Je ne conteste en rien vos arguments (sauf pour le compagnonnage des Généralistes : il me semble que cette spécialité est très récente, non ? Quid des généralistes "diplômés" avant (en somme l’immense majorité aujourd’hui...))
Ce qui me gêne depuis le départ :
L’Ass Mal a depuis 1999 généralisé l’accès à une assurance santé à l’ensemble de la population ;
En conventionnant les médecins elle a permis de faciliter leur accès par les patients ;
Comment aujourd’hui lui reprocher à elle seule les maux du sytème ?
Comment lui reprocher l’exode des médecins vers les villes les plus attractives et rémunératrices ? Comment lui reprocher de tenter de maîtriser les dépenses de santé, alors que c’est elle qui paye au final (les assurés bien entendu, mais forme de mandat de gestion : la Sécu=Salarié+Patronnat (pas l’Etat à ce que je sâche (à nuancer il est vrai :)ni les médecins à ce titre)
Comment lui reprocher de vouloir harmoniser les pratiques médicales pour éviter une divergence territoriale dans la qualité des soins ?
Pour le Mediator, je ne partage que très partiellement votre avis : certes Afssaps & co sont responsables de l’AMM et du suivi pharmologique...Mais la question a notamment était : pkoi un médecin a prescris hors AMM/NGPS un tel produit ? La responsabilité du médecin va être engagé (ou l’a été d’ailleurs), et il ne fait aucun doute qu’elle sera retenue civilement et pénalement dans ce cas là.
La sinistralité médicale n’est pas en hausse exponentielle, je suis désolé : le fait est qu’avant le médecin pouvait s’extraire de sa responsabilité, au regard des avancées scientifiques connues (si vous me permettez c’est pareil que pour le cancer ou alzeimer : augmentation du nombre de cas...ou bien avant on ne poussait pas le diagnostic ?)Hormis certaines spécialités (chirurgie/obstétrique), les primes d’assurance n’ont pas explosé. Les recours non plus...les expertises+procédures étant tellement longues qu’une indemnité pour préjuice corporelle peut prendre plus de 10 ans avant d’être allouée à une victime.
L’iniatiative médicale est protégée par l’alea thérapeutique et l’information claire et adaptée faite au patient.
Si je ne connais le milieu médical que très partiellement et très superficiellement, cette connaissance me permet à minima de nouer de véritables échanges lors des commissions paritaires locales, développant, de l’avis même de corps médical présent des relations de confiance Méd/AM, et allant toujours dans le sens du patient. Je vous retourne alors cet argument à mon sens quelquepeu suffisant de votre part pour la connaissance du système de protection sociale ou du système assurantiel !
Vous me contredirez peut être ou sûrement même, mais un Médecin peut à tout moment dénoncer la Cv°.Ses patients, puisqu’il est extrêment compétent, empathique, et sympathique en outre, continueraient de le consulter, non ? (puisque la rémunération n’est pas le facteur bloquant pour les patients d’après ce que j’ai pu lire dans les commentaires) Dès lors il pourrait appliquer les honoraires libres à la mesure qu’il juge nécessaire. Pkoi alors n’assistons nous pas à ce phénomène, si ce n’est en masse , au moins de façon même épisodique ?
Le Médecin est il à ce point philanthropique qu’il se soucie de l’accès aux soins de ses patients et donc préfère subir les errements d’une Cv° malhonnête, risquant de mettre en péril sa pratique (rendement des consultations) pour survivre en dégageant une marge infime de rémunération, avec en plus un malaise profond pouvant conduire au suicide ou à un RPS, plutôt que de la dénoncer et de pratiquer enfin librement ? Quel est la plus value du conventionnement médical pour un praticien ? si vous répondiez aucun, justement ! => sortez du système...ah enfin un peu de démagogie populiste, "la Cv° aime la ou casse toi !" ; évidemment je plaisante, mais reprenez une réflexion dans son ensemble et non seulement sous le prisme de votre pratique (...)