Bonjour,et merci pour vos messages.
Dr Philippe, "un médecin n'a pas le droit de séduire ses patientes", dites-vous. Je comprends par là "séduire activement" alors...car mon alcoologue n'y est pour rien si la nature l'a gâté au point que dès que je l'ai aperçu la 1ère fois je me suis dit (en même temps que tous mes sens en état de choc) "non, ça doit pas être MON alcoologue ça, pas possible..." Hé si
...OUAOUHHHH!!!!
Jacquot, je ne sais pas si je suis fleur-bleue, mais ce que je sais c'est que, moi qui n'y croyais pas spécialement, je suis en train de découvrir ce qu'est un coup de foudre...et vous confirme que personne n'en est à l'abri...et j'aurais préféré que ce soit pas sur MON médecin et surtout alcoologue, celui qui me suit.
Je suis d'accord avec vous, Dr Dupagne, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un transfert, DU MOINS AU DEPART mais d'une femme attirée par un homme et point; le transfert je l'ai vécu en thérapie avec mon psy sur qui je me projetais comme face à une autorité parentale,et franchement ça n'avait rien à voir (!!), et ça s'était installé au cours du travail, pas tout de suite en le voyant. D'ailleurs j'ai l'impression que si j'avais croisé cet homme n'importe où ailleurs (un supermarché, une banque, une boulangerie que sais-je), je me serais sentie troublée de la même façon...sauf que là l'occasion m'est donnée de le voir de façon très régulière et dans un contexte très particulier aussi...
Et c'est vrai, Cécile et Poulou, que ce type de contexte très particulier nous met ENSUITE dans une posture transférentielle lui en tant que thérapeute, médecin, et moi en tant que patiente. C'est sûr que comme il me plait (euphémisme!) je n'ai pas envie de le décevoir mais au contraire de lui plaire +++...et ça risque de parasiter le travail...D'ailleurs, c'est terrible: attention carré rouge, si je vous dis que, moi qui ai en principe la libido en berne, quand je suis assise à 2 m de lui et qu'on se parle en se regardant dans les yeux j'éprouve du désir physique (des fois ça me fait rougir car j'ai peur qu'il ne s'en rende compte!!!)...Et en même temps, vous avez raison, je peux le voir comme un formidable "outil" pour accéder à ma propre humanité dans sa dimension de qualités, un outil de réconcilation ou d'accès à la confiance, l'amour de moi. Car certes, l'alcoolisme renvoie toujours à un problème narcissique et émotionnel.
Ce qui me surprend, c'est que moi qui suis introvertie pour ne pas dire très timide (j'essaie pour le moment quand je le vois ne rien montrer de mon émoi!!) j'en suis à me dire que je ne peux pas rester comme ça, à faire semblant que je suis indifférente car peut-être que ça n'est pas un hasard (auquel je crois de moins en moins), et au contraire une chance de relation amoureuse à pas louper... Ou bien je délire, fantasme complètement et me fais mes fims en solo que lui ne partage en aucun cas (gloups!!)mais l'intuition féminine, quand-même...
Bon. De toute façon, avant que je me décide à me déclarer,hum! pour l'instant je m'en sens pas capable!!! Alors on verra si ça fait son chemin ou si le travail d'alcoologie reprend le dessus et fait apparaitre un nouveau sentiment, d'amitié, de respect, d'humanité asexué etc.
Cela dit, chers docs, permettez-moi d'ajouter que vous ne répondez pas vraiment à ma question, snif! ;-( Est-ce que dans ce genre de situation une relation amoureuse pourrait néanmoins se tisser (quitte à ajuster ensuite, en changeant d'alcoologue) entre lui et moi ou bien dois-je me résigner à un amour impossible et définitivement platonique... façon Roméo et Juliette ..oui, vous avez raison Jacquot, je dois quand-même avoir un fond de fleur bleue en moi 
Pardon pour la longueur...mon clavier avait des ailes ce matin...
Je m'absente 3 jours mais j'espère avoir le plaisir de vous lire à nouveau à mon retour.
Belle journée à tous
Ello