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La médecine, les soignants et les soignés Ethique médicale, bonnes ou mauvaises relations entre patients et médecins, coups de coeur ou coups de gueule médicaux, exercice professionnel : c'est ici.

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Vieux 10/11/2014, 16h58   #1
Artémisia
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psy abus de faiblesse

Bonjour,

A un moment de ma vie où j'étais particulièrement fragile, mon psychanalyste en a profité et cela a abouti a une relation faites de relations sexuelles.

Ce qui m'étonne maintenant que je commence à en sortir, c'est la réaction de mon généraliste qui me dit "on est toujours deux dans une histoire" "arrêtez de le voir et c'est tout". J'ai trouvé une psychiatre pour m'aider à vivre cette période difficile, elle a le même avis que mon généraliste.
Pour moi, on est deux dans une histoire de couple, mais là j'étais une patiente qui demandait de l'aide.
Dans une association d'aide aux femmes, on me dit que c'est grave ce passage à l'acte et que c'est puni par la loi.
Pourquoi ce double discours ?
Qu'en est-il exactement ?
C'est extrêmement difficile de se sortir d'une telle situation d'emprise et de regarder les choses en face, c'est à ce moment là que l'on réalise pleinement ce qui s'est passé, et d'admettre de reconnaître que l'on s'est fait manipuler par la personne en qui on avait le plus confiance. J'ai fait des poussées de tension avec hospitalisation, je suis sous traitement. Je fais tout pour "rester debout" mais à l'intérieur je me sens fracassée, détruite,morte.
Et le fait que les médecins semblent se serrer les coudes en minimisant ce qui a eu lieu en rajoute à la douleur, heureusement que j'ai rencontré la psychologue de l'association.

Dernière modification par Artémisia 10/11/2014 à 17h58.
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Vieux 11/11/2014, 13h18   #2
maparole94
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Re : psy abus de faiblesse

Citation:
Posté par Artémisia
Bonjour,

A un moment de ma vie où j'étais particulièrement fragile, mon psychanalyste en a profité et cela a abouti a une relation faites de relations sexuelles.

Ce qui m'étonne maintenant que je commence à en sortir, c'est la réaction de mon généraliste qui me dit "on est toujours deux dans une histoire" "arrêtez de le voir et c'est tout". J'ai trouvé une psychiatre pour m'aider à vivre cette période difficile, elle a le même avis que mon généraliste.
Pour moi, on est deux dans une histoire de couple, mais là j'étais une patiente qui demandait de l'aide.
Dans une association d'aide aux femmes, on me dit que c'est grave ce passage à l'acte et que c'est puni par la loi.
Pourquoi ce double discours ?
Qu'en est-il exactement ?
C'est extrêmement difficile de se sortir d'une telle situation d'emprise et de regarder les choses en face, c'est à ce moment là que l'on réalise pleinement ce qui s'est passé, et d'admettre de reconnaître que l'on s'est fait manipuler par la personne en qui on avait le plus confiance. J'ai fait des poussées de tension avec hospitalisation, je suis sous traitement. Je fais tout pour "rester debout" mais à l'intérieur je me sens fracassée, détruite,morte.
Et le fait que les médecins semblent se serrer les coudes en minimisant ce qui a eu lieu en rajoute à la douleur, heureusement que j'ai rencontré la psychologue de l'association.

Bonjour !

D'abord soyez assurée d'avoir toute ma compassion...
Vous n'etes pas la seule à faire ce genre de témoignages !
J'ai vécu la meme histoire avec un psychiatre, j'ai en vain porté plainte, et cela fait six mois que j'en parle sur ce forum...
Sans beaucoup de compréhension ni d'intéret, me semble-t-il, pour ce que vivent certaines femmes dans la réalité.
Chacun ses problemes, sans doute ?
il est vrai qu'une telle agression est traumatisante, et qu'elle est tres difficilement punie par la loi : c'est ca le témoignage réaliste de beaucoup de victimes qui ont porté plainte sans etre entendues !

Alors si personne ne vous répond sur ce fil, peut-etre vous sentirez-vous un peu moins seule en venant sur un fil déjà fréquenté ?
Juste à côté du fil que vous venez d'ouvrir, il y a celui "Abusée par un soignant, besoin de témoignages" qui parle de tout cela.
Un regroupement des victimes permet à mon avis de mieux exprimer notre douleur, notre colere, notre besoin d'aide et d'explications...et aussi, bien sûr, notre solidarité fondamentale !
Mais ce n'est que mon avis...

Dans cette rubrique, sur cette page, vous pouvez aussi trouver le fil "Dépôt de plainte au Conseil de l'Ordre", et page 2 "Viol sous emprise", et "Dois-je porter plainte, doutes" qui peuvent vous donner quelques renseignements utiles.

Quant au "double discours" que vous ressentez (à juste titre !) sur la gravité d'un "passage à l'acte" théoriquement interdit au psy...et cependant votre culpabilisation personnelle... il vient d'une "Omerta" et d'un tabou tres ancien concernant les abus sexuels des psys, qui, en France, sont tres rarement sanctionnés !
Il y a des "liens Internet" là-dessus que j'ai mis en ligne sur le fil "Abusée par un soignant...".
Et il y a actuellement sur ce fil, il me semble, d'autres intervenants victimes d'abus de soignants (des psys, et aussi d'autres professionnels de la santé) qui pourraient peut-etre vous aider ?


Tres amicalement
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Dernière modification par maparole94 11/11/2014 à 15h03.
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Vieux 11/11/2014, 15h15   #3
Artémisia
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Re : psy abus de faiblesse

Merci de votre réponse Maparole,

Je ne voulais pas en parler sur un forum, déjà parce que je n'y participe jamais et puis je trouvais que c'était trop intime.Mais lire beaucoup de témoignages m'a aidée et je trouvais normal cette fois ci de partager.

C'est un sujet particulièrement difficile, je dois avouer que moi-même avant je n'aurais pas lu ces témoignages de la même manière, avec des a priori très certainement. En fait le temps que j'étais dans la relation, j'ai accepté, je n'avais plus de principes, je suis du genre très stricte, si on m'avait raconté cette histoire j'aurais dit "mais enfin, ON n'accepte pas ce genre de situation etc..." Là, c'est comme si j'avais fermé la porte à une partie de mon cerveau, c'est probablement ce qui se passe dans les sectes.
J'ai revu mon généraliste hier soir pour ma tension, je sens qu'il a évolué depuis sa première réaction, maintenant il sait à quel moment j'ai été fragilisée et pourquoi.

On a découvert tardivement une grave maladie cardiaque chez mon fils, on lui a posé une pile, puis un jour en urgence il a été transféré à Rennes, il était entrain de mourir, il a fallu attendre 15 jours avant de brancher un coeur artificiel, enfin il a pu être greffé, je suis restée 4 mois avec lui.

Si je raconte cet "épisode" c'est pour expliquer ce que j'ai vécu.

De retour à Brest, j'étais heureuse, je revenais avec mon fils. J'avais été très courageuse, j'avais une image du milieu médical formidable, en 4 mois tout le monde a été parfait, j'avais une grande admiration pour l'ensemble du personnel . On m'avait conseillé de faire attention, que parfois on peut craquer quand tout va bien, que tout est fini. J'ai donc repris rendez-vous avec mon psy, j'étais en analyse depuis 4 ans.

C'était certainement le moment idéal pour lui...

Je ne l'ai pas senti venir,puis j'ai laissé faire , je crois pour ne pas me trouver seule confrontée à la réalité de ce qui s'était passé pendant ces 4 mois, où j'étais dans un autre monde, parce que c'est après que j'ai pris vraiment conscience de ce que j'avais vécu et qu'il fallait vivre avec cette réalité. Parce que l'on a pas le choix !

Dernière modification par Artémisia 16/11/2014 à 19h14.
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Vieux 12/11/2014, 18h25   #4
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Re : psy abus de faiblesse

Je me demande si je dois revoir cette psy, que je n'ai vu qu'une seule fois.J'aurai préféré qu'elle prenne position clairement : "non, un psy ne couche pas avec sa patiente" Sur ce forum j'ai lu qu'il faut toujours écouter son ressenti,qu'on ne se trompe jamais mais là je ne sais plus, parce qu'avec mon psy je n'ai rien senti de négatif au début.
Je n'ai pas l'intention de porter plainte au Conseil de l'Ordre, ils doivent tous jouer au golf ensemble. je sais qu'il y en a eu d'autres, j'ai fait comme elles dans la salle d'attente quand j'allais le voir entre deux consultations, "je n'ai pas rendez-vous avec le Dr Q mais j'ai besoin de le voir deux minutes, ça ne vous dérange pas ?" Comment j'ai pu faire et accepter tout ça ?
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Vieux 13/11/2014, 15h53   #5
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Re : psy abus de faiblesse

J'ai vu la psy de l'association ce matin et finalement j'ai pris rendez-vous avec une juriste.
Comme je ne veux plus communiquer verbalement avec lui, nous l'avons fait par sms, il écrit qu'en rentrant de Rennes je n'étais plus du tout dans les dispositions psychiques de reprendre un travail, c'est vrai je n'avais pas envie de retourner sur le divan, je préférais le face à face. " je n'étais plus ton analyste .Tu t'es mise à badiner avec moi, tu étais joyeuse, curieuse" Mais il prenait bien ma carte vitale, à quel titre s'il n'était plus mon analyste ? Il parle aussi de notre sexualité, en disant "tu ne peux pas t'exonérer de ce qui s'est passé"
J'en arrive à me demander si je suis responsable d'être tombée dans le piège, après tout je suis adulte...
Dans sa longue carrière, je suppose qu'il a du en rencontrer des femmes joyeuses où encore en plein transfert amoureux, est-il passé à l'acte à chaque fois ? Certainement souvent puisqu'il se vantait d'avoir fait l'amour partout dans l'appartement !!! J'ai honte de moi!
Je trouve personnellement vicieux de profiter de mon état après mes 4 mois à Rennes, j'avais tellement besoin d'en parler.
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Vieux 13/11/2014, 18h31   #6
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Re : psy abus de faiblesse

Citation:
Posté par Artémisia

(...)
Je me demande si je dois revoir cette psy, que je n'ai vu qu'une seule fois.J'aurai préféré qu'elle prenne position clairement : "non, un psy ne couche pas avec sa patiente" Sur ce forum j'ai lu qu'il faut toujours écouter son ressenti,qu'on ne se trompe jamais mais là je ne sais plus, parce qu'avec mon psy je n'ai rien senti de négatif au début.
Je n'ai pas l'intention de porter plainte au Conseil de l'Ordre, ils doivent tous jouer au golf ensemble. je sais qu'il y en a eu d'autres, j'ai fait comme elles dans la salle d'attente quand j'allais le voir entre deux consultations, "je n'ai pas rendez-vous avec le Dr Q mais j'ai besoin de le voir deux minutes, ça ne vous dérange pas ?" Comment j'ai pu faire et accepter tout ça ?


..."Comment ai-je pu faire et accepter tout ca ?"

Ma conclusion personnelle est triple :

1°/ Les psys abuseurs sont par définition de fonction...fins psychologues !
Et aussi parfois tres manipulateurs, comme les "gourous" d'une secte qui savent qu'ils ont affaire à des personnes fragiles, parfois tres seules, ou alors avec des problemes spécifiques qui conduisent précisément à faire confiance.

2°/ Les psys abuseurs exploitent trop facilement...les faiblesses des patientes qui se confient à eux !
Il y a aussi leur "transfert" affectif (et parfois sexuel) sur le psy : ca fait partie du jeu "analytique", et aussi de la conscience professionnelle, en théorie soumise à une éthique spécifique.
Mais il n'y a aucune responsabilité réelle en conséquence !
Les psys connaissent bien l'Omerta professionnelle sur les abus sexuels des soignants, ce qu'ignorent des patientes trop naives, qui peuvent se croire réellement "aimées" par un psy qui semble risquer sa vie professionnelle pour elles...c'est un vrai piege narcissique !
Et une incitation facile à la récidive pour un psy qui n'a rien à perdre et qui se sait protégé...

3°/ Et aussi et surtout....les psys ont du temps devant eux pour "séduire" !
Il leur est facile d'attendre le bon moment, celui qui leur sera le plus favorable, celui où la confusion "oedipienne" est à son comble (ca fait partie du jeu analytique !), le moment où arrivera un "événement" qui fragilisera encore un peu plus la patiente convoitée.
Dans mon cas, le psy sauta sur l'occasion d'une....grave "escroquerie aux travaux" qui rendit dépressif mon plus jeune fils, un an et demi apres ma premiere consultation chez ce psy.
J'étais en plein doute sur mes "intuitions" personnelles, et aussi sur ma capacité à etre une bonne épouse et une bonne mere, au vu du résultat ! Et apres une escroquerie aussi grave, tout abus, surtout venant d'un psy qui m'avait semblé compatir à mes galeres passées, me semblait littéralement impossible...au point que j'ai cru devenir folle, "paranoiaque", concernant des mots et des actes que j'ai cru avoir révés tellement ils me semblaient invraisemblables, en me démolissant.
Pourquoi ce psy aurait-il voulu me détruire ?????????
Réponse beaucoup plus tard d'une autre patiente abusée et manipulée : c'était un pervers récidiviste qui aimait détruire !


..."Revoir une psy qui ne prend pas clairement position ?"

Entre la naiveté des médecins qui "croient" au Conseil de l'Ordre, et le conflit d'intérets de ceux qui ne veulent pas perdre leur carte professionnelle....Entre les psys qui ne sont pas dérangés par les abus sexuels des confreres, et ceux qui protegent leur "croyance" personnelle en "l'éthique" et en la "justice" là-dessus....je n'ai pas rencontré beaucoup de professionnels lucides et sinceres, qui acceptent d'en parler en consultation ! Je crois que beaucoup ont tres peur d'en parler, car ils ont aussi tres peur d'une réalité à laquelle ils ne veulent pas etre confrontés. Les conséquences d'un tel "scandale" retomberaient sur eux, mais aussi sur leur profession.
Alors il y a autant de pressions qui incitent une victime à "parler" en portant plainte (ca donne bonne conscience à tout le monde, sans conséquence le plus souvent)...qu'à se taire en parlant d'autre chose (ca rassure ceux qui ne "croient" pas aux abus des psys).
De toute facon, comme chez un psy c'est toujours au patient de "se remettre seul en cause", à quoi bon aborder un probleme qui par définition n'admet aucune remise en cause.... extérieure au patient ?
Il me semble que c'est l'échappatoire le plus fréquent chez tous les psys : le probleme du patient, c'est "ce qui se passe dans sa tete" ! Et c'est pas le confrere qui a fauté dont on va parler...



....Comment arriver à surmonter ce genre d'histoire ?
C'est la question centrale de beaucoup de victimes, qu'elles aient ou non porté plainte : le sentiment d'agression, de viol, de trahison, ou alors de culpabilité et de "plaisir coupable", dans une situation qui demeure incompréhensible à tout le monde (et aussi à la victime !). Cela me semble effectivement un ressenti difficilement partageable, de meme que la perturbation profonde que crée le "double discours" du psy abuseur qui se conduit en irresponsable, comme toute sa profession, en France.
De fait, c'est une irresponsabilité professionnelle devant la justice, et une Omerta.
J'en ai personnellement parlé sur ce forum pour ne pas etre davantage malade.
Le cancer du sein avec chimiothérapie que j'ai eu juste apres juste l'échec de ma plainte est certes "statistique" à mon age...mais il tombait vraiment bien dans mon incapacité à me sentir "vivante" à ce moment-là ! J'ai vécu une sorte d'absence de vie...provisoire, qui m'a sauvée du suicide et de la dépression.
D'autres témoignages que le mien disent aussi la difficulté de survivre à une telle histoire...parfois meme longtemps apres.
Alors je vous réponds surtout pour vous dire que vous avez le droit de penser et de faire ce que vous voulez de votre histoire personnelle. Sans vous sentir "coupable"...ni redevable à qui que ce soit, ni céder à aucune pression, quelle qu'en soit la raison.
C'est vous seule qui avez "raison" dans votre "analyse" personnelle, qui devrait surtout vous aider à vous protéger et à aller vers ce qui vous fait du bien et vous aide à vivre.
Tout ce qui vous aide est bon à prendre. Une psy, meme peu compréhensive, c'est parfois mieux que rien, mais laissez tomber si votre intuition vous dit qu'elle vous enfonce davantage qu'elle vous aide !
C'est à vous de voir...en fonction des choix thérapeutiques et des soutiens que vous avez par ailleurs.



Si moi je reviens sur ce forum, c'est parce que je suis curieuse de savoir si d'autres victimes que moi ont envie de réagir "collectivement"...
Je l'ai entendu proposer à plusieurs reprises par des victimes différentes, mais sans que personne ne donne suite à une telle proposition.
Pas meme les victimes qui l'ont faite !
Je crois que ce n'est plus un probleme pour moi, mais cela peut l'etre pour d'autres patientes si personne ne fait rien.
Et alors ? Alors rien pour l'instant.
Ce genre de probleme continue à se régler dans l'ombre et au coup par coup, entre agressions sexuelles et ripostes personnelles ou associatives plus ou moins adaptées.
Il est sans doute trop tôt pour un constat public officiel !
Je pense qu'il y aura peu à peu un affaiblissement de l'institution mise en cause, qui autorisera un vrai "scandale public" le moment venu. Ce qui permettra alors d'agir sur les mentalités et les comportements. (Voir le scandale des pretres "pédophiles", couverts par leur hiérarchie, plus de cinquante ans apres les premiers constats d'agressions sexuelles...)
Je suis donc d'un optimisme raisonnable concernant les générations à venir, chaque génération et chaque personne réglant "son probleme" à sa facon.
Il me semble quand meme important de pouvoir échapper à la solitude, et aussi à la culpabilisation, en commencant... par la culpabilisation publique des psys et soignants abuseurs sexuels.
Mais cela ne me semble pas demain la veille que cela soit officiellement admis !




Alors bon courage à vous pour tout cela.
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Dernière modification par maparole94 13/11/2014 à 19h16.
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Vieux 13/11/2014, 19h24   #7
maparole94
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Re : psy abus de faiblesse

Citation:
Posté par Artémisia
J'ai vu la psy de l'association ce matin et finalement j'ai pris rendez-vous avec une juriste.
Comme je ne veux plus communiquer verbalement avec lui, nous l'avons fait par sms, il écrit qu'en rentrant de Rennes je n'étais plus du tout dans les dispositions psychiques de reprendre un travail, c'est vrai je n'avais pas envie de retourner sur le divan, je préférais le face à face. " je n'étais plus ton analyste .Tu t'es mise à badiner avec moi, tu étais joyeuse, curieuse" Mais il prenait bien ma carte vitale, à quel titre s'il n'était plus mon analyste ? Il parle aussi de notre sexualité, en disant "tu ne peux pas t'exonérer de ce qui s'est passé"
J'en arrive à me demander si je suis responsable d'être tombée dans le piège, après tout je suis adulte...
Dans sa longue carrière, je suppose qu'il a du en rencontrer des femmes joyeuses où encore en plein transfert amoureux, est-il passé à l'acte à chaque fois ? Certainement souvent puisqu'il se vantait d'avoir fait l'amour partout dans l'appartement !!! J'ai honte de moi!
Je trouve personnellement vicieux de profiter de mon état après mes 4 mois à Rennes, j'avais tellement besoin d'en parler.

Vous avez honte de vous....
Mais à vous lire...honte à ce psy !
Oui, il est vicieux pour avoir abusé de son emprise professionnelle...et aussi pour continuer à vous culpabiliser joyeusement.
C'est digne d'un profiteur méprisable, que vous avez jugé digne de confiance en raison de son titre, de sa fonction, et aussi de ses manipulations personnelles qui n'en finiront jamais.
Croyez en vous, et pas en lui...

Mais je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire.
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Vieux 13/11/2014, 23h53   #8
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Re : psy abus de faiblesse

Merci Maparole, cela m'a fait du bien de vous lire. Je vais voir le poste dont vous m'avez parlé.

Pour le fait de se regrouper en collectif, c'est quand même assez délicat. Il faut déjà prouver que les faits sont avérés et ce n'est pas si facile.
Une cinquantaine d'abus de la part de psys sur un forum, ça fait beaucoup mais par rapport à tous ceux qui font bien leur travail, c'est "peu", bien évidemment trop. Ça donne une mauvaise image de la profession et beaucoup de personnes très fragiles ont besoin d'un psy, c'est pour cela que je ne voulais pas en parler, cela peut perturber les plus fragiles.

Ce ne doit pas être évident pour un médecin de recevoir de telles confidences sur le comportement d'un confrère, si je suis allée en parler c'est pour être aidée, parce que c'est devenu insupportable mais c'est aussi très humiliant de le faire, aujourd'hui on apprend aux policiers à recevoir ce genre de plaintes, peut-être que sans prendre partie, il pourrait déjà y avoir une écoute neutre et bienveillante.

Si je veux faire une action contre lui, (j'ai de moins en moins envie de laisser passer), je n'ai que ses messages vocaux et ses nombreux sms. Il est tellement certain que je ne parlerai pas qu'il y a tout : il prenait la carte vitale alors qu'il ne se considérait plus comme mon analyste, on était en face à face d'accord mais moi je parlais à MON psy. Il m'offrait le café, moi je croyais naïvement que c'était comme les infirmières pouvaient le faire parfois quand j'étais auprès de mon fils, je pensais qu'il se montrait humain par compassion avec tout ce que je venais de vivre, il m'a dit par la suite qu'à ce moment là il pensait "toi ma grande un jour je t'aurai" , j'ai encaissé une fois de plus, comment j'ai pu accepter, quand on ne dit rien l'"autre" n'a plus de limite, dire que j'allais le voir pour apprendre à les poser les limites. Il dit aussi que lui ne veut pas rompre, que c'est encore et toujours moi qui veut arrêter, au moins on ne m'accusera pas de vouloir me venger. Et ses cartes de patientes en plein transfert qu'il m'a fait lire. Je lui avais dit qu'il m'obligeait à accepter mon inacceptable. C'est dingue d'être sous emprise à ce point là !
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Vieux 14/11/2014, 06h15   #9
maparole94
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Re : psy abus de faiblesse

Citation:
Posté par Artémisia
Merci Maparole, cela m'a fait du bien de vous lire. Je vais voir le poste dont vous m'avez parlé.

Pour le fait de se regrouper en collectif, c'est quand même assez délicat. Il faut déjà prouver que les faits sont avérés et ce n'est pas si facile.
Une cinquantaine d'abus de la part de psys sur un forum, ça fait beaucoup mais par rapport à tous ceux qui font bien leur travail, c'est "peu", bien évidemment trop. Ça donne une mauvaise image de la profession et beaucoup de personnes très fragiles ont besoin d'un psy, c'est pour cela que je ne voulais pas en parler, cela peut perturber les plus fragiles.

Ce ne doit pas être évident pour un médecin de recevoir de telles confidences sur le comportement d'un confrère, si je suis allée en parler c'est pour être aidée, parce que c'est devenu insupportable mais c'est aussi très humiliant de le faire, aujourd'hui on apprend aux policiers à recevoir ce genre de plaintes, peut-être que sans prendre partie, il pourrait déjà y avoir une écoute neutre et bienveillante.

Si je veux faire une action contre lui, (j'ai de moins en moins envie de laisser passer), je n'ai que ses messages vocaux et ses nombreux sms. Il est tellement certain que je ne parlerai pas qu'il y a tout : il prenait la carte vitale alors qu'il ne se considérait plus comme mon analyste, on était en face à face d'accord mais moi je parlais à MON psy. Il m'offrait le café, moi je croyais naïvement que c'était comme les infirmières pouvaient le faire parfois quand j'étais auprès de mon fils, je pensais qu'il se montrait humain par compassion avec tout ce que je venais de vivre, il m'a dit par la suite qu'à ce moment là il pensait "toi ma grande un jour je t'aurai" , j'ai encaissé une fois de plus, comment j'ai pu accepter, quand on ne dit rien l'"autre" n'a plus de limite, dire que j'allais le voir pour apprendre à les poser les limites. Il dit aussi que lui ne veut pas rompre, que c'est encore et toujours moi qui veut arrêter, au moins on ne m'accusera pas de vouloir me venger. Et ses cartes de patientes en plein transfert qu'il m'a fait lire. Je lui avais dit qu'il m'obligeait à accepter mon inacceptable. C'est dingue d'être sous emprise à ce point là !

Mais qui protege les personnes fragiles... abusées par des psys ?
Les personnes confiantes en leur psy n'en ont rien à faire : c'est pas leur probleme !
C'est le probleme de personne...alors que ça devrait être celui de tous ceux qui veulent "défendre" les psys. Patientes et professionnels inclus !
Mais c'est chacun pour soi et les victimes devraient en plus "défendre" les bons psys que revendiquent les autres ? Et qui finira par tomber sur le Mistigri pervers récidiviste ? ...Les autres !
Ah désolée, mauvaise pioche !
Que de culpabilisation d'une victime, avec des injonctions contradictoires : parler (pour aider les autres !) et ne rien dire (pour aider les autres !).
Quant aux professionnels de la santé...il défendent tres bien leur "bonne image" professionnelle.
La preuve : ca fonctionne tout seul !
C'est la victime qui se plaint qui devrait s'excuser parce qu'elle dérange tout le monde.

Je comprends toute la confusion liée à l'emprise individuelle...
Mais il y a un raisonnement collectif autour des psys qui releve du lavage de cerveau. Pour moi, c'est un vrai délire que de prétendre sauvegarder l'image d'une profession en éliminant les victimes...plutôt que les brebis galeuses !
Ca n'élimine pas une réalité déplaisante pour les patientes...les victimes d'abus...les plaignantes...et sans doute aussi quelques professionnels.
...Mais il me semble que l'imaginaire relatif aux psys est plus important que la réalité.
...Et le symbolisme de la profession touche au sacré : c'est toujours Dieu-le-Pere inattaquable !
Ce qui m'a sans doute fait penser aux pretres pédophiles...


Si on redescend sur terre, aucune profession n'agit ainsi pour "défendre son image" !
C'est un raisonnement à l'envers totalement irresponsable. A l'encontre d'une vraie déontologie professionnelle.
Mais avec les psys abuseurs...on est du côté obscur de la force !
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Dernière modification par maparole94 14/11/2014 à 14h23.
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Vieux 14/11/2014, 15h23   #10
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Re : psy abus de faiblesse

Maparole, je comprends tout à fait votre réaction.

Je sors tout juste de l'emprise dans laquelle j'étais, c'est peu dire en disant que c'est perturbant, il faut que je fasse un peu le tri dans mes pensées.

Il ne faut pas négliger toute l'admiration que j'ai pour le milieu médical suite à la greffe cardiaque de mon fils, comme on me l'a dit,"on" l'a rattrapé plusieurs fois par les cheveux ,pendant quatre mois je n'ai côtoyé que des professionnels très compétents et humains, et ce à tous les niveaux, sans oublier la psy du service qui a été a mes côtés.

Alors oui il y a des brebis galeuses mais faire du bruit autour d'elles c'est un peu entacher la profession. En fait, je ne sais pas ce qu'il faut faire et mon éducation m'a appris à me taire. (Il serait bon d'apprendre , à l'école, très tôt aux enfants à dire NON, ce serait un petit pas de plus pour l'égalité des chances)
C'est déjà bien que la psy de L'association puisse me recevoir, ce serait bien de ne pas douter de l'impartialité du Conseil de l'Ordre, il faudrait d'autres témoignages positifs.
Peut-être que la colère chez moi viendra plus tard, là je suis encore dans la phase d’atterrissage.
Pour ma part, je voudrais comprendre comment j'ai pu en arriver là, à quel moment la manipulation a commencé, parce que pour moi c'est des semaines après mon retour que je lui ai dit que j'avais le sentiment qu'il y avait un transfert qui se mettait en place. Je n'avais pas l'impression de "badiner" avec lui avant. Pendant 4 ans il a été mon psy, il ne m'a pratiquement jamais parlé, normal un "lacanien", quand je doutais parce que je sentais que ça n'avançait pas, que j'avais l'impression d'être seule dans le bureau, "c'est parce que vous n'avez jamais rien dit d'intéressant" et moi je sombrais parce que j'étais incapable de faire une analyse!, n'empêche qu'il a su retenir ce qui l'intéressait pour l'utiliser par la suite. Finalement la colère va peut-être venir
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Vieux 14/11/2014, 15h39   #11
maparole94
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Re : psy abus de faiblesse

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Posté par Artémisia
Maparole, je comprends tout à fait votre réaction.

Je sors tout juste de l'emprise dans laquelle j'étais, c'est peu dire en disant que c'est perturbant, il faut que je fasse un peu le tri dans mes pensées.

Il ne faut pas négliger toute l'admiration que j'ai pour le milieu médical suite à la greffe cardiaque de mon fils, comme on me l'a dit,"on" l'a rattrapé plusieurs fois par les cheveux ,pendant quatre mois je n'ai côtoyé que des professionnels très compétents et humains, et ce à tous les niveaux, sans oublier la psy du service qui a été a mes côtés.

Alors oui il y a des brebis galeuses mais faire du bruit autour d'elles c'est un peu entacher la profession. En fait, je ne sais pas ce qu'il faut faire et mon éducation m'a appris à me taire. (Il serait bon d'apprendre , à l'école, très tôt aux enfants à dire NON, ce serait un petit pas de plus pour l'égalité des chances)
C'est déjà bien que la psy de L'association puisse me recevoir, ce serait bien de ne pas douter de l'impartialité du Conseil de l'Ordre, il faudrait d'autres témoignages positifs.
Peut-être que la colère chez moi viendra plus tard, là je suis encore dans la phase d’atterrissage.
Pour ma part, je voudrais comprendre comment j'ai pu en arriver là, à quel moment la manipulation a commencé, parce que pour moi c'est des semaines après mon retour que je lui ai dit que j'avais le sentiment qu'il y avait un transfert qui se mettait en place. Je n'avais pas l'impression de "badiner" avec lui avant. Pendant 4 ans il a été mon psy, il ne m'a pratiquement jamais parlé, normal un "lacanien", quand je doutais parce que je sentais que ça n'avançait pas, que j'avais l'impression d'être seule dans le bureau, "c'est parce que vous n'avez jamais rien dit d'intéressant" et moi je sombrais parce que j'étais incapable de faire une analyse!, n'empêche qu'il a su retenir ce qui l'intéressait pour l'utiliser par la suite. Finalement la colère va peut-être venir


Je déplore la cruauté terrible d'un langage sans visage...et sans concession de ma part apres quatre ans de "combats" divers. Apres septs mois sur ce forum, je manque sans doute de reperes pour une expression non-violente.
J'aurais aimé que quelqu'un d'autre vous réponde, de facon plus nuancée que je le fais. Malheureusement, il ne semble pas y avoir grand monde qui passe, et beaucoup de fils sur les plaintes ne me semblent pas tres optimistes ... A vous de voir ! (Je donne les références de ces fils dans le dernier post du fil déjà indiqué "Abusée par un soignant...")



Ce que vous dites de votre psy me rappelle le mien...
Un cynisme triomphant qui me rend encore malade !
Et oui, comme pour vous, il y eut des manipulations des mois avant son passage à l'acte, avec des notations sur moi, genre "femelle intéressante" mais "douloureuse", "comment lui faire abandonner la thérapie ?" etc ...sur son agenda professionnel à l'heure de nos rendez-vous habituels.
Meme pas eu le réflexe d'arracher quelques pages pour "preuves" !
Et ensuite il me dit : "tu peux toujours porter plainte, ils savent pas ce que c'est une analyse, personne ne te croira"

De la colere oui...et aussi des cauchemars, des effondrements, des doutes, des espoirs, du désespoir...et tellement d'incompréhension au total !
Tout le film de mon analyse, également fondé sur de tres rares échanges (mutisme d'un strict "freudien" traditionnel de 65 ans...) reste gravé dans ma tete comme un refrain qui ne veut plus rien dire.
Et comment en parler autrement qu'avec colere ... sans craquer ?
Seule cette cruelle mise à distance me permet encore de m'en sortir !
Alors je passe sans doute pour....trop dure, impitoyable....
Mais il me semble que c'est ainsi que j'ai pu survivre à tout cela.
Ce n'est que ma facon de m'en sortir...alors croyez que je respecte tout ce que vous direz et ferez pour vous sortir de là...
Il n'y a que cela d'important pour vous en ce moment !


Je ne peux cependant tricher avec ce que moi j'éprouve. Et aussi avec ce que j'ai fini par comprendre.
Je pense que vous savez comme tout est difficile dans des circonstances où chacun avance dans le noir comme il peut....
Je puis juste faire écho à ma facon à votre histoire.
Croyez bien que je vous entends, et que je suis de tout cœur avec vous...



J'ajoute encore ceci : mon admiration et ma gratitude pour un grand hôpital qui a soigné mon cancer et ma personne avec chimiothérapie et radiothérapie pendant deux ans. Des infirmieres aux plus grands spécialistes, j'ai vu ce que c'était l'information et le respect pour le patient, avec une bonne parole et une gentillesse sans faille. Excepté le mépris constant de la psychologue "freudienne" qui avait la photo du divan de Freud sur son bureau.... Alors je ne veux plus jamais de ma vie avoir affaire à des "psys freudiens" aussi coincés et méchants que ceux que j'ai rencontrés, qui avaient l'insulte facile et la comprennette bouchée.
Et j'en ai rencontré beaucoup...mais cette hostilité qui ne vient pas de moi, personne ne semble pouvoir l'entendre.
J'ai pourtant fait l'éloge dans les dernieres pages d'un autre fil (sur l'inceste !) de psychothérapeutes qui ont su dépasser un "cadre freudien" trop psycho-rigide et vieillot à mon goût, puisqu'il culpabilise les patientes....opinion qui déclencha les foudres sur ce forum !
Mais ce n'est que mon avis, et sur ce fil, je suis comme dans la salle d'attente d'un aéroport, en instance de m'envoler pour des cieux plus cléments.
Alors je ne redoute plus les foudres de quiconque...je suis désormais hors d'atteinte et sans regret.
J'ai dit ce que j'avais à dire, pour ce que j'ai vécu.
Tant pis si la réalité est trop cruelle...ce n'est pas ma faute !



Bon courage à vous qui pourrez peut-être mieux vous exprimer que je l'ai fait.
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Dernière modification par maparole94 14/11/2014 à 18h27.
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Vieux 14/11/2014, 23h10   #12
Artémisia
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Re : psy abus de faiblesse

Merci Maparole d'être là pour moi, je comprends votre colère et si, maintenant que je suis décidée à porter l'affaire devant le conseil de l'ordre, il s'avérait que ce dernier cautionne ce qu'il a fait, je ne sais pas comment je pourrais réagir...

C'est quand même particulier de comprendre l'emprise, il m'est arrivé d'aller le voir directement en sortant de l'association où je venais de voir la psy. Je n'ai aucune estime, aucun sentiment pour lui et en même temps ça me paraissait impossible de m'en séparer.

J'ai commencé le courrier pour le Conseil de l'Ordre -> a revoir !
Il y a tellement de honte et surtout c'est tellement lié à la greffe de mon fils que j'ai fait un amalgame, bref ça m'aura au moins permis de raconter ce que j'ai vécu là-bas, Zola a écrit "J'ACCUSE" moi cet après-midi c'était "J'AI VÉCU..." J'aurai aimé ne pas être seule pour revivre ces instants mais bon, ça va peut-être m'aider à enfin prendre de la distance et ne plus avoir ce sentiment d'avoir toujours un pied à Rennes et l'autre ici. Il faut que je me concentre sur les faits et que je ne me disperses pas, mais en même temps le contexte est important. J'ai aussi vraiment honte d'être celle qui a accepté cette relation.
Je ne parle jamais de la greffe, je n'ai pas envie d'entendre "je comprends" ou "j'imagine", je pensais que lui en temps que médecin saurait entendre, avoir un peu de compassion, il y avait de quoi discuter autour de ça, j'avais tellement à dire, lui, il constatait mon changement, mais comment j'ai pu accepter, plonger dans une histoire aussi salace.Une fois que j'étais dedans, je la vivais comme si c'était normal.
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Vieux 15/11/2014, 10h28   #13
maparole94
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Re : psy abus de faiblesse

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Posté par Artémisia
Merci Maparole d'être là pour moi, je comprends votre colère et si, maintenant que je suis décidée à porter l'affaire devant le conseil de l'ordre, il s'avérait que ce dernier cautionne ce qu'il a fait, je ne sais pas comment je pourrais réagir...

C'est quand même particulier de comprendre l'emprise, il m'est arrivé d'aller le voir directement en sortant de l'association où je venais de voir la psy. Je n'ai aucune estime, aucun sentiment pour lui et en même temps ça me paraissait impossible de m'en séparer.

J'ai commencé le courrier pour le Conseil de l'Ordre -> a revoir !
Il y a tellement de honte et surtout c'est tellement lié à la greffe de mon fils que j'ai fait un amalgame, bref ça m'aura au moins permis de raconter ce que j'ai vécu là-bas, Zola a écrit "J'ACCUSE" moi cet après-midi c'était "J'AI VÉCU..." J'aurai aimé ne pas être seule pour revivre ces instants mais bon, ça va peut-être m'aider à enfin prendre de la distance et ne plus avoir ce sentiment d'avoir toujours un pied à Rennes et l'autre ici. Il faut que je me concentre sur les faits et que je ne me disperses pas, mais en même temps le contexte est important. J'ai aussi vraiment honte d'être celle qui a accepté cette relation.
Je ne parle jamais de la greffe, je n'ai pas envie d'entendre "je comprends" ou "j'imagine", je pensais que lui en temps que médecin saurait entendre, avoir un peu de compassion, il y avait de quoi discuter autour de ça, j'avais tellement à dire, lui, il constatait mon changement, mais comment j'ai pu accepter, plonger dans une histoire aussi salace.Une fois que j'étais dedans, je la vivais comme si c'était normal.

Oui je vais rester un peu avec vous et être là encore quelque temps, un peu pour vous, un peu pour moi...
Vous êtes aimable, en plein chaos, et sans doute très seule. Cela me rappelle beaucoup de choses, et je mesure mieux quelle fut mon évolution. Et d'où vient ma colère, oui.
Écrire est très utile : on va au fond des choses ! Il me semble intéressant, pour l'avoir pratiqué, de laisser aller l'écriture et de voir où elle entraîne, en faisant le tri après. De ce qui est "administratif" et de ce qui est trop personnel.
Votre confusion actuelle est normale : votre histoire est forcément longue et complexe !
Votre courrier au Conseil de L'Ordre vous guidera pour commencer, en mettant un peu "d'ordre" dans votre histoire et vos souvenirs.
Est-ce dans l'idée de "porter plainte", ou bien dans l'idée d'un simple "signalement"... je ne l'ai pas bien compris.

Mais il me semble entendre votre question lancinante : comment tout cela a-t-il vraiment commencé (dans votre tête), comment cela a-t-il pu aller aussi loin et surtout, pourquoi cette relation avec votre psy continue-t-elle encore ?


J'insiste d'abord sur ...l'analyse avec un psy !
Le seul fait d'être "en analyse" provoque une immense réactivité sensorielle et sentimentale donnée en pâture à l'analyste...supposé l'analyser avec vous, et non pas la détourner à son compte.
C'est une réponse essentielle, qui mériterait d'être "analysée" longuement, mais elle est impossible à entendre par ceux qui n'ont jamais été en analyse.
En bref : personne n'est dans son "état normal" durant une analyse !
L'analyste provoque les confidences les plus intimes, et il fait partie des représentations symboliques et imaginaires les plus profondes, qui sont délibérément réactivées en analyse. Avec les "fantasmes" qui vont avec.
C'est pour cela que l'analyste génère en nous une telle confusion !
Sachant que l'analyste ne se dévoile jamais personnellement...et qu'on ne sait quasiment rien de lui, ni de sa vie sociale, ni de sa vie privée. Ni meme de sa compétence et de ses motivations professionnelles !
C'est aussi pour cela qu'il est écrit dans tous les livres qu'il est interdit à un analyste de profiter de la situation.
Mais ce n'est pas écrit dans la loi, et pour le Conseil de l'Ordre, le métier d' "analyste" et le fait d' "être en analyse" ça n'existe pas !
Reste une "simple" consultation médicale avec un psychiatre pris pour un soignant "ordinaire"...et la durée de la relation professionnelle n'est pas non plus prise en compte.
Ce qui n'empêche pas de raconter par écrit votre histoire telle que vous l'avez vécue : c'est la réalité de votre vécu qui est en jeu ! Et aussi la réalité d'une "analyse".
Il faut le dire, oui...

Moi aussi, j'ai écrit mon histoire pour le Conseil de l'Ordre avec l'idée permanente d'un "J'accuse" public et universel.
Et cela m'a beaucoup aidé (pour moi-meme !) de "séparer" ma vision du psy en plusieurs "personnages", avec une sorte d'apparition chronologique :
- le psy dans sa fonction officielle et son cadre de travail, avec la réalité concrète d'une analyse.
(le bureau, le divan ou le face à face, le paiement... )
- le psy dans mes représentations plus ou moins conscientes.
(le confident, l'ami, le conseil, la stabilité, la confiance, le "parent" de substitution, l'homme qui peut tout entendre, l'homme qui voit en moi quelques qualités...)
- l'évolution de la relation et des représentations réciproques.
(des dérapages infimes considérés d'abord comme négligeables, une poignée de mains insistante avec un drôle de regard, une réflexion bizarre et trop personnelle...)
- le jour du passage à l'acte, les paroles, actes, et "justifications" du psy.
- le jour d'après et les jours suivants, l'homme tel qu'en lui-même...
(les paroles, les sms, les dénis, mensonges, et...les révélations sur lui désagréables !)

J'ai aussi écrit un "témoignage" final qui incluait le récit de ma procédure et de l'accueil fait à ma plainte...je l'ai envoyé à certains psys et à certaines associations, toujours dans l'idée de "rendre public" un scandale caché, en "faisant honte" à ceux qui traitent si honteusement une victime d'abus...



Quant à "l'emprise" d'une attraction aussi "honteuse" pour vous qu'inexplicable...
Vous insistez là-dessus à juste titre.
C'est tellement complexe, que je vous répondrai...une autre fois
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Dernière modification par maparole94 15/11/2014 à 12h15.
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Vieux 15/11/2014, 14h11   #14
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Re : psy abus de faiblesse

Voici une réflexion supplémentaire sur "l'image" et l'imaginaire...


Le problème des "images" personnelles, c'est qu'elles se fondent l'une dans l'autre et se confondent, sans trop de distinction entre "noir" et "blanc" !
Je pense à un "paysage psychique" complexe, une sorte de kaléidoscope toujours en mouvement.
...Il y a les fondus-enchaînés des situations et des rôles, l'impressionnisme des couleurs mélangées, des moments de confiance lumineux qui sortent du lot, et puis des passages à l'ombre la plus noire, avec des états d'âme contradictoires souvent inexplicables (...et la sexualité vécue me semble faire partie de tout cela !)
C'est déjà compliqué dans la vie ordinaire d'analyser ce qui se passe dans une relation d'intimité physique et psychique. Alors avec un psy, et avec toutes les images de soi et des autres dont il est le dépositaire, et dont il s'est fait "miroir", c'est un vrai casse-tête.
Image d'un miroir brisé avec mille reflets perdus, et soi en mille morceaux !
Labyrinthe. Puzzle à reconstituer.

Et c'est d'autant plus casse-gueule concernant un psy de distinguer "le bien" et le "mal", (ou le "normal" et l'anormal...) en restituant après-coup sa propre implication et son propre ressenti.
Entre confiance passée, et revendication plus ou moins consciente de "soins", d'amour, d'attention, et d'autres "désirs" tout aussi LÉGITIMES en analyse, mais manipulés délibérément par un psy pervers...
C'est sa vie entière depuis son enfance qui revient au galop et en accéléré, comme quand on meurt dans un film !
La relation finale avec mon psy m'a fait cet effet-là : choc, bouleversement total de ma vie, de mes croyances, de mes valeurs. Effet de cataclysme...de catastrophe et de saccage, ce sont ces mots-là qui me semblaient justes.
Alors "Sage comme une image", tu parles !
Quel désordre ! Tremblement de terre, tremblement du temps, secousses existentielles à vomir, et impression de devenir folle, oui !
Ceux qui ont été en analyse ne semblent pas le comprendre ...tout en reconnaissant l'importance exceptionnelle de leur psy dans leur vie, et leur structuration psychique en conséquence.
J'insiste donc publiquement et AVANT TOUT sur la responsabilité PROFESSIONNELLE d'un psy.
Ce qui n'empêche pas, bien sûr, une remise en cause plus... personnelle, mais dans un autre cadre que la plainte contre un professionnel !



Autre probléme de l'"image des psys" extérieure à une relation individuelle : c'est le problème d'une communication réaliste face à l'idéalisation des psys (et des "Docteurs" !) dans notre société française.
...Etres humains aussi imparfaits que d'autres, au savoir tout aussi relatif, et à la sagesse toute aussi incertaine...pourquoi faudrait-il "croire" en leur bienveillance particulière et leur faire confiance aveuglément sans poser de questions (mais mon psy ne répondait pas aux questions, pas plus que sa Société de psychanalyse contactée par la suite).
...Alors dire simplement "bonjour monsieur" (ou madame !) plutôt qu'utiliser le titre de "docteur" remettrait en perspective une relation "professionnelle" qui me semble ni plus ni moins fiable que beaucoup d'autres.
Sachant que d'autres professionnels répondent aux questions de leurs clients, et ont une déontologie plus claire en cas d'abus des "mauvais professionnels".

Mais avec les psys, le paradoxe est de distinguer les "bons" et les "mauvais" professionnels quand la justice ne le fait pas !
Autant dire à une femme violée dont le violeur n'est pas arrêté qu'elle doit faire confiance à des inconnus ! L'injustice, ca n'aide pas à y voir clair.
Et j'ajoute que la perversité de certains psys n'est pas seulement celle d'une transgression sexuelle, provocation la plus évidente d'une "Loi" éthique (mais sans valeur juridique) qui interdit "l'inceste professionnel", comme disent les psys (qui ne le reconnaissent pas devant la justice).
Il y a quantité de "petites" déstabilisations très destructrices pour les patients. Il suffit de quelques mots, de suggestions ou d'interprétations tendancieuses, et aussi de comportements bizarres, comme si de rien n'était (prendre la main, embrasser parfois en partant, mais pas toujours ) ce qui qui trouble en laissant croire que c'est normal et habituel. Avec sa paranoïa personnelle, n'est-ce pas, qu'est-ce qu'on ne va pas imaginer !
Je pense par exemple à l'idée semée par mon psy de...divorcer d'avec mon mari (jamais envisagé de ma part !) pour aider mon fils dépressif à régler son "œdipe" et le "faire grandir" plus vite !
Étonnant non ? Ben pas forcément dans un contexte analytique...j'y ai donc sérieusement réfléchi (avec angoisse..), juste avant que le psy ne me saute dessus. C'était le chaînon manquant d'une pensée "analytique" plutôt tordue.
"J'aime jouer avec les gens" me dit le psy après-coup.
Mais comment s'en rendre compte en cours d'analyse ?
Moi je me sentais surtout honteuse de soupçonner quelquefois ce "bon" psy d'incompétence...surtout que tout le monde vous dit que "fuir son psy" c'est aussi "fuir ses problèmes" !
Voilà pour l'image des uns et des autres...
Et l'image des psys dans les mentalités est rarement analysée : aucun doute, aucune critique n'est tolérée.
C'est pourquoi je sais qu'il s'agit d'un "tabou", et aussi que c'est tres vilain de ma part d'essayer de donner une vision plus "objective" du métier.
Et oui, il y a les bons...et les méchants, comme partout.
Et on ne peut reconnaître les uns sans reconnaître les autres, car même si tout paraît confus et mélangé dans la vraie vie, l'analyse permet justement de remettre chacun à sa juste place.
Et un "bon" analyste devrait savoir rester à sa place, et il devrait etre sanctionné s'il ne le fait pas.
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Dernière modification par maparole94 15/11/2014 à 17h14.
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Vieux 15/11/2014, 16h46   #15
Artémisia
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Re : psy abus de faiblesse

Moi la relation finale avec mon psy m'a fait cet effet-là, dans un bouleversement total de ma vie, de mes opinions, et de mes valeurs : effet de cataclysme...catastrophe et saccage, ce sont ces mots-là qui me semblaient justes. Alors "Sage comme une image", tu parles !
Quel désordre !.. Tremblement de terre, tremblement du temps, secousses existentielles à vomir, et impression de devenir folle, oui.


C'est vraiment ce que je vis en ce moment, je suis en un tel chaos que cela m'inquiète. J'ai l'impression d'avoir ouvert la boite de Pandorre. Ce n'est pas tant les relatons sexuelles que je dénonce, c'est surtout le fait de ne pas avoir été là à mon retour, il n'a pas pris le relais avec la psy de l'hôpital, IL A PROFITE DE LA GREFFE DE MON FILS, et ça c'est inacceptable. Je suis allée le voir pour ne plus vivre ce genre de relation que j'avais connu par le passé. J'ai fonctionné avec lui à l'identique... il avait le mode d'emploi.

C'est porter plainte que je veux, comme je n'en attend rien de positif, je ne serai pas déçue, mais au moins j'aurai posé un acte. Je pense que ce serait intéressant d'avoir l'avis du conseil de l'ordre, juste comme un témoignage. Il faudrait que je puisse prendre des notes de ce qui va être dit où que je soies accompagnée.
Vous avez eu la possibilité de prendre des notes Ma parole ?
Vous aviez préparé votre dossier seule ? je vois la juriste le 24.

Quant à ses sms, il faut qu'ils soient retranscrits par un huissier où y a t'il un autre moyen ?

Il n'y a pas beaucoup de littérature sur le sujet, il me semble...
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Vieux 15/11/2014, 17h19   #16
maparole94
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Re : psy abus de faiblesse

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Posté par Artémisia
Moi la relation finale avec mon psy m'a fait cet effet-là, dans un bouleversement total de ma vie, de mes opinions, et de mes valeurs : effet de cataclysme...catastrophe et saccage, ce sont ces mots-là qui me semblaient justes. Alors "Sage comme une image", tu parles !
Quel désordre !.. Tremblement de terre, tremblement du temps, secousses existentielles à vomir, et impression de devenir folle, oui.


C'est vraiment ce que je vis en ce moment, je suis en un tel chaos que cela m'inquiète. J'ai l'impression d'avoir ouvert la boite de Pandorre. Ce n'est pas tant les relatons sexuelles que je dénonce, c'est surtout le fait de ne pas avoir été là à mon retour, il n'a pas pris le relais avec la psy de l'hôpital, IL A PROFITE DE LA GREFFE DE MON FILS, et ça c'est inacceptable. Je suis allée le voir pour ne plus vivre ce genre de relation que j'avais connu par le passé. J'ai fonctionné avec lui à l'identique... il avait le mode d'emploi.

C'est porter plainte que je veux, comme je n'en attend rien de positif, je ne serai pas déçue, mais au moins j'aurai posé un acte. Je pense que ce serait intéressant d'avoir l'avis du conseil de l'ordre, juste comme un téimoignage. Il faudrait que je puisse prendre des notes de ce qui va être dit où que je soies accompagnée.
Vous avez eu la possibilité de prendre des notes Ma parole ?
Vous aviez préparé votre dossier seule ? je vois la juriste le 24.

Quant à ses sms, il faut qu'ils soient retranscrits par un huissier où y a t'il un autre moyen ?

Il n'y a pas beaucoup de littérature sur le sujet, il me semble...


Pour les sms je ne sais pas comment les "valider".
Et je ne sais pas s'ils peuvent avoir une valeur juridique (les mails en ont une, mais c'est différent).

J'ai préparé seule mon dossier, car en plein procès pour escroquerie aux travaux, pas les moyens financiers de prendre un autre avocat. (Le psy le savait bien sûr !).
C'est tres cher, et peu d'avocats sont au courant de l'Omerta du Conseil de l'Ordre sur les abus sexuels des soignants. Or la "règle du jeu" s'en trouve constamment faussée.

L'avis du Conseil de l'Ordre est resté administratif, et évasif, et s'est bien gardé d'évoquer le fond du problème. Il peut tenir en une ligne disant que votre "demande"' (non précisée) n'est pas recevable pour telle ou telle raison : c'est la "vie privée" du Docteur par exemple, qui n'a "rien à voir" avec un quelconque problème déontologique...
Sans autre commentaire.
...Je me suis arrêtée après la "séance de négociation" où le psy a avoué sa "faute professionnelle" (ce sont ses mots !), mais contrairement à ce qui m'avait été dit, et malgré mes courriers en recommandé, le procès-verbal de cette séance ne m'a jamais été communiqué. Il paraît que c'est archivé.
Mais pas vu ce qui a été écrit !
Et je me battais juste pour ca : une trace de cette faute professionnelle, sans demander aucune réparation financière (comme je n'avais pas d'avocat).
Je précise que malgré son aveu, le psy a eu droit à un "Cher confrère vous faites un métier si difficile !". Mépris manifeste à mon égard : "'Madame nous ne comprenons pas les torts qui vous ont été faits !".
Mais moi j'ai compris ce qui m'avait jusqu'alors échappé, et j'ai arrêté les frais.
...J'ai quand même écrit à la section éthique du Conseil national de l'Ordre pour demander quelle était la régle éthique (et le texte juridique) concernant une relation sexuelle imposée en consultation. En joignant le dossier de la procédure en cours, et en renvoyant au "procès-verbal" que je n'avais pas eu.
J'ai reçu en retour un document... administratif qui m'expliquait comment porter plainte.
Sans un mot sur le fond du sujet : c'est ca le tabou !
Il s'agit de ne pas répondre à la question...pour éviter que se pose la question. Aucune question apparente sur les abus sexuels d'un soignant, c'est encore mieux que pas de réponse !


Je dois vous paraître bien pessimiste...et je le suis concernant le Conseil de l'Ordre.
Mais ça ne veut pas dire que je ne crois en rien, qu'il n'y a rien à faire, et que je ne ferai rien à ce sujet.
J'ai un autre point de vue, c'est tout.
Et ce n'est bien sûr que mon avis sur tout cela, car quelqu'un d'autre vous dirait sans doute autre chose ...
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Dernière modification par maparole94 15/11/2014 à 18h17.
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Vieux 17/11/2014, 10h55   #17
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Re : psy abus de faiblesse

Comme cette situation est difficile ! je ne vais pas bien, heureusement mon médecin m'a donné un anxiolytique en cas de besoin, j'ai du en prendre ce week-end, j'ai repris rendez-vous avec lui, j'ai le coeur qui bat la chamade, j'ai des maux de tête, j'ai peur que ça fasse monter la tension et c'est un cercle vicieux. Le fait d'être isolée n'aide pas, forcément.
C'est pour ne pas faire face à ces angoisses que je n'arrivais pas à cesser de le voir, maintenant que c'est fait c'est une horreur à vivre , être face à la réalité, mais pourquoi moi ? J'étais déjà assez abîmée, pourquoi en avoir rajouté, pourquoi ?
Il m'avait dit en cours d'analyse "je ne vous ferai jamais l'amour", je lui avais répondu "j'espère bien, je crois que j'en mourrais", j'ai l'impression d'en être morte. Je croyais que c'était dans le cadre du travail, je ne faisais pas de transfert amoureux, je n'avais jamais exprimé l'envie de faire une rencontre, il était plutôt une image paternelle, d'ailleurs au début de cet abus je lui ai dit que je rêvais beaucoup de mon père, il m'avait répondu 'ben appelle-moi papa", je suis dans l'incapacité de répondre même dans un tel cas.
Il faut que je tienne le coup...Pourquoi ai-je autant besoin d'être reconnue "abusée", je connais Ô combien le prix de la vie, pourquoi ne suis je pas capable de laisser passer, comme je l'ai déjà fait ??
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Vieux 17/11/2014, 14h55   #18
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Re : psy abus de faiblesse

Je suis un peu plus détendue que ce matin, le cardiologue que j'ai vu suite à mes soucis de tension m'a laissé un message samedi pour avoir des nouvelles, il est au courant), je suis passée le voir, il va appeler mon médecin, merci à lui pour cet appel et ces quelques minutes accordées, ça fait du bien.

Je suis passée à la sécu pour avoir copie de mes remboursements psy, impossible au delà de 6 mois, j' ai expliqué la situation, je peux écrire au Responsable des Prestations en joignant copie du sms où il écrit qu'il n'était plus mon analyste à cette époque, par la suite je peux adresser un courrier au Responsable des Fraudes.

Maparole, je relis vos messages, je voulais que vous sachiez que vous n'avez pas perdu votre temps en les rédigeant, il me faut du temps pour faire mon chemin .

Il parait que l'on revit des relations infantiles avec son analyste...

Alors Merci à vous Maparole et à ce forum parce que pour une fois je prends de la place rien que pour moi.
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Vieux 18/11/2014, 05h12   #19
Artémisia
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Re : psy abus de faiblesse

J'ai vu mon généraliste, je lui ai dit que j'avais besoin qu'un professionnel me dise que c'était ignoble ce que mon psy m' avait fait, il a eu du mal à me dire "qu'il ne s'était pas montré professionnel" "il vaut mieux oublier puisque maintenant vous en êtes sortie", quant à la plainte, il m'a clairement dit que le conseil de l'ordre allait noyer le poisson et que j'allais y laisser des plumes et que psychologiquement ce serait trop difficile à supporter.
C'est quand même un abus de faiblesse aggravé par le fait que je suis en invalidité, ça n'a pas l'air de choquer.
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Vieux 18/11/2014, 23h45   #20
Artémisia
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Re : psy abus de faiblesse

Je suis de plus en plus mal, j'ai des angoisses qui montent, c'est la première fois que je vis ça. Je ne sors que pour aller chez le médecin, je n'ai plus de goût à rien, c'est en boucle dans ma tête, il a même eu le culot de me dire qu'il ne m'aimait pas quand j'étais en analyse sur le divan, ça m'a fait un mal fou, moi qui ai tant donné, pas étonnant que je me sentais seule dans le bureau, mais une fois de plus je n'ai rien dit. Impossible de le quitter, c'est ça qui est dingue.je n'ai jamais pu l'appeler par son prénom, quelque part c'était mon psy donc il ne pouvait pas me faire du mal certainement...

Il m'a donné son ancien ordi portable, il l'a vidé mais il a oublié du courrier, moi qui ne voulait rien savoir sur sa femme, ni savoir où il habite, eh bien il restait la photocopie de la carte d'identité de sa femme, le N° de tél de sa femme quand elle a commandé des mirabelles, les activités de peinture de sa femme, des factures avec son adresse, et des photos, pour un psychanalyste c'est un acte manqué énorme. J'ai dit à la psy de l'association qu'il avait peut-être inconsciemment envie de rendre compte de son comportement. Il est obsédé par les femmes, quand je lui ai demandé pourquoi il avait choisi d'être psychanalyste "j'aime fouiller dans la tête des femmes", ça donne le frisson quand même d'entendre des choses pareilles, je crois que plus c'est énorme moins je suis capable de réagir, alors comme je ne sais pas mettre de limites...
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Vieux 19/11/2014, 01h45   #21
Eugénia
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Re : psy abus de faiblesse

Citation:
Posté par Artémisia
Je suis de plus en plus mal, j'ai des angoisses qui montent, c'est la première fois que je vis ça. Je ne sors que pour aller chez le médecin, je n'ai plus de goût à rien, c'est en boucle dans ma tête, il a même eu le culot de me dire qu'il ne m'aimait pas quand j'étais en analyse sur le divan, ça m'a fait un mal fou, moi qui ai tant donné, pas étonnant que je me sentais seule dans le bureau, mais une fois de plus je n'ai rien dit. Impossible de le quitter, c'est ça qui est dingue.je n'ai jamais pu l'appeler par son prénom, quelque part c'était mon psy donc il ne pouvait pas me faire du mal certainement...

Il m'a donné son ancien ordi portable, il l'a vidé mais il a oublié du courrier, moi qui ne voulait rien savoir sur sa femme, ni savoir où il habite, eh bien il restait la photocopie de la carte d'identité de sa femme, le N° de tél de sa femme quand elle a commandé des mirabelles, les activités de peinture de sa femme, des factures avec son adresse, et des photos, pour un psychanalyste c'est un acte manqué énorme. J'ai dit à la psy de l'association qu'il avait peut-être inconsciemment envie de rendre compte de son comportement. Il est obsédé par les femmes, quand je lui ai demandé pourquoi il avait choisi d'être psychanalyste "j'aime fouiller dans la tête des femmes", ça donne le frisson quand même d'entendre des choses pareilles, je crois que plus c'est énorme moins je suis capable de réagir, alors comme je ne sais pas mettre de limites...
Je n'ai peut-être pas tout bien lu, mais casse avec ce mec.

Un soignant n'a pas le droit de te dire, tant qu'il est ton soignant, qu'il t'aime ou qu'il ne t'aime pas, c'est très-très violent qu'un soignant te dise qu'il t'aime ou ne t'aime pas, ou alors, s'il y a vraiment une attirance partagée, il choisit son camp, et t'adresse à un confrère ou une consœur.
Mais il est trop pleutre ou manipulateur pour ça...

Et même s'il n'était pas ton psy, ce n'est vraiment pas net de sa part de te donner un ordi, et de plus pas vraiment vidé.

Il se joue de toi et te manipule : fais ton possible pour lui échapper.

Une fois échappée, tu auras fait le principal pour toi.

Et si tu n'arrives pas à déposer une plainte à l'Ordre, c'est pas si grave que ça : Mets-toi à l'abri d'abord.
Fais les choses dans l'ordre.
Coupe d'abord les ponts avec ce type.

Tu verras ensuite ce que tu peux faire, si tu le peux, pour éviter à d'autres les mêmes embrouilles, mais pense à toi d'abord !
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Vieux 19/11/2014, 10h39   #22
terrienne
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Re : psy abus de faiblesse

Bonjour Artemisia,
je suis peinée de lire votre désarroi. Je comprends votre ressenti. Vous n'arrivez pas à avoir du recul face à cette situation et c'est normal!

Étre psy, généraliste, chirurgien,avocat, juge, ministre ou que sais-je encore, n'empêche pas d'être un désiquilibré ou une raclure!
Quelques années d'études de plus ou une situation sociale élevée ne veulent pas dire que la personne est un être exptionnel.
Vous êtes tombée sur un prédateur sexuel, un pervers narcissique doublé d'un misogyne. Il est tellement peu sûr de lui qu'il préfère abuser de femmes en detresse psychologue.

Que vous dire? Vous êtes la seule à pouvoir vous sortir de votre état actuel, vous êtes la seule à vous dire qu'il faut vous en sortir. Pensez à votre fils, il faut vous ressaisir pour lui.
Ce type ne vaut pas la peine de vous 'tuer' psychologiquement, nous nous faisons tous avoir pour une raison ou pour une autre.
il faut absolument sortir du brouillard dans lequel vous êtes pour pouvoir agir.
Ce type ne mérite pas que vous vous détruisiez comme vous le faites, vous voulez qu'il gagne? Qu'il arrive à ce qu'il veut?

le meilleur moyen de vous en sortir est d'arrêter de culpabiliser et de mettre de l'ordre dans votre tête, il faut aller de l'avant, ce n'est pas la fin du monde, c'est lui qui devrait avoir honte et aller se faire suivre par un psychanalyste réfèrent !! C'est lui qui a un problème, pas vous.
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Vieux 19/11/2014, 10h51   #23
Green_Valerianne
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Re : psy abus de faiblesse

Bonjour Artemisia,

Je pense que c’est important que vous soyez reconnue abusée, et même si ça sera probablement un parcours du combattant, important donc que vous fassiez un signalement de ce médecin.

Dans beaucoup de corporatismes (corporatismes professionnels, mais même corporatismes autres, je pense par ex au milieu religieux), ce genre de sujet dérange, et est tabou. On n’en parle pas, ou peu, et cela fait beaucoup de dégâts pour les victimes.

Evitez aussi de vous isoler, parlez en à un tiers (ami, mais aussi avocat, médecin, psychologue…), car l’isolement peut être un piège, vous faire culpabiliser notamment. N’oubliez surtout pas qu’il y a un agresseur (ce psy) et une victime (vous).

Concernant sinon le milieu psy (que maparole94 dénonce dans tous ses posts), je serais bien plus mesurée qu’elle ; je pense qu’il y a d’excellents psychanalystes qui savent d’ailleurs reconnaître ces abus. Ce genre d’abus vient souvent d’une personne en situation de pouvoir (réel ou fantasmé), et qui en profite. L’apanage des pervers narcissiques effectivement. Et je pense que ce sont ces types de personnalités qu’il faut condamner, non une catégorie professionnelle, où, comme dans chaque métier, il y a de tout (des personnes éthiques et d'autres, qui ne le sont pas).
__________________
"The game is rigged, but you can't lose if you don't play." (The Wire)
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Vieux 19/11/2014, 11h06   #24
Artémisia
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Re : psy abus de faiblesse

Bonjour Eugénia, merci de ton soutien.
Je ne le vois plus depuis le début du mois, mais j'ai eu un mal fou à cesser la relation, c'est un attachement vraiment particulier quand on est en analyse. Il a fallu que j'en parle à mon médecin et que j'aille voir la psychologue d'une association pour être aidée.
Oui c'est très très violent de l'entendre dire qu'il ne m'aimait pas à l'époque, sous entendu avec le sexe je t'aime bien. Répétition...
Avec mon esprit carré et mes avis tranchés, bien sur que ça explose dans ma tête à ce moment là, les mots restent dans la gorge et je ne dis rien, mon visage n'exprime rien. Le "professionnellement comment tu peux dire une chose pareille et ensuite sur le plan bêtement humain" Ce ne sont pas des réflexions que je me fais après coup comme : "j'aurai du dire...", ça ne sort pas, c'est coincé, parfois je me dis qu'il ne m'a vraiment jamais écoutée, sinon il saurait ce que je pense de lui, puisque ce fonctionnement fait partie de mon problème.
Donc j'ai une part de responsabilité, je l'ai laissé faire ....et c'est comme ça que j'ai dormi deux heures cette nuit parce que je repasse le film sans cesse...
Je vais porter plainte au conseil de l'ordre pour moi et pour toutes les autres. Comme je n'ai plus goût à rien, le conseil de l'ordre ne peut pas m’abîmer plus.
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Vieux 19/11/2014, 12h41   #25
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Re : psy abus de faiblesse

Bonjour Terrienne, Bonjour Green-Valérianne,merci également de votre soutien.

Je suis vite déstabilisée par un comportement, une réaction qui me paraît inadaptée, par exemple le fait que le généraliste (le regard fuyant, le stylo qu'il tourne entre ses doigts) ou la psychiatre ("on est toujours deux dans une histoire...")ne se positionnent pas clairement face à cette situation.
Moi j'attends un discours clair "Non, un psy n'a pas le droit de toucher une patiente!", et là est tout mon problème, ma fragilité due à mon éducation, mon histoire fait que je ne m'autorise pas à penser par moi-même, de ce fait je reste muette, l'autre n'a plus de limites parce que en ""position de pouvoir", je suis bien consciente de tout ce fonctionnement mais à l'arrivée, c'est moi qui suis abîmée dans la relation à l'autre.

C'est pour cette raison que j'ai entamé une analyse, au cours du premier entretien je lui ai dit "j'ai besoin d'une autorisation, je n'arrive pas toute seule à m'autoriser à .."
Terrienne, je ne suis pas impressionnée par la position sociale de l'autre, ce n'est pas à ce niveau là. Il faut absolument que je fasse le tri dans mon esprit, mais c'est très difficile d'admettre qu'à un moment donné j'ai perdu mon esprit critique.
Je pensais justement à demander cette sanction, qu'il ait un suivi psy avec un confrère compétent, parce qu'il n'a pas conscience de ce qu'il fait.
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