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Discussions-Psy Ce forum traite de santé psychique et de santé mentale. Il est ouvert à tous, et surtout aux personnes désireuses de s’informer à propos des soins psychologiques et psychiatriques.

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Vieux 13/09/2017, 22h24   #1
Ozzz
Membre
 
Date d'inscription: septembre 2016
Messages: 82
L'âge du renoncement

Bonjour,

La schizophrénie est une école d'humilité et à 41 ans commencent pour moi une période de sagesse pour laquelle je sais qu'après avoir conquis mon indépendance m'être prouvé que je pouvais travailler et gagner de l'argent je ne dois plus espérer un certain nombre de choses.

Revoir l'amour de ma vie, avoir une foule d'amis, faire des mathématiques, avoir des enfants avec la femme que j'aime, acheter une maison, avoir un grand appartement, etc.

Autant de rêves que j'avais en restant un enfant et qui s'effacent petit à petit.

C'est un travail que je dois faire sur moi sur le chemin duquel ce message est l'une des pierre que je cherche à semer.

Je ne m'ennuie pas mais il va falloir que j'élague mes anciennes obsessions ou passions que je n'ai pas eu le courage de concrétiser.

Je ne peux pas me passer de 600 mg de Solian et de 20 mg de Séroplex et je ne veux pas arrêter (à chaque fois je fais des conneries, délires).

Un message dans la mélancolie et la dureté de la vie qu'il faut vivre pour comprendre. J'ai parfois le sentiment de n'avoir jamais connu la dureté de la vie, je suis tombé malade à 23 ans ce qui m'a donné une explication pour mes échecs successifs à la fac.

Sans transiger je dois m'astreindre à renoncer. J'ai encore chez moi des livres de mathématiques pour me détendre du français (je suis documentaliste catégorie B) et elle était tellement belle.

Je n'ai pas de problèmes avec le sens de la vie mais c'est une période dure pour moi de tension et d'efforts à faire.

Est-ce que je me trompe ou cette période est bien l'âge du renoncement ? Stade esthétique, éthique et religieux selon Kierkegard.

Je ne cherche à convaincre personne, le sens de la vie c'est la vie.


Bien à vous.
oz

Dernière modification par Ozzz 13/09/2017 à 23h39.
Ozzz is offline   Réponse avec citation
Vieux 14/09/2017, 06h25   #2
comment
Membre
 
Date d'inscription: août 2017
Messages: 283
Re : L'âge du renoncement

Ton témoignage est agréable à lire.
Tu as une manière simple de raconter tes souffrances.

Pourquoi penses tu que tu dois abandonner ton rêve de faire des mathématiques ?
Parles tu de pratiquer les mathématiques en tant que chercheur ?
comment is offline   Réponse avec citation
Vieux 14/09/2017, 07h28   #3
bise
Membre
 
Date d'inscription: janvier 2017
Messages: 111
Re : L'âge du renoncement

Citation:
Posté par Ozzz
Bonjour,

La schizophrénie est une école d'humilité et à 41 ans commencent pour moi une période de sagesse pour laquelle je sais qu'après avoir conquis mon indépendance m'être prouvé que je pouvais travailler et gagner de l'argent je ne dois plus espérer un certain nombre de choses.

Revoir l'amour de ma vie, avoir une foule d'amis, faire des mathématiques, avoir des enfants avec la femme que j'aime, acheter une maison, avoir un grand appartement, etc.

Autant de rêves que j'avais en restant un enfant et qui s'effacent petit à petit.

C'est un travail que je dois faire sur moi sur le chemin duquel ce message est l'une des pierre que je cherche à semer.

Je ne m'ennuie pas mais il va falloir que j'élague mes anciennes obsessions ou passions que je n'ai pas eu le courage de concrétiser.

Je ne peux pas me passer de 600 mg de Solian et de 20 mg de Séroplex et je ne veux pas arrêter (à chaque fois je fais des conneries, délires).

Un message dans la mélancolie et la dureté de la vie qu'il faut vivre pour comprendre. J'ai parfois le sentiment de n'avoir jamais connu la dureté de la vie, je suis tombé malade à 23 ans ce qui m'a donné une explication pour mes échecs successifs à la fac.

Sans transiger je dois m'astreindre à renoncer. J'ai encore chez moi des livres de mathématiques pour me détendre du français (je suis documentaliste catégorie B) et elle était tellement belle.

Je n'ai pas de problèmes avec le sens de la vie mais c'est une période dure pour moi de tension et d'efforts à faire.

Est-ce que je me trompe ou cette période est bien l'âge du renoncement ? Stade esthétique, éthique et religieux selon Kierkegard.

Je ne cherche à convaincre personne, le sens de la vie c'est la vie.


Bien à vous.
oz

Bonjour Oz,

Je lis tant de questions, auxquelles je n'ai pas de réponse à apporter, me les posant moi-même !

Y a-t-il un âge pour le renoncement ? Pour ma part je ne le crois pas, je pense par exemple aux enfants atteints de maladies graves, dans les yeux desquels on le lit ce renoncement. Et je crois que certains ne renoncent jamais, parce qu'ils le refusent ou parce qu'ils ont un tempérament hermétique à ce fonctionnement.

Je crois que le renoncement peut bien se vivre. Comment ? En l'acceptant... L'exemple qui me vient : les gens de la prière, qui renoncent à une ascension professionnelle, à la richesse, aux relations charnelles, à la vie en société...
Mais aussi tout le monde: quotidiennement ou presque nous sommes tous amenés à accepter ou refuser d'accepter de ne pas obtenir tout ce que nous voulons

Bon courage sur ton chemin difficile...
bise is offline   Réponse avec citation
Vieux 14/09/2017, 09h58   #4
Cléo
Guenon anarchrist
 
Avatar de Cléo
 
Date d'inscription: novembre 2013
Localisation: Bag end
Messages: 13 506
Re : L'âge du renoncement

Citation:
Posté par Ozzz
Bonjour,

La schizophrénie est une école d'humilité et à 41 ans commencent pour moi une période de sagesse pour laquelle je sais qu'après avoir conquis mon indépendance m'être prouvé que je pouvais travailler et gagner de l'argent je ne dois plus espérer un certain nombre de choses.



Bonjour Oz,

Je ne connais pas bien Kierkegaard - j'ai longtemps eu à son égard des préjugés négatifs infondés d'après le peu que j'en ai appris depuis.
Mais je pense que oui, qu'il s'agit bien de renoncer, mais il n'y a pas d'âge pour cela car la vie est faite de ces renoncements, ils sont même nécessaires pour grandir, avancer.
La maladie bloque le mouvement, et le mouvement c'est une succession de petits deuils à faire sans lesquels on ne peut pas passer à autre chose
Toute dynamique sous-tend des éléments lâchés sur le bas-côté
Et oui, à moi aussi ça demande une énergie énorme depuis quelques années (j'ai 53 ans), là où c'était indolore autrefois

Ceci étant dit, pourquoi renoncer à faire des mathématiques ?
Il me semble que c'est un projet concrétisable, non ?
__________________

Si le mot cul est dans une phrase, le public, fut-elle sublime, n'entendra que ce mot. Jules Renard
Cléo is offline   Réponse avec citation
Vieux 14/09/2017, 20h53   #5
Ozzz
Membre
 
Date d'inscription: septembre 2016
Messages: 82
Re : L'âge du renoncement

Bonsoir,

Merci de vos messages qui m'aident bien.

Dans l'absolu, si les places n'étaient pas si chères, si j'avais eu l'intelligence, oui, j'aurais voulu faire de la recherche en maths.

Je ne sais pas si le renoncement c'est partout tout le temps. Je me suis battu pour trouver un travail et me trouver un logement qui me plait et j'ai réussi.

Mais je me sens vieillir et je vois des portes se fermer. A chaque fois je me dis : le bonheur est là peut-être et puis je me raisonne et avec la maladie, avec mon caractère, je ne vois rien de possible.

Le plus dur étant qu'il ne me reste plus grand chose à espérer, alors attendre la mort patiemment.

On dit que l'espoir meurt en dernier.


Bien à vous.

oz
Ozzz is offline   Réponse avec citation
Vieux 15/09/2017, 10h44   #6
bise
Membre
 
Date d'inscription: janvier 2017
Messages: 111
Re : L'âge du renoncement

Citation:
Posté par Ozzz
Bonsoir,

Merci de vos messages qui m'aident bien.

Dans l'absolu, si les places n'étaient pas si chères, si j'avais eu l'intelligence, oui, j'aurais voulu faire de la recherche en maths.

Je ne sais pas si le renoncement c'est partout tout le temps. Je me suis battu pour trouver un travail et me trouver un logement qui me plait et j'ai réussi.

Mais je me sens vieillir et je vois des portes se fermer. A chaque fois je me dis : le bonheur est là peut-être et puis je me raisonne et avec la maladie, avec mon caractère, je ne vois rien de possible.

Le plus dur étant qu'il ne me reste plus grand chose à espérer, alors attendre la mort patiemment.

On dit que l'espoir meurt en dernier.


Bien à vous.

oz

Bonjour Oz,

Quand on s'est battu pour son travail et son toit, et qu'on a réussi, on est loin d'un résultat négatif...

40 ans c'est encore 40 ans devant soi

On m'a dit à deux reprises les jours deniers "tu n'es pas toute seule", et ça m'a donné des ailes. Si je pouvais t'en donner aussi...

Quand je suis au plus bas je me dis "chouette, au point où tu en es tu ne peux que remonter"

Sur le mode humour : lance-toi dans la rando, ça se pratique même retraité et ça développe les capacités respiratoires, ça entretient les muscles et le système cardio-vasculaire, la sociabilité (on y fait même des rencontres du 3ème type - amoureuses j'entends )

Bon courage
bise is offline   Réponse avec citation
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