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UNE DOULEUR PARTICULIERE : LE CONFLIT PSOAS-PROTHESE TOTALE
DE HANCHE (PTH)
Michel LEQUESNE1 , Philippe Mathieu2, Daniel Bonnat3, Patrick Montagne4
1 Rhumatologue, 2 radiologue, 3 chirurgien orthopédiste, Hôpital Léopold Bellan, 75014
Paris, 4 chirurgien orthopédiste, 92200 Neuilly, France
Fruit d’une coopération rhumato-radio-orthopédique, la description du conflit psoas-PTH a
été faite en 1991 sur 6 cas, puis confirmée avec 10 autres cas en 1999, et par d’autres
équipes totalisant 40 cas. Il comporte, après un délai variable de 0 à 5 ans et plus, une
douleur inguinale électivement au dépliement de la hanche, en montant un escalier, en se
relevant d’un siège ; la pression sur l’aine est souvent douloureuse. Le signe majeur en
decubitus dorsal est la douleur à la déflexion lente, active, freinée entre 50° et 20°, surtout
en rotation externe de cuisse. On doit rechercher une hypoantéversion de la cupule (radio,
scan), un col trop long (face), et surtout, en TDM, sur les coupes axiales, en avant, une
découverture de la cupule par l’os, ou un débord de la cup, une vis saillante, un
cimentophyte. La bursite associée n’est pas rare (écho). Causes du conflit : cupule
débordante, trop volumineuse ou insuffisamment antéversée, cotyle dysplasique, col
prothétique trop long, vis ou ciment ectopiques irritant le psoas. Evolution : certains cas
sont peu gênants, d’autres s’amendent après une infiltration ciblée ou spontanément. Les
cas rebelles doivent être opérés : soit ablation de vis, de ciment ectopique, soit
changement de cupule soit, pour certains, ténotomie distale du psoas. Les résultats sont
bons, parfois incomplets.