannabis et les cycles bipolaires et surtout qui a pu constaté par sa propre expérience combien la dose de thymorégulateur prescrite par certain praticiens est très dure à supporter et surtout pour quelqu’un qui a un problème d’addiction


Trop de postulat à mon goût. Tu essaye de généraliser à partir de ton cas particulier, je ne trouve pas cela très pertinent.
ombrevivante is offline  
Vieux 21/04/2011, 15h11   #4
Joël
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Messages: 2 092
Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

Merci pour ta réaction. J'en prends bonne note.

Je rappelle que chaque personne est différente et que ce poste n'a pas la prétention de vouloir généraliser. Plutôt même de cibler les personnes atteintent de la même pathologie clinique et ayant plus ou moins les mêmes antécédants. Ceci afin de réceuillir le plus de témoignages pertinants sur l'automédication responsable par le cannabis thérapeuthique.

Peut-être que les personnes que tu as connue mélangeaient alcool et cannabis? Ou prennaient des médicaments en même temps. On sait que le cannabis potentialise les effets (indésirables ou non) de certains médicaments.

Quelques choses me dérange cependant. Je crois que beaucoup de gens font l'amalgame entre cannabis récréatif et cannabis thérapeutique.


Le cannabis a prouvé être efficasse dans les cas :

Re : Epilepsie et Cannabis



Il ne faut surtout pas diaboliser le cannabis, il peut avoir des effets miraculeux sur certaine pathologie, j'ai été traité par l'interferon pour une hepatite c, le cannabis neutralisait les effets secondaires de ce traitement trés dur à supporter.

Utilisations médicales du cannabis et du THC
Remarques générales
Nausées et vomissements
Anorexie et cachexie
Spasmes
Troubles du mouvement
Douleurs
Glaucome
Épilepsie
Asthme
Dépendance et état de manque
Symptômes psychiatriques
Maladies auto-immunes et inflammations
Divers, syndromes variés



Remarques générales
Le niveau de connaissances dans les différents domaines d'utilisations médicales du cannabis et des cannabinoïdes est très hétérogène. Il existe de fortes preuves de son efficacité thérapeutique dans le traitement des nausées et des vomissement liés à une chimiothérapie contre le cancer, de l'anorexie et de la cachexie dues à une infection par le V.I.H./sida, de la spasticité dans la sclérose en plaques et les lésions de la moelle épinière. En ce qui concerne d'autres indications comme l'épilepsie, les troubles du mouvement et la dépression, il y a beaucoup moins d'informations disponibles. Les découvertes scientifiques pour une certaine indication ne reflètent cependant pas le potentiel thérapeutique réel pour une maladie donnée.

Des études cliniques sur certains cannabinoïdes ou, beaucoup plus rarement, des préparations avec la plante entière (marijuana fumée, extrait de cannabis en capsule) ont souvent été suggérées par les expériences positives de patients qui utilisent des produits naturels du cannabis. C'est ainsi que l'on a découvert les effets anti émétiques, stimulant l'appétit, relaxant les muscles et analgésiques, ainsi que l'administration thérapeutique dans le traitement du syndrome de la Tourette.

Des observations accidentelles ont également révélé des effets thérapeutique utiles. C'est le cas dans une étude chez des patients atteints de la maladie d'Alzheimer, où l'effet stimulant de l'appétit du THC était examiné. On a observé non seulement une augmentation de l'appétit et une prise de poids, mais également une diminution de la perturbation du comportement chez les patients. La découverte de l'effet de l'administration de THC sur la baisse de la pression oculaire, au début des années 70, a été également géniale et fortuite. D'autres indications qui pourraient être intéressantes, mais qui n'ont pas encore été vérifiées par la recherche médicale, et qui restent des problèmes habituels de la médecine moderne pourraient bénéficier de traitements avec du cannabis ou des cannabinoïdes. C'est pour cette raison que des enquêtes ont été menées auprès de personnes qui utilisent du cannabis thérapeutique. Ces enquêtes ont eu lieu soit sous forme d'interviews non-standardisées lors de recherches par des institutions gouvernementales ou scientifiques (Comité des Sciences de la Chambre des Lords Britannique, Institut de Médecine des États Unis) sur le potentiel thérapeutique du cannabis, soit sous forme d'enquêtes anonymes avec des questionnaires standardisés.


Nausées et vomissements
Le traitement des effets secondaires associés à une thérapie anticancéreuse est l'indication la plus étudiée pour les cannabinoïdes, avec environ 40 études (THC, nabilone, autres analogues du THC, marijuana), la plupart menées dans les années 80. Dans ce cas, des doses de THC relativement élevée sont nécessaires, de façon à ce que les effets secondaires résultants apparaissent comparativement fréquemment. Le THC s'est révélé inférieur au métoclopramide à haute dose lors d'une étude. Il n'existe pas de comparaison entre le THC et les antagonistes de la sérotonine récents. Alors que le dronabinol a perdu de l'importance dans le traitement des effets secondaires de la chimiothérapie, dans la médecine populaire les cannabinoïdes restent répandus et sont souvent utilisés contre d'autres formes de nausées, y compris le sida et l'hépatite.


Anorexie et cachexie
L'effet stimulant de l'appétit du THC peut déjà être observé à partir d'une dose de 5 mg de THC répartie quotidiennement. Le dosage peut être augmenté jusqu'à 20 mg par jour si nécessaire. Lors d'une étude de longue durée chez 94 patients atteints du sida, l'effet stimulant de l'appétit de THC a pu être conservé pendant des mois, ce qui confirme la stimulation de l'appétit observée lors d'une étude plus courte de six semaines. Comparé au placebo, le THC a doublé l'appétit sur une échelle visuelle analogue. Les patients ont plutôt conservé un poids stable pendant sept mois. Une influence positive sur le poids a également été rapportée chez 15 patients atteints de la maladie d'Alzheimer, qui auparavant refusaient de s'alimenter.


Spasmes
Lors d'études plus courtes sur du D9-THC, du nabilone et du cannabis, une bonne influence sur la spasticité causée par la sclérose en plaques et sur les lésions de la moelle épinière a pu être observée. Parmi les symptômes positivement influencés, on note la douleur, la paraesthésie, les tremblements et l'ataxie. En médecine populaire, un contrôle amélioré de la fonction de la vessie et de l'intestin a été rapporté. Il existe également des observations anecdotiques de la bonne influence de la marijuana sur les spasmes dûs aux lésions cérébrales.


Troubles du mouvement
Il existe des expériences positives dans le traitement du syndrome de la Tourette, des dystonies et des dyskinésies tardives avec du cannabis. L'utilisation dans le syndrome de la Tourette est actuellement étudiée dans le cadre d'études cliniques. La plupart des patients bénéficient d'une légère amélioration, quelques-uns cependant font l'objet d'une amélioration remarquable, voire même un contrôle total des symptômes. Chez des patients atteints de sclérose en plaques, on a pu observer des effets anti-ataxiques après l'administration de THC, ainsi qu'une diminution des tremblements. Malgré quelques rapports positifs, les effets bénéfiques n'ont pas été observés dans le cas de la maladie de Parkinson et de chorée de Huntington. Cependant, des produits à base de cannabis pourraient éventuellement être utilisés contre la dyskinésie déclenchée par l'administration de L-Dopa dans la maladie de Parkinson, sans aggraver les symptômes de base.


Douleurs
Il n'existe que quelques études cliniques sur les cannabinoïdes dans le traitement de la douleur. Dans un essai, le THC administré par voie orale s'est révélé efficace pour les douleur du cancer à des doses de l'ordre de 15mg et 20 mg. Cependant, chez certains patients, des effets secondaires non tolérés ont été observés. Dans une étude de cas individuel en double aveugle, un patient atteint de la fièvre méditerranéenne a pu diminuer la dose des opiacés alors qu'il était sous traitement avec du THC en comparaison avec le placebo. Le cannabis a été utilisé avec succès dans la médecine populaire moderne pour une multitude de douleurs, parmi lesquelles la migraine et autres formes de maux de tête, les déréglements musculo-squelettiques, les névralgies, les neuropathies, les règles douloureuses, la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn, etc.


Glaucome
En 1971, lors d'un recensement systématique des effets du cannabis chez les usagers de marijuana en bonne santé, on a découvert que le cannabis réduit la pression oculaire. Dans les 12 années suivantes, plusieurs études sur la marijuana et plusieurs cannabinoïdes naturels et synthétiques ont été menées chez des sujets en bonne santé et chez des patients atteints du glaucome. La marijuana réduit la pression oculaire de 25 à 30 % en moyenne, parfois jusqu'à 50 %. Certains cannabinoïdes non-psychotropes et, dans une moindre mesure, certains composants non-cannabinoïdes du chanvre réduisent également la pression oculaire.


Épilepsie
L'utilisation dans le traitement de l'épilepsie fait partie des indications les plus anciennes du cannabis. Des études chez l'animal ont démontré l'effet anti-épileptique que possèdent certains cannabinoïdes. Les effets anti-épileptiques de la phénytoïne et du diazépam ont été potentialisés par le THC. D'après quelques rapports du 20e siècle, certains patients atteints d'épilepsie continuent à utiliser le cannabis comme seul moyen pour contrôler les crises qui autrement ne sont pas controlables. Le cannabis peut parfois précipiter les convulsions.


Asthme
Les études examinant l'effet anti-asthmatique du THC ou du cannabis datent surtout des années 70 et sont exclusivement des études aigües. Les effets d'une cigarette marijuana (2 % THC) ou d'une dose de THC (15 mg) par voie orale correspondent à peu près aux effets des doses cliniques des médicaments bronchdilatateurs courants (Salbutamol, Isoprenalin). Etant donné que l'inhalation des produits du cannabis peut irriter les muqueuses, il est préférable que la consommation se fasse par voie orale ou par un autre système alternatif. Très peu de patients ont développé une bronchoconstriction après l'inhalation de THC.


Dépendance et état de manque
D'après des rapports historiques et modernes, le cannabis est un moyen approprié pour combattre l'état de manque dans la dépendance aux benzodiazépines, aux opiacés et à l'alcool. C'est pour cette raison que certains l'appellent drogue d'abandon. Dans ce contexte, non seulement la diminution des symptômes physiques du manque, mais aussi la réduction du stress lié à l'abandon de la consommation de stupéfiants pourraient jouer un rôle dans les effets positifs observés.


Symptômes psychiatriques
Dans différentes études cliniques sur le THC, on a observé une amélioration de l'humeur dans des dépressions réactives. Il existe d'autres rapports de cas indiquant les bénéfices des cannabinoïdes dans le traitement d'autres maladies ou symptômes psychiatriques, tels que les troubles du sommeil, l'anxiété, les troubles bipolaires et les états dépressifs. Différents auteurs ont formulé différents points de vue concernant les syndromes psychiatriques et le cannabis. Tandis que certains mettent plutôt l'accent sur les problèmes causés par le cannabis, d'autres soulignent les possibilités thérapeutiques. Il est possible que les produits à base de cannabis soient bénéfiques ou nocifs. Il appartient au médecin et au patient d'être ouverts à un examen critique du sujet et sensibles aux deux possibilités.


Maladies auto-immunes et inflammations
Pour un certain nombre de syndrômes douloureux et inflammatoires (par ex. colite ulcéreuse, arthrite) les produits à base de cannabis sont non seulement analgésiques, mais démontrent également un potentiel anti-inflammatoire. Par exemple, certains patients qui utilisent du cannabis rapportent une diminution de leur besoin en médicaments anti-inflammatoires stéroïdiens et non-stéroïdiens. De plus, il existe des rapport sur les effets positifs d'une automédication avec du cannabis en cas d'allergie. On ne sait pas encore si les produits à base de cannabis peuvent avoir des effets en rapport avec les processus responsables de certaines maladies auto-immunes.


Divers, syndromes variés
Parmi les rapports d'expériences positives chez les patients, qui ne peuvent pas être classées dans les catégories précédentes, on note l'acouphène, la fatigue chronique, le syndrome d'impatience musculaire et autres. Des centaines d'indications possibles du cannabis et du THC ont été rapportées par différents auteurs.

Les produits à base de cannabis montrent souvent de très bons résultats dans le traitement des maladies à symptômes multiples qui correspondent à la diversité des effets du THC, par exemple contre les douleurs d'origine inflammatoire (par ex. l'arthrite), ou qui s'accompagnent d'une augmentation du tonus musculaire (par ex. règles douloureuses, lésions de la moelle épinière), ou pour les maladies qui s'accompagnent de nausée et d'anorexie en combinaison avec des douleurs, des états d'anxiété ou de dépression (par ex., sida, cancer, hépatite C).

http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=8085
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID20/1729.html
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/2887.html

Dernière modification par Joël 21/04/2011 à 17h51.
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Vieux 21/04/2011, 15h24   #5
Joël
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Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

Source:

http://www.cannabis-med.org/english/studies.htm



Bipolar Disorder

Case Reports, Surveys

Cannabis (smoked)

· Grinspoon L, Bakalar JB. The use of cannabis as a mood stabilizer in bipolar disorder: anecdotal evidence and the need for clinical research. Journal of Psychoactive Drugs 1998;30(2):171-7.
o El-Mallakh RS, Brown C. The effect of extreme marijuana use on the long-term course of bipolar I illness: a single case study. J Psychoactive Drugs 2007;39(2):201-2.

Depressionen

Controlled Studies

Dronabinol

· Regelson W, Butler JR, Schulz J, Kirk T, Peek L, Green ML, Zalis MO. Delta-9-tetrahydro­cannabi­nol as an effective antidepressant and appetite-stimulating agent in ad­vanced cancer pa­tients. In: Braude MC, Szara S, editors. Pharmacology of mari­hu­ana. Vol 2. New York: Ra­ven Press, 1976. p. 763-776.

Case Reports, Surveys

Cannabis (smoked)

· Ware MA, Adams H, Guy GW. The medicinal use of cannabis in the UK: results of a nationwide survey. Int J Clin Pract 2005;59(3):291-5.

Alcohol Dependency

Case Reports, Surveys

Cannabis (smoked)

· Mikuriya TH. Cannabis substitution. An adjunctive therapeutic tool in the treatment of alcoholism. Medical Times 1970;98(4):187-91.
· Mikuriya TH. Cannabis as a substitute for alcohol: a harm-reduction approach. J Cannabis Ther 2004;4(1):79-93.

Cocaine/Crack Dependency

Uncontrolled Studies

Cannabis (smoked)

· Aharonovich E, Garawi F, Bisaga A, Brooks D, Raby WN, Rubin E, Nunes EV, Levin FR. Concurrent cannabis use during treatment for comorbid ADHD and cocaine dependence: effects on outcome. Am J Drug Alcohol Abuse. 2006;32(4):629-35.
· Labigalini E Jr, Rodrigues LR, Da Silveira DX. Therapeutic use of cannabis by crack addicts in Brazil. J Psychoactive Drugs 1999;31(4):451-5.

Case Reports, Surveys

Cannabis (smoked)

· Dreher M. Crack heads and roots daughters: The therapeutic use of cannabis in Jamaica. J Cannabis Ther 2002;2(3-4):121-33.

Cannabis Dependency

Controlled Studies

Dronabinol

· Haney M, Hart CL, Vosburg SK, Nasser J, Bennett A, Zubaran C, Foltin RW. Marijuana withdrawal in humans: effects of oral THC or divalproex. Neuropsychopharmacology 2004;29(1):158-70.

Case Reports, Surveys

Dronabinol

· Levin FR, Kleber HD. Use of dronabinol for cannabis dependence: two case reports and review. Am J Addict 2008;17(2):161-4.

Sleep

Controlled Studies

Dronabinol, Cannabidiol

· Nicholson AN, Turner C, Stone BM, Robson PJ. Effect of Delta-9-tetrahydrocannabinol and cannabidiol on nocturnal sleep and early-morning behavior in young adults. J Clin Psychopharmacol 2004;24(3):305-13.
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Vieux 21/04/2011, 17h47   #6
Joël
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Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

Voici la réponse de ma mère façe à la lecture de ce post :


Coucou "Joël",



J'ai bien lu ton analyse...


Je ne doute pas que lors de tes recherches qui semblent approfondies avec les moyens dont tu disposes ( prudence est de mise avec internet où les études sérieuses et scientifiques sont généralement payantes et accessibles au corps médical !!!), tu as, également, analysé les articles et témoignages dénonçant la dangereuse combinaison du cannabis et de la maladie psychique.


Moi, ta mère, ai pu observé ton parcours en première loge depuis une dizaine d'années. Je peux, maintenant, affirmer que,pour toi, le cannabis et le trouble bipolaire est un couple infernal .

Comme je te l'ai résumé dans mon dernier mail, il y aura, de toute façon, différentes opinions à propos de la substance mais, moi, ce qui m'intèresse c'est l'impact qu'a le cannabis sur toi (chaque utilisateur étant unique) et la répercussion sur ta vie et ta santé.


Tu reconnaîs toi-même ta dépendance. Qui dit dépendance dit "état pathologique résultant de l'absorption répétée d'une drogue et qui se manifeste par le besoin impérieux de continuer cette absorption". ...Donc, toute gestion et maîtrise du produit est impossible.


Les répercussions sur ta vie sont évidentes, notamment en observant tes difficultés à perséverer dans tes études et à accomplir des formalités et tâches pratiques.
Ta difficulté à tenir tes engagements ( lorsque tu dis que tu viens et que je m'aperçois que tu n'es pas là, par exemple) est un exemple criant!!! Tu reconnais toi-même que cet aspect-là ne fait pas partie de ta personnalité et est source de souffrance tant pour toi que pour les autres.


En résumé, mon opinion est que cette consommation de cannabis a été, est, et sera une entrave à ta vie, à ta relation aux autres et à ton Bonheur...


Je t'embrasse de tout mon coeur...


Maman

Dernière modification par Joël 21/04/2011 à 18h36. Motif: Orthographe
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Vieux 21/04/2011, 20h31   #7
Joël
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Re : Trouble bipolaire type I et cannabis


The Use of Cannabis as a Mood Stabilizer in Bipolar Disorder:
Anecdotal Evidence and the Need for Clinical Research
by Lester Grinspoon, M.D. & James B. Bakalar
Published in Journal of Psychoactive Drugs, Volume 30 (2), April - June 1998, pp. 171-177.
Abstract-The authors present case histories indicating that a number of patients find cannabis (marihuana) useful in the treatment of their bipolar disorder. Some used it to treat mania, depression, or both. They stated that it was more effective than conventional drugs, or helped relieve the side effects of those drugs. One woman found that cannabis curbed her manic rages; she and her husband have worked to make it legally available as a medicine. Others described the use of cannabis as a supplement to lithium (allowing reduced consumption) or for relief of lithium's side effects. Another case illustrates the fact that medical cannabis users are in danger of arrest, especially when children are encouraged to inform on parents by some drug prevention programs. An analogy is drawn between the status of cannabis today and that of lithium in the early 1950s, when its effect on mania had been discovered but there were no controlled studies. In the case of cannabis, the law has made such studies almost impossible, and the only available evidence is anecdotal. The potential for cannabis as a treatment for bipolar disorder unfortunately cannot be fully explored in the present social circumstances.
[EDITOR'S NOTE: The following article is based in part on materials that appear in the revised and expanded edition of the authors' book, Marihuana, The Forbidden Medicine, republished in 1997 by Yale University Press, New Haven and London. While the interviews have previously appeared in print, they provide a reference point for the authors' discussion of cannabis' potential role in the treatment of bipolar disorder as it appears in this theme issue. In their revised and expanded book, Grinspoon and Bakalar discuss a wide range of what they refer to as "Common Medical Uses" and "Less Common Medical Uses" for cannabis. The former include treatment for the nausea and vomiting of cancer chemotherapy, glaucoma, epilepsy, the muscle spasms of multiple sclerosis, paraplegia and quadriplegia, the weight loss syndrome of AIDS, chronic pain, migraine, rheumatic diseases, pruritus, PMS, menstrual cramps and labor pains, depression and other mood disorders. The latter include treatment for asthma, insomnia, antimicrobial effects, topical anesthetic effects, antitumoral effects, dystonias, adult ADD, schizophrenia, systemic sclerosis, Crohn's disease, diabetic gastroparesis, pseudotumor cerebri, tinnitus, violence, PTSD, phantom limb pain, alcoholism and other addictions, terminal illness and aging.]
voir : http://rxmarijuana.com/mood_stablizer.htm
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Vieux 21/04/2011, 20h54   #8
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Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

J.P. is a 45-year-old health professional and the mother of a 20-year-old son:
In late 1994 and early 1995 my son Michael, age 18, began to go out of control. He was unable to sleep, attend school, or function in a normal fashion. He was running around nonstop, acting on impulse without any sense of normal judgment. He was in serious danger of accidentally harming himself or others. There was no way to reason with him, because he was unable to think or listen long enough to understand what you were trying to say. He had become a human time-bomb.
Then, on February 14, 1995, he had a full-blown psychotic manic episode and refused treatment. I had to petition a court to commit him to a psychiatric hospital in Portland, Maine, where he was given a diagnosis of manic-depressive disorder. Both Michael's father and my grandmother suffered from the same disorder, which is now called bipolar disorder.
During his nine days in the hospital (the time allotted by my insurance company) Michael was given lithium and Trilafon [perphenazine]. We were told that he would need lithium for the rest of his life. They explained that it worked very well in 60% of people with this disorder.
We returned home, and for the first month or two, the mania seemed to have ended. At the end of the second month the Trilafon was discontinued, but Michael was still taking a high dose of lithium. At that point he developed a rash on his neck and chest; he also had dark circles under his eyes, and he was incoherent most of the time. The lithium level in his blood was exactly where the doctor wanted it, but now he was acting like an Alzheimer's patient. He couldn't read or comprehend a paragraph, let alone finish school. He was detached from his surroundings and himself. There was no emotional content left in him. He was becoming unrecognizable. He had always been very much like [comedian] Robin Williams in personality and extremely athletic -- a skier, football player, and weight lifter. It was heartbreaking to watch him lose himself in a medicated stupor. I became convinced that lithium did not eliminate the disease but instead was drowning his brain so the symptoms could not be activated. I could still see tiny mood swings and moments of complete restlessness, but in a body that was unable to become hypomanic.
Michael decided to cut his lithium in half. I knew this would be dangerous but I agreed that something had to be done. Soon he was more himself, laughing and talking and almost back among the living. Then he started to become more hypomanic, and I knew we were headed for trouble. He was back to the energy level of someone on high doses of speed, and this lasted for months. He was running through life like a high-bred stallion, while I was gathering everything ever written on manic-depressive disorder.
Then one day he came home and was perfectly normal in every respect. I thought that maybe he was in remission because the disease is known to do that, and I was thrilled at the possibility. Later that night he was back to full speed ahead, and all hope sank within me. This continued as the weeks passed. There would be times when he was perfectly normal, but only for short intervals. I could not figure it out. I started to chart his sleep pattern, his food intake, the kinds of foods, what chemicals he was subjecting himself to, and so on. Finally one day I discovered that he was smoking pot. Of course I freaked out. We talked about it at length and he told me point blank, "I only feel normal when I smoke a joint." By this time I was ready to blame the disease on his pot smoking. I was totally irrational about this. Michael and I fought constantly for a month about it. Finally he asked me to research cannabis and let him know what I found. I figured I would be able to find enough damaging information to put the subject to rest. The next week was my week of discovery. Not only could I not find what I was looking for, but I became convinced that there was no permanent damage, and that cannabis was actually helpful for people with mood disorders.
I went on-line on the computer to talk to other people suffering from bipolar disorder, and I was overwhelmed by first-person stories of the benefits that others had found.
The hardest part of this entire thing was rearranging my value system. I was raised to be a law-abiding citizen. Although I grew up in the sixties and had tried pot and inhaled, I was never a regular user because it was illegal. I raised Mike right. He was taught to respect elders, do what you are supposed to do, and above all follow the law.
It is hard enough to live with an 18-year-old during a naturally rebellious time, but to be forced to participate in an illegal activity is the absolute worst scenario. But that is exactly what I'm doing. Mike has been smoking pot for two months now. He does not smoke daily, but when the mania begins he smokes and within five minutes he is fine. He never appears to be "high," just happy and relaxed. We don't have to deal with mood swings anymore. He can work on his home-schooling program, and I don't doubt that he will finish by the end of summer. He has been repairing lobster traps with a friend and will be lobstering six days a week by the end of April.
At this point I expect to be arrested some day, because if Mike gets arrested, they will have to take me right along with him. I plan to grow a plant this summer for his use. I know I could end up in jail, but I also know that without some kind of medication that works, my son could end up in jail, institutionalized, or dead. What choice do I have?

voir: http://rxmarijuana.com/mood_stablizer.htm
Grinspoon L, Bakalar JB. The use of cannabis as a mood stabilizer in bipolar disorder: anecdotal evidence and the need for clinical research. Journal of Psychoactive Drugs 1998;30(2):171-7.

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Vieux 21/04/2011, 22h11   #9
Joël
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Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

Je trouve la conclusion de cet article très bien faite:
http://www.mentalhelp.net/poc/view_d...&id=34967&cn=4

Un article plutôt contre le cannabis:
http://www.mentalhelp.net/poc/view_d...42101&w=5&cn=7

http://5min.videos.mentalhelp.net/?264564633
http://5min.videos.mentalhelp.net/?287352887


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Dernière modification par Joël 21/04/2011 à 22h18.
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Vieux 21/04/2011, 22h18   #10
Pandore
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Re : Trouble bipolaire type I et cannabis

Bonsoir,

Pour l'instant cet usage thérapeutique n'est pas prévu en France.

Je ferme.
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