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| Droit de la santé en France, formalités et démarches administratives. Tout ce qui concerne les démarches administratives, les ouvertures de droit, les formulaires concernant la santé. |
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#1 |
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Membre
Date d'inscription: février 2005
Messages: 353
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Appel abusif aux services d'urgence
Bonjour,
Quelle est la définition de l'appel abusif mentionné ici ? Je pose la question parce que les affiches dans les rues (de Paris, je ne sais pas si la campagne concerne le reste de la France) ne nous informent pas, et que la presse nous informe peu. Je lis par exemple, dans l'article en lien: "Et les urgentistes du Samu se disent ulcérés d'intervenir pour une entorse ou un rhume mal soigné. " Cela signifie-t-il qu'on considère qu'une personne sans connaissances médicales, dont les facultés sont de plus handicapées par une maladie ou une douleur, doit être capable de poser un diagnostic d'entorse ou de rhume mal soigné (j'en serais personnellement incapable) ? Ou bien le SAMU veut-il dire par là que, même si on est incapable de diagnostiquer ces maladies, tout le monde est en mesure de qualifier leurs symptômes d'anodins ? Je lis plus bas que, d'après le chef des pompiers de Paris, on ne doit appeler un numéro d'urgence (je pense que le général parle en fait seulement du 18) "lorsque la victime a la sensation qu'elle risque de périr dans le quart d'heure": ce critère est-il juridique, médical, propre à la BSPP...? Puisque ce critère est si simple, pourquoi n'est-il pas diffusé largement par la campagne d'affichage ? Le général poursuit: "Nul besoin d'avoir fait des études de médecine pour constater un arrêt cardiaque, une électrocution ou encore une rupture des membres" Je veux bien le croire, mais il serait utile de dire quelle est la formation utile, et non pas la formation superflue, lors de laquelle on apprend à faire ces constats: est-ce au programme de l'AFPS, ou des IFSI, par exemple ? La rupture des membres fait-elle partie des cas où on "risque de périr dans le quart d'heure" et/ou la victime a cette sensation ? Il y a des propositions (du moins officieuses, dans des forums, je ne sais pas si c'est envisagé officiellement) de faire payer les auteurs d'appel abusifs: quelqu'un a-t-il pensé à la définition précise de l'appel abusif qui sera nécessaire à la mise en place de ces sanctions ? Par ailleurs, quelle est la règle de répartition, pour les problèmes médicaux, entre le 15 et le 18, ou entre le 15 et le reste ? Le général dit que la bobologie et les entorses devraient relever de services privés; mais j'avais cru comprendre que le 15, outre son activité la plus connue (l'envoi de véhicules du SMUR), était avant tout un service d'orientation qui, entre autres, pouvait envoyer des ambulances privées ou orienter vers un médecin de ville. J'avais entendu dire que les pompiers étaient plutôt compétents pour les accidents sur la voie publique: dans ce cas, de quel service relèveraient les entorses sur la voie publique ? Que sont les "interventions des urgentistes du SAMU" mentionnées dans l'article: des conseils par téléphone, ou des actes médicaux sur place (mais je croyais que le SAMU, contrairement au SMUR, était sédentaire), ou l'orientation vers le service d'intervention compétent - activité qui consomme le temps de parole sur les lignes du 15, mais qui ne doit pas aboutir à l'envoi de moyens superflus si l'auteur de l'appel est sincère ? Il y a d'ailleurs une différence entre les graphiques concernant les trois services: ceux du SAMU et de la police parlent d'"appels", tandis que celui des pompiers parle d'"interventions". Cela signifie-t-il que les pompiers, contrairement aux autres services, interviennent à la suite de chaque appel, ou plutôt que les trois services ne construisent pas les mêmes indicateurs d'activité (ou que le journaliste n'a pas trouvé les bons chiffres ?)
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:M%C3%A9decine |
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#2 | |
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Membre
Date d'inscription: mai 2007
Localisation: Maine
Messages: 3 678
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Quote:
Le "problème" m'a l'air plus vaste, plus sociétal en gros. Dans le temps, on avait toujours sous la main une grand-mère dans la maison, ou une ancienne dans le quartier, qui venait donner son avis à la moindre occasion : "Le gosse fait ses dents, il doit me rester une dent de taupe à lui mettre en collier" "C'est une angine, il faut de la tisane avec un peu de Calvados" "Une jambe cassée, ça vaut mieux que le choléra : un coup de Calvados va le calmer en attendant" "Bigre une angine de poitrine. A la diète et au lit, du repos ; non, pas de Calvados, de la tisane." Ce qui voulait dire qu'on verrait ça demain ; et la mater dolorosa veillait inquiète toute la nuit sur son malade. Cela pouvait être toutefois : "Houlà une apoplexie, rangez ce Calvados : il faut appeler le Docteur." "Il ne réagit pas à l'odeur du Calvados : il ne respire plus. Appelez le Prêtre et le Docteur au cas où." Auquels cas on envoyait un gosse chercher le Docteur qui sortait du lit, embrassait sa femme et venait administrer une piqûre de camphre ou constater le décès. * Oui, cela est fini, nous n'avons plus de lien avec les anciens ni les modernes, chacun reste chez soi. Les médecins privés ont tenté un moment de suivre les appels de nuit, quitte à se regrouper. Puis ils ont jeté l'éponge. Nos relations de proximité sont réduites à pas grand-chose. De sorte qu'il ne nous reste que les services d'urgences auxquels chacun peut s'adresser car c'est un service public, en plus gratuit, qu'on n'appelle pas si souvent. Et ce sont des professionnels. Et pourtant, ma voisine d'en face retraitée, qui me connaît, qui connaît très bien Monsieur D. le voisin, a-t-elle laissé mourir son mari qui ne respirait plus, en attendant le Samu. Aurait-elle fait le moindre ramdam dans l'impasse, nous nous serions précipités et à nous tous, y compris conseillés par l'urgentiste au bout du fil, aurions-nous pratiqué le massage cardiaque + bouche-à-bouche qui s'imposaient. * Les urgentistes déclarent à présent saturer de nos bobos, et aimeraient retrouver la vraie urgence, pas des bras cassés ou des gens morts. Justement : nous pourrions toujours trouver rapidement autour de nous une personne qui sait que du sang s'échappant en gros jets impulsés c'est très grave, qu'une inconscience est peut-être très grave, et qui saurait plus ou moins y remédier en attendant. Bref une personne ressource. Or pour cela, il nous suffirait simplement d'appeler publiquement à l'aide. * En cela il est vain à mon sens de reprocher aux urgentistes notre manque de formation en médecine. Reprochons-nous plutôt notre incapacité à imaginer d'autres solutions que les appeler en premier et seul lieu. Dernière modification par Autresoir 27/02/2010 à 22h58. |
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#3 | |
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Messages: n/a
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Bonjour,
Les gens savent que le 15, c'est pour les urgences. Tous ne savent pas qu'il s'agit d'urgences "vitales". Bien sûr que le patient (ou un proche) ne peut pas toujours déterminer si l'urgence est vitale ou non, et même si c'est une urgence. De plus, il faut compter aussi avec la panique. Est-ce que le 15 a un rôle de réorientation ? Dans la pratique, oui, si bien que cela augmente le temps d'attente (par occupation des lignes). Exemple concernant les orientations : Un dimanche matin, de bonne heure, je me blesse le pied ; je ne peux pas voir si la plaie est profonde, je saigne pas mal (sous anti-coagulant). Je fais un bandage, puis un autre, je comprime. Puis j'appelle Sos médecins : la personne (qui n'est pas médecin) me propose un RDV dans la journée dans un cabinet médical, mais je ne me peux pas me déplacer (pas seulement à cause de la blessure). Elle me dit alors d'appeler le 15. Sachant que le 15, c'est pour l'urgence vitale, j'hésite ; mais j'appelle, pas seulement parce qu'on m'a dit de le faire, mais aussi à cause du souvenir d'une mésaventure pour laquelle j'aurais dû appeler le 15 (et je regretterai toujours de ne pas l'avoir fait) Le 15 me donne le numéro du médecin de garde (je me sens stupide de ne pas y avoir pensé). Je ne sais plus si j'ai eu quelqu'un ou un répondeur qui m'a dit que je serais rappelée par un médecin ; un quart d'heure plus tard, un médecin de garde m'interroge et me dit de rappeler le 15 si le saignement ne s'arrête pas. Alors j'ai attendu et je n'ai pas eu besoin d'appeler. Ce que je n'ai pas compris à ce moment-là, c'est - pourquoi SOS médecins m'a envoyée au 15 et non au médecin de garde (je n'avais pourtant pas dramatisé la situation) - pourquoi le médecin de garde m'a envoyée au 15 au lieu de me proposer une visite au cas où le saignement aurait continué. Apparemment, la personne (non médecin) de SOS médecins a jugé le cas grave et le médecin de garde non. C'est logique. Autre exemple Je fais des crises de Bouveret (je ne peux pas prendre de traitement contre-indiqué par une maladie et une intervention par radio-fréquence n'est pas jugée utile vu la rareté des crises). Crise de Bouveret un soir ou un week-end : Quand le médecin de garde arrive, la crise est presque passée. Mais peu de temps après j'en fais une autre. C'est inhabituel donc je m'inquiète un peu (à cause d'une maladie qui peut causer des pb cardiaques, je me demande si finalement, c'est bien un Bouveret). Je le rappelle. Il refuse de revenir. Pas de Sos médecins à moins d'une heure de route à l'époque. J'appelle le 15 (donc pas pour une urgence vitale) qui fait revenir le médecin. Celui-ci fait un ECG et appelle le 15. J'étais pas loin de 200. Le Smur arrive et m'emmène à l'hôpital. J'attends longtemps aux urg. La crise finit par passer spontanément. Je vois ensuite le cardiologue ; il m'a gardée 48 heures dans son service. Colère de sa part car ma crise globale (en plusieurs séquences) avait duré 5 heures (deux syncopes, diarrhées). Il m'a dit qu'il fallait désormais venir directement aux urgences. (dans ma situation, c'est forcément en taxi, donc je suppose qu'il ne faut rien dire au chauffeur). Autre crise de Bouveret, en journée : je peux aller aux urg en taxi, mais je n'ose pas (ce n'est pas une urgence vitale) ; j'appelle mon médecin traitant vers 11 h, qui me dit de venir si je peux ; j'attends un peu (il est avec un patient), il fait ECG et manoeuvre qui échoue, m'emmène chez le cardio (voisin) qui refait ECG et manoeuvre qui échoue et qui appelle une ambulance direction les urgences. 3ème ECG. Longue attente en salle de déchocage avec perf, holter et je ne sais quoi d'autre. Je vois un médecin. Pas de manoeuvre vagale. Environ deux heures après mon admission, réduction spontanée. Je suis sortie vers 15 h ou 16 h. Retour en bus. Concernant ma dernière crise, j'ai réussi à l'enrayer rapidement par manoeuvre vagale et j'ai failli faire une syncope. Ce succès m'a évité tout le stress des appels, attentes, et surtout de dire plusieurs fois les mêmes choses (identité, symptôme). Ce qui ne va pas dans ces anecdotes, c'est la multiplicité des prises en charge. Mara Quote:
Dernière modification par Mara 28/02/2010 à 09h59. |
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#4 |
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Membre
Date d'inscription: juin 2005
Messages: 1 054
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Bonjour,
Le texte relatif à l'aide médicale urgente est le suivant: http://www.legifrance.gouv.fr/affich...echCodeArticle Il n'est pas précisé que le 15, numéro d'appel unique de l'AMU, est réservé aux urgences vitales. En effet "appropriés à leur état" ne vise surement pas les seules urgences vitales. D'ailleurs, pendant des années, les urgentistes hospitaliers ont revendiqué l'exclusivité des appels "urgents", y compris de permanence des soins, sous prétexte de rationaliser les réponses (ce qui était censé permettre des économies). En conséquence, la population a pris le réflexe d'appeler le 15 pour toute demande médicale. La permanence des soins assurée par les généralistes a donc quasiment disparu (ce que beaucoup d'entre eux apprécie, à l'heure des 35 H). Les urgentistes sont assez mal venus de se plaindre maintenant de la surcharge, alors qu'il ont voulu gérer la garde de médecine générale. Ils ont voulu faire de la médecine générale. Qu'ils continuent. De toute façon, les médecins libéraux gagnent trop d'argent. Alors, les amputer d'une source de revenus n'est que justice, n'est-ce-pas ? Mais, ne nous leurrons pas, quelqu'un va bien penser à "encourager" les généralistes, à coup de réquisitions, à travailler la nuit et le dimanche, au nom de la déontologie. Cordialement. ml44 |
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Messages: n/a
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Bonjour,
"appropriés à leur état" : qui évalue cet état ? Si mon médecin dit à ses patients que le 15, c'est non pas pour les urgences, mais pour les "urgences vitales", c'est de toute évidence à cause de la situation de saturation du 15. C'est une interprétation du texte en fonction de la situation du 15. "Urgence vitale" implique alors un jugement de l'état par le patient lui-même (ou un proche) avant de téléphoner, conscient que pendant que le répartiteur évalue l'état d'une personne au téléphone, d'autres attendent qu'on leur réponde. Par contre, dans la première anecdote que j'ai relatée, Sos médecins et le médecin de garde m'ont orientée vers le 15 pour une urgence (?) non vitale. Mara Quote:
Dernière modification par Mara 28/02/2010 à 11h01. |
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Messages: n/a
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Rectification : Si, le médecin de garde a jugé le cas grave, ou plutôt "urgent" : renvoi au 15 plutôt qu'une visite.
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#7 | |
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Membre
Date d'inscription: juin 2005
Messages: 1 054
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
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Bonjour, La crainte de la plainte, si facile. Cordialement. ml44 |
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#8 |
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multiposteur
Date d'inscription: mars 2005
Messages: 5 534
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Je passe l'essentiel de mes journées dans un service d'urgence. 90% des gens n'ont rien à y faire. Les urgences c'est l'assurance d'avoir tous les examens (inutiles) facilement et à toute heure.
La gastro ou la cystite à 5 heures du mat' et qui auraient pu attendre l'heure d'ouverture des cabinets , je propose qu'elle ne soit pas prise en charge par l'assurance maladie mais facturée au patient. |
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#9 | |
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Messages: n/a
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
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un argent qu'on a pas. Il me semble que c'est à prendre en compte dans l'histoire. |
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#10 |
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Membre
Date d'inscription: août 2005
Localisation: St Marcellin (un peu plus loin de grenoble)
Messages: 144
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Bonjour,
Je vous signale que dans l'Isère (je ne sais pas pour les autres départements) il y a un numéro réservé aux urgences non vitales. Conseils, médecins de garde,... Cela désengorge le 15 et cela permets aux personnes ayant un doute sur le diagnostic d'être rassurées. Il faudrait que cela soit étendu car c'est bien et rassurant. Amicalement |
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COCO11
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 887
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Le hic, c'est qu'avec un raisonnement comme ça, on va en crever. Car les soins considérés comme urgents à titre individuel et qui, en fait, ne le sont pas ont un coût considérable. Le nombre de passages en service d'urgence est en consta
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#12 | |
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COCO11
Date d'inscription: novembre 2005
Messages: 887
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Le hic, c'est qu'avec un raisonnement comme ça, on va en crever. Car les soins considérés comme urgents à titre individuel et qui, en fait, ne le sont pas ont un coût considérable.
Le nombre de passages en service d'urgence est en constante augmentation alors que les Français ne sont pas plus malades. Et cette logique disant "je paye pas donc je peux consommer" est fortement inflationniste. Notez aussi que les maisons médicales de garde (MMG) peuvent offrir aux consultants un tiers payant, s'agissant de gestes d'urgence. Peu le font encore. Quote:
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#13 |
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Membre
Date d'inscription: novembre 2006
Messages: 22
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
"Le gosse fait ses dents, il doit me rester une dent de taupe à lui mettre en collier"
"C'est une angine, il faut de la tisane avec un peu de Calvados" "Une jambe cassée, ça vaut mieux que le choléra : un coup de Calvados va le calmer en attendant" "Bigre une angine de poitrine. A la diète et au lit, du repos ; non, pas de Calvados, de la tisane." Ce qui voulait dire qu'on verrait ça demain ; et la mater dolorosa veillait inquiète toute la nuit sur son malade. et ça gueri tout le calvados ou il faut etre de la region??? sans rire, c'est tres bien resumé, toujours assisté, jamais eduqué.. profitont, j'ai un mal de crane, j'appelle qui?? je suis tombé (mon genou m'a laché) total, une entorse cheville gauche et claquage tendon rotulien genou droit (sur la prothese qui avait étée posée 4 mois auparavant). arrivé le vendredi fin d'apres midi, mon epouse me voyant au sol tordu de douleurs... s'evanouie , j'ai reussi a me trainer jusqu'a la porte, me redresser en m'accrochant et j'ai attrapé un linge, l'ai mouillé et fait les premiers soins a ma femme ensuite, je me suis assis et j'ai souffert, pas mortel, je suis allé voir le medecin le lundi. on vas me dire chacun fait ce qu'il veut.. ok, mais ne pas s'ettonner si un jour on paye pour un derangement des pompiers (ou autres) inutile. |
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#14 | |
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multiposteur
Date d'inscription: mars 2005
Messages: 5 534
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
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Messages: n/a
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
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Ce n'est pas un raisonnement c'est une constatation de la réalité de la vie. Hélas. J'avais il y a quelques années des revenus très bas. Et une nombreuse famille. (que j'ai encore ).A l'époque pas de CMU et une mutuelle était inacessible avec mes revenus. Quand un de mes enfants se cassait une jambe, s'ouvrait le front, quelque chose comme ça, j'aurais pu aller consulter le généraliste et éventuellement faire effectuer des radios, ou soins infirmiers en privé. Sauf que l'avance de frais s'avérait souvent impossible et je n'avais guère d'autre choix. Je n'était pas la seule, c'était et c'est encore le lot de bien des familles. J'aurai préféré pouvoir faire réaliser ces soins de cette manière ça m'aurait épargné bien des heures de perdues à attendre (sagement) mon tour, et la honte de ne pas pouvoir offrir à mes enfants des soins dans des conditions optimum. Alors, non, Letotor, les hôpitaux ne sont pas des centres sociaux, mais il faut peut-être se rendre compte de la réalité des choses, de la médecine à deux vitesses et des capacités financières de chacun. Je précise que je n'ai jamais consulté aux urgences pour une gastro ou un rhume, je suis bien trop respectueuse du travail des professionnels. Maintenant que la CMU est en oeuvre je ne suis pas persuadée que cela ait beaucoup changé les choses, il y a trois cliniques dans ma ville, aucune ne l'accepte. La seule MMG existante à été fermée au bout de deux ans d'activité pour une sombre affaire de gros sous. |
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#16 | |
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Membre
Date d'inscription: février 2005
Messages: 353
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
Nouvelle campagne des pompiers de Paris contre les appels abusifs:
http://www.20minutes.fr/societe/9175...ls-injustifies Je ne suis pas sûr de comprendre ce commentaire: les pompiers (ou l'hôpital ensuite ?) factureraient une intervention aux femmes qui inventent une histoire d'accouchement, ou même à celles qui ont de bonnes raisons de croire qu'elles sont sur le point d'accoucher ? : Quote:
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:M%C3%A9decine Dernière modification par Apokrif 20/04/2012 à 06h14. |
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Coach bien naître ;-)
Date d'inscription: novembre 2007
Messages: 19 084
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Re : Appel abusif aux services d'urgence
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Bonjour Non , ce sont celles qui habitant a 10 min de la maternité et attendant le 1er bébé arrivent avec les pompiers et...le mari/ accompagnant(e) qui suit tranquillement dans sa voiture derrière. Ou qui appellent pour " des contractions très rapprochées" et ....qui a l'arrivée des pompiers sont en bas de l'immeuble tout sourire la valise a la main sans la moindre ébauche de contraction. Celles qui appellent pour "accouchement" et qui a l'arrivée une fois arrivée a l'hopital et les pompiers partis: " vous venez pour quoi madame ? parce que je suis constipée depuis 2 jours/ j'ai mal a la gorge/ j'ai une mycose/ je voulais voir si c'était pour bientôt/ je viens pour mon décenchement prévu depuis une semaine / je viens pour faire mon échographie prévue il y a trois mois/ je viens parce que je pourrais pas venir a ma consultaion demain...." ( j'en ai tout un florilège si vous voulez) Le tout sans avoir tenté de joindre la maternité par ex pour quelques conseils téléhoniques ou prendre avis. Les mêmes qui, quand tu leur explique que ce n'est absolument pas le moment et peuvent rentrer chez elles te demande de rappeller les-dits pompiers pour revenir les chercher ou faire un bon de transport ( et bizarement en cas de refus trouvent subitement des amis pour les ramener). Pendant ce temps si un accident de la voie publique intervient, si ton gamin s'éttouffe ou se fracture la jambe il y a plus d'équipe disponible, idem si pour le coup une autre est vraiment en train d'accoucher d'ailleurs. Le coût est lui faramineux. J'ai souvent révé d'avoir une case a cocher " transport pompier justifié" quelque part, parce qu'il y a des exceptions a la "non-hospitalisation" ou " non-accouchement" suite au transport des pompiers qui semblerait justifier ou non a leurs yeux le remboursement: une femme qui a accouché prématurément la fois d'avant peu avoir très peur de contractions précoces,une autre peut penser a tort perdre les eaux et habiter loin tout en devant attendre que son mari revienne du boulot, telle autre peut réellement être démunies de transport pour l'amener, une autre peut pour X ou X raisons ( placenta mal positionné par ex) avoir eu pour consigne de venir consulter très tôt plutôt par moyen +/- médicalisé ... Mais ça n'existe pas....
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Notre vieille terre est une étoile ou toi aussi tu brilles un peu.... Dernière modification par mariammin 20/04/2012 à 07h14. |
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