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"Relation avec le psy et annonce du diagnostic"

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Pinback (205 messages) Envoyer message email à: Pinback Envoyer message privé à: Pinback Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 12:19  (GMT)
"Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonjour à tous,

Vous avez tous vu mon post dans lequel je vous annonce mon diagnostic qui serait un trouble de la personnalité schizoïde.
Je voudrais revenir sur ce momment particulier dans la relation du psy à son patient, à savoir lorsque le psy annonce à son patient la nature de sa maladie ou de ses troubles.
J'ai aisni eu l'impression que mon psy a pris son temps pour me réveler le miens. Il a fallu que je lui parle de ma compagne qui n'était finalemnt que schizoïde pour qu'il m'avoue que c'était ce que j'avais. C'était au début de la séance, donc avant que je n'ai pu parler de moi. Il avait donc déduit que j'étais schizoïde depuis plusieurs séances. Il avait sûrement plusieurs (bonnes) raisons à cela. Par exemple, il pouvait ne pas être totalement sûr de son diagnostic. Ou alors il ne m'estimait pas mûr à l'entendre...

Auparavant, j'avais la désagréable impression qu'il ne voulais pas tout me dire et je n'arrivais pas à être totalement en confiance avec lui. Maintenant, c'est à dire après six moi de thérapie, un peu moins de traitement médical, j'ai l'impression que notre relation part sur de nouvelles bases et que mon psy sera moins réticent à discuter sur le fond et la nature de mes troubles.

J'aimerais savoir ce qu'il en est de vous. Comment se sont passés vos premiers contacts avec votre (vos) psy et comment s'y sont-ils pris pour vous annoncer leur diagnostic? Ont-ils pris le temps de vous ménager ou ont ils fait un diagnostic dès les premières séances? au bout de combien de temps s'est installé une relation de confiance?

Je sais, mes questions sont vastes mais je ne vous oblige pas à répondre à tout. Un momment particulier de la relation peut suffire...

Bonne journée à tous,

Hervé

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic rose_noire 13-01-05 1
   RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic Pandore 13-01-05 2
       RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic rose_noire 13-01-05 3
           RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic Pinback 13-01-05 5
 RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic Felipe 13-01-05 4
   RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic Felipe 13-01-05 6
       RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic rose_noire 13-01-05 7
           RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic Felipe 13-01-05 9
   RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic dom45700 13-01-05 8
       RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic Felipe 13-01-05 10
           RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic Aloes 13-01-05 11
               RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic dom45700 14-01-05 12

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Texte des réponses

rose_noire (254 messages) Envoyer message email à: rose_noire Envoyer message privé à: rose_noire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 13:07  (GMT)
1. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonjour,

Je peux dire comment ça s'est passé pour moi. Je me considérais déjà comme psychotique parce que j'avais eu une hallucination, et je suis arrivée chez mon psy à la première consultation assez remontée parce que ma psy précédente m'avait laissée dans le flou pendant 6 mois. Avant la consultation de mon psy, j'étais allée à la bibliothèque emprunter des livres sur les psychoses, et un sur la schizophrénie. je me reconnaissais assez dans certains symptômes schizophréniques, les symptômes négatifs, mais je n'étais sure de rien. Je me savais psychotique, et je comptais sur le psy pour me dire de quelle psychose je souffrais. Dès le premier ou deuxième rendez vous, il m'a dit assez incidemment que j'étais schizophrène. J'ai à peine relevé tellement ça avait l'air naturel, c'est parti comme ça dans la conversation mais je me suis basée sur ce diagnostic.

Quelques mois après, il m'a dit que maintenant qu'il me connaissais mieux, il pouvait me dire qu'il pensait que mes troubles pouvaient rester assez légers. Puis au fil des séances, il m'a redit que ce que j'avais était léger, il me disait en parlant d'autres patients, "elle, elle est vraiment schizophrène", il m'a dit qu'il souhaitait à beaucoup de ses patients une schizophrénie comme la mienne. Quand je lui demandais de quel type de schizophrénie je souffrais, il restait vague, ne voulait pas me donner de réponse précise.

Puis, il y a 2 séances, il m'a dit que je n'avait pas un fonctionnement schizophrénique, qu'il se tuait à me le répéter. C'était la fin de l'entretien, je n'ai pas pu en discuter, mais ça m'a fait cogiter, donc la séance dernière, la première chose que je lui ai dite, c'est, comment je peux être schizophrène avec un fonctionnement non schizophrénique ? Ca l'a fait sourire, et il me dit, non, vous n'êtes pas schizophrène, vous êtes psychotique, vous avez des éléments schizoïdiques... Je lui coupe la parloe et je lui dis, donc je suis schizoïde et pas schizophrène ? Et il me dit c'est ça.

Maintenant, il me dit que c'est moi qui ai dit que j'étais schizophrène, que lui n'a jamais dit ça, mais qu'effectivement, il ne m'avait pas dit les choses clairement comme ça... Il a l'air content que je sois contente, et ça en ai resté là. Mercredi prochain, il va falloir que je lui parle de tous les symptômes dont on a déjà parlé et que je ne retrouve pas dans la description de la personnalité schizoïde, histoire de voir si je ne serais pas quelque chose en plus.

Certaines personnes ont l'air de trouver que j'ai un attachement morbide aux étiquettes, moi je trouve que ça m'aide et que ça me fait avancer. Par contre, je reste objective vis à vis de la réalité de mes troubles, enfin ce n'est pas l'avais de tout le monde sur le forum mais j'en reste persuadée.

Voila pour mon experience.

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Pandore (1637 messages) Envoyer message email à: Pandore Envoyer message privé à: Pandore Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 19:42  (GMT)
2. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonsoir les amoureux

Comme je pense toujours la même chose et que je suis un peu flemmarde ce soir, je remets ici le texte d'une réponse que j'avais faite début septembre.

La question du diagnostic en psychiatrie est assez souvent débattue sur les forums psys. Il en a été aussi pas mal question au moment du débat sur la loi concernant l'accès au malade de son dossier médical. Il y a des psychiatres qui communiquent un diagnostic à leur patient, d'autres qui ne le font pas.

Je trouve que les deux attitudes ont des avantages et des inconvénients. Ne pas avoir de diagnostic permet de ne pas s'identifier à un nom de maladie, cela enferme moins dans une catégorie, c'est moins stigmatisant. Cela permet de progresser en n'ayant pas à "abandonner" une étiquette qui a pu servir d'identité à un moment.

L'inconvénient est que le malade ne se sent pas forcément rassuré. Il peut penser par exemple que le médecin ne veut pas lui communiquer de diagnostic pour ne pas l'effrayer parce que sa maladie est très grave. Il peut aussi penser que le médecin ne sait pas ce qu'il a, donc qu'il n'est pas compétent et ne pourra pas le soigner. Un autre inconvénient est que le malade veut malgré tout savoir, et qu'il va se poser des questions, questionner son entourage, aller chercher sur internet ou dans les livres, avec le risque de se croire atteint d'une autre pathologie que celle qu'il a réellement. Dans ces cas-là, cela introduit plutôt des doutes dans l'esprit du malade, et cela diminue sa confiance dans son médecin.

Quand le psychiatre communique un diagnostic au patient, cela peut le rassurer en faisant cesser ce questionnement. Cela peut être ressenti par le malade comme une preuve de confiance dans ses capacités à gérer sa maladie. Cela peut rendre service au malade dans le sens où, connaissant le mal contre lequel il doit se battre, il pourra aller chercher de l'information sur sa maladie, en parler plus facilement avec l'entourage dans le cas où l'entourage est bienveillant, ou par exemple aller à la rencontre d'autres personnes souffrant du même mal sur des forums pour échanger.

Mais cela peut aussi avoir des inconvénients : le malade peut être complètement accablé par la révélation du diagnostic surtout quand il s'agit d'une maladie grave, ou réputée grave. L'entourage peut ne pas être bienveillant, ou être simplement à bout de nerfs, et se servir du diagnostic comme d'une insulte ou d'une arme, ou d'un argument par exemple pour un divorce. Les termes employés peuvent ne pas être facilement compréhensibles pour le malade et ajouter à sa perplexité. On trouve souvent cela sur les forums : "mon psy m'a dit que j'étais xxx, je me demande ce qu'il a voulu dire par là, etc."., ce qui fait que le malade peut se retrouver exactement dans le même questionnement que si son médecin ne lui avait rien dit... Le malade peut parfois aussi "refuser d'entendre" le diagnostic... ou le refuser complètement.
Et je dois encore sûrement oublier d'autres cas de figure.

Donc pour moi (qui n'ai jamais vraiment eu de diagnostic) je me suis fait ma petite philosophie "maison" : l'important pour moi c'est que le psy me fasse aller mieux, qu'il me fasse progresser. Une fois pour toute j'ai décidé de ne pas lui poser la question du diagnostic, préférant considérer qu'il me fait un cadeau en me laissant dans ce flou...

Cordialement,

Pandore

Non médecin, juste "patiente"
Modératrice de Santé Psy

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rose_noire (254 messages) Envoyer message email à: rose_noire Envoyer message privé à: rose_noire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 20:10  (GMT)
3. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Modifié le 13-01-05 à 20:28  (GMT)

Bonjour Pandore,

C'est marrant, je souscris complètement à tes inconvénients de ne pas donner de diagnostic et aux avantages d'en donner, et je suis complètement imperméable aux arguments inverses ! Je ne dis pas qu'ils ne sont pas valables pour certains patients, mais pas pour moi.

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Pinback (205 messages) Envoyer message email à: Pinback Envoyer message privé à: Pinback Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 21:31  (GMT)
5. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonsoir Pandore,

Pour être honnête, lorsqu'il m'a annoncé que j'étais schizoïde, j'avais -sous ton influence- renoncé à savoir si je pouvais être psychotique ou non, si j'avais réellement de la dépresonalisation ou pas... Je ne m'en tenais à la seule chose de certaine, c'est à dire que je suis déprimé. C'est une maladie bien suffisante à supporter. Maintenant, qu'il me dise en plus que je suis schizoïde alors que je ne lui demandais même plus, je suis toujours preneur. J'y vois un changement d'attitude de sa part, et c'est bien cela que je veux confronter à vos expériences.
Dans le fond, je préfère laisser au psy ce qui ressort de son domaine, mais s'il me donne des informations supplémentaires pour la compréhension de mes troubles, je ne suis pas contre. C'est peut-être parce qu'il m'a vu prendre mes symptômes avec détachement (et donc que j'ai changé moi-même d'attitude vis à vis de mes troubles) qu'il a pu oppérer ce revirement.

Quoiqu'il en soit, je ne tient pas plus que cela à m'identifier à mon trouble, ce serait malvenu.

Amicalement,

Hervé

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 21:21  (GMT)
4. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonjour,

Moi, ça ne va pas plaire aux médecins, c'est d'abord ma mère qui m'a informé de ma schizophrénie. Mon psy le lui avait dit, car nous avions le même psychatre. Et puis j'ai mené mon enquête, comme toi rose_noire. Mais à ce moment là, je délirais pas mal, la fait de lire des bouquins sur la schizophrénie me faisait délirer encore plus.

Je suis resté plusieurs années sans voir de psychiatre ( mais jen ai vu un lors de mes premières crises ). Mon généraliste me prescrivait du tranxène ou du xanax, mais il insistait souvent pour que je prenne du Zyprexa. A l'époque, je n'avais aucune confiance en la médecine, je savais que le zyprexa était un neuroleptique et je ne voulais pas admettre que j'étais malade. Ma mère me tenait un discours, mon généraliste ne voulait pas me répondre quand je lui demandais ce que j'avais.

Et puis j'ai fini par voir un psychiatre, et il n'a pas hésité à me dire que j'étais schizophrène. Je m'étais un peu confier à lui, il a du voir que j'étais près à collaborer, et puis il savait que je m'attendais à ce diagnostic. A ce moment là, je ne m'intéressais plus à ce que pouvait signifier " être un schizophrène ". Encore aujourd'hui d'ailleurs. Je fais comme Pandore, je ne veux pas en savoir plus. Quel est le type de schizophrénie dont je suis atteint ? ça m'est égal, je veux vivre, sortir de mon isolement, avoir des amis, prendre du plaisir dans ce que je fais.

J'ai véritablement entamé une analyse. Avec ce psychiatre, la règle ( qu'il a fixé lui-même ) est que je me confie, sans que j'attende des informations de sa part. C'est marrant, il n'a pas voulu que je m'allonge, ou que je le regarde. Il faut que je sois de travers. ça correspond aux précautions à prendre quand un schizophrène entame une analyse. Je le lui ai fait remarquer, il ne m'a pas répondu. Bon, il est psychanalyste après tout, et comme il dit souvent, je suis là pour me confier, pas pour m'informer.

L'autre psychiatre que je vois m'a confirmé le diagnostic de schizophrénie, très clairement. Avec lui, je peux poser des questions, mais nous parlons par exemple de ma réinsertion sociale, et puis il me prescrit mon traitement.

J'ai réclamé mes dossiers médicaux aussi, mais il n'y avait pas encore de diagnostic précis. " Troubles schizo-affectifs ", " rationnalisme morbide ", associés à d'autres symptômes. Maintenant, je n'ai pas encore demandé tous mes dossiers médicaux lors de mes hospitalisations. J'y ai renoncé, je trouve que ce comportement relève de la pathologie. Le diagnostic a été posé, je peux désormais me tourner vers autre chose, mon avenir professionnel par exemple. ça soulage, je te comprends rose_noire. Apprendre formellement que l'on a tel type de pathologie m'a permis de penser à autre chose. A une époque, je ne vivais que pour savoir ce que j'avais. Maintenant, je réfléchis à la meilleure façon de m'adapter.

Felipe.


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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 21:32  (GMT)
6. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Modifié le 13-01-05 à 21:37  (GMT)

Modifié le 13-01-05 à 21:35  (GMT)

Il ne faut pas oublier que le rôle d'un psychiatre n'est pas seulement d'établir un diagnostic. Il est là pour soulager notre souffrance. C'est d'ailleurs ce qu'il souhaite AVANT TOUTE CHOSES. C'est pourquoi il préfèrerait que ses patients mettent en place une démarche thérapeutique plutôt que de demander un diagnostic.

Quel est le rôle principal de ton psy, rose_noire ( et Hervé ) ? Il n'est pas là que pour faire des diagnostics, ce travail n'est pas intéressant. Il veut que nous nous portions mieux. Lui demander un diagnostic, c'est ( parfois ) mépriser une autre partie de sa spécialité. C'est peut-être ce qu'il cherche à te faire comprendre. Il aimerait que vous voyez pour d'autres raisons.

Mettez-vous à la place de votre psy. Il faut instaurer une relation de confiance avec lui, mais quelle relation ?

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rose_noire (254 messages) Envoyer message email à: rose_noire Envoyer message privé à: rose_noire Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 21:47  (GMT)
7. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonsoir Felipe,

Autant pour Hervé, il est important que son psy le soulage parce qu'il souffre beaucoup, autant pour moi la question ne pose pas trop.
Je ne me suis jamais sentie aussi bien que depuis que je suis sous solian : je peux davantage exprimer mes sentiments, je me sens plus normale dans mes relations aux autres, et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau de toute ma vie, aussi parce que j'ai pu comprendre que mon côté "calimero déphasé" était du à une maladie, et que ce n'était pas de ma faute. C'est aussi pour cela qu'il était important pour moi de savoir. J'ai pu venir à bout de ce sentiment.
Les troubles que j'ai et qui m'handicapent encore, comme la faible résistance au stress, sont difficilement accessible à un traitement je crois. Et je ne suis pas trop gênée par mes dépersonnalisations et ma dissociation. Je ne ressens pas le besoin de travailler tout ça avec lui. En général, pendant les consultations, je lui parle de ce que j'ai fait pendant les 15 jours et on fait le constat que tout va bien.

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 22:37  (GMT)
9. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonsoir rose_noire,

Dans mon premier message, je dis que l'annonce du diagnostic m'a soulagé. Dans le second, je me mets un peu à la place des psy, je m'adressais un peu à toi, mais je ne voulais pas te viser particulièrement ( je l'ai fait, je m'en excuse ). Je voulais surtout parler du rôle d'un psychiatre, de ce qu'il pouvait resentir quand on attendait surtout un diagnostic. Comme je ne savais plus à qui m'adresser, j'ai pensé à toi, et puis je me suis corrigé en précisant qu'Hervé pouvait être concerné parce que je disais.

Amicalement.

Felipe.

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dom45700 (421 messages) Envoyer message email à: dom45700 Envoyer message privé à: dom45700 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 22:04  (GMT)
8. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonsoir Felipe,

C'est moi aussi qui l'ai annoncé à ma fille, qui me l'a demandé, aujourd'hui je ne sais pas si elle voulait de réponse, à ce moment là, j'ai répondu ... Isa m'en avait mis "plein la tête", que ça n'était pas mon rôle, je la comprends mais mon rôle j'avais bien du mal à l'interpréter. Charly m'avait réconfortée, elle aurait aimé savoir aussi. Sans doute qu'aujourd'hui, ça n'arrange pas forcément nos relations avec ma fille. Je la fais hospitaliser, je lui donne le nom, ça fait beaucoup de choses dont je suis la source.

Au bout d'une semaine d'hospitalisation, le psy me l'a dit, en commençant par "je crois que vous pouvez l'entendre", alors que je n'avais rien demandé, en me remettant le bouquin de c Tobin, le pronostic est resté, à cette époque quand j'avais son psy, à chaque conversation, il me disait, je reste sur mon pronostic sans jamais que je le lui demande, je voulais des nouvelles de ma fille. Je constate, je ne juge pas, je pouvais l'entendre, je l'avais pressenti sans en parler à personne.

Depuis, j'en ai parlé avec ma généraliste, qui ne met pas en doute la maladie, déjà, ça n'est pas son job.

Je n'ai jamais demandé plus à sa psy qui la suivait après, avant son hospitalisation elle m'avait dit soit elle est en cure de sevrage, soit elle a une maladie psychique.

Maintenant, si ma fille veut en savoir plus, c'est elle qui en parlera avec son hypothétique psychiatre, dont elle est démunie actuellement.

Le diagnostic peut aider les prôches dans un premier temps, pour pouvoir s'aider, pour les aider. Pour le malade, y a sans doute un temps pour chaque chose. Cela aurait peut-être éviter le déni. J'en suis responsable, j'assume.

Amicalement

dominique

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Felipe (634 messages) Envoyer message email à: Felipe Envoyer message privé à: Felipe Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 22:56  (GMT)
10. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonsoir Dominique

Ce que vous dites est juste. On me l'a peut-être annoncé trop tôt aussi. Mais sachant que ma mère avait été infirmière, j'ai beaucoup insisté, je savais qu'elle avait sa petite idée. Par contre, j'ai été surpris d'apprendre que mon psy lui avait communiquer mon diagnostic. Plus que de nier la maladie, je n'ai plus eu confiance en mon médecin.

Amitiés.

Felipe.

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Aloes (653 messages) Envoyer message email à: Aloes Envoyer message privé à: Aloes Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-05, 23:47  (GMT)
11. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonjour Felipe,

-> "Par contre, j'ai été surpris d'apprendre que mon psy lui avait communiquer mon diagnostic. Plus que de nier la maladie, je n'ai plus eu confiance en mon médecin."

C'est un des problèmes lorsqu'on consulte le même psychiatre qu'un proche, un membre de notre famille. D'ailleurs la plupart des psys, refusent de traiter deux personnes d'une même famille pour éviter ce genre de situation et préfèrent référer le second patient à un collègue.


Aloès

littéraire et modératrice de Santé Psy (non médecin)

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dom45700 (421 messages) Envoyer message email à: dom45700 Envoyer message privé à: dom45700 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-05, 07:41  (GMT)
12. "RE: Relation avec le psy et annonce du diagnostic"
Bonjour Aloès ,

Pour nous ça ne s'est pas passé ainsi, ma fille étant hospitalisée, il me l'a dit sans que je consulte. D'ailleurs, lors d'une visite à ma fille, j'ai dû rencontrer le psy de service, car elle ne s'alimentait plus, et personne n'avait rien vu, ou bien ça ne leur paraîssait pas important, je ne sais pas trop, et ce deuuxième m'a dit la même chose en sortant son dossier. Je crois qu'après "le coup de massue", ça aide les parents malgré tout, quand on est totalement ignorant de tout cela. Après quand notre enfant nous interroge, doit on le répéter ? je ne pense pas, on peut parler de troubles Je l'avais déjà dit dans un précédent post, Amélie m'avait demandée "est ce qu'on en meurre ?" puis ça n'est plus venu dans les discussions.

Amicalement

dominique

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