Bonsoir,Un article passionnant de Mark Solms, professeur de Neuropsychologie à l’Université du Cap, dans la revue « Pour la Science » (édition française de Scientific American) d’octobre 2004.
Selon lui, de plus en plus de neuroscientifiques arrivent à la conclusion que la psychanalyse « reste la vision du fonctionnement mental la plus cohérente et la plus satisfaisante sur un plan intellectuel ».
L’article fait 5 pages, très bien écrites et compréhensibles même pour ceux qui n’ont pas fait d’études scientifiques. Vous pouvez acheter le magazine chez votre marchand de journaux, ou en allant sur le site internet www.pourlascience.com à cette page http://www.pourlascience.com/index.php?ids=EzVITyPIDlCVUPSSIaMg&Menu=Pls&Action=1&idn1=95
Pour résumer, on peut dire que la théorie que Freud avait échafaudée à partir de son auto-analyse et de l’analyse de ses patients, peut être maintenant démontrée, et peut servir de socle aux développements futurs des neurosciences, de la même manière que la génétique moléculaire s’est appuyée sur la théorie de l’évolution de Darwin.
Par exemple, Freud avait fait la découverte géniale de l’inconscient, et les neurosciences confirment l’existence et le rôle essentiels du fonctionnement mental inconscient.
Freud énonçait que nous réprimons inconsciemment les informations désagréables ou gênantes : des études commencent à pouvoir le prouver de manière scientifique.
Freud pensait que la partie réprimée de la pensée était contrôlée par un principe différent du principe de réalité et était mue par le désir : cela peut être confirmé également de manière expérimentale.
Selon Freud, le principe de plaisir est l’expression de pulsions primitives, animales : les neurosciences démontrent que ces différents « instincts » sont liés au fonctionnement de circuits cérébraux modulés par des substances chimiques, les neuromédiateurs, qui transportent les messages entre les neurones.
Freud ne voyait aucun antagonisme entre psychanalyse et psychopharmacologie, et anticipait le jour où « l’énergie du ça » (les pulsions) serait contrôlée par des substances chimiques adaptées. Aujourd’hui, la psychothérapie et les médicaments sont très souvent associés, et l’imagerie cérébrale peut révéler l’action de la psychothérapie sur le cerveau.
La conclusion de l’article est que dans l’avenir, les patients bénéficieront d’une meilleure compréhension du fonctionnement cérébral, et d’une aide fondée sur une approche intégrée de l’activité du cerveau.
C’est une conclusion très positive !
Pandore