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La guerre des Alzheimer
Des rumeurs sur le déremboursement des médicaments de la maladie d’Alzheimer enflamment les médias depuis une semaine

Panique chez les neuro-gériatres français : il serait question que la Commission de Transparence de la Haute Autorité de Santé publie un avis rétrogradant à "faible" l’intérêt des médicaments anti-alzheimer. Cette mesure pourrait aboutir à une baisse du remboursement de ces médicaments, voire à l’arrêt de leur prise en charge par l’Assurance Maladie.

Apparemment effrayée par son audace, la commission, toujours aussi mal nommée, aurait communiqué sa décision provisoire aux industriels du médicaments "pour avis".

J’aurais bien aimé pouvoir donner mon avis aussi. Et pourquoi pas également quelques sociétés savantes ? Curieuse transparence à sens unique vers les fabricants.

Certains notables de l’Alzheimer ont pu avoir connaissance de cette décision (par quel canal ?). Ils se répandent dans les médias pour expliquer quel désastre représenterait le déremboursement de leurs médicaments fétiches.

Je ne rentrerai pas dans le débat scientifique. D’autres le feront bientôt mieux que moi. Mon confrère Jean-Yves Nau a publié un billet au vitriol sur le non-sens économique et sanitaire du remboursement de ces médicaments.

Je voudrais juste répondre aujourd’hui à Christophe Trivalle qui a rédigé un article dans Le Monde le 19 septembre. Il s’y plaint de la Revue Prescrire, de syndicats de médecins généralistes, et de "médecins influents sur le plan médiatique". Il fait ainsi écho aux propos du Pr Bruno Dubois, qui parle de "lobbys anti-Alzheimer", tout en présentant une étude peu convaincante montée en épingle pour l’occasion. Christophe Trivalle explique que la maladie va disparaître si les médicaments sont déremboursés. Veut-il dire que la maladie est apparue avec les médicaments ? Qu’elle n’existait pas auparavant ? Quelle belle illustration du Disease Mongering.

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Conférence CLEF

Ma réponse à Christophe Trivalle sera muette, elle consiste en deux passages d’un même document : la première et la dernière page d’un programme de congrès qui m’a été signalé par Nicolas Cornière. Il semble que si désastre il y a avec le déremboursement de ces médicaments, il ne concerne pas forcément les malades.

Ces deux extraits sont suffisamment parlants pour ne pas nécessiter d’explications.