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"La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"

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akdonf (980 messages) Envoyer message email à: akdonf Envoyer message privé à: akdonf Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 17:05  (GMT)
"La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Modifié le 19-01-05 à 21:55  (GMT)

Bonjour

Le rapport Roques a été commandé par Bernard kouchner en 98,pour préparer l'opinion publique a une légalisation du cannabis en cas de victoire de la gauche(opinion perso)

Classement des drogues en 3 catégories

1 Heroine cocaine alcool, substances les plus dangereuses à tous les niveaux
2 Psychostimulants, hallucinogénes, tabac, benzodiazepines,
3 Cannabis situé en retrait comme produit le moins dangereux

Conclusion du rapport sur le cannabis

Dépendance physique faible
Dépendance psychique faible
Neurotoxicité 0
Toxicité générale tres faible
Dangerosité sociale faible
Traitement de substitution non recherché

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis akdonf 19-01-05 1
   RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis akdonf 19-01-05 2
       RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis Bob (VNI) 20-01-05 3
           RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis Bob (VNI) 20-01-05 4
               RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis Pandore 20-01-05 5
                   RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis Bob (VNI) 20-01-05 7
               RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis akdonf (VNI) 20-01-05 6
       RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis toutti (VNI) 24-01-05 10
 RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis akdonf 23-01-05 8
   RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis D_Dupagne 23-01-05 9

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akdonf (980 messages) Envoyer message email à: akdonf Envoyer message privé à: akdonf Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 17:12  (GMT)
1. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Le rapport remis par le professeur Bernard Roques, neuro-pharmacologue, sur commande de M. le docteur Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la santé, sur les problèmes posés par la dangerosité des drogues au niveau des mécanismes physiopathologiques, est un rapport très bien documenté, qui fait suite à ceux déjà existants, remis par l'Académie de médecine et l'Académie des sciences. Néanmoins, comment les experts du rapport Roques ont-ils pu conclure que le cannabis est moins dangereux que le Tabac et qu'il possède une toxicité générale faible ? Alors qu'il est indiscutable.

Trois faits établis

1. Qu'une consommation occasionnelle de cannabis entraîne (ce qui n'est pas le cas avec le Tabac) :

a. - Une perturbation des mécanismes d'attention et de la mémoire immédiate (ivresse cannabique) ;
b. - Une modifications des perceptions sensorielles (vision, ouïe...) ;
c. - Des sensations " ébrieuses " et des troubles du comportement (euphorie, désinhibition).
Ces trois points expliquent, chez les conducteurs de véhicule, une augmentation des risques d'accident. Rappelons pour mémoire que, dans une étude nationale récente, nous avons trouvé du cannabis dans le sang de 16 % des conducteurs impliqués dans un accident mortel (ce qui bien évidemment n'a jamais été le cas avec une consommation régulière ou occasionnelle de cigarettes, puisque la nicotine du Tabac est un excitant du système nerveux central). La fumée de cannabis, beaucoup plus irritante que celle du Tabac, entraîne une irritation oculaire bien reconnaissable et connue des utilisateurs de cannabis. De plus, son mode d'absorption, avec blocage prolongé de la respiration pour favoriser la pénétration de l'agent psychoactif, entraîne également une plus grande absorption des agents cancérigènes bien identifiés et de plus, plus nombreux.

2. Qu'une consommation régulière, même modérée, est un facteur indéniable d'échec scolaire (par suite des problèmes de mémorisation et de fixation de l'attention) pouvant entraîner une désocialisation et une dépersonnalisation.

3. Qu'un usage régulier et important peut être responsable d'une diminution des défenses immunitaires (augmentant le risque de survenue d'infections) et


sur ce sujet



acteurscontre : Les scientifiques sérieux mais peu entendus du grand public :
actualite : LE RAPPORT ROQUES ET LE CANNABIS
edossierpour : Le rapport Roques*






de l'altération des mécanismes de la fécondation : blocage de la production des spermatozoïdes chez l'homme et de l'ovulation chez la femme.
Ces troubles de la reproduction ont été prouvés chez un groupe de seize consommateurs de cannabis en 1990, même si cela n'a pas encore fait l'objet d'une étude épidémiologique.

Danger pour les jeunes
Contrairement aux " joints des années 70 " d'origine marocaine (titrant environ 7 % en Delta 9 tétrahydrocannabinol), aujourd'hui le cannabis hollandais titre de 20 % à 40 % d'agent psychoactif, devenant ainsi un hallucinogène puissant, dont les effets rappellent ceux de l'acide lysergique (lsd).

Rappelons que la bibliographie cite des cas où des enfants ayant mangé des mégots de " joints " trouvés au sol ont présenté des signes d'intoxication, avec instabilité à la marche, labilité émotionnelle, nystagmus, tremblements, accélération de la fréquence cardiaque, conjonctives injectées de sang.

Au vu des éléments cités ci-dessus, qui atteignent principalement la jeunesse, contrairement au Tabac (80 % des usagers interpellés ont moins de 26 ans) et du fait que tous les experts s'accordent à reconnaître qu'une très grande majorité des consommateurs d'héroïne ont commencé par une consommation de cannabis, même si fort heureusement tous les consommateurs ne passent pas à l'héroïne (faits vérifiés dans tous les pays occidentaux), on voit mal, dans ces conditions, par quel raisonnement logique envisager une libéralisation du cannabis, sous prétexte d'une comparaison de ses effets avec les effets d'autres drogues, dont la toxicité est déjà très bien connue depuis longtemps sur les gros consommateurs.

Ce rapport est dangereux car il aboutit diffuser, dans l'opinion publique, une contrevérité concernant le cannabis. En s'opposant aux conclusions des experts internationaux réunis les 20 et 21 mars 1998 à New York, il n'est pas prêt d'obtenir un consensus scientifique international.

Quoi qu'il en soit, les signataires ne partagent en aucun cas, ni la présentation ni les conclusions de ce rapport, qui entraîne par ailleurs une lourde responsabilité, prise par les auteurs, vis-à-vis de l'usage du cannabis par la jeunesse de notre pays.


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akdonf (980 messages) Envoyer message email à: akdonf Envoyer message privé à: akdonf Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 17:26  (GMT)
2. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Une étude attentive du rapport Roques et de ses conclusions en ce qui concerne le cannabis décèle de nombreuses contradictions et des silences cliniques qui remettent en cause les affirmations péremptoires desdites conclusions sur la relative innocuité du cannabis. Il faut noter, à ce propos qu'aucun médecin clinicien qualifié n'a été invité à participer à cette étude.

Page 109 Analyse du chapitre XI - Le cannabis
Il commence par un rappel des questions que pose l'usage du cannabis, substance la plus utilisée par les jeunes pour ses propriétés psychoactives, ce qui reflète la réalité actuelle

Le cannabis entraîne-t-il un risque de glissement vers les drogues dures ?

Quels sont les risques à long terme de la consommation de cannabis ?

Qu'en est-il des propriétés thérapeutiques du cannabis ?

En toute logique, la première question à se poser aurait du être : quels sont les risques, à long terme, de la consommation du cannabis ? La 1ere question en distinguant, avant même d'avoir étudié les risques du cannabis, l'existence de drogues dures présuppose, a contrario, que le cannabis est une drogue " douce " ce qui n'est guère scientifique.

Page 109 chapitre XI 1 - Présentation des cannabinoïdes
" utilisé depuis des millénaires à des fins récréationnelles ou thérapeutiques, le cannabis a été progressivement retiré à cause de ses effets psychotropes ." Il eut été utile de préciser qu'il était utilisé aussi à des fins de sujétion des individus que l'utilisation thérapeutique était marginale du fait de ses maigres effets thérapeutiques et de ses effets psychotropes nocifs. Preuve que ceux-ci sont connus depuis longtemps et qu'il est curieux aujourd'hui de les nier, les Chinois, dès le 2e millénaire avant JC, l'avait retiré de leur pharmacopée parce que disaient-ils " cela fait venir les démons ". Les auteurs semblent ignorer que la tendance actuelle de demande de réintroduction du THC en thérapeutique tient surtout à une action de lobbying qui se conclut toujours par une demande de dépénalisation et de légalisation de l'usage du cannabis. Or, quel rapport y a-t-il entre le libre usage du cannabis à des fins de " défonce " par les jeunes et l'usage anti émétique ou analgésique chez des cancéreux ou des sidéens en phase terminale ?


Il n'est pas sérieux de commencer la présentation des cannabinoïdes par ses effets thérapeutiques éventuels et citer le Dronabinol aux USA quant on laisse ignorer qu'il a été testé avec 6 autres classes de produits pour lesdits effets thérapeutiques et qu'il arrive régulièrement en 7eme et dernière position pour l'efficacité. Il eut été plus important de s'attacher aux effets psychotropes sur la santé des jeunes consommateurs.


Il est plus important de noter qu'il est dit incidemment que les substances cannabinoïdes présentes dans les feuilles sont des hétérocycles très hydrophobes. Or, que lit-on page 7 du rapport - chapitre II pharmacologie et toxicologie " bien entendu les molécules très hydrophobes (tetrahydrocannabinol, héroïne) entreront aisément dans les structures nerveuses " et quelques lignes plus loin " plus le passage dans le cerveau sera rapide plus le risque de neurotoxicité immédiat sera élevé ".

Ainsi, dès le début, le rapport Roques reconnaît la dangerosité neurotoxique du cannabis au même titre que l'héroïne ou l'alcool.

Page 110 - conclusion du chapitre XI 1
se termine par le rappel d'une étude récente (?) sur une population de 65 171 personnes qui aurait montré que le risque de mortalité associé à la consommation de cannabis était plus faible que celui associé à la consommation de tabac, or

Le tabac, comme le cannabis, n'a jamais tué un adolescent

Le risque de mortalité lié au tabac ne se concrétise que 25 à 60 ans plus tard. Or, la consommation de cannabis n'a commencé à se généraliser que depuis 20 ans, donc, la morbidité n'en sera évidente que dans 15 à 20 ans au plus tôt.

L'auteur ne prend pas en compte la mortalité par accident de la route chez les jeunes de 16 à 30 ans suite à usage de cannabis - 14 à 17% des accidents (étude de la Gendarmerie de Bordeaux 1994)

De même, doivent être attribuées au cannabis, les morts par Sida ou Hépatite C consécutives à la toxicomanie elle même consécutive à l'initiation et l'escalade à partir du cannabis.

La mortalité n'est pas la seule conséquence nocive de l'usage du cannabis, l'échec scolaire, la désinsertion scolaire, l'exclusion sont les conséquences de l'usage du cannabis qui, en 6 mois à 3 ans, entraîne chaque années 40 000 jeunes vers une " mort sociale " qu'on ne peut ignorer, toutes conséquences que n'apporte pas le tabac. L'interrogation des cliniciens aurait permis aux auteurs du rapport d'éviter de comparer des choses non comparables et d'en tirer d'autres conclusions reflétant mieux la réalité.


Page 110 - Chapitre XI 2 - Analyse des données biologiques
Aspect biologique. Il est dit " Le THC provoque de nombreuses réponses comportementales' mais on précise que 'les effets euphorisants, relaxants, une facilitation des contacts interindividuels, un accroissement des perceptions visuelles et auditives éventuellement modifiées à haute dose ". Il est regrettable et réducteur que l'énoncé des réponses comportementales s'arrête là. Il eut été plus complet, voir plus honnête, d'ajouter que la phase d'excitation sensorielle et affective s'accompagne de désorientation avec perturbation des notions de temps et d'espace, perte du sens du réel et du self-contrôle, puis déprime, inertie et somnolence. Toutes réactions négatives d'autant plus fréquentes avec l'apparition du cannabis hollandais le Nederweit à forte teneur en THC - 20 à 30% - ou avec les modes de prise par inhalations chauffées pénétrant plus rapidement le système nerveux central.

Page 111 - Chapitre XI 3 - Données pharmacologiques
On y trouve confirmation de la forte hydrophobie du THC, donc de sa pénétration rapide dans la circulation générale et le cerveau, donc de la dangerosité neurotoxique du cannabis ?


Plus loin, on peut lire " les effets psychiques du THC apparaissent chez l'individu naïf 15 à 20 minutes après l'ingestion pulmonaire, p/us tard chez les consommateurs fréquents, signe d'une légère tolérance ". L'existence d'une tolérance au cannabis confirme ce que nous constatons en clinique chez les jeunes usagers réguliers de cannabis : augmentation progressive des doses et de leur fréquence et, pour un sur deux, passage à d'autres drogues et polytoxicomanie.

Page 112 - Il est dit aussi " l'une des caractéristiques du THC est son affinité non spécifique pour les tissus lipides dont les cannabinoïdes sont éliminés très lentement ". Or, nous savons qu'en cas de stress, il y a fonte des graisses, relargage de THC dans la circulation générale et pénétration dans le système nerveux central avec les troubles du comportement qui s'ensuivent, ce qui explique les accidents de la conduite automobile le lendemain de la prise de " joint ".

Dans les données pharmacologiques, le rapport fait aussi l'impasse sur la demie vie longue du cannabis d'au moins 4 jours, ce qui entraîne une imprégnation lente mais de plus en plus forte de l'organisme chez les jeunes usagers plus ou moins réguliers du cannabis.

Enfin, il est spécieux de dire que pour ces raisons il est difficile de fixer un taux acceptable dans le plasma et les urines comme pour l'alcool. L'auteur semble oublier que la loi de 1970 interdisant l'usage du cannabis est toujours en vigueur, il n'est donc pas nécessaire de fixer un taux et que les effets du cannabis sur la coordination neuromotrice et la vigilance sont incontestables. Si la commission avait interrogé les gendarmes, elle aurait appris que contrôlant, à la sortie des discothèques des jeunes en état clinique d'ivresse, ceux-ci ont des Alcootests négatifs et la législation ne leur permet pas de procéder à des recherches d'autres drogues, cannabis compris, dans les urines, la salive ou la sueur. L'interdit de l'usage de cannabis au volant, assorti de sanctions adéquates - retrait de permis ou confiscation du véhicule - aurait pourtant un effet préventif utile pour la sauvegarde de la vie d'un nombre important de jeunes.

Toujours page 112 on peut lire " les cannabinoïdes sont capables de moduler l'action de pratiquement tous les systèmes de neurotransmission - DA, 5HT, GABA, Ach, opioïdes, etc ". N'est-ce pas une preuve de la dangerosité du cannabis, fausse clé universelle qui peut perturber le délicat équilibre de nos différents systèmes de neurotransmission, ce qui explique les troubles du comportement qu'on peut observer en clinique. Cette constatation ne semble pas perturber les rapporteurs de la commission Roques qui n'en tirent aucune conclusion.

Page 113 - paragraphe XI 5 Psycho pharmacologie des cannabinoïdes
La lecture de ce paragraphe est en contradiction totale avec tout ce que nous avons pu constater depuis 25 ans d'étude clinique de plusieurs milliers de jeunes usagers de cannabis de 12 à 25 ans. En effet, qu'y trouve-t-on? " de faibles perturbations sont observées dans l'aptitude à effectuer des tâches coutumières plus ou moins complexes. Légère diminution des performances psychomotrices et mnésiques. Ces effets sont modulés par les doses et à haute concentration, des syndromes de sédation, sensation de lourdeur et quelquefois états dépressifs peuvent être observés. Bien que critiquables dans leur méthodologie ( ?) plusieurs études ont démontré que, durant la période d'imprégnation à hautes doses, les facultés d'apprentissage étaient légèrement altérées. Toutefois, les résultats sont assez contradictoires, les plus forts consommateurs étant les moins affectés. Aucune modification des possibilités d'abstraction ni d'utilisation du vocabulaire n'a été observé. Il s'agit plutôt d'altération de la mémoire à court terme. Bien que ces effets semblent modestes et mériteraient d'être confirmés par des études plus approfondies, ceci doit être pris en compte chez les adolescents scolarisés. Néanmoins, il faut noter qu'en dépit des modifications possibles des processus mnésiques et d'appréciation altérée du temps souvent notées par les usagers de cannabis, la qualité du travail effectué ne paraît pas modifié. "


" De même, la consommation journalière à hautes doses de cannabis durant de nombreuses années ne semble pas induire de comportement de démotivation ou d 'absence de motivation bien établie "


Ne pouvant nier en totalité les troubles mnésiques, la diminution des facultés d'apprentissage, 1'alteration de la notion de temps, les auteurs demandent quand même que cela soit pris en compte chez les adolescents scolarisés sans toutefois s'empêcher de dire, en contradiction avec cela que les études qui le disent sont critiquables dans leur méthodologie sans pouvoir préciser sur quel point, et en ajoutant que les plus forts consommateurs sont le moins affectés, ce qui est pour le moins étonnant, et que les effets semblent modestes. Manifestement, les auteurs du rapport et nous, n'avons pas connu et étudié les mêmes types d'utilisateurs.

Le Pr Roques semble avoir repris les conclusions de l'enquête ethnographique d'utilisateurs de cannabis du Dr Ingold de 1996, enquête de type boule de neige qui a privilégié l'étude des adultes utilisateurs ludiques de cannabis. Ce genre d'utilisateurs ayant la chance d'avoir un système de neurotransmission et des récepteurs cérébraux génétiquement plus résistants aux effets de la drogue peut, en effet, en faire un usage contrôle avec des effets modestes sur son comportement. Il en est de même pour les utilisateurs d'alcool.

En revanche, s'il avait étudié et suivi comme nous sur plusieurs années des milliers de jeunes utilisateurs de cannabis de 12 à 18 ans, fumant plusieurs joints par jour, il aurait constaté que chez 50% d'entre eux, s'installait en 6 mois à 3 ans, une dépendance physique avec troubles sérieux du comportement, désintérêt et inaptitude scolaire - redoublement de classe et éviction progressive de l'institution, démotivation familiale avec répercussion grave dans la vie de la famille, inertie, démotivation sociale, état dépressif, repli sur soi, délire confusionnel grave depuis l'apparition de cannabis à 20 à 30 % de THC, baisse de la conscience morale, escalade vers la polytoxicomanie et auto exclusion de la vie en société, bref une " mort sociale ". Le Pr Roques a omis qu'il a déclaré page 12, dans le préambule de son rapport " que tous les individus ne sont pas égaux devant le risque toxicomaniaque ".

Page 114 - Le rapport reprend le problème du retentissement de l'usage du cannabis en termes de conduite automobile. Après avoir dit que les résultats sont difficiles à interpréter, alibi allégué depuis 10 ans par les différents Ministères de la Santé et des Transports pour, sous la pression des Médias, laisser dormir cet important problème, le rapport reconnaît que " les études actuelles effectuées sur un nombre de cas plus élevé pourrait contredire ces résultats minimisant le rôle du cannabis ".

Le rapport aurait pu citer une étude américaine portant sur 10 pilotes professionnels confirmés qui, après avoir fumé 2 à 3 joints sans en avoir été informés, ont commis, 24 heures après sur simulateur de vol, des fautes graves de pilotage et d'atterrissage.

De même, dans une étude en double aveugle en 1972, les sujets qui se sont prêtés à l'expérience et qui n'avaient jamais utilisés de cannabis au préalable, ont eu, au volant, une attention et une concentration diminuées, des modifications de la motricité et de la coordination, une difficulté à apprécier la situation environnante gênant considérablement leur prise de décision et les actions rapides, tous effets négatifs retrouvés 6 à 24 heures après l'usage de quelques joints. Le tout confirmé par les enquêtes de police de la route, en France et à l'étranger, qui ont montré que 14 à 17% des accidents de la route chez les jeunes révèlent la présence de cannabis ce qui a amené le Gouvernement allemand à demander le dépistage systématique des drogues - cannabis compris - en cas d'accident corporel sur la route. Enfin, quel intérêt de conclure par cette phrase " il faut néanmoins relativiser le risque par rapport à l'alcool qui reste beaucoup plus redoutable en terme d'accident de la circulation. " Est-ce remettre en cause les risques induits par l'alcool d'étudier les risques inhérents au cannabis ? Que l'alcool soit dangereux au volant, nous le savons puisqu'une loi depuis 20 ans en sanctionne l'usage en conduite automobile. Le problème étudié est celui de la nocivité du cannabis et de l'utilité d'étendre à son usage les sanctions prévues pour l'alcool.

Page 114 - paragraphe XI 5a - cannabis - Etat psycho pathologique Il est dit " la première consommation peut entraîner, dans des cas rares, des états d'anxiété sévère type crise de panique ". Nous pouvons attester que cela est plus fréquent que ne le croit le rapporteur et explique pourquoi certains jeunes arrêtent dès les premiers joints, effrayés par cet état de panique dans lequel ils se sont trouvés. De surcroît, avec l'apparition du Nederweit nombreux sont les cliniciens qui ont eu à traiter depuis ces dernières années des états de délire confusionnels graves chez les jeunes de 16 à 20 ans avec nécessité d'hospitalisation de 3 à 6 semaines. Nous connaissons des cas de schizophrénie sans pouvoir dire avec certitude s'ils ont été provoqués ou si leur apparition a été accélérée ou révélée par l'usage du cannabis à forte dose.

Page 115 - cannabis et fonctions cérébrales - neurotoxicité Après avoir dit " la toxicomanie au cannabis n'entraîne pas de neurotoxicité telle qu'elle a été définie au chapitre III par des critères neuroanatomiques, neurochimiques et comportementaux ", affirmation qui n'est pas confirmée par une lecture attentive du chapitre III, le rapport reconnaît que l'usage du cannabis entraîne des modifications de l'activité cérébrale: " l'usage



sur ce sujet



edossierpour : Le rapport Roques*
actualite : Cannabis : contrevérités dangereuses
savezvous : Le cannabis n'est pas moins nocif que l'alcool ou le tabac






intermittent produit des changements réversibles dans les profils d 'onde alpha dans le cortex frontal probablement en rapport avec les états de somnolence induits par le THC ", et plus loin " plusieurs études font état de variations de la circulation cérébrale et du métabolisme dans certaines régions cérébrales, en particulier dans le cervelet et le cortex préfrontal ".

Page 116 - paragraphe XI 5c - tolérance et dépendance vis à vis du cannabis
Après avoir dit " les drogues sont généralement classées en fonction de leur aptitude à générer des phénomènes de dépendance physique ou psychique et considérées comme à risque s'ils répondent à ces deux critères ", il est ajouté " le cannabis a été placé dans ce groupe bien qu'il soit loin de produire des effets comparables à ceux générés par l'héroïne, l'alcool et le tabac ". Cette affirmation appelle plusieurs commentaires :

C'est une erreur de réduire la toxicomanie à la seule dépendance. Ce qui fait la gravité de la toxicomanie, c'est la dépendance à un produit qui, par ses effets chimiques et neurobiologiques spécifiques sur certains sites cérébraux entraîne des troubles du comportement et une dégradation de la personnalité, ce qui en exclut le tabac contrairement à l'affirmation ci-dessus mais intègre l'héroïne, l'alcool et le cannabis.

La distinction " dépendance physique " et " dépendance psychique " n'a aucun support scientifique c'est un héritage de l'analyse psychiatrique qui attribuait une " dépendance physique " aux drogues dont les effets de sevrage et de manque étaient marqués de troubles physiques - contractures musculaires, angoisse, transpiration - et une dépendance psychique aux autres. Or, toute dépendance est physique ainsi que le dit le rapport dès la première page " il est en effet désormais bien établi que les effets engendrés par toutes ces molécules s'expliquent par leur liaison à des récepteurs biologiques spécifiques situés dans le système nerveux central et les effets toxiques par un recrutement excessif de ces mêmes récepteurs. D'autre part, notre activité psychique est subordonnée à un support physique, l'interactivité des récepteurs des cellules cérébrales cognitives et des centres de la mémoire ".

L'absence de syndrome de sevrage sévère dans le cas d'arrêt du cannabis s'explique par son élimination lente, ce que confirme le rapport. Mais cela ne réduit en rien sa nocivité. L'élimination lente du produit (on retrouve du cannabis dans les urines 21 jours après sa prise) entraîne un stockage insidieux de THC dans l'organisme des jeunes qui consomment régulièrement du cannabis, avec une modification lente de leur comportement, c'est ce qui fait du cannabis la drogue piège par excellent des adolescents.

Page 117 - Il est erroné de dire " qu'il est bien établi (sans préciser par qui) que la très grande majorité des consommateurs de ce produit ne l'utilisent qu'occasionnellement et peuvent cesser définitivement sans grande difficulté. " Les auteurs méconnaissent totalement la dépendance très grande subie (environ 40 000 jeunes de 15 à 18 ans chaque année). D'ailleurs, après avoir fait œtte affirmation, ils sont obligé, quelques lignes plus loin, de reconnaître que " le débat sur les risques de dépendance a été relancé ces deux dernières années par la mise en évidence directe de 2 paramètres prédictifs d'un risque d'addiction. " La libération de dopamine dans le N Accumbus induit par l'administration de THC que cette libération est antagonisée par la naxolone, semblant donc contrôlée par la stimulation du système opioïde.

Page 118. Il est dit " la dérive vers les drogues dures (gateway theory) après consommation chronique du THC ne semble pas étayée par les résultats d'expériences récentes chez l'animal " et plus loin " chez l'homme, les études épidémiologiques donnent des résultats contradictoires selon la manière dont les résultats sont présentés et interprétés "'.. Plus loin encore " D'autres études montrent que la consommation de drogues dures à la suite de celle du cannabis est surtout le fait de minorités de jeunes de milieux défavorisés venant d'environnements sociaux et familiaux, en échec scolaire et en contact avec des trafiquants d'héroîne et de cocaïne ". Ces affirmations successives sont contredites par l'étude la réalité sur le terrain


des 5000 toxicomanes que j'ai traités ou interrogés durant ces 20 dernières années, 95% m'ont déclaré qu'ils ne seraient pas devenus héroïnomanes ou polytoxicomanes s'ils n'avaient, un jour, rencontré le cannabis. Donc, le cannabis est bien la porte d'entrée principale en toxicomanie pour les adolescents.

Réduire l'escalade aux drogues dures à une minorité de jeunes de milieux défavorisés, c'est méconnaître que la toxicomanie des jeunes s'est développé de 1960 à 1980, période du boom économique sans chômage des jeunes, ignorer que les jeunes des milieux aisés et du triangle d'or - Passy, Neuilly, Auteuil, sont d'autant plus exposés à l'escalade qu'ils ont un pouvoir d'achat plus grand et que les trafiquants d'héroïne, cocaïne, lsd, etc le savent et sont présents auprès de cette clientèle. Cette affirmation reprend tout simplement les clichés misérabilistes d'une certaine presse et de sociologues orientés. Plus sérieux est la position de l'ex Premier Ministre de Suède Ingvar Carlsson qui, dans un appel aux européens, déclarait en 1995 " le risque d'escalade est trop grand pour que nous le prenions ", énonçant ainsi un principe de précaution cher aux écologistes quand il s'agit de la pollution de l'air, de l'eau, du sol où des aliments et qu'ils oublient curieusement quand il s'agit de la pollution du cerveau des enfants.

Page 113 - Chapitre XI 5 d - Effets sur le système respiratoire
Le rapport reconnaît les risques cancérigènes du cannabis. " En effet, les mêmes concentrations de substances cancérigènes - phénol, nitrosamines, substances polyaromatiques, etc) sont retrouvées dans la fumée provenant des cigarettes ou des joints (rapport de la British medicale association 97) ". Mais, les auteurs se croient obligés d'ajouter in fine " néanmoins, il n'existe pas d'étude épidémiologique démontrant que l'association cannabis/tabac est un facteur de risque supérieur au tabac seul pour l'incidence du cancer pulmonaire et l'insuffisance respiratoire chronique ".

Cette affirmation omet deux évidences :


L'absorption de deux produits dangereux entraîne forcément un risque plus grand qu'un produit seul

L'usage du cannabis ne s est banalisé que depuis 20 ans, donc nous allons assister à l'augmentation des cancers du poumon, chez les fumeurs de cannabis dans les 20 prochaines années.
Pages 119 - 120 Chapitre XI 5 e - cannabis et système immunitaire
Il est dit " les études effectuées sur cellules et in vivo démontrent qu'à des doses largement supérieures à celles utilisées à des fins récréatives, les cannabinoïdes perturbent le système immunitaire "

L'auteur ne précise pas les doses utilisées à des fins récréatives.
Il semble ignorer que des dizaines de milliers de jeunes prennent régulièrement 6 à 10 joints par jour ce qui dépasse largement les doses récréatives auxquelles il fait référence.
Encore faut-il ajouter que les jeunes utilisent du cannabis à dosage de plus en plus concentré en THC.
Pages 121 - 122 - Effets du cannabis sur les systèmes endocriniens et les fonctions de reproduction.
On constate, alors que le rapport procède par affirmations péremptoire quand il veut démontrer l'innocuité, en revanche dés qu'il cite des travaux prouvant les effets nocifs du cannabis, par exemple sur les organes et les fonctions de reproduction tant chez l'homme que chez la femme, la multiplication des réserves et précautions telles que " résultats à prendre avec prudence " ou " demande d'études supplémentaires ", etc...

Pages 126 - Recommandations
Il est affirmé, dès le 1er paragraphe " le cannabis ne possède aucune neurotoxicité telle qu'elle est définie au chapitre III. De ce point de vue, le cannabis se différencie complètement de 1'alcool, de la cocaïne et des psychostimulants ainsi que de certains médicaments utilisés à des fins toxicomaniaques".

- Cette affirmation est en contradiction avec les 19 pages consacrées au cannabis ou il est dit


Que le cannabis est hydrophobe, que de ce fait il passe rapidement dans la circulation générale et le cerveau, facteur de neurotoxicité d'après le rapport lui-même.

Qu'il est lipophile et de ce fait est stocké dans les graisses de l'organisme, facteur d'imprégnation lente.

Que du fait de sa demie vie longue, il a une élimination lente - facteur d'imprégnation insidieuse de l'organisme de l'adolescent.

Qu'il entraîne des troubles comportementaux, des troubles mnésiques, des troubles de l'apprentissage, qu'il est cancérigène.


- La lecture du paragraphe III - pages 9 à 34- intitulé " Activation des systèmes hédoniques, données récentes, les mécanismes neurobiologiques " n'apporte aucune confirmation de cette affirmation péremptoire.

A plusieurs reprises, tout au long de ce paragraphe, le THC est cité au même titre que les autres drogues ainsi page 113 " la plupart des substances renforçantes y compris l'alcool et le THC pouffait également agir par l'intermédiaire d'une augmentation des opioïdes endogènes ". page 22 " l'utilisation chronique de l'ensemble des drogues (héroïne, alcool, cocaïne, THC), conduit comme le stress à une augmentation de libération de CRF. Les glucocorticoïdes libérés activeraient la voie Da mesolimbique en augmentant la synthèse de Da et altérant son métabolisme et sa recapture. " Pages 22 et 23 " d'après les données obtenues sur des modèles animaux, la concentration intra cellulaire de CRF mesuré par microdyalise augmente dans l'amygdale lors du sevrage à l'alcool et à l'héroïne et participe sans doute aux effets anxiogènes. Un phénomène semblable a été récemment décrit avec le THC ce qui a conduit a stigmatiser le danger possible d'une extension de la consommation de cannabis aux drogues dures telles que cocaïne et héroïne ".

Une seule distinction est faite en page 112 où il est dit " il est important de noter que les effets dépressifs, les troubles obsessionnels compulsifs, les personnalités antisociales et l'anxiété sont retrouvés avec une très forte incidence chez les sujets dépendants à l'héroïne, à l'alcool et la cocaïne. Il existe donc de très nombreux facteurs de vulnérabilité. " Le cannabis n'est pas cité.

Or, la connaissance clinique des jeunes utilisateurs réguliers de cannabis montre les mêmes troubles du comportement ainsi que nous l'avons déjà expliqué. D'autre part, ces troubles cités comme facteurs de vulnérabilité ne sont, en fait, que la conséquence de l'usage de ces drogues. La preuve en est qu'ils disparaissent après sevrage et abstinence. Donc, la lecture du paragraphe III ne confirme absolument pas l'affirmation qui exonère le cannabis de neurotoxicité. On pourrait penser que le rédacteur s'est trompé de paragraphe et qu'il a voulu faire référence au paragraphe IV intitulé " neurotoxicité centrale des substance à risque d'abus ".

Mais, ce paragraphe traite exclusivement du mdma. De même, on ne peut se référer au paragraphe V intitulé " Usage des substance psychoactives et troubles psychiques ". Tous les troubles et critères énumérés peuvent être appliqués aux jeunes usagers dé cannabis, par exemple; Critère d'abus d'une substance :


Utilisation répétée d'une substance conduisant à l'incapacité des obligations majeures - à l'école, au travail

Utilisation répétée d'une substance dans des situations ou cela peut être physiquement dangereux (par ex. lors de la conduite d'une voiture)

Problèmes judiciaires répétés liés à l'utilisation d'une substance

Utilisation de la substance malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux - dispute avec le conjoint ou les parents à propos des conséquences de l'intoxication, agressivité.
Au 2eme paragraphe des recommandations, il est affirmé, " outre leur neurotoxicité, ces substances induisent des altérations comportementales très sévères et une dangerosité sociale dans le cas de l'alcool et de l'héroïne qui ne sont jamais retrouvés pour le cannabis ". Ces troubles ne sont pas retrouvés chez les adultes utilisateurs ludiques qui ont la chance d'avoir des cellules cérébrales résistantes aux effets du cannabis - comme c'est le cas pour des centaines de milliers d'adultes utilisateurs excessifs d'alcool - En revanche, ces troubles sérieux du comportement existent chez de nombreux jeunes utilisateurs de cannabis aux cellules cérébrales plus réceptives au cannabis. Page 127 - autre affirmation qui suscite une correction " Compte tenu de l'usage fréquent du cannabis dans la période d'âge scolaire et bien que cet usage ne semble pas conduire à des échecs scolaires plus nombreux ou à une perte de motivation, il est souhaitable que la population scolarisée soit informé e de ces effets particuliers du cannabis (altération temporaire des fonctions mnésiques, défaut d'attention, somnolence) ". Le souhait est louable mais nettement insuffisant. La mise en garde doit être explicite car le danger est plus grand et plus fréquent que ne semblent en avoir conscience les auteurs du rapport. C'est l'usage du cannabis qui, à partir de la 4eme entraîne d'abord le redoublement de classe, puis la démotivation, le désintérêt et la régression des résultats scolaires et enfin l'auto éviction de l'institution, donc un avenir hypothéqué.

Toujours page 127 - Après avoir dit qu'aucune étude épidémiologique n'a été entreprise pour comparer les difficultés d'abandon des monoconsommations de cannabis, d'alcool et de tabac', le rapporteur affirme sans preuve que l'évolution de celle-ci en fonction de l'âge démontre que le cannabis est le moins addictif Une telle affirmation démontre seulement une méconnaissance totale de l'évolution des jeunes utilisateurs de cannabis. Pour avoir suivi des dizaine de milliers de jeunes de 13 à 18 ans depuis 22 ans, nous avons constaté le caractère très addictif du cannabis ce qui en fait la drogue piège par excellence des adolescents et la porte d'entrée en toxicomanie.

Page 128 Enfin, en conclusion, à propos de l'utilisation potentielle du cannabis en thérapeutique, le rapport Roques, reprenant un rapport d'experts de la British Medical Association en 1997 conclut " au caractère anecdotique des vertus thérapeutiques du cannabis. Ce qui correspond à la réalité ". On peut s'interroger alors sur les raisons qui l'ont conduit à consacrer un quart de chapitre (pages 109/110, 123, 124, 125) aux effets antiémétiques chez les cancéreux en chimiothérapie et aux effets analgésiques chez les sidéens en phase terminale, et l'intérêt que cela pouvait représenter pour l'étude de la dangerosité du produit par ses effets psychotropes chez les adolescents. Ou bien voulait-on ainsi justifier l'appellation préétablie de " cannabis drogue douce ", ce que confirme la dernière phrase des conclusions puisqu'après avoir cité l'avis de la British Medical Association, l'auteur ne peut s'empêcher d'ajouter une affirmation sans preuve maintes fois exprimée déjà " les cannabinoïdes utilisés depuis très longtemps par un nombre élevé de consommateurs n'ont pas donné lieu à des effets toxiques majeurs et qu'ils se comportent comme de remarquably safe drugs with a side effect profile superior to many drugs used for the same indications " .

Combien d'années encore, combien de générations sacrifiées faudra-t-il pour faire comprendre à l'auteur et à ceux qui pensent comme lui l'erreur grave qu'ils commettent en cherchant à exonérer à tout prix le cannabis de sa nocivité au mépris des évidences cliniques confirmées par les études scientifiques de ces dix dernières années, dont le rapport de l'Académie de Médecine en 1996 et son avis de Mai 1998, et le rapport de l'Académie des sciences de mars 1997.

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Bob (VNI) (9 messages) Voir addresse IP de cet auteur
20-01-05, 00:28  (GMT)
3. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Je risque de m'écarter du sujet mais bon.
Votre post est fort bien argumenté mais je préfère fumer mon petit joint pépère après ma journée de taf en sachant k ça me tue à petit feu k de prendre des médicaments ou anti dépresseurs!!!
Et oui on est pas tous égaux devant le cannabis ça c'est sûr : j'ai des potes ki fumaient à haute dose (moyenne de 8 pétards par jour) ki ont passé et obtenu sans aucune difficulté leurs diplômes de kinés...et assurés leurs rdv! D'autres ki ont tout merdés...
Je comprends pas vraiment votre combat : le rapport Roques ne change k dalle et n'a pas fait augmenter le nombre de fumeurs ce serait l'accuser à tort. Quant à ces effets au volant il est vrai k c'est dangeureux mais 1. comment dépister la prise de joints (parce k si la prise remonte à plus de 2 jours il me semble assez aléatoire de mettre l'accident de la route sur le dos du cannabis...)
2. pourquoi légiférer sur un produit ki ne devrait pas exister puisqu'il est interdit?? On retrouve bien là toute l'hypocrisie de notre société.
Y a quand même des trucs drôles "les Chinois ki disent k ça attirent les démons"... dans ce style d'arguments foireux je vous dirai k dans la Bible y a écrit "et vous vous délecterez de mon herbe" et pour être un peu plus sérieux où est-ce k'on fume de l'opium??
Personnellement le premier constat k je ferai plutôt c'est pourquoi autant de gens ont besoin de se droguer, de s'échapper de la réalité voir même juste pour s'amuser?.. C'est plutôt ça ki est inquiétant et dérangeant! Mais c'est plutôt le genre de sujet k'on préfère mettre aux oubliettes notre société étant si parfaitement inéquitable et nous renvoyant toujours à la philosophie du Dr Pangloss... De plus vous oubliez k sans traffics (drogue, armes etc...) et corruption, le système économique actuel ne tient pas. En France on préfère laisser les cités vendre du cannabis (ça limite la vente de drogues dures et l'argent est réinjecté dans l'économie) et envoyer les stups jouer le rôle de régulateur et non annihilateur de vendeurs. Ca c'est dixit un stup avec ki j'ai discuté...
Enfin moi je préfère croiser des types à la Bob Marley k sous prozac
...mais je comprends k ça soit discutable!
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Bob (VNI) (9 messages) Voir addresse IP de cet auteur
20-01-05, 00:33  (GMT)
4. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
J'oubliais : le rapport Roquès ne serait-ce pas plutôt une conséquence de l'incroyable nombre de fumeurs en France et une interrogation des pouvoirs publiques (premier pays consommateur européen faut-il le rappeler) sans parler des manifestations publiques comme l'appel du 18 joints pour la dépénalisation???
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Pandore (1637 messages) Envoyer message email à: Pandore Envoyer message privé à: Pandore Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
20-01-05, 11:10  (GMT)
5. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Bonjour Bob,

La dangerosité psychique du cannabis, et son rôle dans le déclenchement de la schizophrénie sont de plus en plus mis en évidence.

http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag0829/ps_6958_cannabis_troubles.htm

http://www.psy-net.info/forum/view.php?site=psynet&bn=psynet_schizophrenie&key=1106088478

Tenir un discours pour minimiser ces risques sur un forum médical qui comporte un forum "schizophrénie" et un forum "santé psy" n'est pas très malin. Il y a quantité d'autres forums plus adaptés pour ce discours. De plus, ici, l'écriture "texto" n'est pas acceptée. Merci d'en tenir compte.

Cordialement,

Pandore

Non médecin, juste "patiente"
Modératrice de Santé Psy

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Bob (VNI) (9 messages) Voir addresse IP de cet auteur
20-01-05, 16:30  (GMT)
7. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Bonjour Pandore,
J'ai moi même un cousin atteint de schizophrénie... et pourtant il n'a touché aucune cigarette interdite (c'est l'armée ki a déclenché sa maladie)... tout ça pour dire k cette maladie je la connais peut-être aussi bien k vous. Moi j'ai fumé tous les jours pendant plus de 8 ans alors je donne juste mon avis sur un produit k j'ai utilisé et sur un rapport ki à mon avis ne change rien : à la même période il y a eu plusieurs émissions télévisées et je dois avouer k ça n'incitait pas trop à fumer.
Maintenant la distinction drogue douce ou non c'est simplement par rapport au fait k la dépendance est psychologique et non physique et l'impossibilité de faire une overdose... ce ki ne retire en rien sa nocivité pour la santé je suis d'accord je viens pas faire une apologie de ce produit. En même temps je m'étonne de votre réaction élitiste si vous ne voulez parler k de théorie c'est un choix mais personne n'a prouvé l"augmentation du nombre de fumeurs à cause de ce rapport Roques certes maladroit... cette augmentation est quasi continue et souhaitée ki entretient des rapports privilégiés avec le Maroc notamment?? Ce n'est pas correct de ma part mais vous devez faire partie de ces gens ki veulent faire croire k la seule et unique raison du cancer c'est le tabac... en omettant le rôle important de l'industriallisation de la pollution et de notre alimentation (d'ailleurs on ferait bien de se tourner vers les études faites aux Etats-Unis à ce sujet comme au Texas par exemple...)
A l'heure où la santé se transforme en un immense marché juteux pour entreprises pharmaceutiques cyniques et où les experts font des rapports aux conclusions fonction de ki verse les salaires... désolé mais la méfiance se généralise... c'est comme ce traitement du passage à la ménopose ki entraîne le cancer du sein... ben oui maintenant on le sait mais allez le dire à ceux ki ont perdu leurs femmes ou à celles ki ont perdu un sein...c'est à se demander si on ne nous transforme pas en rats de laboratoire.
Mais vous avez forcément raison alors je vais vous laisser entre vous surtout k je suis un cas puisk j'ose écrire de façon texto se résumant à l'utilisation du k!..;o) Je comprends mieux maintenant la boîte à Pandore...
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akdonf (VNI) (159 messages) Voir addresse IP de cet auteur
20-01-05, 11:34  (GMT)
6. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Salut Bob

De dire que le rapport n’a pas augmenté le nombre des fumeurs n’est pas exact, il a renforcé l’idée chez les fumeurs de h que la consommation du produit, n’est pas dangereuse, alors pourquoi arrêter, il a surtout fait croire aux médecins que le cannabis n’est pas nocif , leur a fait dire devant des parents affolés ce n’était pas grave et moins dangereux que la cigarette , il a surtout trompé l’opinion publique sur la réalité de la chose, nous en payons les conséquences aujourd’hui
Le problème de savoir pourquoi autant de gens on besoin de se droguer est une autre histoire, il ne faut pas tout mélanger, la consommation de drogue est le reflet d’une société qui va mal c’est évident
Je n’oublie pas du tout , que l’économie souterraine fait vivre des familles et des citées entières, c’est l’or vert du 93, j’ai habité 10 ans à Aubervilliers je sais de quoi je parle, mais on trouve aussi dans ces citées de l’extasie de la coke et de l’héroïne les dealers VRP sont multicartes .
Et le rastaman défoncé du matin au soir qui ne sait dire que cool man me fait autant chier qu’un surexcité au Prozac
Amicalement

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toutti (VNI) (2 messages) Voir addresse IP de cet auteur
24-01-05, 21:25  (GMT)
10. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
bonjour à tous,

chapeau bas Akdonf, no comment, je dis respect !

mais quand donc les personnes habilitées à faire avancer les choses prendront elles conscience des vraies réalités ? en attendant, nos enfants, les jeunes qui font et vont faire notre société continuent à se détruire, à rater leurs études, à se suicider, à se désocialiser, et j'en passe... et on entend "y'a de plus en plus de jeunes dans la rue, aux restos du coeur, SDF, certains pourraient quand même chercher du boulot..." mais non c'est pas grave si les neurones tournent à 2 de tension, le cannabis est une drogue douce, alors...

messieurs les grands scientifiques, prenez donc un transport en commun et regardez les pupilles des jeunes... fumeurs de schit occasionnels vous avez dit ?

j'attends le jour où l'on verra les mêmes conrôles sur les routes que pour l'alcool. peut être que c'est ce qui déclenchera la prise de conscience, j'espère et j'attends... qu'on arrête de faire croire aux jeunes que ce n'est pas méchant, alors que ça détruit plein de vies !

c'est trop grave de minimiser les dégâts de ce produit, on a droit à quel pourcentage de perte avant que ce soit grave ? Dans la vie, il y a des choses qui ne se rattrappent pas, même si on arrête de se droguer. pour certaines choses, c'est trop tard...

Akdonf, merici encore pour ton investissement régulier, tu les aides à faire leur chemin dans leur tête en les informant.

Tchao - Toutti

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akdonf (980 messages) Envoyer message email à: akdonf Envoyer message privé à: akdonf Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
23-01-05, 21:38  (GMT)
8. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Modifié le 23-01-05 à 21:49  (GMT)

Modifié le 23-01-05 à 21:40  (GMT)

Pourquoi aucune réaction des médecins du forum ?
Vous êtes peut-étre d'accord avec le rapport ?
Votre avis m'interesse.

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D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
23-01-05, 22:07  (GMT)
9. "RE: La lourde responsabilité du rapport Roques sur l'exploision du cannabis"
Bonsoir,

Je ne pense pas que le cannabis soit un produit anodin. Je pense qu'il est moins dangereux que l'alcool, en vente partout, et qu'il est dangereux de mentir aux adolescents.

En diabolisant le cannabis par excès, on a persuadé les jeunes que le discours officiel était sans fondement et on les fragilise vis-à-vis des drogues dures.

Dans l'ensemble, je suis plutôt satisfait du rapport Roques qui est le plus proche de la vérité scientifique de tous les documents que j'ai lu.

Et il est vrai, comme vous le soulignez souvent, que le cannabis actuel n'est pas "celui de papa" et que sa teneur en THC en fait un produit différent. Le problème est donc complexe et évolutif.

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