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"Aimer un bipolaire"

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 13:42  (GMT)
"Aimer un bipolaire"
Modifié le 27-01-05 à 15:45  (GMT)

Bonjour,
j'ai rencontré recemment un homme bipolaire de 29 ans.je connais tous les symptomes de sa maladie ( car nous en parlons et j'ai beaucoup lu le dessus) mais je me demande qu'elles vont être les conséquences sur notre relation si nous nous mettons ensemble.Quelles sont les réactions a attendre et à prévoir? Comment faire pour bien l'aimer et ne pas le faire se braquer ?
quelqu'un est il dans la même situation et pourrait me dire ce qu'il ou ce qu'elle vit?
merci beaucoup

Maxie des Yvelines

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Aimer un bipolaire Felipe 27-01-05 1
 RE: Aimer un bipolaire Aloes 27-01-05 2
   RE: Aimer un bipolaire Minnie1978 28-01-05 3
       RE: Aimer un bipolaire Felipe 28-01-05 4
       RE: Aimer un bipolaire Aloes 28-01-05 5
           RE: Aimer un bipolaire Minnie1978 28-01-05 6
           RE: Aimer un bipolaire Felipe 29-01-05 7
               RE: Aimer un bipolaire Aloes 29-01-05 8
                   RE: Aimer un bipolaire Minnie1978 29-01-05 9
                       RE: Aimer un bipolaire Pinback 29-01-05 10
                           RE: Aimer un bipolaire Minnie1978 29-01-05 11
                   RE: Aimer un bipolaire Felipe 29-01-05 12
                       RE: Aimer un bipolaire Minnie1978 30-01-05 13
                           RE: Aimer un bipolaire Felipe 31-01-05 14
                       RE: Aimer un bipolaire Aloes 31-01-05 15
                           RE: Aimer un bipolaire Felipe 31-01-05 16
                               RE: Aimer un bipolaire Minnie1978 31-01-05 17
                                   RE: Aimer un bipolaire Pinback 31-01-05 18
                                   RE: Aimer un bipolaire Aloes 31-01-05 19
                                       RE: Aimer un bipolaire Minnie1978 02-02-05 20

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Texte des réponses

Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 15:01  (GMT)
1. "RE: Aimer un bipolaire"
Modifié le 27-01-05 à 15:10  (GMT)

Modifié le 27-01-05 à 15:07  (GMT)

Bonjour Maxie,

>je connais tous les symptomes de sa maladie

Les avez-vous découverts par vous-même ou grâce à des lectures ? Les symptômes d'une maladie ne se manifestent jamais de la même manière pour tout le monde. Vous pourriez bien réaliser qu'il y a des situations tout à fait gérables.

Je vous conseillerais de ne pas toujours considérer les réactions inappropriées de votre ami comme des symptômes mais plutôt comme des situations auxquelles il faut faire face. Avec le temps, vous apprendrez à stimuler votre ami quand c'est nécessaire ou à apaiser ses angoisses.

Je ne peux pas vous en dire plus car je ne connais pas cette maladie.

Cordialement.

Felipe.

N.B : l'idéal, selon moi, est d abord d'attendre qu'une situation se présente et d'essayer de la gérer ensuite. Ainsi, vous verrez qu'il y a des comportements acceptables et d'autres qui nécessitent réellement des conseils d'autrui. Surtout, ne vous dites pas que tel symptôme va susciter tel conflit dans votre couple. Non, je suis sûr que certains aspects pathologiques de la personne que vous aimez ne vous affecteront pas si vous ne vous dites pas par avance : " c'est la maladie ".

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-01-05, 23:55  (GMT)
2. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Minnie1978,

-> "qu'elles vont être les conséquences sur notre relation si nous nous mettons ensemble"

Une adaptation, comme n'importe quel couple qui se met ensemble pour la première fois.

-> "Quelles sont les réactions a attendre et à prévoir? Comment faire pour bien l'aimer et ne pas le faire se braquer ?"

Il n'y a aucune réaction générale à prévoir, chaque personne étant différente. Sachez simplement qu'une personne bipolaire, qui a un bon suivi, et prend son traitement adéquatement, peut vivre une vie tout à fait normale.

Aimez-le pour ce qu'il est, et ne faites pas de cas de sa maladie, à moins qu'elle devienne quelque chose de problématique entre vous deux - que vous ajusterez au fur et à mesure que ça se présente. Si vous êtes bien ensemble en ce moment, il n'y a pas de raison pour qu'il en soit autrement, en habitant ensemble.

Bonne route,


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
28-01-05, 10:24  (GMT)
3. "RE: Aimer un bipolaire"
merci tous les deux pour vos réponses !
juste une petite précision, nous ne sortons pas encore ensemble.et j'ai un peu peur de ces crises de jalousie ou de parano excessive.. je sais qu'un peu apres il se rend compte s'etre emballé pour rien mais j'ai peur de ne pas le supporter.... comment l'aider à relativiser?

Maxie

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
28-01-05, 15:09  (GMT)
4. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Maxie,

J'ai eu ce genre de problèmes, je m'emportais souvent avec ma partenaire. Aujourd'hui, j'ai compris pas mal de chose, je suis sûr que je me comporterais différemment.

Le traitement médicamenteux est indispensable. La thérapie avec un médecin, fortement recommandée. Avec le temps, on comprend beaucoup de choses, on apprend à se connaître. Je peux peut-être vous conseiller de prendre vos distances avec votre partenaire quand il sera agressif envers vous, mais de ne pas lui cacher les sentiments que vous avez pour lui. L'amour est un remède à bien des maux. Protégez-vous si nécessaire, mais sachez profiter des moments agréables.

Vivre ensemble, avec une personne qui est un peu paranoïaque, est tout à fait possible. Lorsque la situation est ingérable ( ça, c'est vous qui verrez ), vous pouvez envisager de passer la nuit chez un parent, cela suffira à faire comprendre à votre partenaire qu'il doit faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus. Après, c'est une question de temps. Je suis sûr que l'amour que l'on reçoit peut améliorer notre état ( mais je ne suis pas bipolaire ).

Les crises sont difficiles à vivre, mais elles ne durent pas forcément. Et puis tout être humain, y compris des malades, change avec le temps, avec un bon suivi médical. Il faut toujours un moment d'adaptation, pour vous, comme pour votre partenaire. Déjà, mettez-vous ensemble, vous verrez par la suite ce qui pose problème. L'idéal serait que vous voyez vous aussi un psychiatre pour qu'il vous aide concrètement à agir dans le bon sens. Cette vie à deux est tout à fait possible, j'insiste !

Je vous conseille aussi d'attendre que votre ami se soit calmé pour discuter de l'un de ses délires. C'est TOUJOURS utile. Certaines situations risquent de se répéter un certain temps, mais votre ami peut faire d'énormes progrès s'il se sent aimé.

Pensez aussi à ce qu'il y a de positif dans votre relation. Ne voyez pas toujours ce qui ne va pas. Tous les couples ont des difficultés. Certains diront que la psychologie féminine ne pourra jamais aller de pair avec la psychologie masculine. Des problèmes, il y en a dans tous les couples, et un malade mental peut exprimer sa souffrance en dehors du couple. Personnellement, aujourd'hui, j'en veux plus à la société qu'à mon entourage proche. Alors une mes délires peuvent parfois être difficiles à vivre, mais ne remettent pass en cause l'harmonie du couple, l'essentiel étant que je puisse exprimer mon mal-être.

Un psy donc, et un traitement. De la patience aussi, et du bon sens. Mais surtout, une preuve d'amour de temps en temps, comme pour tout un chacun.

Cordialement.

Felipe, schizophrène.

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
28-01-05, 18:52  (GMT)
5. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Maxie,

Être jaloux ou parano, dans le sens que vous le décrivez, ne me semble pas réellement en lien avec le trouble bipolaire, ce sont plutôt des traits de personnalité.

Votre job à vous c'est de mettre vos limites fermement, surtout si vous ne supportez pas ces comportements. Quand à l'aider à relativiser, c'est plutôt un travail que lui-même a à faire en thérapie par exemple, si il désire modifier ces difficultés. Ses comportements lui appartiennent, comme votre peur de ses comportement vous appartient à vous...

C'est à vous de voir si vous sentez que vous pouvez être bien, avec cette personne, et si cela vaut le coup de vous mettre avec lui - indépendamment de ce dont il souffre. Sachez aussi que, comme dans toute relation, vous n'êtes pas menottée à l'autre, et vous pouvez partir si la relation ne vous convient pas.

En tout les cas, vous semblez ressentir beaucoup d'hésitations...

Salutations,


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
28-01-05, 20:01  (GMT)
6. "RE: Aimer un bipolaire"
merci beaucoup à nouveau de vos réponses.
en effet Aloes vous ne vous trompez pas je ressens beaucoup d'hésitations car la relation pour lui pars sur les chapeau de roues et moi je n'en suis pas encore au meme point dans mes sentiments pour lui.
ça viendra doucement je le pense.
mais ce décalage et le fait qu'il le ressente un peu me fait me dire qu'il risque de faire certaines crises incontrolables. par ailleurs il est traité donc cela devrait aller.
Vous avez donc tous raison de me proposer de vivre naturellement avec juste un peu plus de feeling que dans une relation normale de manière à prevenir d'eventuels doutes de sont cotés.
merci

MAXIE

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-01-05, 02:45  (GMT)
7. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Aloes,

Je suis d'accord avec vous, mais ceci me gène :

" Quand à l'aider à relativiser, c'est plutôt un travail que lui-même a à faire en thérapie par exemple "

Il y a des gens qui se comportent avec leur conjoint comme des soignants. C'est aussi une preuve d'amour. Certaines personnes ont besoin d'aider pour se sentir aimées. Alors Maxie pourrait très bien jouer un rôle de soignant sur son ami. Elle n'est pas médecin, mais il n'y a aucun mal à vouloir aider à sa façon. Nous avons toujours besoin d'autrui pour relativiser, peu importe le métier qu'exerce celui ou celle qui souhaite nous mettre sur la bonne voie.

La thérapie est indispensable quand on est malade, mais l'entourage peut lui aussi faire beaucoup de choses, sans pour autant se comporter comme un médecin. Je pense à l'éducation d'un enfant, chaque parent s'y prend à sa façon, il n'y a pas de règles. Une maladie correspond à des symptômes bien déterminés, mais l'attitude de toutes les personnes qui nous entourent peut nous aider.

Le plus important est de faire la démarche d'améliorer notre état de santé et la vie que nous menons. A partir de là, tout est bon à prendre, même si ça peut nous rendre plus malades à certains moments. De toutes façons, on apprend à assumer, et c'est toujours enrichissant.

Vous hésitez Maxie, c'est compréhensible. Mais comment pouvez vous savoir à l'avance ce que vous allez pouvoir tolérer ou pas ? Vous avez en effet la possibilité de le quitter, alors n'hésitez plus. Vous ferez la part des choses quand vous aurez vécu avec lui, pas avant. Prenez ce risque, il en vaut peut-être la peine ! En ce qui concerne les sentiments amoureux, on ne pèse pas le pour et le contre sans avoir vécu avec celui qu'on aime. Si c'était le cas, vous ne seriez jamais tombée amoureuse d'un bipolaire. Vous auriez opté pour un bien portant, consciemment ou pas. On ne joue pas avec les sentiments, mais on est tout de même obligé de s'engager un minimum pour favoriser une relation de confiance qui permet à la fois de mieux connaître celui qu'on aime et de mieux se connaître soi-même.

Si un bipolaire n'était pas fait pour vous, vous le sauriez déjà. Si vous êtes indécise, c'est que vous ne savez pas encore si vous allez pouvoir supporter ses humeurs. Il y a l'amour que vous avez pour lui d'un côté, et vos craintes de l'autre. Vous saurez ce que vous avez à faire quand vous aurez établi avec lui une relation de confiance, et pour cela, il faut vivre ensemble. Je ne crois pas en l'amour de deux personnes qui vivent chacune de leur côté. C'est à la mode, mais sans la moindre chance d'aboutir à une bonne entente sur le long terme. Confrontez-vous à la réalité de le vie en couple. vous verrez par la suite. Si ça en vaut la peine, vous serez d'autant plus heureuse. Sans cela, vous ne connaitrez qu'une relation superficielle.

En amour, on réfléchi après, car on ne contrôle pas nos émotions. A moins bien évidemment d'avoir déjà vécu une relation semblable. Est-ce le cas ?

Cordialement.

Felipe.

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-01-05, 03:14  (GMT)
8. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Felipe,

-> "Il y a des gens qui se comportent avec leur conjoint comme des soignants. C'est aussi une preuve d'amour."

Oui il y en a, mais ce n'est pas forcément très aidant. C'est une expression d'amour pour certains, mais un amour bien maladroit à mon avis.

-> " Maxie pourrait très bien jouer un rôle de soignant sur son ami."

Il existe en effet toutes sortes de relations, toutes ne sont cependant pas saines.

Dans le cas des conjoints, de parents, de proches de personnes qui vivent avec des problèmes de santé mentale, il est fortement conseillé de ne pas tomber dans le rôle de soignant. Dans la majorité des cas, cela est néfaste, tant pour la personne malade, que pour la personne qui cherche à soigner (conjoint, parent, proche), qui se faisant, sort de son rôle.

Un conjoint ne peut pas soigner. Il peut aimer, aider, apporter son support, sa présence, son écoute, sa compréhension, mais il n'est ni médecin, ni psy. Et même s'il s'avère que le conjoint est médecin ou psy, étant donné les liens affectifs qui sont en jeu dans leur relation, l'efficacité de l'aide risque de s'en trouver ainsi affectée, et lorsque cela arrive, ils réfèrent leur proche à un collègue.

Jouer au soignant avec un conjoint bipolaire (ou autre), c'est jouer à l'apprentit sorcier. Seul un médecin est à même de soigner. Et de plus, cela peut retarder la prise en charge par de vrais soins, de vrais soignants, et une vraie thérapeutique.

Les proches veulent souvent bien faire, mais comme ils n'y connaissent pour la plupart que dalle, ils font parfois plus de maladresses, que d'aide réelle. L'aide des conjoints et des proches est différente de celle apportée par les soignants. Cette distinction est nécéssaire pour que s'établisse une relation saine entre deux personnes. Mélanger l'amour et le soin et vous risquez davantage une relation explosive, qu'une réussite.

-> "En amour, on réfléchi après, car on ne contrôle pas nos émotions."

En amour comme dans n'importe quelle relation, on peut très bien maîtriser nos émotions, même si elles sont très intenses. Quand on a quelques hésitations dès le départ, dans une relation, c'est sain d'en tenir compte. Cela permet une vision plus juste, et si on choisit d'embarquer tout de même dans la relation, on a beaucoup plus de chances de bien vivre cet amour.

Salutations,


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-01-05, 12:20  (GMT)
9. "RE: Aimer un bipolaire"
d'apres ce que j'ai lu de vos réponses :

"Maxie pourrait très bien jouer un rôle de soignant sur son ami"
et
"Il peut aimer, aider, apporter son support, sa présence, son écoute, sa compréhension, mais il n'est ni médecin, ni psy"

pour moi et dites moi si je me trompe, "apporter son support, sa présence, son écoute, sa compréhension,"reviend a "jouer un rôle de soignant". non? un bipolaire ayant tellement besoin d'etre rassuré et aimé que de telles preuves pourrait l'aider a s'apaiser.

J'aurais donc tendance à mélanger vos deux reponses pour n'en faire qu'un car je pense qu'un bipolaire déclenche des crises de cogitations ténébreuses uniquement lorsqu'il se sent abandonnné ou pas suffisament aimé ( ou du moins à la hauteur de son amour à lui).
Merci de vos réponses car elles font avancer mon point de vue.
je ne vous ai pas tout dit en fait car je pensais que cela n'etait pas si important mais je suis deja avec quelqu'un d'autre (pour qui je n'aipas de sentiments).j'ai donc interet rapidement à faire un choix car cette situation (mentalement parlante ) est très mauvaise pour mon ami bipolaire qui a beaucoup de mal à le supporter ( ce qui est totalement comprehensible je vous l'accorde).

pour réponde à Felipe, c'est la première fois que je suis dans une situation pareille.j'avoue que je suis un peu déboussolée....

Maxie

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Pinback (205 messages) Envoyer message email à: Pinback Envoyer message privé à: Pinback Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-01-05, 12:37  (GMT)
10. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Maxie,

"je ne vous ai pas tout dit en fait car je pensais que cela n'etait pas si important mais je suis deja avec quelqu'un d'autre (pour qui je n'aipas de sentiments)."

Pas important... disais-tu! Pour moi, c'est très important! Parce que avant de te mettre avec cette personne il va te falloir rompre avec la première.

Bon, cela dit, je ne te dis pas cela méchamment, je trouve juste extraordinaire ta façon de relativiser les choses... J'espère au moins que l'autre est au courrant que tu n'éprouves pas de sentiments pour lui. Sinon, tu vas te retrouver dans de sales draps!

Surtout fais le bon choix,

Amicalement,

Hervé

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-01-05, 14:24  (GMT)
11. "RE: Aimer un bipolaire"
merci Hervé, je suis en effet dans de sales draps....
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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
29-01-05, 18:14  (GMT)
12. "RE: Aimer un bipolaire"
Modifié le 29-01-05 à 18:26  (GMT)

Bonjour Aloes,

Je ne voudrais pas trop insister. Mon avis est que c'est une des formes que l'amour peut prendre. Parfois, nos proches ne se comportent pas comme il le faudrait, mais un parent n'éduque jamais son enfant comme il le faut non plus.

Il ne faut jamais sous-estimer les capacités d'un malade a supporter une situation donnée. Si Maxie ( pour donner un exemple ) n'agit pas comme il le faut, son ami saura le lui faire comprendre. Elle-même pourra s'en rendre compte si la situation se dégrade trop.

Je suis quasiment sûr qu'une infirmière aura tendance à vouloir aider son conjoint. Dans certains cas en effet, ça peut très mal tourné, mais c'est aussi sa façon d'aimer. Il est bien possible qu'elle ne puisse en aucun cas aimer d'une autre manière, et son conjoint peut avoir besoin de ce type d'amour. Tous deux ne peuvent pas forcément se passer de ce type de relation. Je ne vois rien de pathologique à s'aimer de la sorte. C'est une des nombreuses formes que l'amour peut prendre. On ne remplacera jamais un médecin ou un psychologue, mais il est possible d'associer une aide extérieur et le soutien moral d'un proche.

La perfection psycho-affective n'existe pas. Et on ne peut pas toujours demander à quelqu'un d'aimer autrement. Il n'y a pas de recettes miracle en amour. On ne peut pas demander à quelqu'un qui tire son amour d'une volonté d'aider son conjoint de se comporter différement, car si cette personne devait agir autrement, elle ne parviendrait plus jamais à aimer. C'ests selon les individus. Une bonne entente sera possible si les deux conjoints parviennent à combler leurs désirs. Il y a des gens qui ont besoin de se sentir aider pour aimer aussi. Quand on fait une analyse, on peut comprendre les tenants et les aboutissants de notre enfance sur notre vie d'adulte, mais une analyse n'est pas destinée à changer notre profil psychologique. C'est extrêmement difficile, voire impossible, surtout à partir d'un certain âge. L'intérêt d'une analyse est ailleurs. Il réside dans la satisfaction que procure une meilleure connaissance de soi. On peut toujours changer, faire attention aux conséquence de nos actes, mais je ne pense pas qu'il faille renier notre type de personnalité, lui-même caractérisé par notre façon de concevoir l'amour.

Ceux qui agissent comme des soignants ne " jouent pas aux soignants ". Ils ont besoin de cela pour se sentir aimés.

" En amour comme dans n'importe quelle relation, on peut très bien maîtriser nos émotions, même si elles sont très intenses. "

On peut les contrôler après coup. Si l'on hésite, c'est souvent parcequ'on ne sait pas à quoi s'attendre. L'amour est bien présent, mais nous avons besoin d'une relation plus élaborée pour confirmer cet amour. Bien souvent, les gens tardent trop avant d'établir cet type de relation. Il y a des explications à cela : une étudiante peut vouloir attendre d'avoir fini ses études avant d'avoir un enfant. C'est compréhensible. Mais cela ne veut pas dire qu'elle ne désire pas d'enfant. Ce désir ne sera assouvit que lorsqu'elle aura cet enfant. En amour, c'est la même chose. Tant qu'on n'a pas établi une relation de confiance, on ne sait pas à quoi s'attendre. Pourtant, le sentiment amoureux est déjà présent, le désir est là, mais il n'est que partiel, car ce que nous souhaitons tous, c'est une personne auprès de nous jusqu'à la fin de notre vie. Ce sentiment amoureux ne se contrôle pas. Nous croyons avoir le contrôle de nos émotions alors qu'en réalité nous ne contrôlons que ce qui pourrait cristaliser cet amour. Il est facile de fuir une personne pour qui l'on a des sentiments, mais alors on ne saura jamais si nous pourrions l'aimer d'un amour éternel ( c'est possible, oui oui ! ). Il est également facile de multiplier les partenaires. Mais la relation reste alors très superficielle.

On apprend à aimer uniquement en prenant en considération les multiples situations que nous vivons avec notre partenaire. Avant d'apprendre à aimer ainsi, il y a un sentiment amoureux qui ne se contrôle pas, et je ne pense pas au coup de foudre. Je parle d'une attirance sauvage, primaire, inconsciente. Il s'agit là aussi d'amour, il s'agit des prémices d'un amour plus sophistiqué. On ne contrôle pas ce sentiment, non. On peut le fuir, oui. Maxie hésite, mais cela ne signifie pas qu'elle n'aime pas déjà son ami. Il y aura toujours de quoi hésiter. Pour dépasser cela, il faut aller au bout des choses, quitte à devoir rompre par la suite.

L'amour mérite réflexion quand on l'a vécu. Chacun a sa propre sensibilité. Et celle-ci se confond parfois avec des éléments extérieurs au sentiment amoureux. " Untel ne souhaite pas avoir d'enfant, je ne peux donc pas rester avec lui car je désire un enfant. " On n'aime pas seulement pour cette raison là, mais on peut ne plus vouloir aimer pour cette raison là. Encore une fois, je dirais qu'on peut décider de s'éloigner de quelqu'un, mais on ne peut pas nier nos sentiments que l'on a envers lui. Une femme qui sait qu'elle ne pourra jamais se passer d'un enfant n'hésitera pas à fuir l'homme qui n'en souhaite pas un, même si elle l'aime. Alors oui, on peut hésiter, mais sachez alors qu'on ne cherche en réalité qu'à fuir un amour. Il y aura toujours de quoi hésiter, certaines personnes resteront seules toutes leur vie parce qu'elles n'auront jamais voulu approfondir une relation. Si vous souhaitez connaître un amour durable, il faut prendre ce risque, en sachant bien évidemment qu'on est libre de rompre par la suite. Certaines hésitations ne sont pas fondées. " Pourquoi devrais-je m'installer avec quelqu'un qui touche le SMIC alors que je pourrais vivre avec quelqu'un qui gagne beaucoup plus ? Pourquoi devrais-je m'installer avec un bipolaire alors que je pourrais très bien tombée amoureuse d'un homme bien portant ? " Pourquoi ? Et bien parce que vous n'aimeriez peut-être pas un homme bien portant.

Lorsqu'on a des sentiments pour quelqu'un, il faut les mettre à l'épreuve pour savoir si l'on pourra aimer dans la durée. Il faut vivre ensemble, sous le même toît. En amour, seule l'expérience pourra nous apporter de bons conseils. Je ne connais aucune personne bien portante qui n'hésiterait pas si elle devait s'installer avec quelqu'un de malade. Cette hésitation n'a rien à voir avec le sentiment amoureux. C'est comme vouloir un mari qui dipose d'un revenu suffisant pour faire des voyages pendant les vacances. Dans le fond, ce qu'on veut, c'est voyager, partir avec son conjoint. On peut alors fuir la personne qu'on aime en réalité. Mais à force de fuir, on ne connaîtra jamais le bonheur du véritable amour, de cet amour qui se construit dans la complicité.

Cordialement.

N.B : bonjour également à Maxie et Hervé

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-01-05, 18:21  (GMT)
13. "RE: Aimer un bipolaire"
Merci beaucoup Felipe.
c'est une belle leçon que ton message.
mon probleme c'est que j'ai peur d'aimer un bipolaire car avoir à rompre ( comme vous le dites, est autorisé) aurait des conséquences bien plus complexe sur l'etat mental de ce dernier comparé à un " bien portant.
mais bon.. vous avez raison on ne peux pas prendre n'importe quel excuse pour ne pas aimer quelqu'un.c'est idiot.
alors je crois que je vais laisser une chance à cette amour "impossible" qui va surement demontrer le contraire ;)

Maxie

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-01-05, 01:11  (GMT)
14. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Maxie,

Je ne suis complètement en désaccord avec Aloes. Je retiens ceci, en dehors de son contexte que je n'approuve pas :

" L'aide des conjoints et des proches est différente de celle apportée par les soignants. Cette distinction est nécéssaire pour que s'établisse une relation saine entre deux personnes. "

Vous pouvez néanmoins expérimenter certaines choses, découvrir par vous-même ce qui affecte votre ami et ce que vous ne supportez pas.

J'ai cru comprendre que votre ami avait déjà entreprit une démarche de prise en charge médicale, c'est en effet indispensable. S'il veut se soigner, il tiendra compte de votre attitude condescendante. Certaines personnes ne tolèrent pas que leur partenaire se mèle de leur maladie, surtout quand elles ne l'acceptent pas ( cette maladie ). Mais si votre ami accepte sa maladie, vous pouvez réellement être utile sur la plan thérapeutique. De toutes façons, si vous n'agissez pas comme il faut, vous le saurez bien assez vite !

Il faut être patient aussi. J'ai pris des années avant de ne plus être agressif avec mes parents par exemple. Avec une femme, je ne sais pas, mais j'éviterais certainement les conflits. Une souffrance peut s'exprimer de multiples façons. Il y a toutes sortes de délires. Une personne malade peut porter son délire sur un autre objet avec le temps. Vous verrez bien comment évolue l'état de santé de votre ami. Et il est bien possible que cette évolution soit acceptable, que vous puissiez la supporter, car votre amour sera plus fort que certains désagréments. De son côté, il est possible qu'il fasse des efforts. Sa maladie se manifestera autrement.

Une maladie peut évoluer dans le bon sens grâce à l'amour, j'en suis sûr.

" j'ai peur d'aimer un bipolaire car avoir à rompre aurait des conséquences bien plus complexe sur l'etat mental de ce dernier comparé à un " bien portant. "

Si vous deviez rompre, vous aurez certainement besoin de conseils. Je vous conseille de voir un psy ( psychiatre ou psychologue ) dès maintenant. Parlez lui de cette inquiétude. Personnellement, je vous conseillerais de croire en cet amour ( pas de rupture possible donc ). Moi, c'est la mort d'un parent qui m'inquiète, en attendant, ils sont bien en vie, et le jour où ça arrivera, je n'aurai pas d'autres choix que d'assumer. Il ne faut pas culpabiliser, mais il y a toujours quelque chose à assumer dans ces cas là. On a toujours quelque chose à se reprocher, à tort ou à raison. Il faut toujours y réfléchir, même si on culpabilise au début du deuil.

Mes mes parents sont en vie !!! Votre amour pour lui est bien réel, non ?

En espérant que votre relation se déroule au mieux.

Felipe.

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-01-05, 01:49  (GMT)
15. "RE: Aimer un bipolaire"
Modifié le 31-01-05 à 01:54  (GMT)

Bonjour Felipe,

Je comprend ton point de vue, que je partage en partie, mais pas entièrement. Je trouve que tu mélanges beaucoup de notions ensembles.

Une relation de soin, et une relation amoureuse, peuvent avoir certains points en commun: offrir du soutien, de l'écoute, une présence, de la compréhension, etc.

Certaines choses, sont cependant très différentes, et spécifiques de l'une ou l'autre relation.

1) Dans une relation de soin, on a pas besoin d'aimer ou d'être aimé, pour soigner ou être soigné. Il n'y a pas non plus de réciprocité, au niveau de l'intimité: le patient dévoile sa vie personnelle, mais pas le thérapeute. De même qu'étant en position d'autorité ou en tout les cas d'influence, certaines barrières ne sont pas à franchir, en ce qui concerne la sexualité, ou la relation amoureuse, justement.

2) Dans une relation d'amour, il y a réciprocité (enfin, on le souhaite!!), et l'intimité se partage par les deux personnes impliquées.

Un proche, n'a pas les compétences pour soigner. Soit il n'est pas médecin, et ne peut donc pas offrir un traitement médicamenteux approprié (on voit parfois des proches, tenter de jouer au soignant, en proposant au malade des herbes, ou autres méthodes, sans savoir ce dont son proche souffre, ce qui fait que le proche refuse ou retarde la consultation chez le médecin, en espérant que le remède bidon "fonctionne"), ce genre de proches qui s'improvise soignant, est convaincu du bien fondé de ses interventions la plupart du temps - mais en réalité fait parfois beaucoup plus de mal, que de bien. Soit le proche n'a aucune compétence en thérapie, et ne peux donc pas explorer les fonctionnements problématiques avec son conjoint, comme le ferait un professionnel - ni intervenir avec les méthodes et techniques thérapeutique appropriées aux difficultés de la personne.

De même on voit parfois dans certains couples, une personne prendre la position du soignant, et prendre en charge la personne malade, qui au final se retrouve dans une relation de dépendance, et ne peut développer son autonomie. Il y a beaucoup de pièges semblables dans ce type de relations. La personne qui cherche à jouer au "sauveur" a aussi beaucoup à apprendre sur elle-même et ce qu'elle recherche réellement à travers ce type de relation.

Si je prend un exemple tout personnel, mon mari, qui n'a pas de problème de santé mentale, m'offre du support, du réconfort, sa présence, des encouragements, sa compréhension, mais au delà, il ne peut absolument pas soigner mes troubles psychiques. C'est avec mes thérapeutes que je le fais. Tout comme je suis sa conjointe, et que je lui offre aussi ce dont il a besoin, comme ma présence, compréhension, etc., dans la mesure de mes capacités.

En effet, il existe aussi des couples de toutes les sortes, où le conjoint ou le parent joue au soignant, mais avec les connaissances que j'ai des relations soignants-soignés, la plupart du temps, j'affirme que ce ne sont pas des relations très saines.

Même que dans le soins de certaines pathologies (comme l'anorexie par exemple), on provoque une coupure, un éloignement de la famille, cela fait partie du soin. Je répète que souvent, on souhaite "aider", ou soigner un proche, et nos maladresses peuvent retarder le soin réel.

Quand un proche souffre d'une maladie physiologique, comme du diabète par exemple, il ne viendrait pas à l'idée d'un proche de s'improviser médecin, et de concocter des recettes douteuses pour le soigner. Pourquoi en serait-il autrement des maladies mentales, ou autres troubles psychiques?

-> "On ne remplacera jamais un médecin ou un psychologue, mais il est possible d'associer une aide extérieur et le soutien moral d'un proche. "

Ça je suis tout à fait d'accord.

Merci pour ton point de vue, cette discussion est très constructive je trouve,


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-01-05, 03:15  (GMT)
16. "RE: Aimer un bipolaire"
Modifié le 31-01-05 à 03:18  (GMT)

Bonjour Aloes,

C'est un plaisir de discuter avec vous. Très enrichissant en effet. Je vais méditer tout cela.

Bonne nuit

Felipe.

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-01-05, 08:16  (GMT)
17. "RE: Aimer un bipolaire"
et bien je suis ravie que vous vous entendiez tres bien Aloes et Felipe, et que mon sujet vous interesse...;)
j'aimerais néanmoins vous faire part d'un nouvel element survenu hier soir.
Mon "futur" ami bipolaire et moi avons eu une discussion via le net. il m'a exprimé sa douleur quant au fait de me penser dans les bras et a vie de mon ami actuel et qu'au lieu de me perturber en attendant la rupture il conviendrait mieux qu'il "s'efface de ma vie et qu'il disparaisse"... sur cette derniere phrase je lui demandais des explications car je ne savais pas comment prendre ce qu'il venait de m'annoncer ( n'evoquait il pas un suicide? )
il me reponds qu'il" ne lui arivera que ce qu'il décide qu'il lui arrive"....et puis silence. il ne s'est pas plus etendu la dessus et nous sommes passé a autre chose...
dois je craindre une réaction de la sorte?
merci

Maxie

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Pinback (205 messages) Envoyer message email à: Pinback Envoyer message privé à: Pinback Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-01-05, 11:09  (GMT)
18. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Maxie,

Difficile de déduire les intentions de cette personne. Nous ne sommes en effet pas dans ses chaussettes. Il semble néanmoins qu'il vive mal votre situation. Sans doute est-il jaloux de votre compagnon actuel. sa personne étant fragile psychiquement, on peut effectivement s'attendre à des réactions disproportionées de sa part.
A mon humble avis, je crois qu'il va falloir mettre fin à cette situation le plus tôt possible afin que votre ami bipolaire en souffre le moins.
Faites le bon choix!

Amitiés,

Hervé

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-01-05, 18:33  (GMT)
19. "RE: Aimer un bipolaire"
Bonjour Felipe et Maxie,

En ce qui concerne cette discussion, je trouve que c'est un bon exemple qui démontre que, même avec des difficultés psys, l'on peut discuter de points de vues différents, d'opinions divergeantes, dans le respect de l'autre, et sans agressivité.

Ce genre de discussion est très enrichissante, car elle permet d'élaborer notre point de vue et d'en connaître d'autres, tout aussi recevables.

Merci Felipe pour tes opinions.

Maxie, en ce qui concerne ta situation, personne ne peut deviner ce que voulait réellement dire ton ami s'il ne l'exprime pas clairement. Quoi qu'il en soit, il est responsable de ses sentiments, de sa vie et de ses actes, et à moins de le savoir clairement en danger dans l'immédiat, ce n'est pas en ton pouvoir d'y faire quelque chose. Prends le temps de clarifier en toi, ce que toi tu veux.

Bonne journée,


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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Minnie1978 (10 messages) Envoyer message email à: Minnie1978 Envoyer message privé à: Minnie1978 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
02-02-05, 15:35  (GMT)
20. "RE: Aimer un bipolaire"
nous en avons discuté hier soir ( de son expression "disparaitre") . ce terme exprime pour lui l'envie ou le besoin de ne plus etre dans ma vie car il souffre de cette non réciprocité dess entiments qu'il y a entre nous. hier je l'ai donc rassuré à ce sujet et il va mieux ( aucune envie de se suicider me dit il ). je sais que c'est une des caractéristiques de la maladie et que je vais devoir redoubler d'attention. c'est dur car pour l'instant nous ne sommes pas ensemble et ne pouvons nous voir souvent. notre seul moyen de communication est le net et ce n'est pas évident pour rassurer une personne.
j'ai de plus en plus peur d'être envahie par ses sentiments. la moindre petite incertitude le fait douter de tout....c'est donc plusieurs fois par jours des explications sur mes sentiments.
je sais il n'y a que moi qui puisse trouver la voie pour nous deux mais c'est usant et je suis peinée par son mal etre.

Maxie

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