Bonjour,
Le fait que l’on ne trouve pas de généralistes prêts à s’installer et que l’on trouve des urgentistes salariés plutôt facilement devrait pourtant vous interpeller. Cela définit bien l’attractivité supérieure du métier d’urgentiste par rapport à celui de MG.
Contrairement à un MG libéral, un urgentiste est indemnisé quand il tombe malade (ou quand elle tombe enceinte). Un urgentiste qui n’est pas de garde ne voit pas les gendarmes débarquer chez lui pour le réquisitionner parce que l’hôpital du coin n’a personne. Un urgentiste n’est pas payé par trois chèques par heure et ne doit pas justifier l’achat du moindre timbre au stylo. La rémunération n’est pas centrale, ce sont les conditions de travail. Mais si le métier était mieux rémunéré, les MG auraient des secrétaires et SURTOUT ils seraient plus nombreux sur le terrain.
Votre exemple est excellent car il montre l’illisibilité de la souffrance du généraliste pour les gens qui ne baignent pas dans ce métier. C’est pourquoi je suis persuadé qu’il n’y a aucune solution tant que le système n’aura pas explosé.
Et puis il y a le respect lié aux honoraires. Quand je faisais des remplacements, j’ai été marqué par un fait humiliant : je ne sais plus quel était le montant de la visite à domicile, mais ils restait deux ou trois francs à rendre sur un billet. Il m’est arrivé plusieurs fois d’entendre "gardez la monnaie docteur".