Une nouvelle théorie ouvre des perspectives pour plus de 50 millions de schizophrènes(Oss, Pays-Bas )27 novembre 2002
Un psychiatre hollandais,Jacques van Hoof, a imaginé un modele
théorique de la schizophrenie qui pourrait avoir des conséquences
sur le traitement et le dépistage précoce de la maladie.
- Plus de 50 millions de personnes dans le monde souffrent de schizophrénie, un grave trouble psychiatrique qui apparaît généralement chez le jeune adulte.
La médication permet de réduire les symptômes, tels que les délires et hallucinations, mais il est encore impossible de traiter réellement la schizophrénie, dont les causes sont attribuées à des facteurs génétiques et environnementaux.
La façon dont ces facteurs provoquent finalement la maladie, le processus pathogène, est toutefois encore inconnue.
Les recherches concernant cette maladie et des formes de traitement efficaces ont été jusqu'à présent limitées.
Le psychiatre Jacques van Hoof, qui travaille au GGZ Oost Brabant de Oss, aux Pays-Bas, a pu sortir de cette impasse grâce à une vision novatrice des causes de la schizophrénie.
L'utilisation de son modèle permet d'entamer des recherches plus dirigées sur le traitement et le diagnostic précoce de cette maladie.
Sa théorie a été largement reconnue au niveau international.
Une représentation simple d'une théorie complexe :
Le cerveau, et en particulier sa couche externe, le cortex, nous transmet des informations, des " cartes ", concernant notre relation avec le monde extérieur et continue à se développer jusqu'au début de l'âge adulte.
Les cartes précitées sont régulièrement réorganisées durant cette période à l'aide de deux mécanismes principaux : l'un qui associe des parties et l'autre qui les dissocie (ce dernier à des fins de traitement des informations séquentielles).
La dissociation a lieu à partir du cervelet et l'association depuis les noyaux basaux, des complexes centraux du cerveau.
Si les deux mécanismes sont utilisés de manière égale, ils permettent de créer un reflet aussi adéquat que possible de notre relation avec le monde extérieur.
Toutefois, ils sont parfois utilisés de manière très différente.
Plus la déviation par rapport à la moyenne idéale est importante, plus le risque de troubles est élevé.
Une utilisation excessive du mécanisme de dissociation et très réduite du mécanisme d'association entraînera une dissociation trop importante.
C'est ce déséquilibre qui finit par provoquer la schizophrénie.
En mars 2002, M. Van Hoof a effectué un exposé lors d'une conférence internationale sur la schizophrénie à Davos, en Suisse.
Parmi les sept contributions citées, son modèle a obtenu les meilleurs scores en matière d'originalité et de pouvoir de persuasion.
Acta Neuropsychiatrica a publié la théorie en détail dans son troisième numéro de l'année.
Elle sera également publiée dans la célèbre revue spécialisée Schizophrenia Research.
Pour plus d'informations, vous pouvez visiter le site internet:
http://www.ggzoostbrabant.nl/informatie/861-schizophrenia.htm