Modifié le 27-08-03 à 17:30 (GMT)Bonjour à tous,
Ce forum c'était une histoire teminée lorsque je l'ai quitté. Je reviens lire de temps en temps.
Mais votre débat maladie physique/maladie mentale m'interpelle et je ressens le besoin d'intervenir.
Nous l'avions déjà eu au début du forum, en particulier avec Isabelle.
Ce que j'ai vécu sur ce forum, c'est une rencontre avec des personnes qui avaient des pathologies différentes de la mienne.
Cette rencontre, elle s'est effectuée sur des similitudes de parcours : combat contre la maladie, acceptation de celle-ci, deuils effectués, énergie déployée pour vivre avec nos handicaps, nos différences, gestion de la souffrance, relations avec le corps médical, etc.
J'ai eu l'immense chance d'apprendre, de comprendre, de changer totalement mon approche, ma perception de ce que vous appelez ’maladies mentales'.
Aujourd'hui ds le quotidien, je me bats grâce à tous ceux que j'ai rencontrés ici, pour refuser l'exclusion, la mise à part/de coté dans les mots, les termes qui sont employés, pour désigner les' malades mentaux’, ‘les fous’.
Je ne sais pas ce que signifie le malade physique, c’est un terme non employé. Par contre effectivement le terme 'malade mental' est employé pour désigner quelqu’un comme on indique la couleur pour le ‘Noir’ mais pas le ‘Rose’ !
Nous nous sommes battus il y a 10/20ans pour les homosexuels, ils étaient tous des 'pd' dans le langage commun !.
Ce qui a permis entre autres que le maire de Paris puisse annoncer son homosexualité.
J'ai appris et je considère que vous avez une pathologie différente, comme un diabétique, pour reprendre votre exemple a une pathologie différente de la mienne.
En mettant une frontière entre maladies mentales et maladies physiques, je pense que vous vous excluez vous-même.
Soleil Noir, je suis désolée de vous préciser qu'il est impossible d'effectuer ds échelles de souffrance. Nous nous sommes rendus compte avec Isabelle (pour la citer une nouvelle fois !) que lorsque le seuil de la douleur frôle l'intolérable, les symptômes ne sont plus aussi différents que vous l'imaginez !
Et puis, une petite chose qui me fait bondir : votre histoire de 80 %. Je suis en ce qui me concerne effectivement reconnue à 80%. Mon souhait le plus cher, c’est un jour de passer à 60% ou encore moins, cela signifiera que je vais mieux !
Combattre la maladie c’est aussi tenter de se prendre de plus en plus en charge, d’être le moins possible assisté. Se positionner d’abord comme malade, comme handicapé, cela signifie pour moi que nous avons perdu la bataille, nous avons baissé les bras...
Je n’ai pas trop envie de redire ce que j’ai déjà raconté sur le forum, les discussions sur les médicaments ont été si nombreuses :
http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID20/123.html#7
J’ai tardivement compris que ces médicaments étaient pour vous un pb central, qu’ils constituaient un enjeu considérable.
J’arrête ici, c’est un autre problème et je ne me sens plus capable d’en débattre. Mais j'ai apprécié la phrase de Maria à ce propos
C’est peut-être la mise en place insidieuse et inconsciente de cette frontière qui fait qu’aucun non schizo, mis à part des proches de schizo, ne vient sur le forum. C’est sans doute mieux pour vous, c’est dommage pour les autres
À ce propos, merci Laurence pour votre message en août sur le forum médical. http://www.atoute.org/dcforum/DCForumID5/3359.html
Je l’ai découvert il y a 2 jours, il m’a fait très plaisir. Mais j’ai quitté ce forum tellement enrichie que je vous renvoie les remerciements.
Bon courage à tous et bonne continuation
Amicalement
Mary