Les CHU certes mais les hôpitaux en général ont de tels critères de "bon fonctionnement" que la place du soignant et du patient se ratatine ...
De ce fait la Médecine dites "de ville" se meurt par la campagne mais pas seulement puisque les hôpitaux généraux même dans des départements riches sont en faillite tant financière que morale.
Le problème de la couverture du territoire se pose or c’était la grande qualité du système de soins en France de pouvoir bénéficier de soins de qualité sur tout le territoire ce qui n’est plus possible vu le choix d’une politique basée sur des critères quantitatifs, technologiques ou l’évaluation est biaisée par le "facilement évaluable" sans tenir compte de la part du "care" dans le soin.
Le logiciel a été changé mais pas le matériel bien au contraire les effecteurs ,les praticiens tant en ville qu’à l’hôpital sont devenus rares.Ainsi les CHU sont remplis par des diplômes étrangers alors qu’ils doivent former des praticiens .
Reste que la"ville" comme on dit ne peut pas assurer : les sorties de plus rapide de l’hôpital, les urgences, les pathologies chroniques,le maintien à domicile, la prévention,la gestion du système ,la formation ...ainsi la Médecine Générale est en première ligne et nous voyons nos journées s’intensifier sans cesse alors que nous n’avions déjà pas beaucoup de temps pour penser auparavant.
Sur qu’il faut faire évoluer le système et que le couvercle universitaire devient insupportable ;il faut dénoncer la mise à l’écart constante de la Médecine générale comme si la faculté ne s’intéressait qu’à l’internat qui ne permet même plus de pourvoir les postes de spécialités ,l’excellence pour quelques uns au milieu d’un système délabré ne permet plus le progrès .
Les jeunes l’ont bien compris la Médecine Générale n’est pour la technostructure du soin pensée que comme utilisable pour pallier au manque du système ce qui fait du Médecin Généraliste un supplétif bombardé de concepts de "qualité des soins" "DPC" "P4P"sans qu’on ne lui assure une carrière pérenne même pas une fin de carrière pérenne posant du même coup le problème du salariat de la nationalisation et donc de la fin de l’exercice libéral en pratique sans que cette évocation soit idéologique et c’est peut être cela qui est nouveau...