J’insiste néanmoins.
Le problème n’est pas (vraiment pas à mon avis) combien d’actes on fait, en combien de temps, qui va plus vite. On peut laisser ce genre de débats pour les cours de récréation.
Le problème est vraiment qu’est-ce qu’on fait avec le patient pendant le temps qu’on passe avec lui.
Si on accroît sa capacité à se prendre en charge, ses compétences pour faire ses propres choix hors de toute influence commerciale et orientée, pour sa santé, alors on le verra moins souvent au cabinet mais il sera en meilleure santé. Il faut donc intégrer la médecine préventive dans les compétences du médecin . Médecine préventive dans le sens d’éducation à la santé. Et c’est tout un art.
Evidemment c’est une autre approche de la médecine, moins technique, moins thérapeutique, moins coûteuse...
Et évidemment si on met un médecin formé à faire de la médecine libérale telle que la formation est faite actuellement avec les influences qui l’on sait seul dans un cabinet avec un salaire, il va faire la même chose qu’il fait d’habitude mais plus lentement.
La demande restera donc la même (la iatrogénie aussi) et il faudra plus de médecins pour faire le même travail.
Toi qui raisonnes tant sur la démarche qualité tu devrais comprendre cela.
Il faut travailler en amont sur la formation des médecins, sur leurs motivations mais aussi en parallèle sur l’esprit critique des patients et sur leur capacité à se prendre en charge.
Un bon médecin c’est, comme un bon parent, celui qui apprend aux patients à être autonomes et à se passer de lui et non celui qui les rend dépendants.