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"Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"

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Forum : Santé Psy (Protected)
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cilloux (2292 messages) Envoyer message email à: cilloux Envoyer message privé à: cilloux Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 20:59  (GMT)
"Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Modifié le 14-12-07 à 10:25  (GMT)

sans intérêt

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  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? john00 26-01-05 1
   RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? Pinback 26-01-05 2
       RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? john00 26-01-05 4
   RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? cilloux 26-01-05 7
   RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? Aloes 27-01-05 15
 RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? Felipe 26-01-05 3
 RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? ACRO 26-01-05 5
   RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? cilloux 26-01-05 6
   RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? ACRO 26-01-05 8
       RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? cilloux 27-01-05 9
           RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? ACRO 27-01-05 10
           RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? ACRO 27-01-05 11
       RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? Felipe 27-01-05 12
           RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? Felipe 27-01-05 13
               RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? Felipe 27-01-05 14
                   RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? akdonf 27-01-05 16
                       RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? cilloux 01-02-05 18
               RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? cilloux 01-02-05 19
 RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ? john00 01-02-05 17

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Texte des réponses

john00 (52 messages) Envoyer message email à: john00 Envoyer message privé à: john00 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 21:56  (GMT)
1. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
je vais faire une réponse très courte ici, ma réponse pourrait engendrer des réactions fort peu plaisantes.

Si on rejette sa souffrance en se complaisant dedans, en se disant que de toute façon, quelque part, il y a des côtés positifs à être malade, ça peut, pourquoi pas, être positif au départ. Après tout, je me suis dit plusieurs fois que c'était bien que je sois en dépression majeure et que je rejette tout le monde autour de moi, car finalement, ça me laissait de l'espace libre et aussi du temps pour me remettre en question. Le fait d'être en dépression me force à faire une longue pause dans ma vie et ma dépression est réellement handicapante, au point où je perdrai complètement les pédales si je reprenais le travail demain par exemple (j'aurais de forts accès de violence envers ceux qui m'ont agressé verbalement, par exemple, je pense, ou ceux qui m'ont bien fait chier, pour la sécurité de tous et mon avenir, il vaut mieux que j'évite de retourner au boulot).

Quelque part, je suis content de cette maladie car elle me permet de me reposer principalement, de me retrouver face à moi-même, à mes responsabilités, à ma vie et à en faire un bilan. Et puis, je tire des avantages sadiques de la dépression, je me dis que si je veux prendre du bon temps en lisant plutôt qu'en travaillant, je peux le faire. Je me complais dans ma maladie en en tirant ce qui m'est profitable mais uniquement à titre personnel.

Puis il y a l'autre côté de la maladie, celui que l'on subit complètement. Dans mon cas, on a beaucoup de temps libre mais un moral la plupart du temps si bas qu'on a envie de rien faire. Alors on passe ses journées à ruminer un certain nombre de choses, on pense beaucoup, on traine plus qu'autre chose à ne pas faire grand chose car toute réelle envie, motivation, plaisir a disparu.

Et puis la culpabilité vient. La culpabilité d'être malade et de ne pas travailler comme les autres, la culpabilité de se sentir faible et de ne pas être capable de réagir, de se dire qu'on manque sûrement de volonté, qu'il faudrait y mettre du sien, on voit les semaines passer, on fait des efforts pour tenter d'aller mieux et on voit qu'ils sont encore trop gros parfois et un matin, on se réveille en ayant un petit peu envie de faire quelque chose, on le fait peut-être 5 min puis le moral rechute, on range tout dans le placard et tous les sentiments négatifs reviennent.

En gros, je dirais que, selon les personnes, selon les maladies, il n'y a pas de mal à se complaire dans la douleur si cela permet d'aller jusqu'au fond des choses et de voir si c'est vraiment ce qu'on a envie de faire comme choix, si on veut toute sa vie se complaire dans la douleur ou vraiment vouloir guérir un jour. Car je pense qu'aucun choix n'est mauvais, puisqu'au final, on en retire quelque chose.

Il est sûr qu'une personne atteinte d'un cancer et étant au stade terminale ne peut décemment pas dire qu'elle se complait dans la douleur. Elle souffre et elle ne voudrait probablement qu'une chose, que cette souffrance cesse et qu'elle soit guérie.

cela me rappelle une histoire avec Brule Lee. Cet homme, bien connu, a un jour soulevé une haltère beaucoup trop lourde pour lui et s'est sévèrement abimé le dos. Il a dû rester immobilisé 6 mois dans un lit sur lequel il était entièrement attaché et qui tournait, car il ne devait pas bouger sa colonne vertébrale. Il a rejetté ce handicap pendant un moment mais sa femme l'a convaincu de se battre et de ce mal, il en a écrit un livre sur sa théorie de la vie et de son art martial. Et il a travaillé comme un fou alors que les médecins disaient qu'il ne remarcherait probablement jamais.

Je me dis que c'est comme tout. L'important n'est peut-être pas ce qui nous arrive mais la manière dont on y réagit.

Je suis enseignant, alors je reprends l'exemple de Freinet. Cet homme était infirme à cause de la guerre (la seconde, je crois). Il ne pouvait plus exercer son métier comme avant et il aurait pu choisir de se complaire dans son malheur et de ne plus rien faire de sa vie (et personne n'aurait eu à le juger pour cela, quand on se retrouve dans un fauteuil roulant alors qu'on est face à des enfants 6 heures par jour, il y a peut-être de quoi se dire qu'il faut arrêter) mais il a choisi d'utiliser son handicap pour créer une nouvelle pédagogie que l'on appelle aujourd'hui la pédagogie Freinet et qui rend les enfants acteurs plutôt que spectateurs dans la classe. Ainsi, il avait infiniment moins de choses à faire en classe.

Moi, je dis juste qu'aucun choix n'est condamnable. Si on choisit de se complaire dans sa douleur parce qu'on ne veut pas s'en sortir sur le moment, qu'on se trouve même de bonnes excuses pour rester dans la douleur et ne pas se soigner, eh bien je pense qu'il faut faire ce choix. Il est tout à fait possible qu'un jour, cette personne changera de choix et décidera de faire quelque chose, de réellement s'en sortir.

Et si la personne encaisse suffisamment bien le choc et parvient à combattre sa maladie et à en tirer des choses positives sans jamais se complaire dans son malheur, eh bien c'est aussi son choix.

De toute manière, je pense que quelque soit le choix que l'on fait, on ne doit pas le condamner car ça ne veut pas dire qu'on ne fera pas un autre choix ultérieur bien différent. Il n'y a pas qu'une voie vers la guérison je pense, du moins je l'espère.

J'ai fait plutôt long pour quelqu'un qui voulait faire court, désolé Cécile (d'ailleurs, j'ai tenté de t'envoyer un mail mais ça n'a pas marché, je t'en envoyé un message personnel sur ta boite, l'as-tu eu?).

Un dernier exemple: Patch Hunter Adams, joué par Robbin Williams. Personne ayant réellement existée, ayant choisi la mort plutôt que la vie à un moment, ayant choisi d'être soignée en hôpital psychiatrique, restant à l'hôpital car ne se sentant pas en état d'aller mieux par elle-même, restant dans sa douleur (j'ignore s'il s'y complaisait, je ne suis pas lui) et qui a brusquement eu le rêve de vouloir aider son prochain car cela le soulageait (mais attention au revers de la médaille de ne pas se sentir en échec et tomber en dépression si on ne parvient pas à aider plusieurs personnes...)

Cet homme a fait beaucoup je trouve et exerce apparemment toujours actuellement, du moins je crois.

Il a failli laisser tomber, ne plus se relever à la mort de son amie (si ceci est une véritable partie de sa vie et non pas une partie romancée, je n'en sais rien) mais alors qu'il refusait de continuer par douleur et en voulant rester enfermé dans sa douleur, il s'est finalement relevé.

Alors peu importe le choix qu'on fait... il nous amènera à des conséquences que nous supporterons un moment avant de faire un autre choix... je ne pense pas que l'être humain puisse stagner toute sa vie dans un même état, je pense qu'à un moment, il se sent obligé de faire un autre choix, d'aller plus loin.

Tout ceci n'est que mon opinion.

amitiés, Cécile, et désolé de m'être emporté sur ton autre post,
John

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Pinback (205 messages) Envoyer message email à: Pinback Envoyer message privé à: Pinback Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 22:30  (GMT)
2. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Bonsoir John,

Sans vouloir te vexer, "je vais te faire une réponse très courte", c'était de l'humour?

Avoue plutôt que tu t'es laissé emporté par ton élan!

Amitiés,

Hervé

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john00 (52 messages) Envoyer message email à: john00 Envoyer message privé à: john00 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 22:52  (GMT)
4. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
euh non... ce n'était pas du tout de l'humour, j'avais prévu d'écrire 10 lignes max et du coup, c'est pour ça à la fin que j'ai écrit que j'avais fait un peu long pour quelqu'un qui voulait faire court! Ca c'est un défaut qu'on me reproche constamment, je "saoûle!" (lol, j'en rigole, mais c'est vrai, j'ai tendance à vouloir communiquer à l'extrême et je ne supporte pas les blancs dans une conversation. Si la personne en face de moi parle beaucoup, c'est super, on va avoir une conversation très animées sans qu'aucun des deux ne monopolise l'autre, mais si la personne est plutôt du genre à écouter, je finis par faire un monologue... mea culpa, je n'arrive pas à corriger ce défaut!) Mais c'est devenu une blague de me demander de faire court quand j'explique une situation car les gens savent que je m'étale!

Bon, je m'arrête là!

amitiés,
John

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cilloux (2292 messages) Envoyer message email à: cilloux Envoyer message privé à: cilloux Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 23:48  (GMT)
7. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Modifié le 14-12-07 à 10:26  (GMT)

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 02:16  (GMT)
15. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Bonjour John,

Votre message rejoint un point important: la notion de bénéfices secondaires à la maladie. Elle est utile dans un premier temps, mais elle peut, à plus long terme, retarder la guérison.

Voici un petit texte à ce propos:

Même si l’expérience de la maladie est avant tout négative et source de souffrance, la maladie peut aussi être source de bénéfices.

Les bénéfices primaires jouent un rôle dans le déclenchement de la maladie ou de l’accident, soit comme cause à part entière soit comme facteur déclenchant. Ainsi, la maladie permet d’apporter une solution à une situation de tension interne ou de souffrance narcissique peu supportable : la maladie apaise et soulage.

Les bénéfices secondaires résultent des conséquences de la maladie sans intervenir directement dans son apparition, même s’ils peuvent favoriser sa pérennisation. Certains bénéfices sont conscients et connus du malade (arrêt de travail pour une maladie) alors que d’autres sont inconscients : se soustraire à des relations frustrantes, éviter les obligations familiales et sociales, fuir dans l’imaginaire et la pensée magique, être reconnu comme malade par l’entourage, être materné… Lorsque ces différents bénéfices sont plus importants dans l’économie du malade que ceux qu’il trouve dans son fonctionnement de sujet sain, le sujet peut avoir des difficultés à guérir de sa maladie.

Source: http://www.med.univ-angers.fr/discipline/psychiatrie_adulte/cours/47-psychologie-medicale.htm

Bonnes réflexions,


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 22:45  (GMT)
3. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Bonjour Cécile,

Tout d'abord, John, j'ai trouvé votre message fort bien argumenté, je comprend mieux ce que vous vouliez dire par " faire des choix ".

Le risque, selon moi, est de tomber dans la perversion. C'est souvent ce qui arrive quand on ne sait pas comment se faire plaisir. Maintenant, ce sont des choix en effet, mais cela bouleverse une vie. Il y a au fond de nous des choses que l'on a toujours considérées comme positives et auxquelles il est difficile de renoncer. Avec le temps, la question ne se pose plus, on comprend qu'il vaut mieux passer à autre chose. Pourtant, cet élan vital, nous devons sans cesse le regénérer à mon avis, sans quoi nous risquons de faire des choix qui nous rendront encore plus malheureux. Il faut être en accord avec soi-même, mais il faut aussi pouvoir se projeter dans un avenir serein.

Lorsqu'on se complait dans notre malheur, on renonce sans cesse à des choses qui pourraient nous rendre plus heureux à terme. Il y a là un cercle vicieux, et on peut très vite se retrouver au fond du gouffre. Beaucoup choisissent de se réfugier dans l'alcool, le cercle est infernal, on en sort difficilement. Et quand nien même on parvient à cesser de boire, si c'est ce qu'on veut, la maladie nous rattrape. Alors même que nous espérons une nouvelle vie, plus sobre, plus éclatante, on est frappé par la maladie.

Maintenant, je veux bien croire que l'on puisse aussi trouver du plaisir à se laisser vivre. Je crois que c'est surtout une réaction de défense envers une réalité que nous ne parvenons pas à assumer. Nous choisissons alors la facilité. ça peut durer un temps, à condition de ne pas tomber trop bas, car dans ce cas, ceux qui se relèvent ne sont pas nombreux.

Avec tout le respect que j'ai puur vous, j'insiste.

Felipe.

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ACRO (2475 messages) Envoyer message email à: ACRO Envoyer message privé à: ACRO Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 23:33  (GMT)
5. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"

Bonsoir Cécile,

Je me demande si se complaire dans la souffrance - inconsciemment - n'est pas lié à une éducation religieuse ?

On peut aussi se demander si le bonheur vous fait peur ? ou vous inquiète ? ou tout simplement : vous savez qu'il est de courte durée, et craignez de vous y habituer et de ne pas savoir faire face à ce manque ?

On peut se demander si le bonheur vous demande beaucoup d'efforts que vous lui préférez la souffrance ?

Quelques graines tombent au hasard dans un sillon, un chagrin de pluie, et la belle plante "souffrance" pousse à foison, sans gêne. C'est une culture facile, à grand rendement.

Le bonheur a besoin d'amour, de nourriture, de soins attentifs - et constants - de vigilance et d'efforts. C'est une toute autre histoire.

en fait, je m'interroge !

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cilloux (2292 messages) Envoyer message email à: cilloux Envoyer message privé à: cilloux Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 23:46  (GMT)
6. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Modifié le 14-12-07 à 10:27  (GMT)

sans intérêt

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ACRO (2475 messages) Envoyer message email à: ACRO Envoyer message privé à: ACRO Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 23:55  (GMT)
8. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"

Je m'interroge toujours ....

En fait, la souffrance pour certains est peut être le garant du pouvoir.
Elle se cultive à outrance pour tromper l'ennui, elle vous donne un air tragique, elle oblige le regard des autres compatissants, oui, c'est une forme de pouvoir .... Ou c'est un état d'âme qui prend le pouvoir.

C'est vrai finalement, se complaire dans la souffrance, ça ne demande pas d'effort, il suffit de se laisser aller ....

.... La carence en magnésium pourrait peut-être expliquer cela ! ? ? ?

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cilloux (2292 messages) Envoyer message email à: cilloux Envoyer message privé à: cilloux Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 00:01  (GMT)
9. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Modifié le 14-12-07 à 10:27  (GMT)

sans intérêt

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ACRO (2475 messages) Envoyer message email à: ACRO Envoyer message privé à: ACRO Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 00:15  (GMT)
10. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"

A mon humble avis, vous attachez trop d'importance aux Autres, et pas suffisamment à vous-même.

Lorsque vous vous aimerez, que vous aurez acquis une confiance en vous, vous n'aurez plus besoin du regard des Zautres.

Le responsable est peut-être un orgeuil trop envahissant, qui vous pourrit la vie.

J'aime prendre quelquefois des coups de pied au cul, ça me remet juste à ma place. Ce sont les Zautres qui me le donnent, ils me demandent d'être comme eux, de ne pas m'écarter du groupe. La société a ses règles, il faut les accepter ou vivre en retrait.

C'est à ce moment précis que je me fais un peu "conne", c'est un instinct d'intégration et c'est amusant de voir le comportement des Zautres se modifier. Ils ont l'impression d'exercer sur vous un pouvoir.

Mais ... le pouvoir, c'est vous qui l'avez !
Sont compliqués les Zautres ! Mais, parfois, ça repose !

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ACRO (2475 messages) Envoyer message email à: ACRO Envoyer message privé à: ACRO Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 00:21  (GMT)
11. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
>Modifié le 27-01-05 à 00:03  (GMT)
>
>
>... D'ailleurs pour être sain et équilibré, il faut avoir des gens
>prêts à compatir en cas de bobo. Sans ça, on
>n'est pas équilibré. C'est comme ça, on a besoin des
>autres.

Quand j'ai bobo, je n'ai pas besoin des autres ; au contraire, je m'isole, je fais des efforts pour aller mieux. ... Je ne sais pas parler de mes problèmes.

>Si la compassion de quelqu'un vous crève le coeur à vous
>en faire chialer, ce n'est pas de la complaisance. C'est
>que vous avez besoin d'exister pour quelqu'un. C'est un besoin
>essentiel, autant que la nourriture "l'homme ne vit pas que
>de pain..."

Pour vivre heureux, vivons cachés. J'ai remarqué que de respirer la santé et le bonheur, dérangeait beaucoup. Il ne faut pas exhiber sa "bonne forme", tout comme son "potentiel intellectuel". Vous créez des différences et vous vous exposez.

C'est mon sentiment ; c'est du vécu ! (lol)

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 00:27  (GMT)
12. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
" une état d'âme qui prend le pouvoir ". J'aime assez.

C'est peut-être aussi le fait de ne rien attendre de la vie qui nous réjouit dans ces moments là. Pas d'objectif, pas de soucis. Mais ne dit-on pas que le sommeil est réparateur ?

Je m'interroge à mon tour.

Felipe;

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 00:42  (GMT)
13. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
La souffrance, on la vit, elle nous déchire. La complaisance est un état intermédiaire, passager ou durable, dans lequel on vit mieux. Mais est-ce à dire que l'on est heureux ?

...

Felipe.

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 00:45  (GMT)
14. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Un mécanisme de défense donc. ça reste du provisoire.
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akdonf (980 messages) Envoyer message email à: akdonf Envoyer message privé à: akdonf Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 08:47  (GMT)
16. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
comme la complaisance dans ma souffrance a été le moteur de ma guérison


C'est n'importe quoi.

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cilloux (2292 messages) Envoyer message email à: cilloux Envoyer message privé à: cilloux Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
01-02-05, 12:39  (GMT)
18. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Modifié le 01-02-05 à 12:45  (GMT)


Adkonf : l'amertume personnifiée. Je n'avais jamais vu ça, j'admets que c'est impressionnant.

Tatie Danielle au masculin, en jeune.

(la complaisance dans l'amertume...)

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cilloux (2292 messages) Envoyer message email à: cilloux Envoyer message privé à: cilloux Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
01-02-05, 12:44  (GMT)
19. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
Modifié le 14-12-07 à 10:28  (GMT)

sans intérêt

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john00 (52 messages) Envoyer message email à: john00 Envoyer message privé à: john00 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
01-02-05, 02:19  (GMT)
17. "RE: Quel mal y a-t-il à se complaire dans la souffrance ?"
bonsoir Cécile,

j'ai peut-être un élément de réponse personnel: se sentir vivant.

J'ai été diagnostiqué mélancolique depuis mes 16 ans, mais certaines choses ont commencé à se mettre en place vers 12 ans chez moi. Ca a mis 4 ans pour mûrir on va dire. J'aimais tout ce qui se racrochait à la tristesse étant un jeune adolescent, notamment vers 14 ans. J'aimais même vivre dans la tristesse. Puis, vers 16 ans, en relisant mes vieux journaux, je me rends compte que je ne vivais plus qu'à travers la tristesse, que je l'aimais, que je me complaisais dedans, tout en souffrant de la vivre. Curieux n'est-ce pas? Je n'avais pas saisi exactement ce qu'était un mélancolique. En cherchant à dépersonnalisation, voici ce que j'ai trouvé (au fait, ma psy m'a confirmé qu'il s'agissait de dépersonnalisation et de déréalisation, mes petits délires):

""La mélancolie
Plus sombre encore est l’addiction à l’émotion de tristesse de la mélancolie . La mélancolie sera comprise ici non pas comme une crise dépressive réactionnelle, c’est à dire comme un symptôme émotionnel qui survient malgré la volonté d’une personne, mais comme la recher-che d’un éprouvé triste de fond, la recherche du plus noir dans l’existence et la sélection pas-sionnée de ce qui peut renforcer une seule émotion valable et totale, celle de la tristesse la plus complète .
Il s’agit toujours de lutter contre le risque de dépersonnalisation qui surgit parfois dans un sentiment de perdition affreux ou comme une absence radicale de corps propre et qui n’est contrôlable que par un surcroît de passion triste . Esquirol disait déjà en 1838 : "Il est impos-sible d’imaginer toute la force, toute la subtilité de leurs raisonnements pour justifier leurs préventions, leurs inquiétudes, leurs craintes : rarement parvient-on à les convaincre, jamais on ne les persuade : j’entends bien ce que vous me dites, me disait un mélancolique, vous avez raison, mais je ne puis vous croire".
Souvent associées à la tristesse comme émotions exagérées, nous avons la culpabilité et la honte, qui renforcent cette tristesse jusqu’au désespoir, en fournissant à la personne des "rai-sons" évidentes pour elle de désespérer. ""

Et en découvrant ça, ça a fait tilt dans ma tête. Voilà pourquoi j'aimais créer dans ma vie toutes les situations possibles et inimaginables (consciemment ou insconciemment) pour ressentir de la tristesse, et j'en retirais même une sorte de plaisir malsain, la tristesse, son intensité profonde, je m'en nourrissais (j'espère que je ne vais pas trop loin dans mes termes).

Et j'ai pas mal d'amis désespérés qui, comme moi, aiment chercher à cotoyer les situations qui les entraînent vers le bas, qui les blessent profondément, comme une volonté autodestructrice.

Ceux qui prennent du plaisir à se complaire dans la douleur seraient-ils des mélancoliques désespérés? Je l'ignore, mais je comprends pourquoi je me repassais en boucle des semaines entières des chansons tristes, des films tristes, à chaque fois, je désirais ressentir le même déchirement, mais c'est comme si je n'en avais jamais assez... Car en étant triste, je ressentais une émotion forte qui me poussait à goûter à un plaisir dans la vie qu'on ne connait pas tous les jours, celui de sentir que tout son être est engagé dans un sentiment profond qui vous pénètre...

J'en ai fini pour le quart d'heure de poésie.

amitiés,
John

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