Cité dans l’article de Dominique Dupagne, je viens de rédiger un nouvel article sur Vitale 3. Quelques remarques sur le texte :
Nous retrouvons là un comportement typique de l’Assurance Maladie : mettre en place une action fumeuse ou fumante, nier ou minimiser les dégâts, inventer des avantages potentiels et enfin généraliser ou renforcer la fumée pour mieux masquer l’absurdité de la mesure initiale. Il faut reconnaître que sur ce dossier précis, même l’Assurance Maladie traîne des pieds devant les injonctions gouvernementale.
L’Assurance Maladie est loin d’avoir terminé la distribution de Vitale 2. On peut estimer qu’il y a 16 à 17 millions de cartes Vitale 2 en circulation. On est loin des 50% annoncé par Nicolas Sarkozy. Il faudra donc de nombreuses années avant que l’ensemble des assurés disposent d’une carte avec photo. Dans ce contexte déjà difficile, on image mal que l’Assurance maladie qui finance le remplacement, il aurait coûté hors frais de distribution déjà 177 M€, souhaite une nouvelle génération de cartes !
La fraude à carte Vitale est une réalité. Elle touche quasi exclusivement les étrangers en situation irrégulière en France, car la totalité des résidents bénéficient de l’assurance maladie par leurs cotisations ou au titre de la solidarité nationale.
Je ne sais pas d’où Dominique Dupagne tire ses sources. Il faut surtout rappeler que la fraude à l’assurance maladie ne concerne pas seulement les assurés mais surtout les établissements de santé et les professionnels de santé... et n’a pas besoin de cartes Vitales ! Il existe effectivement une fraude aux droits (CMU-C et AME) estimée en 2010 à 2.5 M€ sur un total de 156 M€ détectés par l’assurance maladie. Cette fraude au droits s’appuie surtout sur les attestations de droits papier (sans date de fin) délivrés aux demandeurs dans l’attente de la production de cartes Vitales 2. Ces attestations peuvent être aisément photocopiées. Comme le dit plus loin Dominique Dupagne, il est certain que tout mécanisme, on l’a vu avec le passage de Vitale 1 à 2, qui augmente l’attente de la carte, mécaniquement augmente le nombre d’attestations en circulation. La fraude à l’assurance maladie est permise aussi par les fausses ordonnances, avec revente et trafic de médicaments. Les prescriptions hospitalières dans lesquelles il est souvent impossible d’identifier le médecin, sont très utilisées, recopiées, modifiées grâce aux moyens informatiques courants.