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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

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Vieux 29/08/2017, 10h26   #1
Gakoun
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Messages: 669
Empathie

Bonjour à tous,

Pour ceux qui veulent voir les vidéos que j'ai regardé :

https://www.franceculture.fr/confere...ndre-lempathie

https://www.youtube.com/watch?v=6scfdtBUAWY

Ma psy vient de subir une opération sérieuse, on vient de lui mettre une prothèse du genou.
Je suppose qu'elle a beaucoup souffert avant, mais elle montrait rarement sa douleur, juste une claudication de temps en temps.

Voilà. J'éprouve moins d'empathie et de compassion pour elle que pour les patients dont j'ai eu à m'occuper et moins aussi pour moi par rapport à ma propre souffrance (surtout antérieure) psy.
Enfin, en apparence ????

Elle m'a (r)éveillée sur ce problème (d'une manière indirecte), mais peu importe.

Les psy sont-ils des patients comme les autres vis à vis de leurs patients ?
Ne nous n'avons nous pas appris la neutralité (même bienveillante) et conditionné. On vient exposer nos problèmes à nous. Et vous ?

narcissisme ?
Je n'ai plus depuis longtemps envie de lui parler, j'en ai marre qu'elle ne me parle pas d'elle. est-ce lié ? (je suis sa patiente depuis de nombreuses années)

Comment devient-t'on proche des autres ?
êtes-vous autiste ?

Je suis beaucoup intéressée par vos réponses.


Dernière modification par Gakoun 29/08/2017 à 14h06.
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Vieux 29/08/2017, 14h40   #2
maparole94
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Re : Empathie

Bonjour Gakoun,


Tu poses des questions intéressantes je trouve.

Je vois (au moins) quatre questionnements, chacun me semblant assez complexe en lui-même :
1- Comment définir l'empathie ? ...c'est le sens du lien donné !
2- Comment définir la relation "thérapeutique" d'un psy à un patient ? ...cela dépasse l'approche "psychanalytique" traditionnelle.
3- Comment définir la relation du patient au psy ? ...ca dépend aussi de quelle sorte de "psy" il s'agit et de la personnalité individuelle du soignant.
Et du patient.
Par exemple ta psy me semble avoir une formation analytique traditionnelle, mais elle pratique également la méditation.
Quel est son point de vue sur cette relation, sur votre relation ?
4- Il y a aussi l'évolution de la relation au fll du temps : avec la maladie, le vieillissement, le deuil réel ou la lassitude du patient comme du psy...

A mon avis les investissements et les enjeux d'une relation thérapeutique ne sont pas comparables entre un psy et un patient : ni au départ ni à l'arrivée.
C'est une relation dissymétrique à la base, s'agissant d'une relation professionnelle payante...parfois prise par le patient pour une relation privée ordinaire.
Mais vu de l'extérieur la différence saute aux yeux !
...Alors la relation d'empathie avec un psy me semble vraiment relever d'une situation très particulière.
Cependant c'est ainsi que m'apparaît le questionnement sur l'empathie sur ce fil.
Même s'il y a bien d'autres pistes de réflexion dans ton post.


Je sais que tu n'aimes pas les posts "trop longs"...mais j'aurais l'impression de caricaturer mon expérience individuelle ainsi que certaines positions "thérapeutiques" de psys (ou de patients) plutôt complexes : j'y reviens donc dans le post suivant, mais pas obligée de lire ce qui ne sera qu'un développement "analytique".
De fait, j'ai beaucoup réfléchi à titre personnel sur la relation avec un psy.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 30/08/2017 à 09h33.
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Vieux 29/08/2017, 14h52   #3
maparole94
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Re : Empathie.

Pour résumer ma position, je dirais que la théorie et la pratique psychanalytique traditionnelles (freudo-lacanienne en France) sont aujourd'hui très controversées concernant le rôle du psy dans une relation analytique : ce rôle est traditionnellement défini comme indirectement (je souligne !) thérapeutique.
...J'en ai personnellement souffert durant des années, précisément pour l'absence d'empathie manifestée, et j'ai essayé de comprendre pourquoi.



- Sur le fond, le soin thérapeutique direct et immédiat (j'insiste encore !) n'est pas la principale préoccupation de la psychanalyse.
Elle ne s'intéresse pas en premier lieu aux "symptômes" du patient ni à sa demande directe : l'attention se porte sur la demande indirecte que cacherait l'inconscient et les symptômes du patient.
"...Et la guérison viendra de surcroît", c'est ce que dit la psychanalyse freudo-lacanienne traditionnelle qui revendique un parti-pris "philosophique" davantage que "thérapeutique".
La condition humaine en général génère par nature certaines névroses de base communes à tous les êtres humains : c'est le point de vue de la psychanalyse.
La vie, la mort, la maladie, le deuil, la souffrance et la frustration sexuelle sont le lot ordinaire de pauvres mortels "névrosés" parce qu'ils refoulent ce constat angoissant d'un malaise existentiel sans solution.
Il s'agit de le formuler chacun pour soi en devenant ainsi plus mature en analyse.
Davantage conscient de sa solitude face à des questions sans réponse !


- Techniquement, la relation analytique se fonde essentiellement sur le "transfert" émotionnel et affectif du patient sur le psy.
Le patient fait des associations d'idées et des projections mentales qu'il transfère sur son psy : il s'agit de relations passées ou actuelles avec d'autres personnes (...des relations souvent idéalisées ou fantasmées !) qui sont analysées dans le rapport à son psy.
Un psy qui s'efface en tant que personne réelle... pour libérer toutes sortes de projections sur lui, positives ou négatives.
Le psy garde plutôt le silence et il ne s'exprime jamais à titre personnel : c'est une règle de base en analyse traditionnelle.
Ca ne crée pas du dialogue et c'est une fausse intimité relationnelle puisque seul le patient s'exprime à titre personnel : beaucoup de patients ne supportent pas le silence du psy en retour ainsi que la dissimulation de sa personnalité réelle, effectivement.


- Le "contre-transfert" émotionnel et affectif du psy (...ses pensées, ses réactions, ses sentiments concernant le patient) est soigneusement caché et contrôlé par le psy.
C'est l'idée de "neutralité bienveillante" de l'analyste... qui n'implique pas qu'il ait de l'empathie pour le patient !
...Au contraire, la neutralité revendiquée par l'analyste combat une empathie plutôt naturelle entre êtres humains, s'agissant en thérapie d'une relation d'aide à un être humain en souffrance.


- Le dispositif "analytique" transférentiel et ses partis-pris théoriques ont des résultats positifs ou bien négatifs sur les patients : certains ne vont pas mieux malgré leur (longue) analyse.
Les pré-supposés d'une analyse se discutent depuis plus d'un siècle !
....Le premier à s'opposer à Freud concernant l'empathie manifestée ou non aux patients, ce fut son disciple Ferenczi.
Mais le traitement actuel du traumatisme fait de l'empathie un véritable outil thérapeutique ainsi que le préconisait Ferenczi.
Ferenzi voyait aussi comme l'évoque Gakoun une relation de soins...réciproque dans une "analyse mu.tuelle" du soigné ET du soignant.

Faute d'empathie et de relation humaine authentique venant du professionnel, certains patients en analyse (comme je l'étais pendant quinze ans !) ne voient pas forcément le bienfait thérapeutique ni la relation bienfaisante : ce n'est pas seulement la relation "bienveillante" qui est remise en cause !
L'investissement émotionnel, affectif (...et financier !) dans une relation longue durée avec un analyste interroge par exemple la visée d'autonomie et d'indépendance du patient revendiquée par le traitement analytique.
Mais le psy perpétue parfois certains attachements avec une idéalisation de tout ce qu'il représente encore plus illusoire en sa compagnie (...toujours le "transfert" !)
...Et la souffrance et la solitude du patient ne sont pas forcément rendues plus supportables par l'analyse qui en est faite !



Cela questionne aussi à mon avis d'autres approches thérapeutiques et relationnelles, ainsi que les thérapies courtes.
__________________
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Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 30/08/2017 à 10h04.
maparole94 is offline   Réponse avec citation
Vieux 30/08/2017, 13h51   #4
Gakoun
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Re : Empathie

Citation:
Posté par maparole94
Bonjour Gakoun,


Tu poses des questions intéressantes je trouve.

Je vois (au moins) quatre questionnements, chacun me semblant assez complexe en lui-même :
1- Comment définir l'empathie ? ...c'est le sens du lien donné !
2- Comment définir la relation "thérapeutique" d'un psy à un patient ? ...cela dépasse l'approche "psychanalytique" traditionnelle.
3- Comment définir la relation du patient au psy ? ...ca dépend aussi de quelle sorte de "psy" il s'agit et de la personnalité individuelle du soignant.
Et du patient.
Par exemple ta psy me semble avoir une formation analytique traditionnelle, mais elle pratique également la méditation.
Quel est son point de vue sur cette relation, sur votre relation ?
4- Il y a aussi l'évolution de la relation au fll du temps : avec la maladie, le vieillissement, le deuil réel ou la lassitude du patient comme du psy...

A mon avis les investissements et les enjeux d'une relation thérapeutique ne sont pas comparables entre un psy et un patient : ni au départ ni à l'arrivée.
C'est une relation dissymétrique à la base, s'agissant d'une relation professionnelle payante...parfois prise par le patient pour une relation privée ordinaire.
Mais vu de l'extérieur la différence saute aux yeux !
...Alors la relation d'empathie avec un psy me semble vraiment relever d'une situation très particulière.
Cependant c'est ainsi que m'apparaît le questionnement sur l'empathie sur ce fil.
Même s'il y a bien d'autres pistes de réflexion dans ton post.


Je sais que tu n'aimes pas les posts "trop longs"...mais j'aurais l'impression de caricaturer mon expérience individuelle ainsi que certaines positions "thérapeutiques" de psys (ou de patients) plutôt complexes : j'y reviens donc dans le post suivant, mais pas obligée de lire ce qui ne sera qu'un développement "analytique".
De fait, j'ai beaucoup réfléchi à titre personnel sur la relation avec un psy.

Citation:
Posté par maparole94

Pour résumer ma position, je dirais que la théorie et la pratique psychanalytique traditionnelles (freudo-lacanienne en France) sont aujourd'hui très controversées concernant le rôle du psy dans une relation analytique : ce rôle est traditionnellement défini comme indirectement (je souligne !) thérapeutique.
...J'en ai personnellement souffert durant des années, précisément pour l'absence d'empathie manifestée, et j'ai essayé de comprendre pourquoi.


- Sur le fond, le soin thérapeutique direct et immédiat (j'insiste encore !) n'est pas la principale préoccupation de la psychanalyse.
Elle ne s'intéresse pas en premier lieu aux "symptômes" du patient ni à sa demande directe : l'attention se porte sur la demande indirecte que cacherait l'inconscient et les symptômes du patient.
"...Et la guérison viendra de surcroît", c'est ce que dit la psychanalyse freudo-lacanienne traditionnelle qui revendique un parti-pris "philosophique" davantage que "thérapeutique".
La condition humaine en général génère par nature certaines névroses de base communes à tous les êtres humains : c'est le point de vue de la psychanalyse.
La vie, la mort, la maladie, le deuil, la souffrance et la frustration sexuelle sont le lot ordinaire de pauvres mortels "névrosés" parce qu'ils refoulent ce constat angoissant d'un malaise existentiel sans solution.
Il s'agit de le formuler chacun pour soi en devenant ainsi plus mature en analyse.
Davantage conscient de sa solitude face à des questions sans réponse !


- Techniquement, la relation analytique se fonde essentiellement sur le "transfert" émotionnel et affectif du patient sur le psy.
Le patient fait des associations d'idées et des projections mentales qu'il transfère sur son psy : il s'agit de relations passées ou actuelles avec d'autres personnes (...des relations souvent idéalisées ou fantasmées !) qui sont analysées dans le rapport à son psy.
Un psy qui s'efface en tant que personne réelle... pour libérer toutes sortes de projections sur lui, positives ou négatives.
Le psy garde plutôt le silence et il ne s'exprime jamais à titre personnel : c'est une règle de base en analyse traditionnelle.
Ca ne crée pas du dialogue et c'est une fausse intimité relationnelle puisque seul le patient s'exprime à titre personnel : beaucoup de patients ne supportent pas le silence du psy en retour ainsi que la dissimulation de sa personnalité réelle, effectivement.


- Le "contre-transfert" émotionnel et affectif du psy (...ses pensées, ses réactions, ses sentiments concernant le patient) est soigneusement caché et contrôlé par le psy.
C'est l'idée de "neutralité bienveillante" de l'analyste... qui n'implique pas qu'il ait de l'empathie pour le patient !
...Au contraire, la neutralité revendiquée par l'analyste combat une empathie plutôt naturelle entre êtres humains, s'agissant en thérapie d'une relation d'aide à un être humain en souffrance.


- Le dispositif "analytique" transférentiel et ses partis-pris théoriques ont des résultats positifs ou bien négatifs sur les patients : certains ne vont pas mieux malgré leur (longue) analyse.
Les pré-supposés d'une analyse se discutent depuis plus d'un siècle !
....Le premier à s'opposer à Freud concernant l'empathie manifestée ou non aux patients, ce fut son disciple Ferenczi.
Mais le traitement actuel du traumatisme fait de l'empathie un véritable outil thérapeutique ainsi que le préconisait Ferenczi.
Ferenzi voyait aussi comme l'évoque Gakoun une relation de soins...réciproque dans une "analyse mu.tuelle" du soigné ET du soignant.

Faute d'empathie et de relation humaine authentique venant du professionnel, certains patients en analyse (comme je l'étais pendant quinze ans !) ne voient pas forcément le bienfait thérapeutique ni la relation bienfaisante : ce n'est pas seulement la relation "bienveillante" qui est remise en cause !
L'investissement émotionnel, affectif (...et financier !) dans une relation longue durée avec un analyste interroge par exemple la visée d'autonomie et d'indépendance du patient revendiquée par le traitement analytique.
Mais le psy perpétue parfois certains attachements avec une idéalisation de tout ce qu'il représente encore plus illusoire en sa compagnie (...toujours le "transfert" !)
...Et la souffrance et la solitude du patient ne sont pas forcément rendues plus supportables par l'analyse qui en est faite !



Cela questionne aussi à mon avis d'autres approches thérapeutiques et relationnelles, ainsi que les thérapies courtes.

Bonjour,

Je trouve plus que tes réponses sont quelquefois complexes, et qu'il faut du temps pour les lire. Je te lis souvent en diagonale quand il y a beaucoup de réponses des uns et des autres ou que je feignasse.
En fait donc j'aime certaines de tes réponses approfondies qui me font poser des questions.


Ma relation avec ma psy a 29 ans d'âge et je ris de voir que notre relation a tout d'un vieux couple lol comme je l'ai vu chez les vieux patients dits chroniques et les vieux psy.
Un couple qui finalement se séparera à la retraite de la psy en question.
Mes consultes sont pris en charge par la sécu à 100%.
Rien n'est parfait. Et je crois que chaque prise en charge "patient" psy est différente.
Elle m'a proposé une analyse il y a 20 ans suite à un essai négatif avec une autre psychothérapeute. En fait en séance, je "pleurais" ma psy, je faisais ressortir mon choix inconscient de ma psy.
C'est cependant une relation cohérente.
Elle est gentille mais pas à l'excès comme j'ai pu le croire à une époque.
Elle est empathique et compassionnelle et a induit beaucoup de "choses" chez moi. J'ai ainsi pu me développer.
Il faut te dire que j'ai décompensé suite à 2 prises de LSD. J'avais sûrement cependant de nombreuses faiblesses dans l'enfance et l'adolescence.

Notre relation a t'elle tourné de l'analyse à la philosophie ? C'est ça, tourné est-il le bon mot ? Et le recul que j'ai, là, me fait me poser des questions.
Je voulais la quitter pour plusieurs raisons.
A la base, oui je trouve ça dissymétrique aussi.
Direct et immédiat, ben non.
Selon ce que tu écris, il y a bien analyse.
Donc, c'est très intéressant ce que tu me réponds, je me poserais donc enfin, les bonnes questions.

Mais nous n'avons pu échapper à la construction d'un certain attachement qui n'est plus vraiment propice à l'analyse, non ? Il n'y a plus de règle je pense enfin.

Début et arrivée, c'est une bonne et grande question.

L'ennuyeux c'est que je ne sais plus trop où j'en suis avec elle depuis ma retraite d'infirmière psy (je pense que c'est important de le préciser) et depuis la méditation.
Je ne peux finalement m'empêcher d'être empathique et compassionnelle envers elle. Est-elle devenue ma patiente, relation que je vis chez beaucoup de ceux qui m'entourent.
Elle m'a dit en février qu'elle était ma patiente (suite à une anecdote bien précise)
Je sais qu'elle a souffert, au moins de son genou.
Effectivement, qu'est-ce qu'exprime l'empathie, ou mène t'elle. Je ne m'autorise pas à être dans la compassion. De temps en temps, je me dis que j'ai suffisamment de problèmes avec moi-même.
Qu'elle se débrouille avec ses collègues !

Nous n' avons plus de relation thérapeutique. Et suite à 3 consulte psy autre qu'avec elle, je m'aperçois qu'elle agit encore en contre transfert ou en transfert. Et elle sait me remettre dans le contexte d'une relation thérapeute patient.

Il me faut faire le deuil d'une analyse traditionnelle.
En 2nde partie de l'analyse le psy parle aussi.
Les émotions je les refoulais, point de départ de ma névrose compliquée.
La relation devient très intéressante pour moi, surtout si je juge que la thérapie s'est terminée.
Il va être très intéressant de la retrouver le 12 septembre.

Au fait se termine t'elle ?
Oui si je deviens moi-même, si j'ai confiance en moi.
Philosophie ...
Et puis-je me permettre de lui poser des questions sur elle, sortir du cadre
suis-je guérie, cf définition. Car le sens du mot guérison telle qu'on l'emploie dans les pays latins, dit miracle de notre religion judéo-chrétienne.
Je préfère de loin le sens des anglo-saxons qui veut plutôt dire cicatrisation.

Après je crois que j'aurais toujours de la fragilité et ma vie sera de consolider cette cicatrice.
J'y trouve un sens à ma vie et je développe l'idée d'une spiritualité laïque plutôt selon le philosophe André Comte-Sponville (philosophie du présent)

Je fourmille de choses à te dire, à échanger cela mériterait une rencontre ou des réponses écrites mieux construites.Rien n'est plus aussi évident dans ma tête comme réponses.

Tu parais être "tombée" sur une psy qui faisait son métier machinalement.
Peut-être aurait-il fallu que tu changes mais l'analyse a un coût.
Je n'ai hélas pas vraiment de personne autour de moi pour échanger de tout ça dans la vraie vie. Mais j'examine mon entourage et revient chez moi, seule, avec tous mes trésors.
D'autre part, je vais 1 fois par semaine dans une maison de repos faire du bénévolat, j'approfondis.

La thérapie courte, pour moi, relève d'une amélioration de la psychiatrie et s'adresse à un plus grand nombre de patients.
Elle a pour but de diminuer la souffrance plus rapidement.
Mais je ne crache pas sur les analyses.

Merci à toi

Dernière modification par Gakoun 30/08/2017 à 14h30.
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Vieux 30/08/2017, 17h23   #5
maparole94
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Re : Empathie

Citation:
Posté par Gakoun
(...)
Ma relation avec ma psy a 29 ans d'âge et je ris de voir que notre relation a tout d'un vieux couple lol comme je l'ai vu chez les vieux patients dits chroniques et les vieux psy.
Un couple qui finalement se séparera à la retraite de la psy en question.
Mes consultes sont pris en charge par la sécu à 100%.

Rien n'est parfait. Et je crois que chaque prise en charge "patient" psy est différente. (...)

Elle est gentille mais pas à l'excès comme j'ai pu le croire à une époque.
Elle est empathique et compassionnelle et a induit beaucoup de "choses" chez moi. J'ai ainsi pu me développer.


Notre relation a t'elle tourné de l'analyse à la philosophie ? C'est ça, tourné est-il le bon mot ? Et le recul que j'ai, là, me fait me poser des questions.
Je voulais la quitter pour plusieurs raisons.
A la base, oui je trouve ça dissymétrique aussi.
(...)

Mais nous n'avons pu échapper à la construction d'un certain attachement qui n'est plus vraiment propice à l'analyse, non ?

Il n'y a plus de règle je pense enfin.


L'ennuyeux c'est que je ne sais plus trop où j'en suis avec elle depuis ma retraite d'infirmière psy (je pense que c'est important de le préciser) et depuis la méditation.
Je ne peux finalement m'empêcher d'être empathique et compassionnelle envers elle. Est-elle devenue ma patiente, relation que je vis chez beaucoup de ceux qui m'entourent.



Elle m'a dit en février qu'elle était ma patiente (suite à une anecdote bien précise)
Je sais qu'elle a souffert, au moins de son genou.
Effectivement, qu'est-ce qu'exprime l'empathie, ou mène t'elle.

Je ne m'autorise pas à être dans la compassion. De temps en temps, je me dis que j'ai suffisamment de problèmes avec moi-même.
Qu'elle se débrouille avec ses collègue
!

Nous n' avons plus de relation thérapeutique. Et suite à 3 consulte psy autre qu'avec elle, je m'aperçois qu'elle agit encore en contre transfert ou en transfert. Et elle sait me remettre dans le contexte d'une relation thérapeute patient.

Il me faut faire le deuil d'une analyse traditionnelle.
En 2nde partie de l'analyse le psy parle aussi.
Les émotions je les refoulais, point de départ de ma névrose compliquée.
La relation devient très intéressante pour moi, surtout si je juge que la thérapie s'est terminée.
Il va être très intéressant de la retrouver le 12 septembre.

Au fait se termine t'elle ?
Oui si je deviens moi-même, si j'ai confiance en moi.
Philosophie ...
Et puis-je me permettre de lui poser des questions sur elle, sortir du cadre


suis-je guérie, cf définition. Car le sens du mot guérison telle qu'on l'emploie dans les pays latins, dit miracle de notre religion judéo-chrétienne.
Je préfère de loin le sens des anglo-saxons qui veut plutôt dire cicatrisation.

Après je crois que j'aurais toujours de la fragilité et ma vie sera de consolider cette cicatrice.
J'y trouve un sens à ma vie et je développe l'idée d'une spiritualité laïque
plutôt selon le philosophe André Comte-Sponville (philosophie du présent)

Je fourmille de choses à te dire, à échanger, cela mériterait une rencontre ou des réponses écrites mieux construites.Rien n'est plus aussi évident dans ma tête comme réponses. (...)

Je n'ai hélas pas vraiment de personne autour de moi pour échanger de tout ça dans la vraie vie. (...)
Gakoun...

Très heureuse que mes posts aient pu t'apporter quelque chose !



D'abord je précise que que le recul actuel que tu as sur ta relation avec ta psy me semble déjà un signe de détachement !
Ou du moins c'est une tentative progressive de détachement...
Avec par exemple ta question sur l'empathie (ou sur ton manque actuel d'empathie dis-tu) concernant les problèmes de santé de ta psy.
Mais pas seulement : c'est peut-être aussi ton questionnement sur la gentillesse sur un autre fil ?

Il y a la retraite prochaine de ta psy et il me semble que tu te demandes surtout ce que tu dois à ta psy.
C'est un être humain fragilisé par l'âge qui a toujours été pour toi une bonne thérapeute et c'est aussi une vieille connaissance (si je puis dire !) qui a tissé avec toi au fil du temps des liens de sympathie, voire d'amitié, et qui t'a beaucoup apporté.
Oui mais...

...Tu ne dois rien à ta psy, Gakoun !
Aussi importante que soit ta psy dans ta vie, c'est toujours et AVANT TOUT pour toi une relation PROFESSIONNELLE car ta psy a toujours été PAYÉE (même si c'est par la Sécu) pour prendre soin de toi.
Et non l'inverse !
...Tu n'as donc pas à être "la psy de ta psy", ni sa confidente, ni son soutien, ni à considérer ta psy comme tu considérais tes anciennes patientes : c'est toi la patiente qui PAYE la consultation avec ta psy !

Et cela a toujours été avec ta psy une relation PAYANTE (...même si c'est la Sécu qui paye à ta place, j'insiste !)
Et même si tu as l'illusion de rendre visite à une amie ou à une proche parente, ça signifie clairement que l'accueil de ta psy, sa disponibilité, son attention à ton égard et ses bons conseils éventuels ont toujours eu lieu dans un cadre professionnel semi-public PAYANT.



Le paiement est bien réel pour ta psy qui encaisse et qui dépense l'argent de ta consultation.
Mais ce paiement a aussi un rôle symbolique important en analyse : ta psy le sait parfaitement.
Le paiement délie le patient de toute obligation réelle ou morale, affective et sentimentale, à l'égard du thérapeute.
...Précisément pour éviter des "héritages" psychiques embarrassants, des "dons" impossibles à rembourser et des "aides" et des "cadeaux" signifiant un lien matériel et symbolique parfois trop lourd à assumer.
Il s'agit analytiquement des "dettes affectives" et des "dettes symboliques" qui plombent les relations familiales par exemple, en contraignant souvent inconsciemment à "donner en retour" : c'est-à-dire en obligeant (indirectement !) à respecter une sorte de "contrat moral" sous-jascent qui maintient de gré ou de force un lien qui parfois étrangle davantage qu'il n'aide à vivre.

L'analyse a clairement pour but de régénérer l'élan vital de chacun : en laissant vivre le désir individuel acquitté (grâce à l'analyse !) des dettes du passé et des obligations conventionnelles.
C'est libérer symboliquement l'individu de ses arriérés psychiques et de sa culpabilité refoulée : l'alléger du poids moral, souvent invisible, de ce qui est dû et de ce qu'il faudrait faire pour "bien faire" ou pour "faire plaisir" (au détriment de sa propre vie).
...Tu n'as pas à faire quoi que ce soit pour ta psy ni à lui "faire plaisir" en t'intéressant à elle comme elle s'intéresse à toi : c'est son boulot et il est bien payé, n'en doute pas.


Tu ne dois donc rien à une analyste professionnelle qui sait très bien où commence et où finit une relation de soins qui n'est pas RÉELLEMENT réciproque .
Peu importe ce qui est ressenti par chacun, mais ta psy ne TE paye pas pour TON empathie et elle ne partage pas avec toi l'argent de la consultation reçu de la sécu.
...Le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière en prime (comme on dit) : ben oui, c'est vraiment trop demander !
...Certes l'échange entre vous est sans doute un échange très humain.
Et ce qui t'a été donné et transmis par ta psy, pour toi n'a pas de prix (d'une certaine façon).
Mais ce n'est qu'une façon de parler... parce qu'en réalité cela a toujours eu un prix bien réel également très symbolique en analyse (j'insiste encore là-dessus !)
De plus, ce que toi tu donnes à ta psy n'a pas de prix non plus : et ce fut d'abord une confortable rente financière assurée à ta psy pendant des années (....certains patients ont calculé que ça équivalait parfois au prix d'une maison).
C'est aussi ta présence humaine, ta personnalité, le sérieux de tes investissements (méditation incluse), tes réflexions, ton évolution, ainsi que ton admiration respectueuse (et ton empathie actuelle ou passée !) qui a toujours valorisé ta psy et son travail : c'est aussi un bon retour narcisssique et professionnel assuré pour elle.
Bref, d'une certaine facon là-encore ne t'inquiète pas pour ta psy qui a suffisamment "profité" de toi !

Alors vous êtes "quittes".



Tu es totalement libre d'ignorer ta psy et ses problèmes et de ne plus te soucier d'elle : au présent comme à l'avenir, Gakoun.
Tu pourras te rappeler ta psy à ta facon mais sans l'appeler au téléphone par exemple.

...Te sens-tu vraiment prête à ne plus voir ta psy, Gakoun ?
...Comment vois-tu ta vie sans elle ?

Je crois que c'est la véritable question qui est au coeur de tes réflexions actuelles et qui est sans doute aussi pour toi source d'angoisse.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 31/08/2017 à 11h39.
maparole94 is offline   Réponse avec citation
Vieux 30/08/2017, 18h02   #6
maparole94
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Re : Empathie

Je pense que tu as vraiment tout ce qu'il faut pour te débrouiller seule en te passant de thérapeute, Gakoun.


...Et ce n'est pas pour autant "la fin de ton analyse".
Désormais c'est toi qui analysera seule tes problèmes en trouvant des solutions pragmatiques adaptées à ta propre vie.
Cicatriser et se consolider en acceptant ses failles et ses limites, tel est aussi pour moi le bilan de mon analyse...sans fin.
Là est ma "philosophie" de la vie à mon avis, ainsi que le vécu serein d'un moment présent qui peut souvent être pour moi un moment de bonheur.


... Mais oui, poses toutes les questions que tu voudras à ta psy, Gakoun !
Ce n'est pas sortir du cadre, c'est s'en passer (...comme tu te passes désormais de certaines règles !) puisque ton questionnement porte de fait sur ta sortie définitive du cadre de l'analyse.

Il me semble que tu n'as plus besoin de ce cadre-là, effectivement !
Et si ta psy ne veut pas te répondre, ça ne t'empêche pas d'y réfléchir par ailleurs.
...Ce que tu fais déjà très bien sur ce forum.

Echange avec moi (ou d'autres) à ton rythme et comme tu veux (et quand tu peux).
Je ne m'en formalise pas à partir du moment où il y a de la courtoisie dans les échanges.
Alors je reste disponible quand ça intéresse...


Et si ta psy part à la retraite...c'est elle qui sort du cadre, non ?
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 31/08/2017 à 11h55.
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Vieux 31/08/2017, 14h06   #7
Gakoun
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Re : Empathie

bonjour

Oui, tu as raison, je me détache, c'est une période importante pour moi dans mon développement personnel.
J'ai besoin des autres, maintenant (et aussi)
Non c'est uniquement l'histoire de l'empathie qui m'intéresse sur ce fil. Et surtout la compassion.

Je voulais la quitter il y a quelques mois, puis j'ai réfléchi seule.

La fin de l'analyse, oui, passera par des discussions avec ma psy.

Oui je pourrais la quitter et m'en passer.
Une psy m'a dit qu'elle m'en sentait capable, d'ailleurs.
Si je reste cela passera par plus de philosophie et plus de sagesse.
Oui, ok je pense effectivement que je n'aurais plus de cadre, tout volera en éclat. Alors pourquoi ne pas profiter de ces entretiens qui me ferons avancer en personne responsable.
De toute façon, j'aurais besoin d'un petit traitement et d'un suivi à vie, il me faut un prescripteur.
Autant voir le bon côté des choses. Je verbaliserai comme je pourrais le faire ailleurs. Et je sais qu'elle m'aidera dans les périodes difficiles.

Ma thérapie positive a du bon.
Autour de moi, les gens me font avancer même si très souvent je les écoutent plus (c'est quelquefois bien chiant) qu'elles ne m'écoutent... Tu vois, ma psy, on échangera, elle me pousse vers le haut et elle m'écoute.

Elle me dit comme toi que je fais le boulot toute seule.
Je ne dois rien à ma psy, on si mais peut-être moins que je ne le suppose.
Oui, elle est payée, on est donc quitte lol, j'ai du mal à m'y faire.
Elle prend sa retraite dans 5 ans et je choisi de rester avec elle, d'en profiter. C'est tout de même une joie d'échanger avec elle.

Oui, elle sortira du cadre, lol

Bah, j'ai de la chance de m'en sortir, mais je le mérite, j'ai beaucoup bossé sur moi.
Au final, ça y est, j'ai bien avancé en passant ici.
Je compte qu'elle me réponde. Et l'amour est une chaine, ma psy a besoin de moi, contrairement à ce que je pensais au départ.
Son contre transfert, allez qu'elle bosse...
Je réalise que je peux lui rendre service aussi, la méditation a changé notre rapport, c'est moi qui ait tort de penser que je pouvais être un fardeau pour elle.
Je ne crois plus au hasard, la vie me l'a amené.
Tout comme cette personne que je vois à la maison de repos et qui a un cancer du pancréas en stade terminal et qui est géniale.
Tu verrais comme elle me parle. J'ai bien des choses à apprendre d'elle aussi. Et besoin de développer mon écoute et de répondre aux gens.

Il y a cette question d'aimer de manière inconditionnelle qui me pose question.
Merci de prendre le temps de me répondre et de manière sincère et franche.

Dernière modification par Gakoun 31/08/2017 à 14h28.
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Vieux 31/08/2017, 16h01   #8
maparole94
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Re : Empathie

Gakoun,


- Que se passerait-il si tu refusais de payer ta psy dans l'idée de "philosopher" amicalement avec elle ?
Le paiement fait partie intégrante du cadre en analyse : précisément parce que la confusion des rôles y est plus facile qu'ailleurs !
Si tu pulvérises le cadre en détournant la relation (...pendant les cinq années à venir !) cela signifie clairement qu'il n'y aura plus de relation PROFESSIONNELLE PAYANTE.
C'est impossible pour l'éthique analytique de rester "professionnel" en monneyant une relation "hors-cadre"...où se mêleraient des considérations personnelles et amicales, histoire de philosopher ensemble.
Mettre sur le tapis la relation analytique et professionnelle actuelle dans la perspective d'y mettre un terme c'est autre chose !
...Il me semble qu'il y a un choix à effectuer par ta psy et par toi-même sur votre relation.

En l'état, c'est plutôt TA réflexion solitaire dans un cadre inégalitaire d'autorité professionnelle où ta psy n'a pas le droit d'exister à titre personnel : elle est responsable du jeu "analytique" et de ton évolution individuelle !
Alors ta psy me semble un peu l'idée que tu t'en fais, avec son existence individuelle limitée à son cadre de travail et à sa relation avec toi (sans vie extérieure partageable), avec une représentation d'elle idéalisée par tes projections et aussi par l'image idéale du soignant qui t'est renvoyée en consultation, à titre professionnel.
...La différence avec "tes patients" de l'hôpital psy, c'est qu'à l'hôpital chacun est libre de parler de sa vie privée, et il est possible aussi de se rencontrer à l'extérieur de l'hôpital : c'est une vraie relation humaine, égalitaire et symétrique.
A l'hôpital tu fais ton boulot en parlant avec ces personnes...mais sans être responsable de leur état psychique ni de leurs thérapie menée par d'autres que toi.
Il n'y a donc pas de confusion entre la vie privée de chacun et le comportement professionnel.


Ce n'est pas non plus recommandé aux psys de nouer des relations personnelles avec un patient qui a fini son analyse : précisément pour éviter certaines désillusions possible sur la personnalité réelle du psy et sur sa vie privée.
Mais dans votre relation ce n'est pas forcément un problème : à condition de ne pas tout mélanger !

- Quelle est la vie réelle de ta psy en-dehors de ses consultations professionnelles ?
Quel est son entourage : compagnon, enfants, famille, amis ?

- Quelle place as-tu réellement dans la vie de ta psy, en-dehors de votre relation professionnelle ?

- Que se passera-t-il pour toi...dans cinq ans ? Où ira-ta psy, te recevra-t-elle chez elle gratuitement à ce moment-là ?

...Voilà quelques questions "hors cadre" qui me semblent pourtant aujourd'hui essentielles à ton analyse et à ton évolution : elle mériteraient d'être posées à ta psy en analysant ensemble ses réponses et ses réactions !
En tant que personne humaine.
Mais aussi en tant qu'analyste professionnelle.



Il me semble personnellement qu'il y a beaucoup de confusion sur la personnalité de ta psy et sur son rôle dans ta vie !
Et il me semble que ta psy entretient cette confusion, peut-être inconsciemment, en se déclarant "ta patiente" et en se plaignant devant toi : elle se nourrit elle-aussi de ce que tu lui donnes toi.
Que tu n'as pas à lui donner à elle !
Ou alors : pas dans ces conditions.
...Il me semble que c'est un abus potentiel de la position thérapeutique d'analyste de parler et d'agir ainsi : parce que c'est ton indépendance affective dans un très proche avenir qui me semble maintenant en jeu,

Je le répète : que se passera-t-il pour toi dans cinq ans, quand ta psy disparaîtra professionnellement en devenant peut-être définitivement inaccessible ?
Ca se prépare bien avant...par davantage de détachement plutôt que davantage d'attachement.
...C'est un deuil symbolique à faire, oui.



C'est un sujet sensible et très personnel j'en ai conscience, alors c'est difficile pour moi de poursuivre cet échange sans me montrer intrusive.
Jugeante à l'égard de ta psy et trop insistante à ton égard.
L'essentiel est dit, je pense.
...Sachant qu'un médecin-psychiatre ordinaire peut très bien te prescrire des médicaments sans être pour autant un analyste proche de toi.

Alors toutes tes "bonnes raisons" de garder ta psy cinq ans de plus me semblent vraiment peu convaincantes, Gakoun : je trouve même que ce sont de très mauvaises raisons.
Car c'est reculer pour mieux sauter : en plongeant dans quel vide relationnel dans cinq ans ?
- Un amour "inconditionnel" peut être destructeur puisque c'est tout accepter de l'autre "sans condition" : c'est faire passer les intérêts de l'autre avant les siens.
- Et qui aimes-tu réellement en déclarant aimer ainsi ta psy : à quelle personne réelle ou irréelle s'adresse cet amour inconditionnel ?
Quelle personne sans doute manquante dans ta vie privée représente la psy ? (...Un parent, une amie)
Tu n'as pas à protéger ta psy de la solitude et de l'abandon... sans penser d'abord à te protéger toi-même de la perte future de ta psy : tu es plus fragile qu'elle étant donné ton passé analytique !
Alors penser comme tu le fais à votre relation me semble vraiment paradoxal.
Et cela me semble aussi psychiquement et affectivement dangereux pour toi étant donné le départ relativement proche de ta psy.
...Voilà le fond de ma pensée.

Mais ce n'est bien sûr que mon avis !
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Dernière modification par maparole94 01/09/2017 à 10h34.
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Vieux 31/08/2017, 17h25   #9
maparole94
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Re : Empathie

Citation:
Posté par Gakoun
Autour de moi, les gens me font avancer même si très souvent je les écoutent plus (c'est quelquefois bien chiant) qu'elles ne m'écoutent... Tu vois, ma psy, on échangera, elle me pousse vers le haut et elle m'écoute.
(...)
En perdant son statut professionnel et ses obligations de "thérapeute" dans une relation privée, ta psy peut se révéler aussi "chiante" (comme tu dis) que d'autres personnes qui ne t'écoutent pas...
Elle ne sera plus payée pour t'écouter et pour te consacrer tout le temps passé ensemble !

Elle pourra même te couper la parole et te contredire en exprimant ses désaccords personnels.
Elle ne sera plus forcément d'humeur égale (...la "neutralité bienveillante" professionnelle) ni aussi fiable dans sa conduite personnelle.
...Sauf si c'est vraiment une bonne personne qui se conduit dans sa vraie vie comme en consultation.
C'est possible. Mais ce n'est pas certain.
Et c'est peut-être une illusion de penser retrouver la relation thérapeutique en-dehors du cadre professionnel.

Tu peux en savoir plus en posant à ta psy des questions "hors cadre".
La sincérité de ses réactions et son embarras éventuel, sans fuite professionnelle du genre "ça ne vous regarde pas", ce serait à mon avis un gage de respect à ton égard.
En développant une réflexion concrète sur l'avenir de votre relation : quelle qu'elle soit, et selon la réponse de ta psy.


Il y a un risque à prendre dans une relation privée où le professionnel vénéré tombe le masque en se révélant un être humain...ordinaire.
Un peu trop semblable aux autres.
Qualités et défauts inclus : fin de l'idéalisation entretenue par la distance professionnelle !
C'est mieux d'en avoir conscience que de tomber brusquement de haut...
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Dernière modification par maparole94 01/09/2017 à 10h38.
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Vieux 01/09/2017, 13h38   #10
Gakoun
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Re : Empathie

Bonjour à tous,
Bonjour MaParole,

Il ne faut surtout pas que je me projette de trop.

Je vois déjà les sautes d'humeur de ma psy, on en a tous, j'ai l'impression de la connaitre par cœur sous un certain angle.
Ne plus la voir sur un piédestal, voilà qui est intéressant et me ramène sur un père que j'avais mis lui aussi sur un piédestal, ça fait partie de la résolution du transfert.

La relation restera toujours particulière et restera notre analyse mais elle devrait amener sur quelque chose de plus vaste je pense.

Relation privée, bah, je ne vois pas trop, je ne vois pas comme ça, nous allons garder le sens de l'analyse.
Se couper la parole n'est socialement pas très correcte et chiante, non, tu as raison en partie, elle, non, je ne le pense pas, j'essaie d'apprendre avec de plus en plus de personnes.
Mon sujet, j'aurais dû l'appeler
"empathie et compassion envers son psy "


Citation:
Posté par maparole94

...

Tu peux en savoir plus en posant à ta psy des questions "hors cadre".
La sincérité de ses réactions et son embarras éventuel, sans fuite professionnelle du genre "ça ne vous regarde pas", ce serait à mon avis un gage de respect à ton égard.
En développant une réflexion concrète sur l'avenir de votre relation : quelle qu'elle soit, et selon la réponse de ta psy.
...

Poser des questions, j'y compte bien, oui, mais pas toujours facile tu vois, il va falloir que je me dépasse !

Le cadre bah, oui, en fait, plus j'y pense, il y aura toujours un temps et un lieu et elle ne sera jamais, surtout jamais une amie. Vénérer me semble exagéré.
Nous développons quelque chose de drôle qui nous manquera sûrement quand ça s'arrêtera.
C'est une relation unique, comme chaque relation qui promet toujours, quelle qu'elle soit.

Je l'écoute déjà et ce qu'elle me dit me renvoie beaucoup, bah, elle est unique comme chaque personne et cependant si semblable.
L'idéal, ça fait un moment que j'ai détruit ce mot. On tend vers un idéal qui n'existe pas.
Même son sens négatif m'apporterait quelque chose.
Je sais que nous nous tiendrons correctement avec nos propres limites. Enfin quelqu'un dans mon entourage qui a fait une analyse et qui pratique la méditation.
Et on parle d'une relation qui dure depuis 29 ans. j'ai appris à lui parler intérieurement, Young, et oui, elle m'a fait passé par là lol, on a testé beaucoup de thérapie et m'a transmis beaucoup de connaissances.
C'est une relation respectueuse, j'ose en être certaine et je sais maintenant que je peux la quitter à tout moment et j'ai trouvé le futur psy qui prendra la relève
T'inquiète pas MaParole, j'ai pensé à pas mal de choses.
Mais sûrement pas à tout et tant mieux, j'aime l'aventure avec elle, elle me fait souvent rire, tu sais !
L'ennui, je l'ai déjà connu avec elle ainsi que d'en avoir marre de lui parler, quoi d'autre
Je lui ait même emmené mon chien plusieurs mois hihi
Sûrement déjà de voir un être humain comme les autres.

Où j'en étais

Merci à tous de m'avoir lue jusqu'au bout. Cet échange m'est intéressant.


Dernière modification par Gakoun 01/09/2017 à 14h19.
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Vieux 01/09/2017, 14h58   #11
maparole94
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Re : Empathie

Oui Gakoun,

...C'est ton expérience à toi, c'est la connaissance que toi tu as de ta psy, de toi-même, et de cette relation !
C'est donc de ma part des idées et des réflexions parmi d'autres possibles.

Citation:
Posté par Gakoun
(...) Ne plus la voir sur un piédestal, voilà qui est intéressant et me ramène sur un père que j'avais mis lui aussi sur un piédestal, ça fait partie de la résolution du transfert.
Le but d'une analyse consiste effectivement à faire le deuil d'une relation de l'enfance.
Cette relation rend dépendant d'une autorité parentale protectrice parce qu'elle détient un savoir, un pouvoir, et une sagesse ...qui manquent à l'enfant.
Mais l'adulte n'est plus un enfant : il a lui-même acquis ce savoir, cette sagesse, et ce pouvoir d'autonomie qui rend mature et responsable.

Ta psy incarne sans doute ce parent de l'enfance, avec l'image de ton père comme tu le dis...et peut-être aussi de ta mère ?

Citation:
Posté par Gakoun
(...) La relation restera toujours particulière et restera notre analyse mais elle devrait amener sur quelque chose de plus vaste je pense (...)
Enfin quelqu'un dans mon entourage qui a fait une analyse et qui pratique la méditation.
Et on parle d'une relation qui dure depuis 29 ans.
j'ai appris à lui parler intérieurement (... et je sais maintenant que je peux la quitter à tout moment et j'ai trouvé le futur psy qui prendra la relève
Oui, tu as intériorisé un parent accessible ainsi qu'une bonne personne en toi : tu as intériorisé ta psy !

Alors une fois ta psy quittée, pourquoi envisager une nouvelle fois de reproduire et de répéter (sans fin) ce genre de relation "transférentielle"...avec un nouveau psy ?
Apres 29 ans d'analyse, ça s'appelle en psychanalyse "une analyse interminable" !
Et cela signale précisément la difficulté (ou bien l'impossibilité ?) de sortir du transfert.
Sans arriver à couper le cordon (ombilical) avec le parent "oedipien" : alors que c'est pourtant le but de ton analyse !
...Que pense ta psy de cette "analyse interminable" avec toi ?

Ne crois-tu pas pouvoir te débrouiller seule avec des personnes de ton entourage ?
...Il y a des groupes de méditation par ailleurs, il y a aussi beaucoup de personnes de notre âge qui ont fait une analyse.
Et c'est très intéressant aussi comme tu le dis d'ouvrir sur quelque chose de "plus vaste" en élargissant son cercle relationnel : en fréquentant d'autres milieux !

...Bref, je ne comprends toujours pas pourquoi il te faudrait absolument mettre un psy dans ta vie.
Mais c'est ta vie à toi et tu l'organises à ta façon, tu as raison là-dessus.

Citation:
Posté par Gakoun
Mon sujet, j'aurais dû l'appeler "empathie et compassion envers son psy"
Ta réflexion sur l'empathie était initialement centrée sur ta relation avec ta psy : tu l'as précisé dès le premier post, alors pas de problème.
...Mais rien ne t'empêche maintenant d'élargir cette réflexion sur l'empathie à d'autres relations, si tu le souhaites.
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Dernière modification par maparole94 01/09/2017 à 15h31.
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Vieux 01/09/2017, 15h40   #12
Gakoun
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Re : Empathie

re:

oui, merci, j'ai pris comme ça tes pistes et ta façon de vouloir m'aider et comprendre.

Non 20 ans d'analyse, 29 ans avec des coupures quelquefois, liées aux hospit, à la dépression
avant c'était juste une thérapie de soutien !

Citation:
Posté par maparole94
Oui Gakoun,

...

...Bref, je ne comprends toujours pas pourquoi il te faudrait absolument mettre un psy dans ta vie.
Mais c'est ta vie à toi et tu l'organises à ta façon, tu as raison là-dessus.
...

Oui, c'est juste un peu de ma vie, je suis un peu originale, à la base, comme ma psy
C'est de la philo...Et ça c'est infini.
Oui ma psy représente mon père, souvent absent ça c'est mon transfert de la thérapie connu.

Après ma psy, le déluge... Je suis "obligée" ? (sûrement pas le bon terme de voir un psy (mais je suis fragile bipolaire stabilisée), j'ai un petit thymo régulateur (prescription obligée) que je rêve d'arrêter mais bon, voir un psy, je t'assure que si tu savais ce que c'est vraiment tu comprendrais mon grand intérêt et ma passion pour la psy.
Enfin tu comprendrais mieux.
En vrai j'ai compris à quoi cela servait de rencontrer des psy, au début j'en ai pris mon parti, maintenant j'adore...échanger, l'esprit c'est infini.
Apprendre à employer les bons mots aussi.

Tu sais les analystes ont un suivi, pourquoi pas moi, c'est différent je le sais bien lol mais je peux être utile avec ceux que je rencontre.
D'ailleurs, j'essaie d'aider, sans dépasser mon rôle, je reste juste une personne lambda.
En fait je conseille une consultation avec un psy quand les gens me paraissent paumés, une juste pour voir si ça va.

Ce sera sûrement bien moins fréquent les entretiens, je ne sais pas si je vais intéresser d'autres psy autant et il ne sera plus question de transfert, je pense.
Mais oui, je peux me satisfaire de mes amis, déjà maintenant.

Le cordon, la méditation tout ça n'existe plus. Je suis une patiente "spéciale" au vue, au départ, par mon métier, je devais rester inconnue pour les autres patients que je risquais de rencontrer au boulot.
Patiente et soignante, t'en connais beaucoup ?

Oui rencontrer des personnes analysées, ça j'aimerais bien, plus tard pour continuer à m'enrichir, à "guérir"dans le sens "cicatriser".
très bonne idée.
Je ne sais pas trop où trouver ces groupes.
Ma psy m'engage à mon groupe de philo commencé à peine, enfin ce sont des cours de philo.
j'ai tout mon temps à la retraite

Intégrer ma psy tu peux m'en dire plus

J'avais 2 ou 3 collègues qui suivaient une analyse (notre boulot nous y amène quelquefois) avec qui j'échangeais beaucoup mais je les quittées, à la retraite, une surtout me manque, elle était devenue psychologue après inf psy et faisait une seconde analyse, lacanienne.
Elle était riche en échange. J'ai appris beaucoup avec elle (même en temps qu'infirmière psy)

oui, lol, empathie on a approfondi, mais merci, tu voulais en savoir plus, c'est sympa et normal et ta profonde aspiration à m'aider m'honore.

Je reste intéressée à échanger avec toi sur d'autres fils, d'autre chose que sur la psy.
Ben, tu vois j'ai des longs post
Le bonheur, la souffrance, la relation aux autres, se réaliser, les neurosciences, les médicaments, l'évolution de la relation patient- soignants, bien être optimal, "gestion" des émotions (ça je suis vraiment à la traine), se connaitre, tisser des liens, l'anxiété, pourquoi pas ? J'écoute pas mal de conférences, de vidéos sur le net.
Comme beaucoup ici...

Enfin, je prends des cours d'anglais, de philo, marche, écoute les infos, lecture, rencontre d'amis, de voisins, cuisine, visite de patients un aprem par semaine et...méditation.
Un chat à m'occuper, garder mes petits enfants, m'occuper de ma famille.
J'ai acheté un appart sur plan, je vais bientôt m'occuper de déménager.
Bref un projet.
Et puis, point noir et sensible, j'aimerais avoir un compagnon.Mais

Et toi MaParole, que fais-tu ?
J'ai envie d'en savoir un peu plus de toi ?


Dernière modification par Gakoun 01/09/2017 à 17h03.
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Vieux 02/09/2017, 12h08   #13
maparole94
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Re : Empathie

Bonjour Gakoun


Moi-aussi je suis très touchée par ton attention à mon égard ainsi que par tes longues réponses sincères, réfléchies, personnelles...
Il y aurait beaucoup à dire : en revenant sur chaque point soulevé !
Je vais fragmenter mes posts là-dessus...en les étalant dans le temps peut-être.
Parfois j'ai du temps devant moi parfois pas du tout.

Et ce sont aussi des explications un peu lourdes me concernant : je n'éprouve plus le besoin de parler de moi sur des sujets sensibles (pour moi).
Et je n'ai pas non plus envie de polémiquer concernant mon vécu et mes opinions sur la psychanalyse : j'y ai déjà consacré beaucoup de temps et beaucoup de fils sur ce forum !
...J'ai fréquenté beaucoup de psys, hommes et femmes, en quinze ans d'analyse.
Il y a eu un très grand traumatisme dans mon enfance avec des symptômes qui ne furent pas pris en considération dans mon traitement par les psys.
Un traitement "analytique" me fut imposé à l'époque par des psychiatres-psychanalystes : ce n'était pas un vrai choix.

...Ce qui m'a donné beaucoup d'expérience et aussi beaucoup de distance.
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Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 02/09/2017 à 15h54.
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Vieux 02/09/2017, 12h40   #14
maparole94
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Re : Empathie

Citation:
Posté par Gakoun
(...) voir un psy, je t'assure que si tu savais ce que c'est vraiment tu comprendrais mon grand intérêt et ma passion pour la psy.
Enfin tu comprendrais mieux.

En vrai j'ai compris à quoi cela servait de rencontrer des psy, au début j'en ai pris mon parti, maintenant j'adore...échanger, l'esprit c'est infini.
Apprendre à employer les bons mots aussi. (...)

En fait je conseille une consultation avec un psy quand les gens me paraissent paumés, une juste pour voir si ça va (...)
Pour rentrer dans le vif du sujet, au risque de te décevoir, Gakoun, je dois dire que je n'aime pas beaucoup la psychanalyse freudo-lacanienne telle qu'elle est théorisée et pratiquée en France.

Je suis loin de conseiller d'aller voir un psy rien que pour voir ce que ça donne ou pour le plaisir de s'analyser !



- Je conseille plutôt de s'exprimer par ailleurs, comme sur ce forum par exemple.
Cette libre parole via Internet était impossible à mon époque et elle m'aurait beaucoup aidée.

- Il me semble également utile d'apprendre à chacun à communiquer avec son entourage concernant des problèmes "ordinaires" tels que le deuil, la maladie, le vieillissement, les relations à ses parents ou à ses enfants, ou bien ses relations de couple ou de travail...
...Plutôt que payer un psy pour philosopher en solitaire en se croyant seul à se poser certains problèmes dans une introspection sans fin.
Sans véritable interlocuteur.
A mon avis.

Communiquer ça s'apprend, gérer ses relations aux autres ça s'apprend aussi, et c'est même essentiel dans la vie.
Mais je n'ai pas appris cela dans ma psychanalyse qui m'a plutôt isolée et laissée sans défense...sans que je comprenne la psychologie des autres !

Aujourd'hui j'ai choisi dans ma vie ordinaire d'aborder sans hypocrisie ni langue de bois les événements qui font partie de la vie de chacun.
En abordant aussi certains tabous sociaux plus spécifiques.
...Même si j'y ai mis du temps et que cela m'a coûté quelques relations (sans intérêt finalement) je sais maintenant que parler vrai crée des liens plus profonds d'amitié et aussi des liens sociaux davantage humains et solidaires.
Parler n'est pas à sens unique, et ce n'est pas forcément nécessaire de se cacher pour exister comme on est vraiment.

Puisque parler est thérapeutique et qu'il y a des mots pour dire les maux, pourquoi réserver cette réflexion-là à un psy ?
Sachant qu'un psy évolue comme chacun de nous dans un milieu professionnel et social déterminé, avec une histoire personnelle qui ne le rend pas forcément sensible à l'histoire des autres : beaucoup de psys auraient besoin d'apprendre à communiquer, je trouve !
En arrêtant de se prendre pour des êtres supérieurs qui ont souvent un langage inaccessible et des avis péremptoires sur tout.




De fait, je me suis heurtée en psychanalyse aux mêmes faiblesses et à la même hypocrisie qu'ailleurs : avec des faux-fuyants, des préjugés, des incompréhensions, du bluff (...de la poudre aux yeux !), certaines lâchetés et même un abus de confiance final relayé par l'Omerta professionnelle d'un milieu psy langue de bois sur certains tabous...

- Tabou de l'inceste en ce qui me concerne : j'ai été victime d'inceste par ma mère (...je n'ai jamais connu mon père et ma mère vivait seule avec ma soeur et moi).

- Tabou d'un abus sexuel en consultation venant d'un psychanalyste : j'ai vécu cela il y a sept ans.
J'ai porté plainte sans succès (c'est le cas pour beaucoup de victimes) devant le Conseil de l'Ordre et aussi devant la Sté de psychanalyse du psy.
Il y avait l'aveu du psy et d'autres preuves, mais comme très souvent en France ma plainte fut étouffée.
Sachant qu'en psychanalyse freudo-lacanienne, les abus sexuels (inceste, pédophilie, viol) sont souvent minimisés : ils sont supposés provoqués ou consentis par des enfants ou des adultes supposés refouler par la suite le désir et le plaisir supposés ressentis !
C'est toute une théorie fondée sur des suppositions (non prouvées) qui ont beaucoup de conséquences néfastes.
...J'en ai parlé sur ce forum avec des fils (très polémiques en raison du sujet !) concernant l'inceste, le traumatisme, Jung, Alice Miller, et bien d'autres psychanalystes plutôt opposés à Freud et à Lacan.
...J'en ai également parlé sur le forum "La médecine, les soignants et les soignés" avec par exemple ce dossier de synthèse concernant les abus des médecins et des psys en consultation :
http://www.atoute.org/n/forum/showth...=191666&page=5 post 113
Suite à ma procédure sans résultat (qui dura deux ans) j'ai eu un cancer du sein pris au tout début mais nécessitant une chimiothérapie.
2018 sera ma cinquième et dernière année de surveillance...
Mais j'ai définitivement arrêté de travailler pour de graves problèmes cardiaques venus de la chimio (des problèmes réglés maintenant).


Ce forum fut le seul lieu où j'ai pu m'exprimer en parlant librement des psys et de ma mauvaise expérience ...ainsi que de l'inceste et du traumatisme de l'enfance dénié par mes psys.
Il y eut en retour beaucoup d'agressivité à mon encontre.
Même sur ce forum-santé où la solidarité vient souvent d'une souffrance partagée, communiquée et respectée malgré des problèmes parfois très différents.
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"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

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Vieux 02/09/2017, 13h14   #15
maparole94
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Re : Empathie

La psychanalyse est souvent un sujet qui fâche, sur ce forum...
Et cela quelles que soient les explications et le respect pour l'expérience analytique POSITIVE de certains.

Bref, je ne voudrais pas me fâcher avec toi, Gakoun, ni avec d'autres.



Mais il est également certain que je ne partage pas les pré-supposés freudiens et lacaniens qui n'ont pas pour moi valeur de vérité universelle.

Et je ne suis pas d'accord non plus avec la pratique en huis-clos et souvent sans évolution de beaucoup de psys français.
J'en ai rencontré beaucoup qui s'enfermaient dans leur théorie et leurs convictions sans aucune ouverture d'esprit : hostiles à tous ceux qui osaient contredire Freud, Lacan, ou Dolto !
Hostiles également à tout autre traitement thérapeutique que le leur.

Mais les temps changent et certains psys changent également, et leurs raisonnements et leurs méthodes aussi...mais n'est pas le cas de tous les psys.
Il y a aussi des psys traditionnels qui ont sû faire preuve de tolérance et d'ouverture d'esprit et j'aime bien certains livres écrits par des psychanalystes freudiens et lacaniens.
Mais je préfère souvent les psychanalystes jungiens ainsi que beaucoup d'autres qui s'opposent à Freud et Lacan, plus proches de ce que moi je pense.
...Et la psychanalyste "existentielle" pratiquée actuellement aux Etats-Unis m'intéresse également.




C'est peut-être perturbant de lire tout ça, c'est pourquoi je voulais éviter de parler de moi.
...Mais c'est mon vécu et c'est mon expérience personnelle de la psychanalyse française traditionnelle : freudo-lacanienne par principe.

J'aurais d'autres choses à raconter sur ma vie privée actuelle, beaucoup plus joyeuse...
En revenant aussi sur les autres questions de ton post précédent, Gakoun.
...Et oui, ton fil sur le "moment présent" m'intéresse également !
Mais ça sera pour une autre fois.

Bonne journée.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
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Dernière modification par maparole94 04/09/2017 à 10h31.
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Vieux 02/09/2017, 15h12   #16
Gakoun
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Re : Empathie

Bonjour à tous,

Empathie, compassion envers tous y compris ma psy, voilà où tout ce fil et les réflexions m'ont mené. Non attachée.
J'aborderais les choses différemment en entretien. Ni analyse, ni thérapie. Plutôt philosophie.
Je m'appliquerai à appliquer ce que j'apprends aux patients, aux personnes qui m'entourent, à moi-même. Vaste.

Je ne suis fâchée envers personne, ni déçue. Tout au plus surprise par certaines réponses, mais non finalement pas surprise.

J'ai fait une méditation, une sorte de lâcher prise, ce matin avec le groupe habituel, du samedi. Je suis dans ce qu'on appelle plénitude (vacuité des bouddhistes) je pense, présente à ce qui m'entoure.
Tout cela me ramène à l'absence de souffrance, au nirvana.

Le principe de Nirvana en psychanalyse, chez freud ramène au concept de pulsion de mort.
Il existe chez Lacan, dans le bouddhisme aussi.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_de_nirvana
La correspondance entre psychanalyse et méditation m'intéresse. Mais ça entraine bien loin.
https://www.cairn.info/revue-libres-...-1-page-79.htm

Je voulais juste clore ce sujet. Très intéressée par la philosophie du présent, que je vais creuser.
Je suis pressée de reprendre les cours de philosophie de l'université inter âge de ma ville et de voir les sujets de cette année.

tant de questions à ma psy...

empathie, compassion, comment sortir de la souffrance

Merci, merci MaParole (j'ai lu tes réponses).


Dernière modification par Gakoun 02/09/2017 à 16h09.
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Vieux 02/09/2017, 17h21   #17
maparole94
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Re : Empathie

Merci à toi-aussi Gakoun.




J'en resterai là sur ce fil moi-aussi...

Les derniers liens que tu as donné sur Freud et Lacan en les associant au bouddhisme et au "nirvana", ainsi que le lien sur la "déception" selon la psychanalyse, cela représente plutôt pour moi une récupération de pensées préexistantes à Freud et à Lacan dont le sens initial est parfois modifié, déformé, voire détourné par la psychanalyse freudo-lacanienne.
C'est à mon avis la démarche impérialiste et colonialiste d'une pensée psychanalytique qui se voudrait unique et universelle : en prouvant qu'elle a toujours raison, en tout temps et en tout lieu...selon un point de vue qui ne peut donc se contester puisque tous les grands penseurs s'y retrouveraient.
Sauf que ce n'est pas le cas.

Il s'agit en fait d'une pensée occidentale plutôt datée, et philosophiquement influencée par certains concepts précis ainsi que par certaines religions comme la religion judéo-chrétienne...
Ce qui n'a rien d'universel.
...C'est une grille de lecture du monde (avec aussi une relecture d'autres pensées !) partisane et relative, qui oriente à sa facon certains textes et concepts plus anciens en les réinterprétant à sa guise : histoire de justifier les bases de la psychanalyse, à commencer par le mythe grec "d'Oedipe" par exemple, librement tronqué et commenté par Freud...

Pareil pour "l'inconscient freudien" qui ne reconnaît que lui-même...
- Sans admettre d'autres théories et études de l'inconscient qui existaient bien avant Freud.
- Sans reconnaître "l'inconscient collectif" développé par Jung, disciple contemporain de Freud qui fut désavoué par Freud par la suite.
- Sans reconnaître de nos jours l'inconscient (et le conscient) du traumatisme permettant d'accèder à la réalité d'événements passés (...parfois très lointains) demeurés dans la "mémoire traumatique" : le traumatisme est donc traité autrement par la recherche médicale internationale (qui inclut l'IRM du cerveau).
- Pareil pour d'autres théories psy sur les pulsions : désavouées par Freud parce qu'elles contredisent la suprématie de la "pulsion sexuelle" chère à Freud !
Pareil pour la "pulsion de mort" développée autrement par d'autres que Freud : par exemple avec le "complexe d'infériorité" (conduisant à l'agressivité) relevé par Adler, contemporain de Freud qui fut lui-aussi désavoué et exclu du "cercle de réflexion freudien", comme tant d'autres...
C'était pourtant intéressant :
https://batinote.wordpress.com/2016/...cher-un-autre/



Alors réduire la psychanalyse, la philosophie, et les religions à "ce qu'en a dit" Freud ou Lacan me semble parfois rétrécir le champ de vision plutôt que l'élargir à d'autres pensées !
...C'est souvent dans le but hégémonique de faire de la psychanalyse freudo-lacanienne une pensée "universelle" : une théorie qui aurait toujours raison et qui serait justifiée par toutes les autres pensées... revues et corrigées à la lumière de la psychanalyse freudienne !
Ca ne marche pas forcément ainsi pour ceux qui apprécient d'autres pensées...précisément parce qu'elles sont différentes de la pensée freudienne.

Je préfère donc ne pas mélanger la pensée bouddhique et la pensée freudienne par exemple, car le point de départ et d'arrivée ne sont pas les mêmes.
Et ce qui se passe au milieu non plus : le vécu et le ressenti humain ne sont pas les mêmes, à mon avis.
J'avais développé quelques idées là-dessus sur un fil intitulé "le sens de la vie" (...récemment cité sur le fil "élever l'homme" que tu as suivi, Gakoun).

Bref, la pensée d'une condition humaine par nature malheureuse (...avec le philosophe Schopenhauer à l'appui dans le lien donné sur la "déception" en psychanalyse) fait effectivement écho aux concepts psychanalytiques du "manque", de la "frustration" et du "ratage" (selon le mot de Lacan).
Mais c'est une philosophie très spécifique que je ne partage pas.
...Sachant qu'il y d'autres facons de voir la vie : en philosophie comme en psychanalyse.
Et sa propre vie c'est encore autre chose, souvent.

Les pensées et les philosophies laissées libres de toute interprétation freudo-lacanienne m'intéressent davantage.
...Je pense que c'est le cas sur le fil concernant "le moment présent" mais je ne l'ai pas vraiment suivi.



... Sinon à bientôt sur d'autres sujets.
__________________
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Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 04/09/2017 à 10h55.
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Vieux 08/09/2017, 11h53   #18
Gakoun
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Re : Empathie

Bonjour à tous

Ce fil me permet de développer l' empathie envers mes proches et d'amoindrir le narcissisme qui se cache (la nécessité).

Bref, ma psy est devenue une personne comme une autre, tout en gardant son originalité, c'est un être respectable comme chacun de nous.
J'apprends peu à peu à m'en détacher, elle tombe du piédestal où je l'avais mise. Mon père, idem.
Et je ne souffre plus comme avant.
Je souffre mieux.
Tout le reste c'est du bla-bla et de la prise de tête.

J'aime bien Freud et le bouddhisme, c'est peut-être naïf, ça donne en gros mon parcours thérapeutique.
Analyse n'est pas synonyme de Freud et s'applique à la psychothérapie d'inspiration analytique que je poursuis finalement.(c'est peut-être le terme le plus exact)
Freud et Lacan c'est du passé, bien obligé de faire le détour pour certains, je n'ai rien contre.
Adler, oui, connu. Et le passage sur l'empathie est où ?
Trop de Freud de Lacan, Jung et les autres, de choses trop compliquées et trop abstraites pour moi.

En vérité, je suis une passionnée de Carl Rogers et la relation d'aide (et finalement pas étonnant ce post sur l' empathie ) Il n'intéresse pas les foules, je n'en parle pas ici.

Je croyais presque que ma psy était devenue pour moi un monstre sans cœur à 4 pattes, c'est horrible.ça devenait absurde. Non pas de développement sur l'absurde.
Cette neutralité de m... perfectionnisme de m...

J'ai honte, , c'est le début du mieux.
Ce qui me rassure, c'est que j'ai vite cru en ma psy et que je pense n'avoir jamais douté, déçue non plus.
Je crois en l'être humain depuis toujours.Authentique.
Donc passage à l'acte de l'empathie, la compassion ouf
Humilité.
Je revois mon monstre à 4 pattes mardi...avec sa patte neuve. Respect.

à tous

Dernière modification par Gakoun 08/09/2017 à 20h10.
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Vieux 09/09/2017, 12h07   #19
maparole94
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Re : Empathie

Citation:
Posté par Gakoun
Bonjour à tous

Ce fil me permet de développer l' empathie envers mes proches et d'amoindrir le narcissisme qui se cache (la nécessité).

Bref, ma psy est devenue une personne comme une autre, tout en gardant son originalité, c'est un être respectable comme chacun de nous.
J'apprends peu à peu à m'en détacher, elle tombe du piédestal où je l'avais mise. Mon père, idem.

Et je ne souffre plus comme avant.
Je souffre mieux.
Tout le reste c'est du bla-bla et de la prise de tête.
Bonjour Gakoun


C'est peut-être devenu "du bla-bla et de la prise de tête" (...comme tu dis !) en raison de tes interrogations personnelles (et pertinentes) sur ta psy et sur le devenir de ta thérapie au début de ce fil ?
Il m'a semblé percevoir une certaine "souffrance" de ta part (....comme tu dis).

L'apprentissage difficile du "détachement", l'idée (étonnante) de "souffrir mieux" et la nécessité narcissique que "cache" l'empathie (selon ton point de vue !) me semblent effectivement des réflexions intéressantes.
C'est une angoisse ou un questionnement qui me semblaient les tiens en début de fil : total respect pour cette souffrance et pour tes interrogations, Gakoun.
Mais cela a pu entraîner ce fil ailleurs que prévu.


Et tu viens de répondre clairement sur ta relation avec ta psy à la fin de ton post :
Citation:
Posté par Gakoun
(...) Je croyais presque que ma psy était devenue pour moi un monstre sans cœur à 4 pattes, c'est horrible.ça devenait absurde. Non pas de développement sur l'absurde.
Cette neutralité de m... perfectionnisme de m...
J'ai honte,
c'est le début du mieux.
Ce qui me rassure, c'est que j'ai vite cru en ma psy et que je pense n'avoir jamais douté, déçue non plus.
"Cette neutralité de m... perfectionnisme de m...
J'ai honte, " dis-tu.
...Bref tu n'es plus en colère contre ta psy ou contre ton "traitement" thérapeutique comme en début de fil : tu t'en prends seulement à toi-même et peut-être aussi à ceux qui à ton avis dévient le sujet de "l'empathie"...que tu aurais préféré développer autrement sur ce fil.
Message reçu 5 sur 5 !
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Dernière modification par maparole94 10/09/2017 à 09h37.
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Vieux 09/09/2017, 12h57   #20
maparole94
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Re : Empathie

Citation:
Posté par Gakoun
(...) J'aime bien Freud et le bouddhisme, c'est peut-être naïf, ça donne en gros mon parcours thérapeutique.
Analyse n'est pas synonyme de Freud et s'applique à la psychothérapie d'inspiration analytique que je poursuis finalement.(c'est peut-être le terme le plus exact)
Freud et Lacan c'est du passé, bien obligé de faire le détour pour certains, je n'ai rien contre.
Je pense moi-aussi que tu n'as rien contre Freud et Lacan...puisque c'est toi qui a donné des liens là-dessus dans ton précédent post.
...Avec le lien sur "l'éloge de la déception" par exemple : selon les idées psychanalytiques fort complexes de Freud !
...Sachant que ta "psychothérapie d'inspiration analytique" est tout de même fortement liée à la psychanalyse freudo-lacanienne.
Et ces liens donnés ont coupé court à la discussion orientée sur ta relation personnelle avec ta psy.

Un simple "détour" de ta part avec ces liens, sans doute.
Mais tu m'avais déclaré sur un autre fil que tout échange avec toi était impossible si on ne réagissait pas aux liens que tu communiquais.

Citation:
Posté par Gakoun
Adler, oui, connu. Et le passage sur l'empathie est où ?
Trop de Freud de Lacan, Jung et les autres, de choses trop compliquées et trop abstraites pour moi.
Ben l'empathie n'était pas le sujet des derniers liens que tu as communiqué, c'est vrai...et toutes ces "choses" ne sont pas si "compliquées et abstraites" pour toi quand je vois les articles que tu donnes à lire.
https://www.cairn.info/revue-libres-...-1-page-79.htm

Alors j'ai plutôt l'impression que c'est ta façon à toi de te défendre contre la contradiction de tes idées ou bien contre certains commentaires de ces idées auquels tu préfères couper court.
Je respecte ce genre de "défense"...
Mais ça coupe court, effectivement.

Citation:
Posté par Gakoun
En vérité, je suis une passionnée de Carl Rogers et la relation d'aide (et finalement pas étonnant ce post sur l' empathie ) Il n'intéresse pas les foules, je n'en parle pas ici.
Je ne vois pas "foule" sur ce fil...et pourquoi parler d'autre chose que de Carl Rogers si c'est ce qui t'intéresse vraiment ?
Je ne vois pas ce qui t'empêche ici (ou ailleurs) de parler de ce qui t'intéresse.

Citation:
Posté par Gakoun
(...) Je crois en l'être humain depuis toujours.Authentique.
Donc passage à l'acte de l'empathie, la compassion ouf

Humilité.
Je revois mon monstre à 4 pattes mardi...avec sa patte neuve. Respect.

à tous
Je crois moi-aussi en l'être humain et en l'empathie et en la compassion manifestée.

Oui, respect à tout ce que tu dis et aussi aux développements que tu donnes (ou que tu donneras) à ce fil que tu as ouvert.

Mais je trouve personnellement difficile de te répondre et je viens de t'expliquer pourquoi.
...Je pense que c'est mon ressenti et il n'a pas vraiment d'importance puisque je communique quand même à ma façon : je pense à ce qui a été dit, je dis aussi ce que je pense...sans me "prendre la tête" quand les échanges deviennent un peu trop compliqués pour moi.


Fais à ta façon Gakoun mais je n'interviendrai plus car je trouve que c'est compliqué pour moi d'échanger avec toi : pour plein de raisons.
C'est peut-être trop personnel de part et d'autre...
Bises.
__________________
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Dernière modification par maparole94 10/09/2017 à 09h43.
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Vieux 09/09/2017, 17h03   #21
Gakoun
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Re : Empathie

Bonjour MaParole,

J'ai un parcours atypique...et un lourd passé psy.

Oui je suis partie sur plein de pistes un peu à l'aveugle, vois tu !
Oui, bah, personnel pour moi, sûr...et je suis assez timide.

Chez moi, la relation psy-patient est liée à ma vie professionnelle aussi, aux psy avec qui j'ai bossé.

J'ai beaucoup avancé par rapport à moi-même, à la connaissance de soi.
Si tu ne m'avais pas répondu mon avancée aurait sûrement été différente. Tu as bouleversé un peu mon monde.
Bravo,
Et seul le résultat final compte.

Ma psy est un être humain, c'est simple...
Je la vois. C'est banal à première vue.
Avec ses faiblesses, ses humeurs, ses rires, ses grognements, sa bonne ou mauvaise humeur (moins visible) ,etc...
C'est important pour moi.
C'est très bizarre une relation psy-patient, j'ai plein d'à priori comme beaucoup.
J'ai eu beaucoup cheminer ces derniers temps.
Ce sera plus facile de parler d'égal à égal avec ma psy. Où est le transfert ? Je crois qu'il n'existe plus.


Dernière modification par Gakoun 09/09/2017 à 19h39.
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Vieux 09/09/2017, 21h38   #22
maparole94
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Re : Empathie

Ok : tant mieux si tu te sens mieux.


...
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Vieux 10/09/2017, 09h10   #23
pim pam poum
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Re : Empathie

Citation:
Posté par Gakoun
J'aime bien Freud et le bouddhisme, c'est peut-être naïf, ça donne en gros mon parcours thérapeutique.

Le thème de l'émission sagesse bouddhiste d'aujourd'hui est :
Que peut apporter le bouddhisme aux occidentaux - 1ère partie.


https://www.ted.com/talks/joan_halifax/transcript
__________________


A tout argument s'oppose un argument égal.
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Vieux 10/09/2017, 12h22   #24
Gakoun
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Re : Empathie

Citation:
Posté par maparole94
Ok : tant mieux si tu te sens mieux.


...

Citation:
Posté par pim pam poum
Le thème de l'émission sagesse bouddhiste d'aujourd'hui est :
Que peut apporter le bouddhisme aux occidentaux - 1ère partie.


https://www.ted.com/talks/joan_halifax/transcript



Bonjour à toutes les 2 et à tous,

Je suis très émue d'écouter cette femme, c'est très beau et me montre que j'ai bien des choses encore à découvrir, à quel point j'ai besoin d'avancer dans la voie de la compassion.

Ma psy m'amène doucement vers cette voie quand je réalise vers où elle me guide.
Quelle belle femme, je ne peux vous raconter tout.
Je m'épanouis et avance vers les autres et j'ai encore tant de choses à apprendre de moi et donc des autres.
Mon cerveau doucement me fait m'affirmer et se développe d'un point de vue neurologique aussi.

Je suis encore beaucoup guidée par la peur de m'exprimer.
J'avais bien peur d'ouvrir ce fil et je pensais que vous alliez tous me trouver bien bête.

Grâce à vous, grâce à cette femme qui s'exprime de manière si poignante, ma journée va être belle et me donne de la force d'avancer dans l'amour de ceux qui souffrent.
Je vais tâcher de rester dans toutes ses belles émotions positives que je ressens ce matin le plus longtemps possible.
Ma vie a du sens en allant vers cette voie. Tout cela m'ouvre aussi vers une philosophie plus sensorielle, plus vraie, plus dirigée vers mon corps.

Merci PimPamPoum, merci les filles, belle journée à vous tous.

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Vieux 10/09/2017, 12h38   #25
pim pam poum
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Re : Empathie

........
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A tout argument s'oppose un argument égal.

Dernière modification par pim pam poum 10/09/2017 à 13h32.
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