J’ai un DESS Droit de la Santé publique, Droit Médical &Pharmaceutique, mention économie de la santé. J’ai également un Master en ingéniérie de la Protection sociale...
Je crois que tout est dit... :)
Un yakafokon de plus...
La où j’ai remplacé pendant 5 ans, il n’y avait pas d’avocat à moins de 50km.Est-ce une définition d’un désert juridique ? Ou est-ce tout simplement qu’on ne se pose pas la question parce que la nécessité fait qu’on fera cette distance qui de toute façon est la distance nécessaire pour aller au tribunal... (alors que pour les médecins, on considère qu’ils faut qu’ils soient au garde-à-vous, à notre porte, disponibles 24/7, et déjà bien contents d’être payés, là où tous les services publiques se désengagent)
Prenez un RdV avec un avocat et essayez de l’avoir pour le jour ou même la semaine courante...
Il existe par ailleurs l’aide juridictionnelle ("la CMU du tribunal"), pour les faibles revenus (bien insuffisante d’ailleurs).http://vosdroits.service-public.fr/...
Enfin, les mairies mettent souvent en place des consultations-conseils gratuites via les CDAD (pour les consultants mais payées par nos impôts). http://vosdroits.service-public.fr/...
La coercition conventionnelle/administrative des médecins sera peut-être la perte de la SS mais pas des médecins (tout au plus ca purgera certains mabouls :) ), il y aura toujours des malades... Ce sera le remplacement de la mutualisation (Sécu et mutuelles) par la gestion de risque (assurances). Mais ce ne sont pas les médecins eux-même qui creusent la tombe mais le dogmatisme des tutelles qui refusent de voir les réalités du terrain et restent la tête vissée dans leurs référentiels, rideaux de fumées, qui leur évitent de se remettre en question et de se souvenir qu’il y a dans cette grande (et difficile) équation, de l’humain et des humains.