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Informations destinées aux hommes qui envisagent de se soumettre à un dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA

Rebublication de cet article à l’occasion de la Journée de la prostate 2012

jeudi 20 septembre 2012, par Dominique Dupagne

Ce texte est un document destiné à être imprimé par les médecins et remis aux hommes qui envisagent de pratiquer un dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA dans le sang. Ce test sanguin largement pratiqué n’est pourtant par recommandé par les instances sanitaires françaises et internationales. Face à cette situation, il est nécessaire que les hommes qui le souhaitent puissent s’informer afin de prendre une décision éclairée. Les autres suivront l’avis du médecin en qui ils ont confiance.

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Ce document est destiné à vous aider à réfléchir sur l’intérêt du dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA dans le sang. Aussi curieux que cela paraisse, tous les dépistages ne sont pas bénéfiques. Celui du cancer de la prostate fait l’objet d’une controverse : il est promu par les urologues, mais n’est pas recommandé par les autorités sanitaires ni les médecins généralistes. C’est pourquoi il est important que vous receviez cette information.

Vous disposez également d’un document plus visuel ici

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Si vous souhaitez simplement vous en remettre à mon conseil, la stratégie est simple : vous avez plus d’inconvénients que de bénéfices à attendre de ce dépistage. C’est l’opinion de la Haute Autorité de Santé française, de son équivalent américain, et de nombreuses sociétés savantes internationales.

Pour autant, je ne vous promets pas que vous n’aurez pas de cancer de la prostate : 3% des hommes en meurent. Heureusement, c’est un cancer qui touche essentiellement les hommes très âgés : l’âge moyen au décès est de 80 ans et seulement 0,1 % des hommes en meurent avant 70 ans.

Ce qui motive ma réticence et celles des autorités sanitaires, c’est que ce dépistage ne sauve pas de vies, et n’évite paradoxalement que peu ou pas de décès par cancer de la prostate. En revanche, ce dépistage induit de façon certaine des cas d’impuissance sexuelle ou d’incontinence urinaire chez des hommes encore jeunes, et quelques accidents plus graves liés aux biopsies de la prostate ou aux traitements.

Le bilan de ce dépistage est donc peu favorable. Néanmoins, certains médecins et notamment les urologues le trouvent utile et continuent à le promouvoir. Il est donc encore largement pratiqué. C’est l’existence de cette divergence de point de vue au sein de la communauté médicale qui me conduit à vous remettre ce document informatif. Si vous voulez en savoir plus avant de prendre votre décision, lisez les pages qui suivent.

Notez que vers la cinquantaine, les troubles urinaires tels que des envies plus pressantes et des levers nocturnes sont banals et n’évoquent pas particulièrement la présence d’un cancer de la prostate.

Vous me direz lors de notre prochaine consultation si vous souhaitez ou non que je vous prescrive un dosage des PSA. Si votre réponse est positive, je vous proposerai également un toucher rectal pour compléter le dépistage.

Explications détaillées sur le dépistage du cancer de la prostate

Le principe du dépistage des cancers paraît une évidence : soigner tôt, prendre la maladie à temps pour extirper la tumeur et sauver le patient. Voila qui semble peu contestable. Pourtant et paradoxalement, certains dépistages peuvent entraîner plus d’inconvénients que de bénéfices.

Il n’existe pas de dépistage systématique du cancer du poumon, du pancréas, du rein, de la thyroïde, du testicule, des os ou des ovaires. Vous n’avez jamais entendu parler de campagne de dépistage concernant ces cancers.

La raison en est simple : Ces dépistages peuvent faire plus de mal que de bien. Les circonstances qui annulent l’intérêt du dépistage sont les suivantes :
- La maladie est incurable (le dépistage a alors comme seul effet d’apprendre plus tôt au malade qu’il va mourir. C’est le cas du cancer du pancréas.).
- La maladie se soigne aussi bien quand elle finit par donner des symptômes. Un dépistage visant un diagnostic très précoce a donc peu d’intérêt (c’est le cas du cancer du testicule).
- Aucun test simple ne permet d’identifier correctement le cancer avant qu’il ne devienne incurable (cancer des os).
- Et enfin, la cause la plus fréquente : Le dépistage aboutit trop souvent à considérer à tort des lésions non évolutives ou bénignes comme de dangereux cancers, et à opérer ou irradier des gens qui n’auraient jamais été malades. Quand les vies brisées ou perdues par un dépistage intempestif l’emportent sur celles qui sont sauvées par le dépistage, ce dernier est considéré comme nuisible et n’est pas recommandé. C’est le cas pour le cancer du poumon, des ovaires, de la thyroïde, du rein et, comme nous allons le voir, de la prostate.

Ce que vous êtes en train de lire est donc vrai pour d’autres cancers, notamment pour le fréquent et redoutable cancer du poumon.

Le dépistage du cancer de la prostate n’est pas un acte anodin. Il engage votre santé et n’est pas recommandé par les autorités sanitaires françaises et internationales. Certains médecins, essentiellement les urologues, sont au contraire favorable à ce dépistage. Ce document est donc destiné à éclairer votre décision et doit être lu AVANT de réaliser un dosage sanguin des PSA qui vous engage dans la démarche de dépistage.

Le PSA (initiales en anglais de l’Antigène Spécifique de la Prostate) est une substance sécrétée par la prostate. Son taux sanguin augmente avec le volume de la glande, qui croît naturellement avec l’âge. Les PSA peuvent donc être élevées en l’absence de cancer. En cas de cancer de la prostate, ce taux peut augmenter dans des proportions très importantes.

La découverte d’un taux de PSA anormal ou la palpation d’un nodule suspect pourront dans certains cas conduire à des biopsies, qui détecteront ou non la présence de cellules cancéreuses dans votre prostate. La réalisation de cette analyse peut avoir d’importantes répercussions sur votre santé ; une fois son résultat connu, il vous sera peut-être difficile de décider de l’ignorer si le taux sanguin est élevé.

Les urologues et les cancérologues ont espéré pouvoir rendre service à leur patients en détectant et en traitant précocement les cancers de la prostate grâce au dosage de cette substance. Parallèlement, le toucher rectal permet de rechercher des nodules ou des anomalies de la glande. L’intérêt de cette stratégie n’est pas évident, car du fait de la croissance du PSA avec l’âge, la majorité des hommes qui ont un taux de PSA au dessus de la moyenne n’ont pas de cancer. Un seuil couramment pris en compte pour commencer à s’inquiéter est un taux de 4 ng/ml. Mais encore une fois cette inquiétude est injustifiée dans la majorité des cas. Si ce chiffre est dépassé à plusieurs reprises, ou s’il augmente rapidement, les urologues proposent de réaliser des biopsies de la prostate. Une aiguille est introduite dans la glande en passant par le rectum et des prélèvements sont réalisés puis analysés pour y rechercher des cellules cancéreuses. Ce geste n’est pas anodin. Dans de très rares cas, des accidents graves peuvent survenir, comme des septicémies parfois mortelles.

La détection précoce des cancers est considérée généralement comme une bonne idée, une bonne pratique préventive. Pourtant, comme vous venez de le lire, ce dépistage n’est pas toujours utile, voire paradoxalement néfaste pour certains cancers, par exemple ceux qui sont incurables ; cette révélation précoce n’est alors pas une bonne chose. Tout le monde peut le comprendre.

C’est plus compliqué quand le dépistage sauve quelques vies, mais qu’il présente des effets indésirables suffisamment graves et fréquents pour en annuler le bénéfice. C’est le cas d’un dépistage qui conduirait trop souvent à considérer comme malade une personne qui ne l’est pas. Le bon exemple est celui de la radiographie du thorax dans le dépistage du cancer du poumon : le cancer est souvent dépisté trop tard pour être guéri, en revanche, un diagnostic de cancer est fréquemment porté à tort sur des images suspectes. L’enchaînement des examens et des interventions peut aboutir aux décès de patients qui étaient pourtant en parfaite santé. Globalement, le dépistage du cancer du poumon par la radiographie ne sauve pas de vie et génère des interventions ou des traitements lourds et inutiles. C’est une des raisons pour laquelle la radiographie thoracique systématique en médecine du travail ou lors des bilans réalisés par l’Assurance Maladie a été abandonnée.

Avec le dépistage du cancer de la prostate, nous sommes confrontés au même problème. La présence de cellules cancéreuses dans la prostate de l’homme de plus de 50 ans est très fréquente : près de la moitié des hommes ce cet âge en sont porteurs, et ce pourcentage frôle les 100% au delà de 90 ans. Heureusement, seuls 3% des hommes meurent d’un cancer de la prostate, et généralement à un âge avancé. La présence de cellules cancéreuses ne signifie donc pas forcément cancer évolutif, c’est même l’éventualité la moins fréquente.

Rechercher ces cellules cancéreuses expose au risque d’en trouver souvent, chez des hommes qui n’en auraient jamais entendu parler de leur vivant. Il existe un risque important de transformer en malades des hommes qui ne le sont pas et qui ne l’auraient jamais été.

De plus, le traitement du cancer de la prostate est loin d’être anodin, malgré les progrès constants de la radiothérapie et surtout de la chirurgie. Les troubles sexuels et les troubles de la continence urinaire restent fréquents et constituent un lourd handicap.

Rendre impuissants ou incontinents de nombreux hommes bien portants serait éventuellement acceptable si ce dépistage sauvait des vies. Ce n’est malheureusement pas le cas. Les études scientifiques portant sur des centaines de milliers d’hommes n’ont pas permis de montrer que ce dépistage sauvait des vies. En ce qui concerne le risque de mourir spécifiquement d’un cancer de la prostate, il ne semble pas diminué par ce dépistage, ou l’est trop faiblement pour que cette diminution puisse être mise en évidence. Les études réalisées sont contradictoire et leur synthèse montre une absence de diminution significative de la mortalité par cancer de la prostate chez les hommes invités à pratiquer un dépistage.

En revanche, il ressort de ces travaux que de nombreux hommes ayant subi une opération ou une radiothérapie présentent des complications significatives de ces traitements. Le diagnostic précoce par dépistage ne semble par changer suffisamment le pronostic des cancers agressifs, tout en conduisant à opérer ou irradier pour rien des hommes qui n’auraient jamais été malades.

Du fait de ces résultats décevants, aucun pays au monde n’a organisé le dépistage du cancer de la prostate, comme c’est le cas pour d’autres cancers dont le dépistage est reconnu comme utile.

L’Organisation Mondiale de la Santé, la Haute Autorité de Santé française, l’Institut National du Cancer ne recommandent pas le dosage des PSA pour ce dépistage. L’organisme américain d’évaluation des dépistages (USPSTF) vient de publier une réévaluation du dépistage du cancer de la prostate à la lumière des travaux scientifiques les plus récents : elle incite les médecins américains à ne plus pratiquer de dosage des PSA dans un but de dépistage.

Voila pourquoi je souhaite que vous réfléchissiez avant de réaliser cette analyse. Une fois votre taux de PSA connu, et si par malheur il est élevé, le doute sera dans votre esprit et vous serez probablement contraint d’aller au bout de la démarche, avec les inconvénients et les incertitudes que je viens de vous exposer.

Mais alors, que faire ?

La médecine est loin d’être armée contre toutes les maladies. Pour de nombreux cancers, la médecine préventive est encore prise en défaut. Nous espérons pouvoir un jour prévenir utilement le cancer de la prostate, comme c’est le cas pour le cancer du col de l’utérus par le frottis de dépistage. En attendant, nous disposons de traitement médicaux qui permettent souvent de contrôler la maladie pendant de nombreuses années, y compris quand elle est découverte à un stade avancé.

En médecine, face à une maladie ou un simple risque, ne rien faire n’est pas toujours la plus mauvaise option, même si cette impuissance nous désole.

Malgré ces explications, vous souhaiterez peut-être bénéficier de ce dépistage par PSA, en considérant que même si le bénéfice est hypothétique, le pari est justifié. En effet, les travaux scientifiques cités plus haut ne permettent pas d’apprécier avec une certitude absolue l’intérêt de ce dépistage, notamment sur plusieurs dizaines d’années de suivi. Je vous accompagnerai alors dans votre choix et vous prescrirai régulièrement un dosage des PSA entre l’âge de 55 et de 69 ans. Avant cet âge et après, le dépistage du cancer de la prostate s’est révélé délétère de façon certaine : trop rare chez l’homme jeune, d’évolution trop lente par rapport à l’âge de la mort naturelle chez l’homme âgé.

S’il vous reste des questions après la lecture de ce document, je serai heureux d’en parler avec vous. Prévoyez de me consulter spécifiquement pour ce problème : la difficulté du sujet et son importance pour votre santé méritent d’y consacrer une consultation entière.

Sources

- Synthèse (en anglais) dans le British Medical Journal et complément ultérieur par le même auteur.
- Rapport de la Haute Autorité de Santé française.
- Position et recommandations des urologues français

Ce document est disponible librement pour être reproduit, copié, modifié, diffusé à votre gré sur tout support. Vous pouvez le reprendre à votre compte, l’intégrer dans un site, dans un document écrit, prétendre en être l’auteur original, ne pas citer sa source, le vendre. Bref, faites-en ce que vous voulez.
Attention de ne pas faire de liens directs vers les documents Word et PDF joints qui seront modifiés régulièrement, l’ancienne version étant supprimée à chaque fois.

Messages

  • Il est envisageable de se grouper pour faire imprimer ce document à faible coût. Si quelqu’un a du temps pour gérer la souscription et l’impression, ce serait parfait. Une société savante de médecine générale pourrait également s’approprier le document, le personnaliser et s’occuper de sa diffusion.

  • Une consultation en ligne pour avoir plus d’info ? C’est dans l’air du temps et du web..

  • Bonjour, votre article m’a intéressée mais je m’interroge sur deux points : vous écrivez qu’on ne peut identifier correctement un cancer des os avant qu’il ne devienne incurable, pourtant on peut guérir d’un cancer des os soigné il me semble ? (peut-être ai-je mal compris la phrase). D’autre part, parmi mes proches, un cancer du rein a été détecté par hasard lors d’une échographie de contrôle ( d’un cancer de la prostate justement !), la tumeur a été retirée et l’urologue a déclaré le cancer "guéri", et un autre proche a passé une radio thoracique pour le suivi d’un infarctus, radio sur laquelle une tumeur du poumon a été détectée. Après que le petscan a montré qu’il n’y avait pas de métastases, mon proche a eu une lobectomie (confirmation de cancer et d’absence de métastases), le pneumologue a dit qu’il ne nécessitait pas de chimio et qu’il avait eu de la chance. Ces deux personnes n’ ont-elles pas été "sauvées" par ces écho et radio par hasard ? Je précise que ces opérations sont récentes (2 ans pour le cancer du rein et qq mois pour le poumon).
    Ingrid (non médecin)

    • Bonjour

      La majorité des cancers des os sont incurables. D’autres se soignent (myélomes), mais ne nécessitent pas de dépistage car un diagnostic précoce n’apporte pas grand chose par rapport au diagnostic fait au moment des symptômes.

      Les deux exemples de découverte fortuite de tumeurs sont intéressants. Rien ne prouve que ces patients aient été sauvés. Leurs tumeurs auraient peut-être disparu spontanément. Les japonais se sont lancés dans le dépistage du cancer du rein il y a quelques années. Ils en ont trouvé beaucoup, le nombre de diagnostic à triplé, et ils ont fini par arrêter car la mortalité était inchangée : ils avaient trouvé de nombreux "cancers" qu’ils n’auraient justement pas dû trouver.

      De même, la radiographie des poumons de routine aboutit à des diagnostics précoces, mais aussi à des interventions lourdes (et parfois mortelles) pour des lésions qui étaient en fait bénignes. Toutes les évaluations montre que ce dépistage est un désastre, les inconvénients l’emportant largement sur les avantages. Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture de cet ouvrage de grande qualité publié par un universitaire canadien.

    • Merci de vos éclaircissements, je vais lire ce livre.
      ingrid

    • le pendant pour les femmes qui doivent se faire dépister par une mammographie de dépistage dans le cadre d’une campagne serait intéressant.
      Merci à vous pour tout ce travail.

    • Bonjour ,Nouveau sur ce site , cette histoire de dépistage de PSA est une farce énorme dont le prix en souffrance humaine pour ceux dépistés et dont le traitement c’est mal passé reste encore a mesurer.
      Quand a ceux dont le traitement c’est bien passé , ils vont alimenter la croyance d’un traitement efficace alors que non traité l’évolution aurait été la même (rechute ou pas).
      Dans le cas d’un dépistage "malheureusement" effectué " a quel moment conseillez vous la biopsie ?

      Pour le reste cela confirme mon idée simpliste d’aller chez le médecin uniquement quand on a des symptômes gênants.

    • Bonjour

      Le mot "farce" est à mon avis inadapté. Pour répondre à votre question, il est fréquent que des hommes découvrent ce document à l’occasion d’un dosage de PSA anormal, qui leur a été prescrit sans les informer des inconnues concernant ce dépistage.

      Malheureusement, la situation est alors délicate. L’homme dont les PSA sont élevées est informé de l’existence d’un risque et il va souvent lui être difficile d’oublier le mot "cancer" s’il décide de ne pas donner suite à ce dosage.

      La biopsie est une étape supplémentaire. Elle comporte des risques faibles mais réels de complications graves (septicémie). Les aiguilles vont désorganiser la microstructure de la prostate, et personne ne peut affirmer que cette désorganisation n’aura pas d’influence sur l’éventuelle dissémination de cellules cancéreuses quiescentes qui n’auraient jamais fait parler d’elles.

      La biopsie ne permet pas de répondre à la question "ai-je un cancer" car elle peut découvrir des cellules cancéreuses qui n’auraient jamais provoqué de maladie de votre vivant.

      Ne pas donner suite au dépistage après révélation de PSA élevées est donc un choix possible de "rattrapage" après un dosage prescrit en routine sans information du patient. En revanche, après la biopsie, c’est plus difficile. Néanmoins, une publication récente montre qu’après 12 ans de suivi, il n’y a pas de différence significative de mortalité entre des sujets opérés et non opérés.

    • En 2007 : APS : 8. La biopsie révèle un cancer agressif dans un lobe sur la gauche. 4 mois plus tard, (l’urologue considérait mon cancer agressif mais le moins agressif des agressifs) cela pouvait attendre. La chirurgie révèle un cancer qui a envahi toute la prostate du coté gauche. Il est extra-prostatique. Des tissus sont même attachés à l’intestin. La chirurgie dure 8 heures et doit être relayée partiellement à un autre chirurgien. Le premier chirurgien avait déjà 3 heures de fatigue sur un autre patient. Les tissus en apparence anormaux autour de la prostate sont retirés soigneusement. Malgré ce ’’parage’’ intensif l’opération fut un échec bio-chimique. 3 mois après la prostatectomie radicale mon APS est 0.3.
      Juillet 2012 : Depuis un an mon APS est remonté à 8. On surveille depuis, aux 6 mois, la progression.
      Dans mon cas la politique de non intervention et de surveillance de mon APS aurait été désastreuse.

    • C’est vrai "farce " est pas adapté et je découvre Un PSA a 7,5 lors d’un test de routine parait ’il.
      La publication recente que vous citez dans votre réponse s’adresse quand même a des gens autour de 67 ans au départ de l’étude.Avons nous une étude pour une moyenne d’âge de départ a 55 ans ?Proposer aux hommes" jeunes " avec un PSA>7 et un cancer localisé confirmé de traiter ,c’est risqué vu les effet des traitements mais si on vous enlève le cancer avec en prime les problèmes de prostate qui ne manqueront pas d’arriver (avec ou sans cancer) cela vaut peut être le coup d’y aller.

    • Bonjour,
      Pouvez-vous nous dire, pourquoi ne pas faire, dans le cas d’une suspicion d’un cancer, un dosage du PCA3, dont les résultats sont semble t-il très fiable, dans la détermination de la présence ou non d’un cancer de la prostate, avant d’envisager des investigations plus domageables. Merci pour votre avis à ce sujet.

    • Vous écrivez : "Ne pas donner suite au dépistage après révélation de PSA élevées est donc un choix possible de "rattrapage". Ouf ! Vous êtes loin de dire cela dans votre vidéo qui circule sur internet !

  • L’association américaine de cancérologie vient de proposer sa recommandation et un document destiné aux patients
    http://bit.ly/OOBBF6

  • Je suis preneur de toute remarque et surtout retour de patient à qui il a été remis par un médecin sur ce document.

  • Bonjour,
    j’envisageais de compléter la fiche d’information mise en ligne sous un autre article, mais je crois que l’essentiel de l’information est à peu près là. Quelques questions à préciser seulement.

    Si on résume,
    - Le dépistage n’est pas efficace : le taux de biopsies positives est faible, alors que la biopsie est un examen délétère.
    - La prostatectomie n’est pas efficace : si la mortalité due au cancer diminue, elle est compensée par d’autres causes de décès, sans doute impliquées par l’opération ou ses conséquences.
    - Les statistiques sont donc globalement en faveur du non-dépistage. Sans symptôme justifiant une opération, celle-ci n’est pas justifiée par une amélioration de la survie globale.

    1) Cependant, le dépistage présente un avantage pour la classe de patients âgés de 55 à 69 ans pour laquelle la diminution de la mortalité par cancer est de 20%. A-t-on des hypothèses explicatives ?

    2) Les aspects psychologiques : on vit mal après l’annonce d’un dépistage positif d’une tumeur dont la méconnaissance n’aurait pas eu de conséquence. Mais on vit mal avec une tumeur symptomatique ayant dépassé le stade opérable. Et on vit mal après une prostatectomie n’ayant pas empêché le processus métastatique.
    Même avec des statistiques défavorables, la chirurgie ne reste-t-elle pas le seul traitement porteur de l’espoir d’une guérison définitive, ce qui influence la décision individuelle par rapport à la préconisation globale.

    3) Quelles alternatives ? Ne faudrait-il pas informer davantage sur les possibilités d’améliorer l’efficacité, ou de réduire la morbidité ? Même si c’est une information parfois encore incertaine et décevante :
    - Le taux de morbidité des modes d’intervention plus légers (ultrasons HIFU, ...).
    - L’efficacité des chimiothérapies (taux de survie, ....).
    ...

    • Le doc Horan auteur de "the big scare, the business of prostate cancer" pense qu’il y a grand biais dans l’étude européenne et donne l’explication suivante : Dans le groupe dépisté et traité, un traitement hormonal est immédiatement proposé dès la remontée du PSA après prostatectomie ou autre. Par contre, puisqu’il n’y a aucun contrôle, ce traitement n’est administré que si le cancer présente des signes cliniques chez le groupe non dépisté, donc à un stade plus avancé . Le premier groupe bénéficierait d’un avantage du au traitement hormonal plus précoce qui prolongerait alors la durée de vie. Ce ne serait pas la chirurgie ou radiothérapie préventive qui expliquerait cette différence de 20%.
      http://www.cancerrealitycheck.com/2011/11/interview-with-dr-anthony-horan.html

  • Je signale que MM Even et Debré dans leur guide des médicaments inutiles consacrent un chapitre au dépistage des cancers, en s’appuyant sur la position des urologues pour dire que le dépistage du cancer de la prostate annuel à partir de 50 ans est justifié.
    Ils défendent par ailleurs le dépistage du cancer du sein et recommandent même la mammographie annuelle à partir de 40 ans.

    • Merci, je n’avais pas lu le livre. Sans doute les quelques pages écrites par le Pr Debré, ardent défenseur de ce dépistage...

    • Bonjour
      J’ai 58 ans et je vous soumets mon témoignage en toute humilité car je n’ai pas les connaissances requises pour affirmer quoi que ce soit sur ce sujet délicat.
      Pour ma part donc, je ne peux que me féliciter de l’initiative de mon médecin généraliste. En effet, celui-ci a prescrit dans une analyse de sang de routine le dosage du fameux taux de PSA. Résultat : chiffre supérieur à 14. Il m’a contacté immédiatement pour me rassurer et me dire que cela ne signifiait pas automatiquement cancer. Malheureusement, le chirurgien que j’ai vu ensuite et qui a pratiqué un toucher rectal ne m’a alors laissé aucun doute. J’ai choisi la prostatectomie qui a été pratiquée le 23 novembre dernier. Des cellules cancéreuses ont malheureusement été retrouvées dans la graisse prostatique. et je dois donc procéder à un dosage du PSA tous les quatre mois...
      Si mon médecin n’avait pas prescrit cette analyse, je ne serai pas en train d’écrire ce texte et ne ressentirait sans doute pas encore de symptômes. Et, comme vous l’avez écrit, le jour où j’aurai ressenti ces symptômes, il aurait sans doute été trop tard... (mais peut-être allez-vous me dire qu’il n’était pas sûr que je ressente un jour ces symptômes ?)
      Qu’il y ait eu des abus et des traitements et/ou opérations sans fondement, je n’en doute pas mais dans ce que j’ai vécu, je n’ai eu à aucun moment ce sentiment.
      Alors que vous écriviez dans votre article, suite à votre chronique du 17 novembre dernier sur France Inter : "Vis-à-vis du cancer de la prostate, il n’y a actuellement rien d’autre à faire qu’espérer avoir de la chance." me paraît tout-à-fait inconséquent pour ne pas dire criminel.
      Supposons qu’ayant entendu votre chronique, un patient disant à son médecin qu’il ne souhaite pas procéder à cette analyse alors qu’il se trouve à un stade de cancer équivalent au mien, ne pensez-vous pas que vous porteriez une part de responsabilité dans son décès quand les symptômes de ce cancer apparaîtront et que l’issue fatale ne pourra être évitée ?
      Enfin, admettons que vous ayez raison, pourquoi ne pas dire que le toucher rectal pourrait remplacer avantageusement cette analyse. Dans mon cas, visiblement, ce toucher aurait suffi au diagnostic...
      PS J’avais déjà laissé il y a quelques mois un message de cette teneur sur le site de France Inter, message qui est resté malheureusement sans réponse. J’espère qu’il n’en sera pas de même cette fois-ci...

    • Cher Monsieur,

      Vous écrivez : "Bonjour J’ai 58 ans et je vous soumets mon témoignage en toute humilité car je n’ai pas les connaissances requises pour affirmer quoi que ce soit sur ce sujet délicat. "

      Puis plus bas "que vous écriviez dans votre article, suite à votre chronique du 17 novembre dernier sur France Inter : "Vis-à-vis du cancer de la prostate, il n’y a actuellement rien d’autre à faire qu’espérer avoir de la chance." me paraît tout-à-fait inconséquent pour ne pas dire criminel. "

      Mais je ne vous en veux pas. Le dépistage est un sujet d’une grande complexité.

      Vous partez d’une hypothèse qui est fausse, à savoir que ces cellules cancéreuses que l’on vous a trouvées se seraient forcément transformées un jour en cancer. Rien n’est moins sûr. C’est même une éventualité improbable, et heureusement, car un homme sur deux à votre âge porte des cellules cancéreuses dans sa prostate et la mortalité par cancer de la prostate n’est que de 3% sur toute une vie

      Donc il est possible que ce dépistage vous sauve un jour, et beaucoup plus probable statistiquement qu’il ne vous cause que des inconvénients injustifiés. Depuis que j’ai écrit ce texte, l’Institut National du Cancer s’est rangé à ce point de vue prudent http://www.e-cancer.fr/Comprendre-prevenir-depister/Se-faire-depister/Depistage-du-cancer-de-la-prostate

      Enfin, sachez que le toucher rectal n’a jamais fait la preuve de sa supériorité sur le PSA, les problèmes sont les mêmes.

    • Monsieur, vous avez tout à fait raison, c’est le docteur Duoagne qui est dans l’erreur

  • Bonjour Docteur

    Merci et félicitations pour ce site.
    Concernant le sujet je voudrais faire deux remarques :
    1) Vous ne faites pas état du rapport PSA libre/ PSA totale censé éclairer sur le caractère cancéreux ou pas de l’évolution d’une prostate.
    2) De nombreux hommes subissent une gène liée à l’augmentation de taille de leur prostate. Ils subissent souvent également dans ce cas des pressions de leur entourage qui les presse de se faire soigner. Si un dépistage "positif" a des conséquences néfastes, supérieurs aux bénéfices, le dépistage négatif (c’est mon cas) a, lui, des avantages considérables (même s’il peut exister des faux négatifs).
    La surmédiatisation du cancer prostatique, cancer ayant eu la chance d’avoir été présidentiel, et les suites données au résultats positifs du dépistage sont peut-être plus à remettre en question que le dépistage lui même.
    Cordialement, et surtout, continuez.

    • Bonjour Docteur, merci pour toutes ces infos. Mais effectivement qu’en est-il du rapport PSA libre/PSA Total ? Que révèle-t-il ? Mon généraliste m’a fait faire un dépistage PSA depuis plusieurs années sans autres infos, le dernier test a révélé un PSA passé de 3,34 à 4 en 6 mois avec un rapport libre/total de 0,10, jugé inquiétant pour mes 63 ans. Or je n’ai rien vu sur votre site concernant ce rapport. Pouvez-vous m’éclairer ?
      Un urologue m’a fait ensuite passer une IRM qui a montré une "intégrité de la capsule sur toute la hauteur" sans aucune anomalies mais 3 "cibles biopsiques". Cela m’a paru rassurant mais Il m’a conseillé de faire une biopsie.
      Etant en parfaire santé, je suis très perplexe. Une IRM est-elle suffisamment fiable dans ce cas ?
      Je n’ai rien trouvé non plus concernant un examen IRM sur votre site.
      Apparemment cet examen est peu courant pour la prostate. Auriez-vous de infos à ce sujet.
      Cordialement

    • Bonjour,
      Le rapport PSA libre/totale n’a pas plus d’intérêt prouvé que le PSA total. De même, l’IRM n’a aucun intérêt démontré dans le cadre d’un dépistage. Tout cela correspond à des inquiétudes et des examens inutiles. Je ne comprends pas la passivité de l’Assurance-maladie face à cette gabegie.
      Pour ce qui est du reste, demandez conseil à votre médecin traitant. Je ne donne pas de conseils personnalisés.

  • Encore un monsieur qui repart du cabinet, avec votre document entre les mains, après des informations données sur le dépistage du cancer de la prostate.
    Je le reverrai pour répondre à ces questions.

  • fiabilité du PSA après une opération d’un cancer de la prostate au bout de 7 ans

    Psa à 0,08 0,16 et dernièrement 0,25

  • réponse de Jacques Busseuil
    Vous m’avez adressé la nouvelle recommandation de l’USPSTF éditée en avril 2017 qui devrait vous conduire à revoir la rédaction de votre avis ci-dessus.
    En effet il y est écrit que "cette recommandation remplace la recommandation de 2012. En 2012 l’USPSTF avait conclu que, bien qu’il y ait des avantages potentiels du dépistage du cancer de la prostate, ces avantages ne l’emportaient pas assez sur les inconvénients attendus pour recommander un dépistage de routine (recommandation D). Le changement de catégorie de recommandation est basé en partie sur des preuves supplémentaires qui ont renforcé la certitude de l’USPSTF quant à la réduction du risque de mourir du cancer de la prostate et du risque de maladie metastatique" . En effet, sur une cohorte de 1000 personnes bénéficiant d’un dépistage, 1,3 morts par cancer de la prostate seront évitées, et 3 cancers métastatiques seront évités à 10 ans. Vous devez donc revoir la rédaction de votre avis en conséquence. L’USPSTF recommande aujourd’hui un dépistage individuel pour tous les hommes de 55 à 70 ans (recommandation C)
    Vous écrivez en outre que 50% des hommes de 50 ans sont porteurs d’un cancer de la prostate et que ce pourcentage frôle les 100% au dela de 90 ans. Ces chiffres sont faux. Selon l’USPSTF, dans les études d’autopsie d’hommes décédés d’autres causes, plus de 20% des hommes âgés de 50 à 59 ans et plus de 33% des hommes âgés de 70 à 79 ans présentaient un cancer de la prostate...
    Enfin d’une façon générale, vous devriez vous informer sur ce qu’est la mort par cancer de la prostate. Une longue agonie par destruction progressive du squelette, dans d’atroces douleurs. C’est une mort que je ne souhaite à personne.

    • Bonsoir,
      Vous voulez sans doute parler de la recommandation de mai 2018 ? https://www.uspreventiveservicestaskforce.org/Page/Document/RecommendationStatementFinal/prostate-cancer-screening1

      J’ai peur que vous n’ayez pas bien compris ce texte.

      Un grade C n’est pas une recommandation, mais une invitation à discuter avec un patient des avantages et inconvénient d’une stratégie médicale https://www.uspreventiveservicestaskforce.org/Page/Name/grade-definitions

      Enfin, si la mort par cancer de la prostate est en effet très pénible, l’incontinence définitive chez un homme opéré pour rien n’est pas une sinécure et conduit parfois au suicide. Cette page est plus parlante https://screeningforprostatecancer.org/get-the-facts/

      Notez que dans tous les cas, ce dépistage est déconseillé (grade D) avant 55 ans et après 69 ans.

    • Réponse de Jacques Busseuil
      j’ai parfaitement compris le texte dont il est question et je vous en joins la traduction automatique, non susceptible d’interprétation.
      Vous y retrouverez la citation que j’ai reprise ci-avant, en page 14/19 selon laquelle la HAS américaine a changé sa recommandation de D (non recommandée) à C (dépistage individuel recommandé, donc en fonction des choix et des valeurs du patient) pour les hommes de 55 à 70 ans.
      Vous y verrez aussi que contrairement à ce que vous écrivez dans votre note d’information, le dépistage permet de sauver 1,3 vies sur une cohorte de 1000 personnes bénéficiant de dépistage et d’y éviter 3 cancers métastatiques, généralement mortels à terme..
      Ainsi les statisticiens américains ont reconnu en 2017 des erreurs dans leur fameuse étude randomisée ayant servi d’argument à ceux qui comme vous étaient opposés à tout dépistage. Ainsi Cette étude rectifiée est venue confirmer les résultats de l’étude randomisée européenne, démontrant l’intérêt du dépistage. la HAS américaine a rectifié ses recommandations en conséquence, mais vous ne changez rien à vos conseils dont chacun sait aujourd’hui qu’ils sont erronés. Enfin, je vous précise que le principe d’un dépistage individuel est d’aider le patient à choisir en fonction de ses valeurs à lui, et non pas en fonction des vôtres. Or il apparaît clairement dans vos recommandations que vous déconseillez le dépistage. C’est inadmissible !
      Le choix pour un patient est clair : soit il refuse tout dépistage et fera partie d’une cohorte de 1000 personnes où interviendront 6.3 morts par cancer de la prostate et 3 cancers de la prostate métastasés généralement mortels à terme, soit il accepte le dépistage et fera partie d’une cohorte de 1000 personnes dont 50 seront atteintes de troubles sexuels et de problèmes urinaires, et où interviendront 5 morts par cancer de la prostate.
      Je précise que l’on utilise aujourd’hui de plus en plus des contrôles de la prostate par IRM permettant d’éviter des biopsies (une biopsie reste néanmoins utile pour déterminer le grade Gleason du cancer). On utilise aussi de plus en plus des traitements focaux afin de compléter la surveillance active. Ainsi le chiffre de 50 personnes ci-avant devrait nettement diminuer dans le futur.
      Au vu de ces informations, il est parfaitement légitime qu’un homme choisisse pour lui-même de ne pas bénéficier de dépistage. En ce qui me concerne, vu l’horreur d’une mort par cancer de la prostate, j’aurais assurément choisi, sans l’ombre d’une hésitation, de bénéficier de ce dépistage.
      En tout cas, je vous renouvelle mon conseil de mettre à jour vos recommandations, qui vous expose en l’état, et qui expose les médecins qui suivent vos conseils, à des suites judiciaires qui vous et leur seraient défavorables.

    • Bonjour,
      Le dépistage évite un décès de la prostate pour 1000 sujets, mais il reste à prouver qu’il sauve des vies. Vous avez du mal à comprendre ce que vous lisez. Idem pour votre obstination à traduire un grade C par "dépistage individuel recommandé" ce qui est faux. Enfin, j’explique que je respecterai le choix de mon patient. Le reste de votre argumentation est à l’avenant, je jette l’éponge, il est impossible de débattre rationnellement avec vous.

    • réponse de Jacques Busseuil
      Vous ferez croire à qui vous voulez que "le dépistage évite un décès de la prostate pour 1000 sujets" (en réalité 1,3 auquel il convient d’ajouter 3 cancers métastasés généralement mortels à terme), mais qu’"il reste à prouver qu’il sauve des vies". Si vous ne voyez aucune contradiction dans ce que vous écrivez, c’est qu’il est effectivement impossible de débattre rationnellement avec vous. Je jette aussi l’éponge en laissant le soin à vos lecteurs de se forger leur propre opinion.
      Il est probable qu’à l’instar des américains, tout le monde va changer de point de vue à propos du dépistage, sauf vous.
      Continuez donc à déconseiller à vos patients de bénéficier d’un dépistage du cancer de la prostate, en argumentant avec des informations fausses, comme vous le faites sans vous poser de questions. Tant que les américains déconseillaient tout dépistage, vous aviez un argument. A présent, vous n’en avez plus !

    • Un dernier commentaire à propos de

      " Vous ferez croire à qui vous voulez que "le dépistage évite un décès de la prostate pour 1000 sujets" (en réalité 1,3 auquel il convient d’ajouter 3 cancers métastasés généralement mortels à terme), mais qu’"il reste à prouver qu’il sauve des vies". Si vous ne voyez aucune contradiction dans ce que vous écrivez, c’est qu’il est effectivement impossible de débattre rationnellement avec vous"

      Car il montre à quel point vous maîtrisez mal cette problématique. Si le dépistage évite par exemple 2 morts par cancers de la prostate pour 1000 hommes, mais qu’il tue par ailleurs 2 hommes du fait de ses complications (infection lors d’un biopsie inutile, suicide à cause d’une incontinence définitive, accident opératoire mortel), il n’aura sauvé aucune vie tout en évitant deux décès par cancer. Et si par malheur, le dépistage induit plus de décès qu’il n’en évite, il sera globalement délétère en terme de vies sauvées.

    • Les cas que vous citez pour tenter vainement de justifier votre position sont cités dans l’analyse des américains :
      En page 7, "les biopsies peuvent entrainer des douleurs, de la fièvre, une hématospermie et une hospitalisation. " Il n’y est pas question de décès.
      Egalement en page 7, "3 hommes sur 1000 meurent pendant ou peu après une prostatectomie radicale". Ceci, ramené à la cohorte de 1000 personnes bénéficiant d’un dépistage, dont 65 recevront un traitement curatif, concerne 0.19 personne. Ce n’est pas négligeable mais cela a été évidemment pris en compte dans les statistiques.
      Quant aux suicides pour cause de problèmes urinaires et/ou sexuels, je n’exclus pas que cela puisse exister, mais je suis convaincu qu’ils sont en nombre tout à fait négligeable, par rapport aux suicides de malades atteints de cancers métastasés, en proie à des douleurs insupportables.
      Je vous invite en fois encore à relire ce qui est écrit en première page : "Le groupe de travail recommande aux hommes âgés de 55 à 69 ans de prendre une décision individuelle au sujet du dépistage du cancer de la prostate avec leur clinicien". C’est la définition même d’un dépistage individuel, à la condition expresse que ce soit le malade qui décide en fonction d’informations objectives apportées par son médecin, et non pas sur de mauvais conseils de celui-ci.

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