Accueil En attente de publication Pétition Serment d’Hippocrate
Publié le
12 février 2018

Imprimer ou lire sur mobile

Auteur :
Dr Dominique Dupagne

Voir sur Google



Dans la même rubrique :

Gouvernance de santé 2.0
Crise du LEVOTHYROX - Acte II
prostate 2012




Pétition Serment d’Hippocrate

Attention, la pétition définitive en ligne sur ce site contiendra le même texte, mais cet article est un document de travail destiné aux premiers signataires dont la liste sera ajoutée à la pétition définitive qui sera consultable à cette adresse http://www.atoute.org/n/article366.html. Cette opération est sous embargo jusqu’au 26 mars à 23h55.

Le Serment d’Hippocrate comportait traditionnellement un paragraphe important :

Dans quelque maison que j’entre, j’y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.

Cet interdit a disparu de la version actualisée du Serment Médical prêté par tous les futurs médecins.

De même, le Code de Déontologie médicale, intégré dans le Code de la Santé Publique, ne comporte aucun interdit explicite concernant la sexualité médecin/patient.

Pourtant les transgressions ne sont pas rares, et les témoignages des victimes sont poignants (Marie, Cassandre, Ariane).

En cas de poursuites, les médecins abuseurs s’appuient sur ce vide juridique dans leur défense pour échapper aux sanctions

De ce fait, les plaintes des victimes auprès de l’Ordre des médecins aboutissent trop souvent à des relaxes, à des sanctions symboliques, voire à la culpabilisation des patients ! (qui sont dans leur grande majorité des patientes). Les victimes en sortent doublement brisées : à la fois par la toxicité d’une relation dont les mécanismes s’apparentent à ceux de l’inceste, et par le déni de justice qui leur fait porter à tort une responsabilité dans cette cette relation, alors qu’il s’agit d’un abus de faiblesse caractérisé.

Sigmund Freud a parfaitement décrit en quelques pages et dans un langage très simple, les mécanismes du transfert et du contre-transfert amoureux qui doivent conduire le médecin à s’interdire toute forme de sexualité avec ses patient(e)s, quels que soient ses sentiments, leurs déclarations ou l’interprétation qu’il en aurait faite.

Pour protéger les patient(e)s, mais aussi les médecins peu ou pas formés à ces risques, nous demandons à la Ministre de la Santé de publier un décret permettant l’ajout d’un article spécifique au Code de Déontologie Médicale. Son libellé (au masculin neutre comme pour les autres articles du Code) pourrait être le suivant :

"Le médecin doit s’interdire toute relation sexuelle avec les patients dont il a la charge".

Le Conseil de l’Ordre (qui devrait logiquement soutenir cette demande) précisera éventuellement dans ses commentaires les conditions permettant de libérer le médecin et son patient de cet interdit, lorsque cette prise en charge est déléguée à un confrère.

Les principes importants doivent être écrits !

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur une profession dont les membres sont dans leur immense majorité respectueux de leurs patients, mais de se donner les moyens de sanctionner et d’empêcher de nuire une infime minorité de prédateurs sexuels.

Un dossier de presse est disponible sur demande : dominique.dupagne@gmail.com

L’article-pétition définitif sera publié le 26 mars à 23h55 à cette adresse : http://www.atoute.org/n/article366.html



Tweet





Identifiants personnels
Lien hypertexte :


16 Signatures

Date Nom
06-03-2018 PLANNING FAMILIAL DE PARIS
02-03-2018 Marilyn Baldeck
26-02-2018 Pénélope Bagieu
26-02-2018 Sylvie Fainzang
23-02-2018 Dre Muriel Salmona
21-02-2018 Dr Alain Beaupin
20-02-2018 Dr Jean-Paul Hamon
20-02-2018 Jacques Testart
20-02-2018 Dr Christophe André
19-02-2018 Dr Gérard Lopez
19-02-2018 Dr Emmanuelle Piet
19-02-2018 Dr Baptiste Beaulieu
17-02-2018 Anne Marie MAGNIER
17-02-2018 Dr Gilles Lazimi
17-02-2018 Dr Irène Frachon
16-02-2018 Dr Dominique Dupagne