En réponse à :
4 septembre 2012 22:16, par drstemel
On voit bien que ces propositions concrètes peuvent permettre d’inciter les internes de MG à travailler dans de bonne conditions au sein de ces MUSts dans beaucoup de coin de France sans coercition et avec le plaisir de pratiquer de la MG. Mais apres ce cursus ? Tous ne pourront pas rester dans ces Musts . Cela ne peut etre qu’une étape . Cela ne peut en aucun cas etre une finalité au problème des deserts medicaux qui ne sont que la vitrine de la désaffection du metier de MG . Sans d’autre mesures concrètes de valorisation du metier , les MuSt côtoieront les devissages des autres MG à bout de motivation et le retour au salariat des jeunes medecins sortis de ce cursus universitaire . . Vous évoquez ces mesures dans ce "quoi d’autre ? " Or c’est dans ce "quoi d’autre " que ce situe le nœud du problème et sa solution. Il faudrait pas que l’on l’ oublie et surtout pas le gouvernement . Il faut une véritable valorisation financière du metier de médecin pour garder le même revenu pour moins d’heure de travail . La est le véritable enjeu. Il faut aussi une protection sociale digne d’un salarié du privé . Tout cela passe par une augmentation importante du revenu brut direct ou indirect ( prestation urssaf / carmf ). Le salariat est trop couteux pour la société .Personnellement je pense que le paiement à l’acte augmenté à 50€ le Cs ( norme européenne basse) serait le plus pertinent car il permettrait la fin de la surconsommation médicale devant l’avance de frais et le reste à charge possible. Ce serait probablement la fin de la course à l’acte qui est source d’une medecine de moindre qualité. Seulement beaucoup sont contre et probablement le gouvernement le premier car politiquement incorrect et risque de difficulté d’accès au soins pour la population ( bien que l’on peut en douter au vu de la prospérité des ostéopathes à 40€ minimum non remboursé !). Reste le forfait annuel associe à un Cs bas bloqué . Forfait qui doit etre conséquent et au prorata de sa clientèle. Seulement il sera certainement vu comme un enrichissement direct du medecin par la population et l’Etat s’il n’est pas donné en contre parti d’une amélioration de la qualité des soins et de l’acces aux soins. Une idée intéressante pourrait être le forfait indirect ou compte forfait qui serait annuel pour chaque medecin. Il s’agirait d’un compte ouvert CPAM . Chaque medecin l’utiliserait pour payer ses logiciels medicaux et mises à jour, payer en parti son secretariat , sa formation et son materiel etc.., jusqu’au montant alloué. Cette souplesse permet d’utiliser son forfait selon sa pratique. Les débiteurs seraient éventuellement payés directement par la cpam via ce compte .Certains frais pourraient etre obligatoire pour la qualité des soins comme le traitement des déchets médicaux, la formation médicale , des logiciels d’aides à la prescription etc... Cela permettrai finalement d’augmenter son revenu net par la baisse de charge fixe et d’améliorer les conditions de travail par l’aide à l’emploi de secretaire ou de AGI . Forfait pouvant aussi être modulable selon le lieu et la forme d’exercice. Bref comme vous l’avez si bien montré , les idées ne manquent pas . Quand à la volonté politique , c’est une autre histoire .........