Forum médical Atoute.org

Recherche :

Précédent   Forum > Conférence Principale > Discussions-Psy
S'inscrire FAQ Membres Calendrier Marquer les forums comme lus

Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
Vieux 06/09/2017, 00h23   #1
K.at
Membre
 
Date d'inscription: septembre 2017
Messages: 6
faire le deuil d'une thérapie

Bonjour,

J'ai arrêté une thérapie qui a duré deux ans et demi il y a deux ans.

J'ai pris le temps de laisser voir si la thérapie avait eu un quelconque effet sur moi, mais je remarque que j'ai plus régressé après ma thérapie que je ne l'étais avant. Donc cette thérapie est un échec, n'a pas du tout été bénéfique et, je ne sais pas comment le dire, a empiré certaines parties de ma vie.

Voilà, j'ai beaucoup de frustration et de déception, parce que je me suis énormément investi, j'ai suivi les conseils que ma thérapeute m'a donnés, je me suis beaucoup renseigné. J'ai été très investi.

Maintenant, j'aimerais passer à autre chose, mais je n'arrive pas à faire le deuil. Je ne sais pas trop quoi faire pour oublier, ou me pardonner d'être resté aussi longtemps.

Si vous aviez quelques conseils, car j'ai l'impression de me traîner un boulet et c'est fatigant.

Merci,

K
K.at is offline   Réponse avec citation
Vieux 06/09/2017, 12h55   #2
Gakoun
Membre
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: normande
Messages: 610
Re : faire le deuil d'une thérapie

Bonjour,

Je suis désolée de lire que tu fais partie de ceux pour qui la thérapie n'a pas marché.
Chez moi, la dernière a marché et j'ai vécu des moments intenses.

J'ai écouté Patrick Lemoine (psychiatre connu ) hier qui disait entre autre que les thérapies étaient conseillées (et les médocs si nécessité bien étudiée), mais que dans un premier temps, on était moins bien qu'avant.
J'ai envie de te dire donc, "persévère", si tu peux, recommences en 1 autre, quelque chose a sûrement bougé en toi pour que tu te sentes plus mal.

Comme toi, comme moi, comme nous tous, nous voulons juste des jours meilleurs.

J'ai mis très longtemps avant d'aller mieux, ne te décourage pas, la lumière est au bout du tunnel mais le chemin qui mène à soi est rude.
Je suis maintenant contente d'avoir fait le bon choix à mon sens.
Je crois que j'aurais végété tout le reste de ma vie avec de gros traitements si je n'avais pas choisi les thérapies.

Par ailleurs, c'est peut-être ça, j'avais dernièrement du mal à faire le deuil de mes thérapies, tout bêtement.
merci

__________________
"Connais-toi toi-même" Socrate

Dernière modification par Gakoun 06/09/2017 à 13h13.
Gakoun is offline   Réponse avec citation
Vieux 07/09/2017, 00h44   #3
K.at
Membre
 
Date d'inscription: septembre 2017
Messages: 6
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
Par ailleurs, c'est peut-être ça, j'avais dernièrement du mal à faire le deuil de mes thérapies, tout bêtement.

Qu'entends-tu par cela ?
K.at is offline   Réponse avec citation
Vieux 07/09/2017, 06h16   #4
pim pam poum
Membre
 
Avatar de pim pam poum
 
Date d'inscription: décembre 2016
Messages: 331
Re : faire le deuil d'une thérapie

Si cela n'est pas indiscret de quelle thérapie s'agissait il ? Une psychothérapie ?
__________________


A tout argument s'oppose un argument égal.
pim pam poum is offline   Réponse avec citation
Vieux 08/09/2017, 00h50   #5
K.at
Membre
 
Date d'inscription: septembre 2017
Messages: 6
Re : faire le deuil d'une thérapie

C'était une psy integrative avec une grosse base humaniste et psychanalytique. C'était une psychologue clinicienne. Elle était assez jeune.

Ce que je regrette le plus, c'est de ne pas être parti plutôt. Tout mon corps me le disait. Mais dans les forums il disait qu'il fallait persévérer. Du coup j'ai persévéré dans l'erreur.
K.at is offline   Réponse avec citation
Vieux 09/09/2017, 18h16   #6
pim pam poum
Membre
 
Avatar de pim pam poum
 
Date d'inscription: décembre 2016
Messages: 331
Re : faire le deuil d'une thérapie

Je ne connais pas bien ce type de psychothérapies.
Je n'ai malheureusement pas de conseils à donner hormis "d'accepter" d'avoir fait fausse route aussi longtemps.
Bon courage (selon la formule consacrée qui ne sert pas à grand chose).
__________________


A tout argument s'oppose un argument égal.
pim pam poum is offline   Réponse avec citation
Vieux 20/09/2017, 17h28   #7
K.at
Membre
 
Date d'inscription: septembre 2017
Messages: 6
Re : faire le deuil d'une thérapie

Pourtant je suis tellement en colère d'avoir donné ma confiance à une psy pour me changer. Je lui ai fait tellement confiance, de lui exposer mes problèmes, mes troubles. Je me suis pleinement investi. J'ai travaillé durement, je me suis complètement engagé corps et âme.

Et finalement, cette thérapie m'a aveuglé dans la tournure de ma vie, ne m'a permis de me mettre en ordre, de mettre au clair dans mes projets, dans mes émotions. Tout n'était que jugement : positif ou négatif.

Je n'y ai trouvé aucun support. Quel gâchis !

Je voudrais oublier cela et être en paix par rapport à cet échec... Mais la route est encore très longue.

Elle ne m'a compris, je ne l'ai pas compris. Je suis débordé de remords et de regrets. Je suis le seul responsable de cette situation ce qui rajoute encore plus à ma peine. Mais je lui en veux aussi de ne pas, à un moment, se dire "Je suis dépassée" et de me réorienter vers quelqu'un d'autre.

Elle a fini la thérapie en disant " J'ai fait beaucoup de transferts". C'est sincère, je ne lui en veux pas de me l'avoir dit, mais plutôt de ne pas l'avoir considéré plus tôt. De ne pas se dire, je ne sais pas faire, du coup je vois avec des collègues s'ils n'ont pas une solution. Bien entendu, tout ce que je lui reproche, je me le reproche. Mais je me suis placé sous son autorité, son expertise. J'ai l'impression d'avoir été trompé.

J'ai plusieurs fois eu la volonté d'arrêter, mais dans tous les forums, ils disaient il faut continuer : le travail est dur. Mais c'était persévérer dans l'erreur. C'est un véritable poids pour moi.

J'ai commencé la thérapie, parce que j'ai une colère noire et j'étais connu pour mes colères noires. J'ai fini la thérapie, après 2 ans et demi, avec une colère noire et de voir toutes les personnes autour se monter contre moi, prendre la défense de l'autre sans se soucier de mon avis et pourtant. J'ai été plusieurs fois au bord de TS, pendant et après et j'ai résisté, mais c'est dur de sentir ces émotions s'éveiller en soi. C'est comme se mutiler émotionnellement, mentalement.

Je m'en veux tellement d'avoir été si peu lucide...

Clairement, c'est de la merde ces thérapies. Rien ne prouve qu'elles aident. RIEN ! A part le déni des personnes manipulées jusque dans leurs propres illusions pour valider leur efficacité. FUCK !

J'au pourtant continué à travailler après, cherché à faire ma route... J'approche la quarantaine, sans travail, sans ami, sans femme, sans argent, de retour chez mes parents qui sont obligés de me payer à manger. Putain bravo la régression.

Ce qui m'énerve le plus, c'est que j'avais entrepris des démarches, car je sentais être dans un tournant de ma vie. J'ai foiré toutes ces étapes pendant la thérapie et enchaînés les échecs. Malgré les faibles réussites qui m'ont redonné un peu de baume, mais ce n'était que me placer encore plus dans la précarité, sans sécurité. Sans savoir se placer dans la sécurité, sans savoir se donner de valeur. Pour chaque expérience, son jugement ressortait en positif, sans comprendre que la réussite de certaines expériences sont évidentes à un certain âge. Les difficultés ont été mal estimés sans parler de la grille théorique qui l'habitait, qui validait sa pratique : La création du Soi à travers les émotions . Mais le problème était bien ailleurs, mais cela elle ne l'a pas compris...

Dernière modification par K.at 20/09/2017 à 17h39.
K.at is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 07h45   #8
Gakoun
Membre
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: normande
Messages: 610
Re : faire le deuil d'une thérapie

Bonjour à tous,

K.at, voilà ce que j'ai retenu de ton message:

Citation:
Posté par K.at

... Mais la route est encore très longue...

...mais dans tous les forums, ils disaient il faut continuer : le travail est dur. ..

... mais c'est dur de sentir ces émotions s'éveiller en soi. C'est comme se mutiler émotionnellement, mentalement.

...

Mais la route est très longue, le travail est dur, très dur.
On apprend tous les jours face à chaque personne.
J'en apprends tous les jours.Certaines leçons sont très dures.
J'ai appris que tout le monde galère.
Et j'enlève les crottes de la litière de mon chat tous les jours.

La colère est certainement la plus dure des émotions à réguler.
Enfin ! Tu sais, la joie aussi.
Persévère.

__________________
"Connais-toi toi-même" Socrate

Dernière modification par Gakoun 21/09/2017 à 07h58.
Gakoun is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 11h16   #9
K.at
Membre
 
Date d'inscription: septembre 2017
Messages: 6
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
... mais c'est dur de sentir ces émotions s'éveiller en soi. C'est comme se mutiler émotionnellement, mentalement.

Quand je parle d'envie et de désir de suicide (TS : tentative de suicide), tu me parles des crottes de la litière de ton chat.

Je pense que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde, en plus de trouver cette comparaison dénigrante...

Dernière modification par K.at 21/09/2017 à 11h21.
K.at is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 11h31   #10
maparole94
Membre
 
Date d'inscription: avril 2014
Messages: 3 864
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
Posté par K.at
Pourtant je suis tellement en colère d'avoir donné ma confiance à une psy pour me changer. Je lui ai fait tellement confiance, de lui exposer mes problèmes, mes troubles. Je me suis pleinement investi. J'ai travaillé durement, je me suis complètement engagé corps et âme.

Et finalement, cette thérapie m'a aveuglé dans la tournure de ma vie, ne m'a permis de me mettre en ordre, de mettre au clair dans mes projets, dans mes émotions. Tout n'était que jugement : positif ou négatif.

Je n'y ai trouvé aucun support. Quel gâchis !
Malheureusement, saches que tu n'es pas le seul à faire ce genre de constat après une psychothérapie !
Parfois une thérapie dure encore plus longtemps que la tienne... et ça ne change rien à la souffrance pour autant.
Alors pourquoi "persévérer" à tout prix, sans réflexion par ailleurs : moi je ne te le conseillerai pas.

Une psychothérapie quelle qu'elle soit (je le souligne !) n'est pas une science exacte ni un remède-miracle, alors elle ne convient pas à tout le monde et elle n'a pas les mêmes effets sur tous.
...Le problème c'est qu'il y a souvent un manque d'objectivité et de transparence de la part du thérapeute.
Qui n'est pas forcément de connivence avec le patient concernant les objectifs du traitement et les moyens mis en oeuvre : c'est ce que j'ai vécu.
De fait, les effets du traitement importaient peu à mes thérapeutes qui ne voyaient pas le temps passer ni mes problèmes s'aggraver au lieu de diminuer : j'ai connu cela.
Réveiller des émotions négatives...oui, mais pour me donner des cauchemars et des phobies supplémentaires et c'est tout.

Personnellement, j'ai posé beaucoup de questions en cours de traitement "psy" (une analyse freudienne traditionnelle, à l'époque), et j'avais une demande précise qui n'a jamais été prise en compte concernant des symptômes traumatiques handicapants.
Je sais maintenant que le traumatisme se soigne autrement, et plus rapidement, mais à l'époque un traitement spécifique de ce genre de traumatisme n'existait pas encore en France.
Les psys consultés sont donc restés de marbre : ils m'accusaient d'exagérer ou bien d'être "incapable d'évolution" et ils ne me répondaient pas...ce n'était pas "leur rôle", paraît-il.
Et ça a duré quinze ans parce qu'à l'époque il n'y avait pas d'autre choix thérapeutique.

Aujourd'hui la "mémoire traumatique" et les atteintes faites au cerveau sont reconnues et sont observables par IRM.
Mais pour survivre à mon traitement psy de l'époque j'ai dû apprendre à me soigner seule, avec des livres qui me donnaient d'autres idées que celles de mes psys, toujours aussi mutiques, condescendants et méprisants et qui ne voulaient rien entendre.
C'est donc en me passant de l'avis de la profession psy que je m'en suis sortie.

Citation:
Posté par K.at
Je voudrais oublier cela et être en paix par rapport à cet échec... Mais la route est encore très longue.

Elle ne m'a compris, je ne l'ai pas compris. Je suis débordé de remords et de regrets. Je suis le seul responsable de cette situation ce qui rajoute encore plus à ma peine. Mais je lui en veux aussi de ne pas, à un moment, se dire "Je suis dépassée" et de me réorienter vers quelqu'un d'autre.
Pourquoi te sens-tu responsable de cet échec thérapeutique...puisque comme tu l'as dit plus haut tu as fait tout ce que tu pouvais et tout ce qui t'était demandé ?

Je n'ai personnellement jamais rencontré de psy qui reconnaisse son propre échec, son incompréhension du patient ou bien le fait d'être dépassé par la situation et par des symptômes handicapants qui n'évoluent pas.
...Le temps n'est pas un problème pour beaucoup de psys et la vie du patient peut se passer en leur compagnie sans problème : deux ans, dix ans, quinze ans ou plus.
Certains trouvent cela normal, moi pas.

Je n'ai pas non plus rencontré de psy qui travaille en réseau et qui recommande des confrères ou bien d'autres thérapies que la sienne !
Ce serait faire preuve d'humilité et de sens pratique (avec un esprit critique envers soi-même !) une fois fixé les objectifs à atteindre avec le patient.
Dans un temps limité.
Mais ça fonctionne rarement ainsi en France.

Citation:
Posté par K.at
Elle a fini la thérapie en disant " J'ai fait beaucoup de transferts". C'est sincère, je ne lui en veux pas de me l'avoir dit, mais plutôt de ne pas l'avoir considéré plus tôt. De ne pas se dire, je ne sais pas faire, du coup je vois avec des collègues s'ils n'ont pas une solution. Bien entendu, tout ce que je lui reproche, je me le reproche. Mais je me suis placé sous son autorité, son expertise. J'ai l'impression d'avoir été trompé.
C'est bien l'ambiguité du système : faire appel à un professionnel qui demande la confiance du client et qui fait chèrement payer sa compétence ...mais au final ce professionnel se déclare responsable de rien.

Beaucoup de psys ne s'engagent à rien avec le patient et n'expliquent pas leurs méthodes en refusant d'en discuter : c'est ce que moi j'ai connu.
Aucun compte à rendre, à personne : au final, il suffira de se draper dans sa dignité professionnelle en proclamant que ça a marché pour d'autres (..avec beaucoup de "transferts", oui !)
...Ce qui culpabilise un peu plus un patient comme toi, le faisant douter de ses ressources personnelles et de ses décisions, mais sans l'aider à aller mieux.
Ca fonctionne comme ça et ça n'interpelle pas grand monde : c'est toujours la faute au client !

Citation:
Posté par K.at
J'ai plusieurs fois eu la volonté d'arrêter, mais dans tous les forums, ils disaient il faut continuer : le travail est dur. Mais c'était persévérer dans l'erreur. C'est un véritable poids pour moi.
Oui c'est très difficile de critiquer une psychothérapie quelle qu'elle soit !
En France c'est plutôt l'habitude de remettre en cause le patient et pas le thérapeute.
...Le fait de développer son esprit critique en pensant par soi-même et non plus à travers les filtres psys habituels, ce n'est pas bien vu.
Y compris sur un forum comme celui-ci : il y a eu beaucoup de discussions et de débats là-dessus auxquels j'ai participé, à mes risques et périls.

La critique passe souvent pour un échec personnel "mérité" (...y'avait ka continuer) ou bien pour une provocation gratuite avec un constat d'insatisfaction supposé rare... alors que ce n'est pas le cas : il y a des livres entiers de témoignages d'échecs en psychothérapie !
Mais ce n'est pas reconnu et c'est plutôt tabou dans la société française...genre la diabolisation du "Livre noir de la psychanalyse" avec Michel Onfray qui ajouta en vain son grain de sel philosophique : vade retro Satanas !

Une prise de conscience individuelle (salutaire pour soi-même) des limites de son thérapeute ou de sa thérapie n'est guère encouragée : faudrait effectivement ne jamais arrêter de faire confiance au psy ou à une thérapie qui échoue : en restant toute sa vie dans des douleurs abominables.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 21/09/2017 à 15h29.
maparole94 is online now   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 11h37   #11
maparole94
Membre
 
Date d'inscription: avril 2014
Messages: 3 864
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
Posté par K.at
]J'ai commencé la thérapie, parce que j'ai une colère noire et j'étais connu pour mes colères noires. J'ai fini la thérapie, après 2 ans et demi, avec une colère noire et de voir toutes les personnes autour se monter contre moi, prendre la défense de l'autre sans se soucier de mon avis et pourtant. J'ai été plusieurs fois au bord de TS, pendant et après et j'ai résisté, mais c'est dur de sentir ces émotions s'éveiller en soi. C'est comme se mutiler émotionnellement, mentalement.

Je m'en veux tellement d'avoir été si peu lucide...

Clairement, c'est de la merde ces thérapies. Rien ne prouve qu'elles aident. RIEN ! A part le déni des personnes manipulées jusque dans leurs propres illusions pour valider leur efficacité. FUCK !
J'ai connu cela.

Citation:
Posté par K.at
J'au pourtant continué à travailler après, cherché à faire ma route... J'approche la quarantaine, sans travail, sans ami, sans femme, sans argent, de retour chez mes parents qui sont obligés de me payer à manger. Putain bravo la régression.

Ce qui m'énerve le plus, c'est que j'avais entrepris des démarches, car je sentais être dans un tournant de ma vie. J'ai foiré toutes ces étapes pendant la thérapie et enchaînés les échecs. Malgré les faibles réussites qui m'ont redonné un peu de baume, mais ce n'était que me placer encore plus dans la précarité, sans sécurité. Sans savoir se placer dans la sécurité, sans savoir se donner de valeur. Pour chaque expérience, son jugement ressortait en positif, sans comprendre que la réussite de certaines expériences sont évidentes à un certain âge. Les difficultés ont été mal estimés sans parler de la grille théorique qui l'habitait, qui validait sa pratique : La création du Soi à travers les émotions . Mais le problème était bien ailleurs, mais cela elle ne l'a pas compris...
Oui, il y a souvent une grille de lecture théorique et intellectuelle dans les psychothérapies, ce qui occulte des problèmes individuels bien réels, concrets et urgents.

Des problèmes réels, concrets, urgents : voilà trois gros mots dans la thérapie que moi je suivais !
L'évolution était ailleurs paraît-il : ben non, pas pour moi...
Heureusement j'ai pu travailler seule, en m'exprimant autrement (écriture, dessins) parfois avec des livres et des mots qui me convenaient mieux que ceux de mon analyse officielle parce que je m'y retrouvais concernant mes vrais problèmes.

Une seule psy (...sur cinq psys fréquentés en quinze ans, avec encore d'autres psys pour de nouveaux problèmes par la suite !) m'a réellement aidée en tenant compte de ce que je lui disais, en acceptant de quitter sa grille de lecture habituelle et de répondre à mes questions, même si ce n'était pas son rôle paraît-il.
C'est également comme ça que j'ai pu m'en sortir...in extremis, en ayant des enfants à l'âge de 40 ans par exemple.
Il était temps !
Mais comme je le disais, le temps ne comptait pas pour mes psys : pas plus que mes symptômes handicapants ni mon désespoir ni mes suggestions d'un travail différent à tenter avec moi.




Ma conclusion est évidente : laisser faire le professionnel psy sans jamais le remettre en cause n'est pas forcément une bonne chose !
...Il me semble au contraire utile de développer son esprit critique en continuant à penser par soi-même (selon sa vie).

Croire que quelqu'un d'autre y voit plus clair que soi et détient la solution me semble plutôt risqué.
...Il y a toujours l'idée de travailler avec un professionnel mais dans un esprit immédiatement gratifiant pour soi : par l'expression autorisée, par l'écoute et par les réactions en conséquence (je souligne !), par l'apaisement ou par le défoulement immédiats (je souligne !), par le dialogue et par les ressentis pris en compte (je souligne !)
Cela semble peut-être évident à certains.
Mais ce n'est pas ce que j'ai vécu.

Bref c'est pour moi l'idée d'aller mieux grâce à sa thérapie (et non malgré elle... ).
Et ce n'est pas dans dix ans que c'est supposé arriver.
A quoi bon souffrir davantage en accumulant de la colère face à une autorité qui joue de son image irréprochable... plutôt que des effets réels d'un traitement soi-disant "thérapeutique" ?



Tu l'auras compris, je garde moi-aussi une certaine colère froide face à beaucoup d'incompréhensions.
Je n'ai plus besoin de thérapeute, heureusement.
Et j'ai souvent exprimé ma colère sur ce forum (en témoignant, en argumentant, et en restant courtoise cependant) : ça m'a aidée.

Certaines critiques sont aujourd'hui admises et certains choix thérapeutiques sont possibles, mais ça reste quand même toujours aussi difficile de critiquer publiquement et d'en parler dans son entourage.

Aies confiance en toi, en ton jugement et en tes ressources : certains comme moi partagent ta (mauvaise) expérience thérapeutique, mais j'ai fini par m'en sortir.
Il y a des solutions : dans d'autres thérapies ou bien hors-thérapie officielle.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 21/09/2017 à 15h32.
maparole94 is online now   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 12h04   #12
Gakoun
Membre
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: normande
Messages: 610
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
Posté par K.at
Quand je parle d'envie et de désir de suicide (TS : tentative de suicide), tu me parles des crottes de la litière de ton chat.

Je pense que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde, en plus de trouver cette comparaison dénigrante...

Tu vois, ta réponse est de la colère qui te fait écrire des choses ... La colère aveugle.
Mais je ne t'en veux pas, j'estime bien savoir ce que c'est de souffrir.
J'ai de l'empathie et de la compassion pour toi quand même. Pas de pitié, hein ?
Tu aurais pu juste me demander ce qu'était une métaphore.
Qui te dit que je n'ai pas fait de TS ? Réfléchis à froid et surtout relis.

C'est bête aussi pourquoi répondre à quelqu'un qui est dans la colère ou la haine, je regrette d'avoir pris le temps de mes messages.
Quand on écrit des post, on doit s'attendre à toutes les réponses.
Bah, tant pis, tu comprendras peut-être un jour...
Moi, maintenant la colère m'apporte de l'énergie que j'apprends à canaliser tous les jours, vois-tu ?

Merci, tu me fais avancer

Comme tu dois souffrir !
__________________
"Connais-toi toi-même" Socrate

Dernière modification par Gakoun 21/09/2017 à 12h24.
Gakoun is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 12h47   #13
maparole94
Membre
 
Date d'inscription: avril 2014
Messages: 3 864
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
Posté par Gakoun
vois, ta réponse est de la colère qui te fait écrire des choses ...
Qui te dit que je n'ai pas fait de TS ? Réfléchis à froid et surtout relis.

C'est bête aussi pourquoi répondre à quelqu'un qui est dans la colère ou la haine, je regrette d'avoir pris le temps de mes messages.
Bonjour Gakoun

Tu me semblais toi-aussi en colère contre ta psy il n'y a pas si longtemps (...sur un autre fil).
Et après 20 ans de thérapie (qui continue encore aujourd'hui pour toi) tu disais aussi au début de ce fil que tu avais du mal à "faire le deuil de ta thérapie".



Je ne vois de haine chez personne : c'est parfois de la peur, de l'angoisse, des doutes, et aussi du désespoir devant un échec thérapeutique difficile à vivre pour K.at.
Ce qui me semble bien compréhensible.

Je constate aussi une nouvelle fois à quel point il y a peu de compassion et de patience réservées à ceux qui parlent de leur mauvaise expérience thérapeutique...
Et de leur souffrance en conséquence.
L'échec thérapeutique fait peur aux autres, l'échec est tabou, la critique des soignants professionnels est également tabou, et la remise en cause de son thérapeute me semble difficilement admise.

C'est intéressant d'analyser tout cela sur ce forum mais moi je "l'analyse" à ma façon !
...Il me semble que la critique des psys en dérange certains personnellement : c'est la remise en cause refoulée et interdite de leur propre thérapie, peut-être ?
...Et cette critique bouscule aussi l'image idéalisée en France de l'institution médicale et de ses thérapeutes.
Ce qui vaut bien une analyse sauf que ce n'est pas la même "analyse" qu'en consultation puisque c'est le professionnel qui sera remis en cause ainsi que les effets réels du traitement suivi.
Ce qui donne effectivement à réfléchir...

Sans haine, mais avec une colère qui me semble parfois légitime.
En témoignant de son expérience personnelle et en argumentant là-dessus.



Bonne journée à tous.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 21/09/2017 à 13h27.
maparole94 is online now   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 12h52   #14
maparole94
Membre
 
Date d'inscription: avril 2014
Messages: 3 864
Re : faire le deuil d'une thérapie

...J'ai vu que tu avais changé ta formulation, Gakoun, en rajoutant de la compassion pour la souffrance exprimée (le temps que je réponde à ton post initial).

Sur le fond ça ne change rien au fait de réagir avec une certaine intolérance et incompréhension à la colère et à la critique exprimées ici par K.at : comme si c'était forcément mal de critiquer son thérapeute !
Cela me semble le fond du problème, davantage que les métaphores, et j'ose dire qu'il faut appeler un chat un chat sans tourner autour de la litière
..."Tu comprendras un jour", c'est l'excuse habituelle de beaucoup de parents, de psys, ou d'autorités abusives...sauf que l'on peut comprendre ensuite tout autre chose que l'on expose alors avec colère : en explosant pour le temps passé à essayer de "comprendre" des comportements inacceptables.
Question de point de vue, oui.

Mais la compassion déclarée par la suite change un peu tes propos quand même : je les avais ressentis comme violents et agressifs, c'est vrai.
C'est parfois un combat de ne pas rester sur sa première impression.



A mon avis la colère n'aveugle pas forcément : elle informe d'un ressenti réel en éclairant au passage une situation parfois opaque par ailleurs (...arrêt de la pensée, "crime de la pensée", ou "mauvaise pensée" que certains s'interdisent !)
La colère de l'un me semble donc parfois faire écho à la colère de l'autre qui est inconsciemment partagée.
Mais cette colère doit rester secrète (ou contenue, "canalisée" comme tu dis Gakoun, et peut-être déniée) parce que trop déstabilisante et angoissante pour certains : c'est tout le poids du tabou !

Et le tabou est toujours double :
- Il porte sur l'interdit de la chose qui ne doit pas se faire ou s'éprouver : la colère contre un thérapeute, par exemple.
- Mais surtout le tabou porte sur l'interdit d'en parler : la colère éprouvée ne doit pas se DIRE, et encore moins publiquement !
Double transgression du tabou sur ce fil.
Ce qui peut mettre certains...en colère.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 21/09/2017 à 13h50.
maparole94 is online now   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 15h22   #15
dOwHATtHOUwILT
 
Messages: n/a
Re : faire le deuil d'une thérapie

abc

Dernière modification par dOwHATtHOUwILT 24/09/2017 à 22h59.
  Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 16h55   #16
maparole94
Membre
 
Date d'inscription: avril 2014
Messages: 3 864
Re : faire le deuil d'une thérapie

Je constate avec toujours autant d'étonnement que ceux qui se disent globalement satisfaits de leur thérapie souffrent pourtant beaucoup...et parfois depuis fort longtemps!
La souffrance semble naturelle et nécessaire (ou bien incompressible) à certains...

...Mais d'autres patients et thérapeutes envisagent au contraire la souffrance comme une anomalie.
Ils s'emploient d'urgence à la diminuer rapidement en repérant son impact négatif sur le mental : le stress use le psychisme et il provoque également plein de maladies physiques !
Alors autant s'attaquer sans attendre aux symptômes les plus évidents, et si le traitement proposé ne marche pas, y'a d'autres traitements à envisager, effectivement.
Mais ça n'a pas toujours été si évident pour tous les thérapeutes...
Même si réduire la souffrance permet effectivement de mieux vivre tout en réfléchissant plus posément à ses problèmes.



Pour l'avoir expérimenté en thérapie, je ne pense d'ailleurs pas que la souffrance prouve l'efficacité du travail thérapeutique en garantissant une évolution positive "plus tard".
...J'aurais pu ainsi souffrir toute ma vie, fortement incitée par tous à continuer mon analyse (sans que je puisse m'en plaindre !), fière de mon endurance et forte de ma croyance dans une amélioration future.
Sauf que c'était illusoire : étant donné ce que j'ai vécu depuis et ce que je sais maintenant de mes symptômes !

Pour moi la joie de vivre retrouvée fait partie intégrante d'une thérapie : sans attendre.
...Et sans faire semblant d'aller mieux en réfrénant sa colère pendant des années sous prétexte qu'elle ne sert à rien et qu'elle n'est pas adaptée à la situation thérapeutique : c'est peut-être la situation thérapeutique qui n'est pas adaptée à sa souffrance et à sa colère ?
...Et le temps qui passe et l'argent dépensé sans aller vraiment mieux c'est parfois rageant, non ?

Faudrait continuer ainsi une année après l'autre sans se poser de questions, sans limite dans le temps (!) et sans se demander si c'est vraiment nécessaire de souffrir autant.
Mais arrêter sa thérapie en cessant de se projeter dans le futur et en acceptant un ressenti négatif...concernant sa thérapie, c'est difficile également.
C'est accepter l'idée d'échec.
Avec quand même l'idée d'avoir fait la moitié du chemin, avec moins de souffrance "à venir".
Mais le chemin est parfois sans fin et la souffrance également : au final, il faudrait encore s'arracher douloureusement à l'emprise du "transfert" et à l'habitude de sa thérapie.
...Il est possible de rater sa vie à force d'attendre d'aller mieux pour la vivre !
Mais bien sûr, il est également possible de penser que ca n'aurait pas été mieux autrement.
Ce sont des points de vue plutôt incompatibles je le sais : car rien ne peut être prouvé d'un côté ou de l'autre.
C'est seulement un bilan personnel final : avec plus ou moins de satisfaction.


Je constate seulement que moi je vais beaucoup mieux depuis que j'ai remis en cause le comportement de mes psys !
Plus de colère rentrée ni de souffrance à assumer pour soi-disant "aller mieux" en prouvant mon "évolution" potentielle ainsi que mon courage et ma confiance sans faille.
Y'avait des failles dans ma thérapie : et elles ne venaient pas de mon endurance (à la souffrance !) ou bien de mon courage personnel.

J'ai 60 ans, et à force de remises en cause plus ou moins imposées à la société française ("Le livre noir..." en fait partie, la réflexion sur l'autisme également !) alors oui, c'est vrai que le milieu psy français a fini par bouger un peu...
Concernant par exemple le traitement du traumatisme dont moi je parlais, et aussi l'analyse systémique et le travail en réseau : avec une ouverture certaine à d'autres théories et à d'autres pratiques thérapeutiques incluant le psycho-corporel, et toutes sortes d'autres "développement personnels".

Tant mieux...mais ça vient de loin cette évolution-là !
Et elle n'est pas encore gagnée partout..
Je me suis suffisamment battue dans beaucoup d'associations concernant le traitement psy de l'inceste (par exemple) pour le savoir.
Cette ouverture me semble donc relativement RÉCENTE (...pas même une dizaine d'années) : elle permet de choisir son traitement et de le négocier (ou de le critiquer !) avec une cinquantaine d'années de retard sur d'autres pays.
Le patient est pris maintenant pour le "collaborateur" d'un thérapeute supposé à son écoute, avec des objectifs concrets ainsi que des comptes à rendre : concurrence oblige !

L'évolution française va aussi dans le sens de moins de paternalisme des soignants à l'égard des patients enfin mis sur un pied d'égalité : mais c'est relativement récent ça aussi.

Tant mieux pour ceux qui bénéficient de cette évolution.
Et tant mieux aussi pour ceux qui ont toujours eu un thérapeute à leur écoute.
Sur ce forum, il est clair que je ne suis pas la seule à avoir vécu certains échecs dont je parle : il y a eu de très nombreux fils avec des échanges contradictoires là-dessus, alors je renonce ici à m'en justifier.
...Sachant que persévérer en serrant les dents n'est pas forcément une solution valable pour tous.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 21/09/2017 à 17h31.
maparole94 is online now   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 17h46   #17
dOwHATtHOUwILT
 
Messages: n/a
Re : faire le deuil d'une thérapie

def

Dernière modification par dOwHATtHOUwILT 24/09/2017 à 22h59.
  Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 17h59   #18
Gakoun
Membre
 
Date d'inscription: février 2005
Localisation: normande
Messages: 610
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
Posté par maparole94
Bonjour Gakoun
...........................
Tu me semblais toi-aussi en colère contre ta psy il n'y a pas si longtemps (...sur un autre fil).
Et après 20 ans de thérapie (qui continue encore aujourd'hui pour toi) tu disais aussi au début de ce fil que tu avais du mal à "faire le deuil de ta thérapie".
...........................


Re:

Oui, j'en parlais avec un peu de passion, l'autre fois, la colère est une émotion, j'en ai comme tout le monde, je m'applique à la voir, en parler un peu autour de moi, l'écrire en modérant mes propos, mais elle ne dure pas ou plus, elle fait trop souffrir cette émotion.

J'essayais juste d'aider, en disant de persévérer...
Oui, l'autre jour, un deuil de l'attachement que j'éprouvais passagèrement pour mon père à qui j'en ai voulu, c'est mon transfert. On peut avoir du mal à terminer sa thérapie même si c'est positif.

bah, moi, je parle juste de mon expérience aussi et j'ai aussi désespéré à certains moments de ma thérapie.
ça fait déjà quelques années que je vais plutôt bien suite à la psychothérapie brève.
20 ans oui, obligée plus ou moins.

Je crois être mal comprise....Loin de moi cette idée de ne pas laisser les personnes s'exprimer ici.
Manquerait plus que cela.
SVP pas trop de jugement à la volée.

Mais bon, voilà que je me justifie...Un peu de méditation avant d'écrire est salutaire.
Vais-je être encore interprétée ? Oui, sûrement.
Qu'est-ce que je vais renvoyer encore.
Bon, silence
à bientôt

__________________
"Connais-toi toi-même" Socrate

Dernière modification par Gakoun 21/09/2017 à 19h05.
Gakoun is offline   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 19h32   #19
maparole94
Membre
 
Date d'inscription: avril 2014
Messages: 3 864
Re : faire le deuil d'une thérapie

Citation:
Posté par dOwHATtHOUwILT
non mais n'inverses pas les choses : on va en thérapie parce qu'on souffre !

alors forcément ça ne va pas être facile, parce qu'on essaie de sortir de cette souffrance.

si c'est trop insupportable, il existe des traitements par exemple, pour se soulager et c'est pas antinomique avec la thérapie. mais ça ne va pas tout régler. et il y a forcément des choses qui vont être douloureuse à accoucher en thérapie.

une thérapie sans souffrance, si on souffre à la base, je ne pense pas que ça existe.

aucune de tes psychothérapies ne t'ont aidé ?

je dis pas que c'est la solution à tout, mais quand on a des grosses failles par exemple et qu'on retombe sans cesse dans des situations qui les réouvrent, ça fait tellement mal, comment faire sans soutient ou aide thérapeutique pour en sortir ? c'est pas possible pour moi actuellement. même si je n'ai pas encore dénoué les choses, j'y travaille. à un moment ce sera différent, mais là c'est dur dur, c'est une phase difficile.

là pour K.at il ne s'agit pas de persévérer en serrant les dents, ça fait 2 ans que la thérapie est finit. et la souffrance est toujours là, alors quelles sont tes solutions à toi ?

après je pense que tu te sers de cette discussion pour ton propre combat, que c'est pas ça qui va aider cette personne.

P.s. : mais quand je parlais de douleur, je parlais de celle de la vie, pas de la thérapie. mais l'une va avec l'autre fatalement. si on souffre on va pas être libéré en 2 séances de nos tourments. ça prend du temps. après je dis pas qu'il faut aller au bagne si c'est trop douloureux en effet il faut faire attention. on peut aussi arrêter, même pendant un temps, ou se tourner vers d'autres soutient, tout est possible. mais la souffrance dont je parlais c'était celle de la vie avant tout.
...Ouh là, c'est seulement ma contribution à ce fil pour ce que j'ai lu venant de K.at et d'autres qui lui ont répondu !
K.at fut rapidement traité de "haineux" et de colérique : incité à persévérer dans sa thérapie sans même débattre de ce qu'il en a dit.
S'agissant par exemple de sa psy et du "transfert" dont elle parle, qui n'a sans doute pas fonctionné avec K.at : c'est pourquoi aussi il ne se situe pas comme d'autres dans l'affectif ou bien dans une croyance inconditionnelle qui expliquerait (...excuserait) le comportement de sa psy en justifiant sa souffrance persistante et le temps passé en thérapie.
Il y a une manière d'aborder la souffrance en thérapie et de l'alléger simplement : avec un accueil chaleureux et une résonance empathique, par exemple.
Mais tous les thérapeutes ne sont pas d'accord la-dessus.



Je vois personnellement une certaine lucidité dans la colère de K.at, plutôt que de l'aveuglement.
... Ce n'est pas de "deux séances" qu'il s'agit mais de "deux années" : ça paraît peu à certains mais c'est un peu long dans l'attente d'une amélioration.

- La colère qui s'exprime sur ce fil peut aider à "faire le deuil d'une thérapie"... pour passer à autre chose : c'est tout le sujet du fil.

- Et passer à autre chose pourrait aussi bien être une nouvelle approche thérapeutique.. qui fera rupture avec la précédente.
J'ai bien dit qu'il y avait le choix entre des thérapies très différentes.
J'ai dit aussi que tous les thérapeutes ne fonctionnaient pas pareil : certains sont plus attentifs que d'autres à la souffrance, à la colère, et aussi à la vie quotidienne (...ainsi qu'au temps qui passe !)
Voilà pour des approches concrètes de la vie et de la souffrance.
...Sachant que le "transfert" sur un psy vient d'une théorie et d'une pratique analytique dont certains thérapeutes se passent : ça évite au patient de souffrir "plus tard" du deuil à effectuer !



- Les "thérapies" c'est vague...
- La "souffrance" est aussi un vaste sujet que chacun peut aborder différemment.
- Et la "vie" aussi est un vaste sujet.
Ce ne sont donc que quelques portes entr'ouvertes de ma part pour aider à une réflexion individuelle (ou collective) qui reste encore à préciser.
Comme je le disais, je ne suis pas la seule à penser ainsi...alors ce n'est certes pas MON combat !
D'autant que moi j'en ai fini avec les thérapies et avec les thérapeutes : après plus de quinze ans de pratique et beaucoup de déceptions, oui !

Après une très grosse réflexion de ma part là-dessus.
Provoquant souvent en retour la colère et l'agressivité de ceux qui m'écoutaient ou qui me lisaient.
Sans comprendre, à mon avis, qu'une réflexion critique était parfois nécessaire pour trouver sa voie et pour mieux se soigner : pour aller réellement mieux, selon certains critères de "soins" qu'il serait trop long de développer ici.
...Et ces critères peuvent commencer par l'accueil du psy et aussi par l'attention qu'il portera aux symptômes d'un patient manifestant sa souffrance.
C'est aussi toute une théorie des "symptômes" et du "cadre" thérapeutique qui se discute entre thérapeutes : et aussi entre patients !



J'ai répondu à K.at en lui donnant un témoignage personnel qui me semble effectivement aller dans un sens différent de ce qui lui était déjà répondu.
Chacun en pensera ce qu'il voudra.

Il est clair pour moi qu'aucune thérapie ne va de soi...et que les concepts et les partis-pris (des uns et des autres !) ça se discute.
...Ce n'est pas être négatif ou hostile à tout : c'est s'autoriser à réfléchir et à s'exprimer librement sur ce forum-santé.
__________________
"Ne doutez jamais du fait qu'un petit nombre de gens réfléchis et engagés peuvent changer le monde. En réalité, c'est toujours ce qui s'est passé."
Margaret Mead, anthropologue américaine.

Dernière modification par maparole94 21/09/2017 à 23h23.
maparole94 is online now   Réponse avec citation
Vieux 21/09/2017, 20h50   #20
dOwHATtHOUwILT
 
Messages: n/a
Re : faire le deuil d'une thérapie

léopard

Dernière modification par dOwHATtHOUwILT 24/09/2017 à 22h59.
  Réponse avec citation
Réponse


Outils de la discussion
Modes d'affichage

Navigation rapide



Les données de ce forum ne peuvent être utilisées sans l'accord écrit de leurs auteurs. CNIL 722655 aucune utilisation de vos données personnelles sans votre accord.