Je ne raconte rien qui ne m'ai été dit sur le forum médical.
Voici un extrait que m'a fait parvenir Phil qui recherche tout sur la génétique et la maldie."· L’origine génétique
Les progrès de la biologie moléculaire permettent donc progressivement d’identifier la manière dont les facteurs bio-environnementaux interagissent avec d’autres facteurs. Ainsi, de nombreuses études montrent
que la schizophrénie, comme toutes les maladies psychiatriques, est notamment due à l’action de plusieurs gènes, chacun jouant un rôle relativement faible, et interagissant avec ces facteurs.
Les études familiales montrent l’existence d’une concentration familiale de la schizophrénie dans laquelle la génétique intervient entre 50 % et 80 %, le risque global d’occurrence de cette maladie dans la fratrie étant
de 10 % (contre 1 % dans la population générale). Cependant, le mode de transmission de la schizophrénie demeure inconnu. Les études dites de “clonage positionnel ”, en réunissant des grands échantillons de
familles dont plusieurs membres sont atteints, ont permis d’étudier un grand nombre de gènes couvrant l’ensemble de la carte génétique. Ainsi, 27 localisations ont été suggérées, dont 4 ont été établies (sur les
chromosomes 6p, 22q, 8p et 3p). Il est donc peu probable qu’un gène majeur explique la majorité des cas de schizophrénie et l’on peut faire l’hypothèse que la maladie soit la conséquence de l’effet interactif de
plusieurs gènes mineurs et de facteurs environnementaux. En outre, la recherche de gènes “ candidats ”, c’est-à-dire dont le produit est a priori impliqué dans le processus pathologique en cause, constitue une
autre voie de la recherche génétique, qui permet de travailler sur un regroupement de symptômes plus homogènes et potentiellement plus proches du ou des gènes recherchés. A cet égard, plusieurs arguments
confirment que l’âge du début de la maladie est un symptôme candidat permettant de montrer l’existence d’un phénomène d’“anticipation” génétique, c’est-à-dire, au cours des générations successives,
d’aggravation de la symptomatologie et/ou d’avancée de l’âge du début de la pathologie.
D’ores et déjà, donc, les stratégies visant à identifier les facteurs de vulnérabilité génétique ont fourni des résultats prometteurs. “ Le XX e siècle a vu disparaître deux fausses conceptions de la schizophrénie : d’une part, si l’on conçoit que terrain génétique et facteurs environnementaux jouent un rôle dans l’apparition d’une maladie mentale, le vieux débat “inné/acquis” devient stérile ; d’autre part, la recherche “du gène de la schizophrénie” n’est plus de mise puisqu’il est vraisemblable que plusieurs facteurs de vulnérabilité génétique interviennent dans le déterminisme de cette maladie ”, explique le Pr Marion Leboyer de l’unité Inserm U.513 “ Neurobiologie et psychiatrie ”, responsable du groupe “ Psychiatrie génétique ”.
L’identification de ces facteurs, en améliorant la compréhension des anomalies du fonctionnement cérébral qui sous-tendent la schizophrénie et en identifiant la manière dont les facteurs environnementaux interagissent avec les facteurs génétiques devrait avoir un impact considérable à long terme. Elle devrait permettre de développer des stratégies thérapeutiques mieux ciblées et éventuellement de fournir des outils d’aide au diagnostic. Aujourd’hui, le temps de la recherche du “ tout génétique ” ou du “ tout environnemental ” est donc révolu, celui de la complexité psychiatrique s’ouvre maintenant."
C'est un peu long je vous l'accorde mais interessant.
Amitiés
Daniel