L’une des principale cause de ces difficultés est le fait que l’université soit "aux mains" quasi exclusive des spécialistes.
Les généralistes enseignants ont du batailler ferme depuis des années pour y trouver leur place.
Les moyens mis à la disposition des départements de médecine générale sont souvent (mais pas toujours, cela dépend des facultés) misérables. Les autres spécialités peuvent s’appuyer sur des services hospitaliers correspondants et leur locaux. Ce n’est pas le cas de la médecine générale qui vivote comme elle peut et s’appuye sur le quasi bénévolat de ses enseignants.
Il faudrait en fait mettre la médecine générale sur un pied d’égalité avec les autres spécialités : services de consultation gérés par des médecins de ville avec des internes, des chefs de cliniques, des chefs de service titulaires.
On ne peut demander à des étudiants à qui cette spécialité est cachée pendant des années de la choisir en fin d’études.
Si rien n’est fait, il sera trop tard dans deux ans, et ce sera un facteur supplémentaire d’explosion des comptes de la santé.