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"Le deuil"

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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-12-04, 20:26  (GMT)
"Le deuil"

Bonjour,

Je suis très contente de l'existance de ce forum, et sure que ces créateurs sauront le faire fonctionner à merveille.

Mon conjoint et moi même sommes allés hier à la messe et la crémation du petit garçon unique d'un couple d'amis (accident de voiture avec son papa et sa maman qui n'ont absolument rien le 24/12).
L'année dernière, nous avons perdu le cousin (20 ans, accident de scooter) de mon conjoint, nous avons eu beaucoup de mal à faire le deuil.
Voilà, bref, en 3 ans, nous avons 24 ans, nous avons perdu 8 personnes dans notre entourage.

La je crois qu'avec le dernier décès, pour moi, c'est très dur à encaisser. Hier soir et avant hier soir, au moment de me coucher, impossible de respirer, mal au ventre, oppression au niveau de la cage thoracique, angoisse de mort iminente, etc. J'ai donc pris 1 quanrt de lexomil et la crise a cédé.

J'ai plusieurs questions et j'aimerais beaucoup vos avis :

Est ce que cela ressemble à une crise dangoisse ?

J'ai du mal à affronter le deuil d'enfant. J'aimerais tant pouvoir aider ce couple. Je ne sais pas comment ils vont tenir le coup. J'ai deux enfants, et je me projette trop, et quand je me projette la douleur est tellement insoutenable que je ne veus m^me pas y penser. Que puis je faire pour les aider. Je serais ravi d'avoir des conseils de personnes qui ont vecu un deuil pour m'aiguiller.

Comment peut on se relever d'un tel drame.

En fait, je crois que concrétement, j'ai très peur de perdre mes enfants. Je ne supporte pas la douleur d'autrui et je ne supporte pas ma lacheté face aux personnes en deuil.

Je vous remercie infiniment de votre aide, c'est très important pour moi de pouvoir aider ce couple.

PS : je vois déjà philippe le medecin à la campagne me dire d'aller voir mon généraliste mais je ne peuxp pas : sa petite de 8 ans viens de faire sa troisième récidive de cancer et maintenant c'est juste un traitement de confort, je n'arrive pas à lui parler de mes angoisses. Il est adorable et très comprehensif mais je ne peux pas lui parler de mes angoisses.


Toutouille


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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Le deuil Pandore 30-12-04 1
   RE: Le deuil toutouille 30-12-04 4
       RE: Le deuil Aloes 31-12-04 7
 RE: Le deuil D_Dupagne 30-12-04 2
 RE: Le deuil noirode 30-12-04 3
   RE: Le deuil toutouille 30-12-04 5
       RE: Le deuil smartgirl 31-12-04 6
       RE: Le deuil noirode 31-12-04 8
       RE: Le deuil LenaClaire 04-01-05 9
           RE: Le deuil toutouille 05-01-05 12
 RE: Le deuil UnePassante 05-01-05 10
   RE: Le deuil toutouille 05-01-05 11
       RE: Le deuil LenaClaire 06-01-05 13
           RE: Le deuil toutouille 06-01-05 14
               RE: Le deuil LenaClaire 06-01-05 15
                   RE: Le deuil toutouille 06-01-05 16
                       RE: Le deuil LenaClaire 06-01-05 17
                           RE: Le deuil toutouille 06-01-05 18
           RE: Le deuil UnePassante 07-01-05 19
               RE: Le deuil bety 07-01-05 20
                   RE: Le deuil toutouille 07-01-05 21
                       RE: Le deuil LenaClaire 09-01-05 22
                           RE: Le deuil toutouille 09-01-05 23
 RE: Le deuil samso 11-01-05 24
   RE: Le deuil toutouille 14-01-05 25
       RE: Le deuil LenaClaire 14-01-05 26
           RE: Le deuil toutouille 14-01-05 27
               RE: Le deuil Aloes 15-01-05 28

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Texte des réponses

Pandore (1637 messages) Envoyer message email à: Pandore Envoyer message privé à: Pandore Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-12-04, 21:02  (GMT)
1. "RE: Le deuil"
Bonsoir Toutouille,

"Est ce que cela ressemble à une crise d'angoisse ?"

Je trouve que ça y ressemble beaucoup... ça ne paraît pas bizarre après tout ce que tu as vécu il y a peu. Ce n'est pas beaucoup, un an, pour faire son deuil de personnes très proches. Et l'angoisse de la mort est quand même une des plus grandes angoisses des personnes "normales", c'est à dire les personnes qui n'ont pas de problèmes psychiques particuliers.

Pour ce que tu dis de ton médecin généraliste, c'est vrai que c'est une situation bien délicate. Il n'y a vraiment pas d'autre médecin dans le coin ?

Bon courage,

Pandore

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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-12-04, 21:51  (GMT)
4. "RE: Le deuil"

Bonjour,

Oui c'est vrai en un an, ca fait beaucoup, et juste après le décès du cousin je suis tombée enceinte et j'ai relevé la tête pour ce petit bout. Mais je culpabilise de vivre tant de bonheur avec cette toute petite puce alors que d'autres parents n'ont plus leur bébé.

Pour ce qui est de mon généraliste, j'ai une totale confiance en lui, je ne voudrais pas lui faire des infidélités. Et en plus, vu que ces deux crises ont cédé avec du lexomil (très rapidement, en 20 minutes), je me dit que ce n'est peut être pas le moment d'aller voir quelqu'un pour pleurer sur mon sort alors que je ne suis pas la maman de ces deux garcons, et que finalement, c'est vrai, je ne me donne pas droit à la souffrance puisque je ne suis pas leur maman. Si cela devient plus sérieux, peut etre devrais je aller voir un psychiatre?
J'espere en tout cas que cela est réactionnel à la situation et ne laisse pas présager quelque chose de plus grave (je viens d'une famille de grand depressifs, phobiques, toc, etc dont j'ai été epargnée jusqu'à présent).

Merci pour ton aide

Toutouille


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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-12-04, 03:10  (GMT)
7. "RE: Le deuil"
Bonjour Toutouille,

-> "je me dit que ce n'est peut être pas le moment d'aller voir quelqu'un pour pleurer sur mon sort alors que je ne suis pas la maman de ces deux garcons, et que finalement, c'est vrai, je ne me donne pas droit à la souffrance puisque je ne suis pas leur maman."

C'est qu'on entend souvent cela comme message de fond "relative, il y a bien pire comme souffrance". Cependant, ce type de discours, extérieur ou intérieur, ne soulage en rien la souffrance ressentie.

Le fait que vous ayez ces symptômes, démontre que vous avez une souffrance face à ce qui a été vécu et elle mérite que vous vous en occupiez. Je ne crois pas qu'il faille attendre que ça aille moins bien. Si vous ne pouvez pas ventiler avec votre médecin, dû à sa situation personnelle, je vous suggère de trouver une personne non concernée par le deuil de cet enfant, pour ventiler votre propre peine, vos douleurs, vos angoisses, et vos inquiétudes. Soit un ami, un autre docteur (voir un autre doc ponctuellement, ce n'est pas être infidèle à celui que vous avez actuellement) ou sinon un psy que vous consulteriez quelques fois, ne serait-ce que pour évacuer cette tension et vous remettre plus rapidement.

Pour le deuil, j'ai une suggestion de livre que je trouve bien fait et pertinent:
"Aimer, perdre et grandir" de Jean Monbourquette (prêtre et psychologue)
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/222747050X/qid=1104458844/sr=1-1/ref=sr_1_8_1/171-8517923-9458639

Bonne route,

Aloès

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D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-12-04, 21:22  (GMT)
2. "RE: Le deuil"
Bonjour,
Nous avons eu cette annonce http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID4/487.html

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

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noirode (1865 messages) Envoyer message email à: noirode Envoyer message privé à: noirode Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-12-04, 21:43  (GMT)
3. "RE: Le deuil"
toutouille
bonjour pour commencer
en parle tu a ton conjoint??? ce genre de malaise doit selon moi etre partagé.. pour ma part je n ai pas souffert de la perte d un enfant mais enfant j ai souffert de la perte de mon pere qui est parti devant moi alors que je n avais que 8 ans.... des années sont passées depuis et seul le dialogue avec mes proches m as permis de surmonter cela .... en ce qui me concerne cest une chose primordiale

nanméo!!

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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
30-12-04, 21:54  (GMT)
5. "RE: Le deuil"

Bonjour,

Oui je suis tout à fait d'accord avec toi, le dialogue est primordial. Nous en parlons avec mon conjoint et j'ai l'impression qu'il en souffre encore plus car lui n'en parle pas beaucoup.

Comme tu as connu cette situation de deuil, que puis je dire à ce couple, sans qu'ils se sentent mal pour les aider et leur montrer ma plus que grande empathie?

Merci de ton aide

Toutouille


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smartgirl (286 messages) Envoyer message email à: smartgirl Envoyer message privé à: smartgirl Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-12-04, 00:54  (GMT)
6. "RE: Le deuil"
bonsoir,


j'ai moi meme une fille, et effectivement, je tiens a elle comme a la prunelle de mes yeux.


je comprends donc tes angoisses, mais ne culpabilise pas d'avoir tes enfants et d'etre vivante près d'eux. La vie est vraiment trop courte, il faut que tu vives pour toi et ta famille, car bien malin celui qui pourra me dire de quoi demain sera fait. N'est il pas plus important de dire chaque jour je t'aime à ses proches, plutot que de culpabiliser d'etre heureux?


pour tes amis, la meilleure attitude est d'etre près d'eux aujourd'hui, demain...
Les mots viendront, avec maladresse ou non.Déja un peu, beaucoup, de chaleur humaine seront les bienvenus, je ne suis pas sure qu'ils aient envie "d'entendre" pour l'instant.

essaye d'etre toi meme avec tes qualites et tes imperfections.

bon courage.

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noirode (1865 messages) Envoyer message email à: noirode Envoyer message privé à: noirode Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
31-12-04, 12:39  (GMT)
8. "RE: Le deuil"
rien a dire..;aucun mot ne soulage les souffrances...mais la presence et la compassion sont vraiment les choses les plus importante... les aider a surmonter en les soutenant... c est ca qui importe

nanméo!!

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LenaClaire (18 messages) Envoyer message email à: LenaClaire Envoyer message privé à: LenaClaire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
04-01-05, 15:11  (GMT)
9. "RE: Le deuil"
Bonjour,

j'ai perdu ma première fille Lena deux jours après sa naissance en juin dernier. Nous ne savions absolumment pas qu'elle était malade avant sa naissance et son père et moi nous nous attendions réellement au plus beau jour de notre vie...

Le deuil d'enfant est un choc terrible car c'est quelque chose qu'on ne comprends pas. On a presque du mal à y croire. Ce que je peux vous raconter c'est ce que moi j'ai ressenti, ce qui m'a fait du bien à moi. Mais bien sûr toutes les personnes sont différentes. En fait, si vous participez au deuil de vos amis je crois qu'il est inévitable que vous fassiez quelques petites gaffes. Il faut y aller en douceur, comprendre ce qui leur fait du bien.

J'avais envie de parler. Envie que les gens viennent me voir et me parlent de mon bébé. J'en ai rencontré d'autres qui fuient les discussions et je crois que c'est une mauvaise réaction. On croit qu'on se protège mais on s'enferme.

Ce qui m'a fait le plus de bien :

- voir les gens que j'aime, mes amis, ma famille, avoir mal pour moi et avec moi. Ce n'est pas du sadisme, c'est juste pouvoir prendre conscience que mon bébé comptait aussi pour tous ces gens. Et ça c'est d'une importance extrême. Souvent les proches n'osent pas montrer leur douleur, ils trouvent que c'est indécens. Mais vous avez le droit d'avoir mal!

- une amie qui m'a appelée et m'a posé des questions sur mon accouchement, sur ma sensation au moment de devenir mama, bref, sur tout cet "avant" qui nous est pour ainsi dire volé "après" quand plus personne n'ose nous en parler. Tout ces bons souvenirs qu'on ne peux plus évoquer.

- les collègues de travail venant discuter avec moi librement, sans avoir peur de me faire pleurer

- mon père, qui 5 mois après son décès m'a envoyé un message pour me dire qu'il avait vu qu'à la Saint Léon on fétait aussi les Lena. Elle n'est pas oubliée.

- les gens qui n'ont pas peur de dire le nom de ma fille ni de parler de ma grossesse

Quand j'ai repris le travail, je n'avais qu'une peur, c'était que les gens m'enferment dans mon deuil. J'avais peur que les discussions s'arrêtent quand j'allais entrer dans une pièce, que les gens ne parlent plus de leurs enfants à eux, qu'ils retirent des murs les photos de leurs bébés. J'en avais tellement peur que j'ai pris mon courage à deux mains et que le premier jours je leur ai expliqué tout ça. Ca m'a demandé un effort énorme d'oser faire ça. la plupart des gens n'ont pas ce "culot". Alors souvent il faut deviner.

Je crois qu'il faut toujours faire quelque chose. Et les gens font souvent des gaffes, mais au milieu de tant de bien qu'on ne peut pas leur en vouloir. Et si d'une façon ou d'une autre vous blessez votre amie, ne vous en veuillez pas surtout. Il n'est rien de pire que l'indifférence. Et même si je sais bien que vous ne l'êtes absolumment pas, vous devez savoir que le silence est toujours perçu tôt ou tard comme de l'indifférence.

Je vous souhaite beaucoup de courage.

Claire

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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
05-01-05, 19:05  (GMT)
12. "RE: Le deuil"

Bonjour Claire,

J'avais déjà été très émue par ton témoignage que j'avais lu je csrois sur coup de coeur/coup de gueule.
Ce que tu me dit rejoins beaucoup ce que d'autres parents en deuil m'ont dit (nous avons eu un deuil dans la famille l'an passé).
Il ne faut pas que la famille et les amis oublient l'enfant disparu.
Je vais suivre tes conseils, et je te remercie de m'avoir répondu.
Je te souhaite pleins de bonnes choses pour toi et ta famille pour cette nouvelle année.

Toutouille


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UnePassante (2 messages) Envoyer message email à: UnePassante Envoyer message privé à: UnePassante Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
05-01-05, 03:42  (GMT)
10. "RE: Le deuil"
Bonjour Toutouille,

J'ai perdu un de mes 3 enfants il y a 3 ans. Il avait 2 mois.
Le choc a été si violent que, passée la période de déni, je me suis littéralement sentie tomber en morceaux. Le chaos , un anéantissement intérieur total et si violent que j'ai pensé " je ne vais pas savoir supporter ce qui arrive, je vais en mourir, je suis d'ailleurs déjà morte".
On dit que le chagrin tue et pourtant la mort n'est pas venue. Je ne suis plus tout à fait la même aujourd'hui mais je suis toujours là.
Pour répondre à ta question, je pense qu'on ne se relève jamais d'un tel drame, on apprend juste - chacun à sa façon mais toujours douloureusement-, à vivre avec.
De toute façon on n'a pas le choix.

Comme l'a déjà dit LenaClaire, il n'y a pas "de règles" pour aider des parents orphelins car chacun réagit très différemment ( mon mari a réagi très différemment de moi par exemple) aussi je vais parler pour moi.

Les personnes qui m'ont le plus aidée sont celles qui m'ont simplement accompagnée par leur simple présente, même silencieuse.
Celles qui ont respecté mon droit au chagrin, au silence et m'ont laissée pleurer sans chercher absolument à me consoler (on ne se console jamais de la mort de son enfant)
Celles qui m'ont davantage réchauffée par une longue accolade, un regard plein de compassion, une main réconfortante que par des discours pseudo-réconfortants fleuves et très souvent maladroits. (éviter absolument les " vous êtes jeunes, vous referez un autre enfant.. car l'idée de remplacer l'absent équivaut à celle de l'oublier et c'est intolérable)
Celles qui m'ont davantage aidée en préparant mes repas, en s'occupant de mon ainé ou en faisant mes courses, en m'incitant à manger plutôt qu'en me fuyant, en pleurant plus que moi ou "en se mettant à ma place".
Celles qui ont su m'écouter leur parler de mon fils sans changer de sujet dans le but illusoire que je pense à autre chose.
Celles qui ont su rester naturelles, qui ont su continuer de sourire ou de me parler de leur vie, de leurs enfants et ne se sont pas figées dans une attitude gênée de compassion permanente.

Et enfin celles qui, 3 ans et une nouvelle petite soeur plus tard, évoquent parfois mon fils absent et n'ont pas oublié que je ne suis pas la maman comblée de deux mais bien de TROIS enfants.

J'ai été un peu longue et je m'en excuse mais je finirai en disant que la meilleure façon d'aider tes amis c'est de rester celle que tu as toujours été avec eux et en respectant leur chagrin sans en faire le tien. Maladroite ou pas, peu importe car c'est avant tout ta présence, ton attention, ton écoute et ton naturel qui feront toute la différence.

Je te souhaite bon courage.

Lalie


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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
05-01-05, 19:00  (GMT)
11. "RE: Le deuil"

Bonjour Lalie,

Non tu n'as pas été longue du tout, au contraire, ton post m'a aidé à comprendre pas mal de choses.

Je suis allée les voir mardi, j'ai bien été maladroite mais j'étais là, écoutant patiement ce que le papa m'a dit. J'ai tellement de peine pour eux.... Je n'ai pas parlé, j'ai dit "bien sûr, tu as raison, comment te sens tu" et c'est tout.
Dire "vous êtes jeunes, vous pourrez en refaire un" à un couple qui a perdu un enfant ne me viendrait pas à l'idée. Ils ont 45 ans, il était leur fils unique. J'aurais aimé qu'ils puissent refaire un enfant, pas pour remplacer celui là, mais pour leur donner une raison de vivre......

Tu as raison, il faut être naturelle. Leur douleur est tellement immense que je n'ose l'imaginer, et bien sûr, je sais que je ne la comprend pas mais je serais là.

Je te remercie vivement de l'attention que tu as porté à mon message, et te souhaite, à toi et à ta petite famille une année 2005 pleine de bonheur.

Toutouille


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LenaClaire (18 messages) Envoyer message email à: LenaClaire Envoyer message privé à: LenaClaire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
06-01-05, 12:22  (GMT)
13. "RE: Le deuil"
Bonjour,

je te remercie de tes voeux, j'en aurais bien besoin car je suis de nouveau enceinte et ai beaucoup de mal à rester calme et sereine bien que je reçoive ce conseil éclairé plusieurs fois par jour...

Je participe toutes les six semaines à un groupe de discussion sur le décès périnatal. Ca paraît un peu morbide mais si ça peut l'être c'est le plus souvent plein d'espoir et d'échanges profonds entre personnes totalement différentes. La dernière fois nous avons étudié un petit texte dont je ne connais pas l'auteur mais dans lequel chaque parent c'est reconnu à un moment ou à un autre. Le voici:

"Liste de souhaits

Je voudrais que mon enfant ne soir pas mort. Je voudrais l’avoir à nouveau près de moi.

Je voudrais que tu n’aie pas si peur de prononcer son nom. Mon enfant a vécu et était important pour moi. Il est aussi très important pour moi d’entendre que mon bébé était important pour toi aussi.

Si je pleure ou que je suis émue quand tu parle de mon enfant, alors je voudrais que tu sache que ce n’est pas parce que tu me fais du mal. La mort de mon enfant est la seule cause de mes larmes. Tu as parlé de lui et m’as donné la chance de pouvoir partager mon chagrin. Merci infiniment.

Je voudrais que tu ne fasses pas mourir une deuxième fois mon enfant, en retirant de ta maison toutes ses photos.

Perdre un enfant n’est pas contagieux, je voudrais que tu ne m’écarte pas de ton chemin, j’ai plus que jamais besoin de toi.

Je sais que tu pense beaucoup à moi et que la mort de mon enfant te cause du chagrin. Je voudrais que tu me le montre, en m’appelant, en m’envoyant une carte ou une lettre, en posant ton bras autour de mes épaules.

Je voudrais bien que tu ne t’attende pas à ce que mon chagrin disparaisse après 6 mois ou un an. Ces premiers mois et cette première année sont bouleversants, mais je voudrais que tu puisse comprendre que mon chagrin ne se terminera jamais. J’aurais du chagrin de la mort de mon enfant jusqu’au jour de ma propre mort.

Le chemin du deuil est difficile et je me bats pour le parcourir mais je vroudrais que tu comprenne que je ne guérirai jamais complètement. Mon bébé me manquera toujours et je serai en deuil ma vie durant.

Je voudrais que tu ne t’attendes pas à ce que j’arive à « ne plus y penser » ou à « être heureuse ». Cela prendra encore beaucoup de temps avant que cela soit possible.

Je n’ai pas besoin que l’on me plaigne, mais je voudrais que tu me permette d’être triste. Je dois en passer par là.

Je voudrais que tu comprenne que ma vie est sens dessus dessous. Je sais que c’est désagréable pour toi d’être avec moi quand je ne me sens pas bien. Aie de la patience avec moi.

Pardonne moi si je suis impolie, ce n’est pas intentionnel. Parfois tout est de trop et j’ai seulement besoin d’être seule. Si je fuis, je voudrais que tu m’aide à trouver un endroit calme, où je puisse être tranquille.

Je voudrais que tu comprenne que le chagrin transforme les gens. Une partie de moi est morte avec mon bébé. Je ne suis plus la personne que j’étais avant son départ et ne pourrais plus jamais l’être.

Je voudrais que tu puisse me comprendre. Que tu puisse imaginer ce que je ressens : ma perte et mon chagrin, mon silence et mes larmes, mon vide et ma douleur.

Mais tous les jours j’espère que jamais tu ne le comprenne…"

Je l'ai traduit du Néerlandais (j'habite en Flandre Belge) et je m'aperçois que j'ai automatiquement tout mis au féminin. Pourtant ce texte a aussi été très apprécié des papas.

J'aime particulièrement la deuxième et la première phrase. le premier souhait va de soit mais je le trouve en fait un peut bizarre. Bien sûr qu'on voudrais que nos enfants soient vivants mais faire son deuil c'est en grande partie apprendre à accepter ce qui c'est passé. Et s'enfermer dans ce genre de souhait n'est pas bon, je crois.

Je suis sûre et certaine que tu as beaucoup apporté à ton amie. La maladresse n'y fait rien. Nous les parents sommes bien conscients qu'il est difficile de venir nous parler et nous sommes très reconnaissants à ceux qui ont le courage et l'amitié de le faire.

Amitiés,
Claire

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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
06-01-05, 13:12  (GMT)
14. "RE: Le deuil"

Bonjour,

J'ai beaucoup aimé ce texte, il représente bien ce que pensait la tante de mon conjoint (qui a perdu son fils l'an passé à 20 ans). Elle a besoin que l'on parle de lui, etc.

Moi je trouve cela très bien que tu participes à ce groupe de discussion. A une autre echelle, je participe à un groupe également car mon fils de 6 ans souffre d'une maladie et cela m'a bien réconfortée de connaitre d'autres parents avec qui j'ai beaucoup de points communs.
Ce groupe me permet d'être reellement comprise, car malgré la présence de mes proches, et leurs compréhension, et bien en fait ils comprennent rien!!

Tu es enceinte de combien ?
Moi je viens d'avoir une petite fille merveilleuse qui va bientôt avoir 5 mois.

A bientôt

Toutouille


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LenaClaire (18 messages) Envoyer message email à: LenaClaire Envoyer message privé à: LenaClaire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
06-01-05, 13:50  (GMT)
15. "RE: Le deuil"
Je suis enceinte de 13 semaines et demi (tous les jours comptent ).
J'ai passé une écho hier et pour le moment tout va bien. Nous avons pu être sûrs que notre deuxième enfant ne souffre pas du syndrome d'Appert. C'était très réconfortant mais je n'arrive tout de même toujours pas à vivre cette grossesse aussi bien que la première.

Faire partie d'un groupe de discussion m'aporte effectivement beaucoup, surtout quand je peux parler avec des parents qui ont la même vision des choses que moi mais dont le deuil est plus ancien. C'est aussi parfois difficile, surtout maintenant que je suis enceinte, car la réunin de parents ayant tous perdus un enfant donne l'impression que c'est très courant et donc effraye. La première fois a aussi été assez dure car certaines mamans n'avancent pas du tout dans leur deuil et sont pleines de colère et de haine, ce que je n'ai pas du tout en moi. Toutes les autres réunions se sont par contre déroulées au mieux m'ont apporté beaucoup de réconfort et m'ont fait rencontrer quelques papas qui m'ont permi de comprendre mon homme.

As-tu eu aussi parfois des difficultés dans les réunions pour la maladie de ton fils? J'imagine que certains parents peuvent aussi réagir avec violence devant l'injustice de la maladie. Comment s'appellent tes enfants?

A bientôt,
Claire


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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
06-01-05, 14:38  (GMT)
16. "RE: Le deuil"

Bonjour,

Mon petit garçon s'apelle yataé et ma petite princesse c'est naomi.

Quant à la maladie de mon fils (il est hyperactif), je correspond surtout sur internet avec les mamans, j'en ai rencontré certaines.
Cela m'a fait beaucoup de bien. Je retrouve des mamans avec les mêmes doutes que moi. Je n'en ai pas connu qui trouvent que la maladie est injuste car ces enfants sont formidables et plein de ressources .

C'est sur que cette grossesse ne doit pas être facile à vivre, tu dois avoir pleins de doutes, etc... JE te souhaite quand même de profiter de ce bonheur avec ton mari.

Participer à un groupe comme tu le fais ne doit pas être évident, j'aimerais que mes amis trouvent la force de le faire (peut être avec le temps). Ils ont eu ce sentiment d'injustice (pourquoi nous?) mais ce qui me fait le plus de mal pour eux en dehors du deuil de leur petit, c'est la grande culpabilité que ressent le papa (il était au volant de la voiture). Je vais passer les voir aujourd'hui en fin d'après midi.

A bientôt

Toutouille


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LenaClaire (18 messages) Envoyer message email à: LenaClaire Envoyer message privé à: LenaClaire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
06-01-05, 15:27  (GMT)
17. "RE: Le deuil"
C'est vrai que faire le pas pour participer à ce groupe n'a pas été facile. Mais comme je suis persuadée que le deuil est un processus actif, je me suis forcé la main à moi-même. En fait j'ai d'abord pris contact avec une personne du groupe qui habite mon village et je suis allée passer une soirée chez elle. Ca m'a été plus que bénéfique, puisque en dehors de nos échanges sur nos filles disparues, ça a été le départ d'une nouvelle amitié. C'est comme ça que je suis arrivée dans le groupe en douceur.

J'imagine sans peine qu'avec ton petit diable tu as largement en bonheur de quoi compenser tes soucis et ta fatigue (mais en fait, comme je ne connais pas vraiment cette maladie, je ne sais pas trop quelles en sont les répercussions sur les familles).

J'ai eu aussi un grand sentiment d'injustice bien sûr. Comme je suis biologiste, je me suis même demandé si je n'avais pas u moi-même causer la maladie de ma fille et je suis presque devenue folle à rechercher dans mes cahiers de manip de l'époque les imprudences que j'avais pu commetre. Je suis quelqu'un de très très prudent dans mon métier et je n'ai rien trouvé. Le spécialiste qui nous a suivi est certain que ça ne vient pas de mon travail, ce qui m'a bien rassuré.

Ce qu'il ne faut pas avec ce sentiment d'injustice, c'est le retourner contre les autres. Certaines personnes dans mon groupe n'arrivent pas à le gérer et se mettent à se demander pourquoi ça n'arrivait pas aux autres. L'une d'entre elles est un jour arrivée en réunion en hurlant car sa belle-soeur avait eu un bébé et qu'elle ne le supportait pas. Je ne juge pas cette personne car elle doit vivre un enfer. Mais il faut bien faire attention à ce que la phrase "pourquoi moi" qu'on ne peut pas ne pas se poser, ne se transforme pas en "pourquoi pas lui" sitôt qu'on pose le regard sur un autre enfant.

Je suis navrée que le père se sente coupable car ça doit être très difficile à vivre. J'espère que leur couple sera assez fort pour résister à ça. On ne réussi pas forcément à comprendre l'autre, mais on peut l'accepter come il est et se soutenir mutuellement. Mon compagnon et moi n'étions jamais au fond du gouffre en même temps et nous nous sommes beaucoup soutenus l'un l'autre.

Après 7 mois passés, nous avons des désirs différents, j'ai besoin d'en parler régulièrement, lui non. Il est toujours près à m'écouter mais je n'ose plus vraiment car ça lui fait véritablement du mal. C'est pourquoi je participe au groupe maintenant. Je vais peut-être arrêter un temps car j'ai aussi peur que les récits des autres n'alimentent mes craintes pour ma nouvelle grossesse.

J'espère que ta visite chez tes amis se passera bien et que je ne t'ennuie pas trop avec mes réponses permanentes...

Claire


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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
06-01-05, 17:08  (GMT)
18. "RE: Le deuil"

Tu ne m'ennuies pas du tout avec tes réponses, au contraire c'est un vrai plaisir de te lire.
Ma visite s'est bien passée, elle a été très rapide, ils tiennent un commerce et je suis passée avec mes deux enfants leur acheter 2 ou 3 choses.....
Je t'envoie un message privé.

Toutouille


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UnePassante (2 messages) Envoyer message email à: UnePassante Envoyer message privé à: UnePassante Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
07-01-05, 15:55  (GMT)
19. "RE: Le deuil"
Bonjour,

Toutouille, je te remercie pour tes voeux et je te souhaite également une douce et belle nouvelle année à toi ainsi qu'aux tiens. Félicitations pour cette petite famille qui s'est agrandie. Gérer la maladie d'un de ses enfants est une terrible épreuve également pour des parents, c'est générateur de beaucoup de souffrances qu'on ne peut pas connaitre tant qu'on y a pas été confronté. Tes amis doivent d'autant plus apprécier ta présence et ton écoute à leur égard, sois-en sûre.
Je ne connais moi non pas très bien la maladie de ton fils mais pour avoir déjà rencontré des parents, je sais qu'elle demande attention et énergie particulières de chaque instant et que cela peut parfois être très, très éprouvant. Aussi je te souhaite beaucoup de courage, d'espoir ainsi que de grandes joies dans les futures améliorations de l'état de santé de ton petit bouchon.

Mes voeux s'adressent aussi à toi LenaClaire. Ton témoignage ainsi que les textes que tu as traduit m'ont beaucoup touchée, ils sont très vrais. Je compatis beaucoup à ce que toi et ton ami traversez et je voudrais te dire qu'à travers ce que tu écris je te trouve très belle, très sage et très sereine dans le cheminement de ton deuil. Je pense que tu as raison quand tu dis que le deuil se fait activement et j'ai réellement commencé à aller mieux quand me suis enfin sentie capable de sortir de chez moi mais il m'en a fallu du temps !
Les premiers mois qui ont suivi le décès de Théo j'étais comme morte. D'abord à l'état d'une plante, au lit, silencieuse et totalement coupée de la réalité puis ensuite un peu plus active mais à la façon d'un automate: j'executais les gestes du quotidien mais j'étais totalement "ailleurs", comme perdue à l'intérieur de moi-même et à la souffrance du manque de mon bébé s'ajoutait celle de me voir incapable de m'occuper correctement de mon ainé. C'est d'ailleurs a cette période que j'ai apprécié d'avoir des amis et des proches très présents et qui m'ont souvent purement "assistée" tellement j'étais déconnectée.
Contrairement à toi j'ai refusé d'entrer directement en contact avec des groupes de paroles ou d'autres parents orphelins. J'étais bien trop repliée sur moi-même pour pouvoir le faire. Aussi j'ai préféré passer de longues heures sur internet à la recherche de sites, de témoignages parlant du deuil d'un enfant. J'ai également fait des rencontres virtuelles avec d'autres mamans orphelines et je suis d'accord quand tu dis que certains parents s'enferment dans leur deuil.
J'ai beaucoup lu, écrit, peint pour me soulager. C'était un cheminement solitaire et intérieur mais les choses se sont réellement décantées quand j'ai enfin pu reprendre une activité professionnelle, quand je me suis enfin autorisée à vivre, 7 longs mois après.
J'ai accepté d'aimer mon enfant autrement.
Pourtant le deuil n'est jamais fini.C'est un travail de chaque jour qui ne se termine jamais.

Je suis une laborieuse ! : il m'a fallu près de 3 ans pour me lancer à nouveau dans une grossesse. Ma petite fille aura 6 mois le 24 janvier prochain.
Mon bébé est décédé brutalement d'un arrêt cardiaque, il était né avec une cardiopathie congénitale que personne n'avait vu pendant la grossesse aussi j'appréhendais terriblement l'idée que cela puisse se reproduire..je freinais des deux pieds alors que mon mari, lui, n'espérait que ça.
Et puis je suis tombée enceinte et bien que pas évident tous les jours je peux pourtant te dire que cela a été bien moins difficile que ce que j'avais immaginé. Cette nouvelle grossesse a été très, très surveillée. Ces examens m'inquiètaient beaucoup mais finissaient pourtant par me rassurer. Les mois sont passés lentement, certes, (jamais grossesse ne m'a parue plus longue!) mais compte tenu des antécédents ce fut une grossesse plutôt réussie et sereine. Je l'ai vécue différemment des deux précédentes dans la mesure où pour celle ci je me suis longtemps refusée le droit de m'investir ou de me projter trop sur ce futur enfant. Son père et moi attendions qu'elle naisse pour nous autoriser ce bonheur.
Je ne sais pas si tu es ou as été suivie par une psy mais moi, je n'ai pas hésité a retourner voir la mienne quand je sentais que ça n'allait pas fort. Elle m'a a nouveau beaucoup aidée à relativiser.

La naissance de cette petite fille a été un moment purement magnifique. Une explosion de bonheur, d'amour et de larmes que mon mari et moi n'oublierons jamais. Un véritable instant de grace où le passé, le présent et l'avenir se rejoignent d'un coup, c'est indicible, harmonieux et beau, vous verrez..

En attendant que le petit frère ou la petite soeur de Lena montre le bout de son nez, je te souhaite le plus de sérénité possible pour les mois à venir. Je sais que cela n'est pas facile mais je sais aussi que c'est possible. Bon courage !

Amitiés à vous deux.

Lalie


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bety (1 messages) Envoyer message email à: bety Envoyer message privé à: bety Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
07-01-05, 19:22  (GMT)
20. "RE: Le deuil"
Modifié le 07-01-05 à 19:24  (GMT)

>Bonjour,
>
il y a tout juste deux mois j'ai perdu ma meilleurs amie.Elle était enceinte de 8 mois et avait tout préparé pour la venue du bébé. J'ai énormément de difficulté à vivre cette disparition mais j'essaie de faire de mon mieux en mémoire de mon amie car elle aimait la vie. Elle venait de fêter ses 33 ans et son plus grand bonheur était de mettre ce premier bébé. Je m'éfforce d'être forte en sa mémoire et aussi pour aider au mieux sa famille et son ami. C'est une personne réservée qui n'arrive pas a exprimer ses sentiments, comme beaucoup d'homme, et voir sa souffrance sans pourvoir l'aider me rend malade.J'aimerai prendre sa peine pour l'alléger, je ne sais que dire pour le réconforter malgré le fait qu'on se voit une fois par semaine (il vient manger avec nous )que lui dire, continuer de parler de Lydie, lui dire qu'il faut continuer à vivre, j'aimais lydie de tout mon coeur, elle était beaucoup plus que ma meilleure amie, mais je souhaite rééllement que son ami pourra un jour rencontrer une femme à la hauteur qui puisse l'aider à atténuer sa douleur. Même faut-il le lui dire, quand ? Y a-t-il un temps pour le deuil ? MERCI et à bientôt.Bonne année à tous et j'espère que 2005 sera meilleur que 2004


>Mes voeux s'adressent aussi à toi LenaClaire. Ton témoignage ainsi que
>les textes que tu as traduit m'ont beaucoup touchée, ils
>sont très vrais. Je compatis beaucoup à ce que toi
>et ton ami traversez et je voudrais te dire qu'à
>travers ce que tu écris je te trouve très belle,
>très sage et très sereine dans le cheminement de ton
>deuil. Je pense que tu as raison quand tu dis
>que le deuil se fait activement et j'ai réellement commencé
>à aller mieux quand me suis enfin sentie capable de
>sortir de chez moi mais il m'en a fallu du
>temps !
>Les premiers mois qui ont suivi le décès de Théo j'étais
>comme morte. D'abord à l'état d'une plante, au lit, silencieuse
>et totalement coupée de la réalité puis ensuite un peu
>plus active mais à la façon d'un automate: j'executais les
>gestes du quotidien mais j'étais totalement "ailleurs", comme perdue à
>l'intérieur de moi-même et à la souffrance du manque de
>mon bébé s'ajoutait celle de me voir incapable de m'occuper
>correctement de mon ainé. C'est d'ailleurs a cette période que
>j'ai apprécié d'avoir des amis et des proches très présents
>et qui m'ont souvent purement "assistée" tellement j'étais déconnectée.
>Contrairement à toi j'ai refusé d'entrer directement en contact avec des
>groupes de paroles ou d'autres parents orphelins. J'étais bien trop
>repliée sur moi-même pour pouvoir le faire. Aussi j'ai préféré
>passer de longues heures sur internet à la recherche de
>sites, de témoignages parlant du deuil d'un enfant. J'ai également
>fait des rencontres virtuelles avec d'autres mamans orphelines et je
>suis d'accord quand tu dis que certains parents s'enferment dans
>leur deuil.
>J'ai beaucoup lu, écrit, peint pour me soulager. C'était un cheminement
>solitaire et intérieur mais les choses se sont réellement décantées
>quand j'ai enfin pu reprendre une activité professionnelle, quand je
>me suis enfin autorisée à vivre, 7 longs mois après.
>
>J'ai accepté d'aimer mon enfant autrement.
>Pourtant le deuil n'est jamais fini.C'est un travail de chaque jour
>qui ne se termine jamais.
>
>Je suis une laborieuse ! : il m'a fallu près de
>3 ans pour me lancer à nouveau dans une grossesse.
>Ma petite fille aura 6 mois le 24 janvier prochain.
>
>Mon bébé est décédé brutalement d'un arrêt cardiaque, il était né
>avec une cardiopathie congénitale que personne n'avait vu pendant
>la grossesse aussi j'appréhendais terriblement l'idée que cela puisse se
>reproduire..je freinais des deux pieds alors que mon mari, lui,
>n'espérait que ça.
>Et puis je suis tombée enceinte et bien que pas évident
>tous les jours je peux pourtant te dire que cela
>a été bien moins difficile que ce que j'avais immaginé.
>Cette nouvelle grossesse a été très, très surveillée. Ces examens
>m'inquiètaient beaucoup mais finissaient pourtant par me rassurer. Les mois
>sont passés lentement, certes, (jamais grossesse ne m'a parue plus
>longue!) mais compte tenu des antécédents ce fut une grossesse
>plutôt réussie et sereine. Je l'ai vécue différemment des deux
>précédentes dans la mesure où pour celle ci je me
>suis longtemps refusée le droit de m'investir ou de me
>projter trop sur ce futur enfant. Son père et moi
>attendions qu'elle naisse pour nous autoriser ce bonheur.
>Je ne sais pas si tu es ou as été suivie
>par une psy mais moi, je n'ai pas hésité a
>retourner voir la mienne quand je sentais que ça n'allait
>pas fort. Elle m'a a nouveau beaucoup aidée à relativiser.
>
>
>La naissance de cette petite fille a été un moment purement
>magnifique. Une explosion de bonheur, d'amour et de larmes que
>mon mari et moi n'oublierons jamais. Un véritable instant de
>grace où le passé, le présent et l'avenir se rejoignent
>d'un coup, c'est indicible, harmonieux et beau, vous verrez..
>
>En attendant que le petit frère ou la petite soeur de
>Lena montre le bout de son nez, je te souhaite
>le plus de sérénité possible pour les mois à venir.
>Je sais que cela n'est pas facile mais je sais
>aussi que c'est possible. Bon courage !
>
>
>
>Amitiés à vous deux.
>
>Lalie


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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
07-01-05, 19:24  (GMT)
21. "RE: Le deuil"

Bonjour Bety,

En ce qui concerne ta question sur le temps du deuil, j'ai entendu dire que le "choc" durait 1 an. Mais je suis intimement convaincue que le deuil dure toute la vie.....

Toutouille


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LenaClaire (18 messages) Envoyer message email à: LenaClaire Envoyer message privé à: LenaClaire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
09-01-05, 20:57  (GMT)
22. "RE: Le deuil"
Bonsoir à tous,

je suis désolée de répondre si tadr mais voilà, je suis tombée malade et ne me suis pas connectée ces derniers jours. Malade est un bien grand mot, juste un gros rhume mais voilà, cette fois-ci tout me panique!
Toutouille, je viens de répondre à ton message

Lalie, je te remercie de ton message qui m'a beaucoup touchée. Je vous souhaite le meilleur pour 2005, à toi et à ta famille.

Avant la naissance de Lena, nous n'avons rien su de sa maladie qui est venue comme un choc terrible. Je crois que ce qui m'a beaucoup aidé c'est d'en parler et ça je l'ai su dès le départ. On m'a souvent dit que j'étais courageuse alors que je ne l'ai jamais senti ainsi. Parler c'était saisir la seule planche de salut que j'avais. Ma seule chance.

Dans ma famille nous avons déjà vécu des deuils d'enfants. Ma cousine est décédée il y a 20 ans 3 jours après sa naissance très prématurée. Ma tante et mon oncle n'ont jamais parlé à personne de leur douleur et j'ai pu voir toute mon enfance les dégâts que cela peut faire. Certainement cela m'a poussé à parler.

J'ai trois petites soeurs, je devrais aussi avoir un petit frère. Il est décédé il y a 10 ans, le jour de sa naissance. Nous ne savons pas très bien quelle était sa maladie. Mes parents, mes soeurs et moi-même avons beaucoup souffert de ce décès alors que nous attendions un enfant miracle (j'avais 20 ans à l'époque). Nous nous sommes fortement rapprochés les uns des autres, nous avons ressentis les mêmes choses. Nous avons aussi souffert des remarques des gens pour qui sa mort n'était pas si grave puisqu'il était anormal. Lena n'était clairement pas normale. Et après sa mort, je m'apprêtais à me battre et me mettre en rage contre quiconque me dirait ou sous-entendrait que ce n'était pas grave qu'elle meure étant donné son handicap. Mais ça n'est jamais venu. Peut-être les temps ont-ils changés depuis 10 ans. Toujours est-il que tout ça a sans doute fait que je n'ai jamais réagi avec violence à son décès. J’étais anéantie mais inerte. C’est ça ma sensation des premiers mois, l’inertie. Mais on ne me laissait jamais tranquille, ce qui a été vraiment d’un grand secours pour moi. Une de mes sœurs surtout, qui me forçait la main en m’appelant très régulièrement pour discuter, me forcer à réfléchir.

Accepter n'a pas été facile, ça non. Pendant des mois j'ai cherché quoi faire pour ma princesse parce qu'il est très dur d'admettre qu'elle n'aura plus jamais besoin de moi, que j'ai fini de lui donner ce que je pouvais lui donner. Le deuil c'est accepter. Accepter ce contre quoi on ne peux se battre. La mort. Le fait que mon enfant ne grandira jamais. Accepter de l’aimer autrement, comme tu dis très justement. Et aussi découvrir qu’on peut l’aimer. Se rappeler que de tout ça il ne reste pas rien. Il reste tout ce qu’on a vécu avec notre enfant. J’essaie de toutes mes forces de garder tous ces souvenirs, de ne surtout rien oublier. Je me rappelle que ma fille ma rendue mère, m’a rendue heureuse pendant ma grossesse. Ces souvenirs je lui dois, et mon amour pour elle se double d’une gratitude très intense. C’est surtout ce sentiment sur lequel je m’appuie.

Je n’ai pas voulu prendre de contraception après mon accouchement. J’avais envie de faire un peu confiance à la nature, pour une fois. Je me disais que quand je serais prête, ça viendrai tout seul. Et maintenant j’ai un peu peur mais dans l’ensemble je suis plutôt plus calme que je ne le croyais.

Tu dis « je me suis longtemps refusée le droit de m'investir ou de me projter trop sur ce futur enfant »,. Moi je n’arrive pas à vivre cette grossesse comme la précédente. Disons que je n’arrive pas à percevoir ma grossesse. Peut-être que je me protège également. Ou bien mes pensées sont-elles encore trop fixé&es sur Lena. Parfois je culpabilise de ceci. Je ne suis pas du tout suivie par un psy. Et j’avoue que je ne sais pas du tout si ça m’apporterais quelque chose. Je me suis posé la question mais me suis tout de suite demandé si un psy pourrait me comprendre.

En ce qui concerne la durée du deuil, effectivement je crois que ça ne s’arrête jamais. Et que son évolution dépend intimement de chaque personne. Je ne crois pas Bety que tu doives dire à ton ami que tu souhaite qu’il trouve une autre compagne. Même si c’est le plus souhaitable, je ne pense pas que c’est ce qu’il a envie d’entendre. Quand mon gynéco m’a dit « vous êtes jeunes, vous aurez d’autre enfants » j’ai compris qu’il ne comprenait rien. Les enfants comme les gens ne sont pas interchangeables, c’est celui qu’on a perdu qu’on veut, et pas un autre. Je sais bien que ce n’est pas du tout ce que tu veux dire, mais c’est comme ça qu’on le perçoit.

Il faut lui parler s’il semble vouloir en parler. De ma propre expérience, je sais que mon homme souffre énormément de parler de Lena. Quand j’en parle avec lui, je le vois qui progressivement s’effondre à mon côté. Ne sachant que faire pour l’aider, j’en ai parlé avec d’autres papas ayant perdu un enfant. Eux étaient tous d’avis que je ne devais jamais lui forcer la main. La règle d’or finalement c’est écouter et surtout ne pas esquiver quand la conversation se porte sur le sujet. Ne pas hésiter à en parler quand il est logique d’en parler.

Je crois que je viens de battre des records de longueur...
Amitiés à tous,
Claire

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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
09-01-05, 22:36  (GMT)
23. "RE: Le deuil"

Bonjour,

"Je crois que je viens de battre des records de longueur..."
Mais c'est toujours un plaisir de te lire !
Ravie que le rhume soit passé, pleins de bonnes choses,

Toutouille


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samso (4 messages) Envoyer message email à: samso Envoyer message privé à: samso Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-01-05, 19:42  (GMT)
24. "RE: Le deuil"
Bonjour,
j'ai vécu une situation similaie puisqu'il y a 4 ans, j'ai perdu mon petit ami et ma grand mere en l'espace de 15 jours. Mon ami sportof de haut niveau comme moi (gymnaste) est decede lors de l'entrainement d'une crise cardiaque. Sur le coups, je lui en ait voulu, puis j'en ait voulu au monde entier. venus de russie, ses parents ne parlent pas tres bien le francais et ils avaient perdu leur ainé 2 ans auparavant. Je suis alors devenue la fille qu'ils n'ont jamais eut. J'etais tres présente. Mais ca me détruisait. J'ai donc décidé de m'éloigner d'eux pour mon bien. Ces gens tres croyants, ce sont raccrochés a la religion. Quand à moi j'ai encore beaucoup de mal a me sentir heureuse sans culpabiliser. Je pense que j'aurais du consulter un psy tout de suite car maintenant, j'ai des peurs qui se sont installées. Alors je pense que plutot de prendre ces médicaments que j'ai pris aussi et qui rendent vite dépendant,va voir un psy ou quelqu'un d'extérieur qui puisse t'aider à surmonter ca. Courage... Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
Amicalement, sophie
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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-05, 10:34  (GMT)
25. "RE: Le deuil"

Bonjour,

Je n'ai pas de chance.....
Nous avons perdu le papa de mon petit garçon de 6 ans (le petit hyperactif) il y a trois jours d'un accident de cyclo en thailande.
Tous vos conseils pour soutenir petit bout sont les bienvenus.
Il n'y aura probablement pas de cérémonie en france, juste une crémation et cérémonie boudhiste en thailande.
Merci pour tout.

Toutouille


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LenaClaire (18 messages) Envoyer message email à: LenaClaire Envoyer message privé à: LenaClaire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-05, 15:15  (GMT)
26. "RE: Le deuil"
Bonjour Toutouille,

quelle terrible nouvelle! Je te souhaite beaucoup de courage et je sais que tu ne manquera pas de l'affection nécessaire pour encadrer Yataé.

Cette fois-ci je ne sais que te dire. Comment expliquer à un enfant la mort? Comment être sûr qu'il comprend, qu'on lui donne assez de marge pour qu'il puisse s'exprimer sans crainte quand il en a besoin.

Mes seuls souvenirs d'enfance concernant des décès sont des images de tabou. J'étais plus agée que ton petit garçon (8-9 ans) mais je me souviens bien d'une sensation d'effroi avec le sentiment qu'il était impossible de parler ni de la mort ni des souvenirs joyeux partagés avec les disparus. Quand j'ai compris que si, tout cela était possible, j'étais beaucoup plus âgée.

Peut-être y a t'il des moyens d'expliquer à un enfant que son chagrin peut-être partagé. Lui faire exprimer ses peurs.

J'espère que d'autres personnes pourront t'apporter leur témoignage. Je t'ai envoyé un message privé avant de lire le tien, je t'en envoie un autre tout de suite.

Toute mon amitié,
Claire


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toutouille (315 messages) Envoyer message email à: toutouille Envoyer message privé à: toutouille Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-05, 22:40  (GMT)
27. "RE: Le deuil"

Bonjour,

Merci beaucoup claire, j'ai eu tes mp, ca m'a fait très plaisir. Je suis trop malheureuse et désemparée pour m'etendre trop longuememt.
Tu as bien compris, yataé est d'un premier papa (à qui j'ai la joie d'avoir donné le grand plaisir de voir naitre un enfant ) et naomi est de mon conjoint acutel (avec qui je suis depuis que yataé à 4 mois).
Je suis boulversée, je ne sais pas comment faire face à ma douleur et à la douleur de mon petit garcon (qui m'est inssoutenable).
Je donnerai plus de nouvelles quand ca ira mieux.

Merci encore pour ton soutien.

Plein de bisous à ton petit bout dans ton ventre qui grandit......


Toutouille

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
15-01-05, 00:37  (GMT)
28. "RE: Le deuil"
Bonjour Toutouille,

Je désire simplement vous souhaiter bon courage,


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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