statistiques de l’inserm
Effectifs et taux standardisés pour 100 000 ha.
(Moyenne annuelle sur la période de 3 ans)
Chapitre : Tumeur maligne de la prostate
Zone : France métropolitaine
Tous âges Moins de 65 ans
Masculin Féminin Total Masculin Féminin Total
Période Eff Taux Eff Taux Eff Taux Eff Taux Eff Taux Eff Taux
1981-1983 7263 53.0 0 0.0 7263 17.5 559 2.9 0 0.0 559 1.4
1984-1986 7902 53.0 0 0.0 7902 18.0 706 3.3 0 0.0 706 1.5
1987-1989 8791 56.8 0 0.0 8791 19.4 727 3.3 0 0.0 727 1.6
1990-1992 9154 56.6 0 0.0 9154 19.4 711 3.3 0 0.0 711 1.6
1993-1995 9246 54.4 0 0.0 9246 18.7 669 3.1 0 0.0 669 1.5
1996-1998 9312 51.9 0 0.0 9312 17.9 634 2.9 0 0.0 634 1.4
1999-2001 9202 48.2 0 0.0 9202 16.8 571 2.6 0 0.0 571 1.3
2002-2004 9274 45.9 0 0.0 9274 16.0 586 2.6 0 0.0 586 1.2
2005-2007 9009 40.9 0 0.0 9009 14.4 580 2.3 0 0.0 580 1.1
2008-2010 8972 37.3 0 0.0 8972 13.3 613 2.1 0 0.0 613 1.0
On peut conclure de ce tableau, qui montre une baisse régulière et importante du taux de décès de 1987 à 2010, imputable à la réussite du travail des urologues et des oncologues, que le nombre de vies sauvées en 2010 est de 8972 (56.8-37.3)/37.3 = 4690, dont 613 (3.3-2.1)/2.1 = 350 concernent des hommes de moins de 65ans. Ces résultats sont à mettre en balance avec 6000 cas (20% des 30.000 prostatectomies), où les hommes subiront des séquelles, dont 1000 environ concernent ceux-là mêmes qui ont été sauvés. 5000 cas de séquelles concernent donc effectivement des hommes qui n’auraient jamais développé de cancer. La difficulté réside dans le fait que personne ne peut dire, avant de subir une prostatectomie, s’il va subir cette opération ( ou radiochirurgie ou autre) pour rien mais sans séquelle ( deux tiers), s’il va la subir pour rien avec séquelles ( un sixième), ou s’il va être sauvé d’une mort précédée d’atroces douleurs (un sixième). Quant à ladite réussite du travail des urologues et des oncologues, elle est principalement imputable au développement des dépistages.